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15 réponses de 16 à 30 (sur un total de 354)
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  • #257824

    En réponse à : je ne vous oublie pas…!

    houmidi59
    Participant

    Cela fait belle lurette que je ne me suis pas connecté à Oujda city.La réalité,comme l’a si bien dit notre ami Alaa-eddine chacun a ses préoccupations et ses soucis quotidiens
    En ce moment, je me trouve à Rabat chez mes parents.Avant, j’étais à Marrakech chez ma soeur Nawal.J’ai du passer quelques jours là-bas.franchement, mes amis , il fait une de ces chaleurs à rendre un veuf dur au moins une minute.
    Dans la capitale, ce n’est pas pareil;certes, il fait chaud, mais il y a de la fraîcheur dans l’air
    Je vais y rester jusqu’à la fin de Ramadan
    Bon, je vous salue tous et vous souhaite une fin de Ramadan bénéfique pour le corps et l’âme
    Mes pensées à tous les oujdinautes sans exception
    Votre ami Houmidi

    #203049

    Lancement de la 1ère étape de la caravane « Ana Maa’k Ya Chabab »
    Elaboration des politiques de jeunesse – Ouzzine plaide pour l’implication des jeunes
    Enquête 2011, jeunesse du monde – Ivresse halal
    « 2011, jeunesse du monde » – Les Marocains: nationalistes, légitimistes mais optimistes
    Enfance et jeunesse – Les associations appellent à plus de cohérence dans les programmes
    La caravane “Emploi aux jeunes”, qui a fait escale à Oujda les 5 et 6 juin, a accueilli plus de 5.000 étudiants et jeunes demandeurs d’emploi. Initiée par la plateforme de recrutement en ligne AmalJob, cette caravane vise à agir localement pour plus d’efficience dans la mise en adéquation entre les profils des jeunes diplômés et les besoins des opérateurs économiques.
    Elle préconise également la régionalisation des politiques d’emploi de telle sorte qu’employeurs et employés tirent bénéfice des convergences géographiques et culturelles.
    La première journée de cette caravane a été marquée par l’organisation d’une table ronde qui a réuni plusieurs responsables et opérateurs universitaires et économiques de la région de l’Oriental pour débattre de la problématique de l’insertion des jeunes diplômés, a déclaré le directeur général d’AmalJob, Hicham Lakhmiri.

    Et pour rapprocher les demandeurs d’emploi parmi les jeunes universitaires et lauréats des grandes écoles du monde professionnel, un salon-emploi a été organisé le deuxième jour de la caravane, a-t-il conclu.

    Prochaines étapes
    Après les étapes d’Agadir, Marrakech, Fès et Oujda, la caravane “Emploi aux jeunes” sillonnera les villes de Tanger (19-20 juin), Rabat (3-4 juillet) et Casablanca (12-13 juillet).

    Source:presse marocaine

    Les inscriptions dans le cursus Master ILSI en formation continue, Ingénierie Logicielle et des Systèmes d’Information, sont toujours ouvertes pour cette année Universitaire.
    Ce Master de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech (UCAM) est organisé par l’Ecole d’Ingénieurs ENSA Marrakech (Ecole Nationale des Sciences Appliquées de Marrakech). Il vise à former des lauréats en informatique susceptibles de s’adapter aux progrès technologiques dans ce domaine. Aussi, les lauréats peuvent s’intégrer aisément dans des entreprises qui développent des activités évoluées liées au domaine de l’informatique au sens large du terme.

    Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de l’ENSA Marrakech (http://www.ensa.ac.ma).
    Vous pouvez consulter la fiche technique et de renseignement sur les liens suivants :
    http://www.ensa.ac.ma/doc/masterSI/ficheTechnique.pdf
    http://www.ensa.ac.ma/doc/masterSI/ficheDePresentation.pdf

    Pour les dossiers d’inscription, vous pouvez remplir la fiche de
    renseignement et l’envoyer à l’adresse suivante : [elmarzouqi AT ensa.ac.ma]
    Vous pouvez trouver la fiche de renseignement sur le lien suivant :
    http://www.ensa.ac.ma/doc/masterSI/ficheDeRenseignement.doc

    #207000
    DR IDRISSI MY AHMED
    Participant

    DSK-ÂNERIES ? DSK-GATE ?

    Que cessent les âneries hypocrites et insanes,
    Que l’on colle à Dominique Strauss Kahn !
    Et qu’on arrête de tirer sur les foules en Syrie !

    Que doivent-ils penser de DSK, ce vieux mâle ?
    Un homme piégé par le cul d‘une femme ?
    Un sadique pourceau, un seigneur atavique ?
    Un brillant séducteur, un homme du Neandertal ?
    Un dirigeant à craindre, super cadre de génie ?

    J’ai une sympathie pour ceux qui se présentent devant la Justice
    Sauf que la justice a ses humeurs suspectes et ses clercs retors !
    Celle d’Amérique serait-elle plus clémente qu’à Paris ?
    Voici que, sans pudeur, la politique éclate à découvert,
    La veille du scrutin, targué de démocratique.

    On en veut au bonhomme, parce qu’il suspecte,
    Téléphone perdu oblige, une cogitation des tenants de l’État !
    Conspiration du pouvoir, sordide félonie, haute en couleurs,
    Qui montre tant de rancœurs entre Partis et opposants.
    Entre l’Élysée, son maître actuel et ses conquérants.

    Fidèles lecteurs, copieurs impénitents, suiveurs au pas,
    Aveugles des dérives, ici on en est le miroir d’airain,
    Que la brume du temps, impavide, enveloppe !
    On regarde à notre façon, les yeux sur l’Europe
    Le corps et l’esprit sur les reflets de l’Amérique.

    L’Olympe dégringole, ses demi-dieux sont des Satyres.
    Des monstres, rien ne cache leurs faiblesses humaines.
    Non pas les Dryades, ces divas qui ensorcellent les mâles,
    Et rendent aux drapeaux les plus flaccides leurs couleurs viriles.

    Qu’elles soient en villas exotiques, à Marrakech, au Brésil,
    À Tokyo en splendides hôtels, à Hawaï dans quelque île,
    Ou là, dans les crépusculaires forêts de Vercingétorix…
    Elles sont libres de se promener et d’offrir leurs jachères !

    En Gaule, là où les Druides du négoce, faute d’autels
    Pour leurs offrandes et leurs incantations pour plaire
    S’offrent des nymphettes, des vierges à tout faire,
    Pour étendre leur gui et leur lierre sur les Bois de Boulogne

    La Grèce est en faillite, vivement la relève et l’Euro !
    Mais, je maintiens que l’Olympe dégringole
    Ses demi- dieux sont à nu et ses saints en folie.
    Accrochés aux voluptés du pouvoir qu’ils transcendent,
    Ils montrent leurs faiblesses, contre vents et marées.

    Ils régissent en maîtres absolus le profil des nations,
    Les têtes des chefs et des hommes leurs prières,
    Qu’ils liquident quand frappe de Zeus, le tonnerre !

    Ils s’érigent en maîtres des courbes et des flancs,
    Tant au dessus des femmes, les vraies, que des images
    Des infos, des leurres virtuels, d’hypothétiques vérités,
    Pour d’obscures subversions et de sinistres mirages.

    Quelle que soit la hauteur de leurs talents,
    La portée de leurs voix latines ou les planches
    Du dimanche où enfants ils se sont connus
    Les farfadets espiègles poussent à la trahison.
    On l’a vu avec d’autres, dans la même république !

    Ils ont la duperie pour arme et la tromperie ultime,
    L’hypocrisie sournoise, pernicieuse et perverse,
    Sinon, l’arrogance comme valeur première :
    Un exploit de colosses pour les nains étoilés !

    En dehors des armes de destruction massive,
    Pour combattre les milices méfiantes et les tyrans,
    Provoquer des putschs et des félons la destruction.
    Fourbes, menteurs, imposteurs, ils sont le démon.

    Et ce n’est pas un jouisseur public, un noceur invétéré,
    Ou semblant l’être, tel que par leurs soins amplifié,
    Qui va les arrêter dans leurs sordides manigances,
    Les combines ourdies ou les manipulations.

    Le grand faune, en son genre par les chiffres, déluré,
    Maître es-cathedra, est le pape des puissants lobbies.
    Pour nous, il est le séducteur brillant de la tête et assidu,
    Qui se tourne comme un pervers sur les proies arrondies,
    Un satyre ça tire, on le sait, même sur les inconnues !

    Des putes , que sais-je ? Des courtisanes avilies ?
    Hétaires, caudataires, qui font le commerce de chair,
    Esclaves de proxénètes qui vendent les mercenaires
    D’une armée de haut vol, entre drogues et affaires.

    Non ! Je vous prie de vous efforcer au respect
    Pour la dignité de la gente et de l’espèce humaine,
    Que sont les ouvrières exaltées de la plèbe érotique.

    Femmes dévouées aux hommes, pour leurs plaisirs
    Ingrats, au gagne-pain banal, à la charité exemplaire,
    Il est des peuples fiers, qui subissent les mêmes affres

    ‘’DSK a la prostitution en horreur’’, force est d’y croire !
    Il a ses entrées, ses partenaires attitrées, ses gloires !
    Non pas celles à deux sous, asservies aux pires besognes !
    Les aristos ont les leurs, la horde prolétaire, les débris siens,
    Les reliefs après des décades de joyeux festins.

    Les plus les riches ont leurs douces espèces, les geishas.
    Celles qu’honorent les sportifs, les artistes, les puissants.
    C’est sa façon de faire rimer son nom à Dominique,
    Avec l’art et les honneurs, les hormones et la nique !

    Peut-être, qu’on veut planter le bonhomme au musée,
    Comme un insecte que l’on fixe, alors qu’il continue
    De battre de l’aile et faire des élytres du bruit .

    L’entomologiste, en maître de cérémonie, épuisé,
    Veut le planter vivant sur une planche de collections,
    Sans préparation , une sépulture sans précautions.

    Quand d’autres se font adorateurs serviles du démon,
    Et que la Syrie s’emmure, continuant sur les siens les tirs,
    Le Kahn vénère le Seigneur D. à travers sa pâture,
    En communiant avec ses plus généreuses créatures,
    Des belles et des moins belles, on n’a pas compté,
    Des comparses jaloux celles qui attirent les ires !

    KENITRA, LE 04 DÉCEMBRE 2011

    VERS LIBRES PREMIER JET DE CE DIMANCHE 04 12 2011
    POUR VOTRE PLAISIR ET VOTRE DÉTENTE

    PS : J’AI MIS DANS LE TABLEAU UNE PETITE  » PUCE « 
    UN  » TRUC » HORS SUJET, UN CLIN D’OEIL
    COMME LES CARICATURISTES QUI PLACENT
    UNE COCCINELLE SUR LEUR DESSIN
    UNE SIGNATURE QUI AMPLIFIE UN GESTE
    PAR SA PETITESSE !

    C’EST POUR NE PAS OUBLIER LE CAS DE LA SYRIE

    CE PEUPLE LONGTEMPS HUMILIE
    QUE L’ON SAIGNE
    ET DONT LE CAS DOIT NOUS INTERPELLER PLUS QUE DSK
    ET QU’IL FAUT LÂCHER POUR S’OCCUPER
    DE CETTE CAUSE BIEN PLUS SERIEUSE

    #279196
    DR IDRISSI MY AHMED
    Participant

    – Je parle de vie morale ? De sagesse pour dépasser la maladie..
    – Ah malheureux, traître ! Tu mérites l’enfer. Tu m’as déçu. Tu es un sale juif ! Non pas ! Pardon ! Un ignoble, révisionniste ! Je te condamne à la peine capitale ! Hugh, j’ai dit !
    – Y a pas d’indien ici !
    – Tu es un awbach *, un apache ! Un bon indien est un indien mort. Et toi, tu feras l’affaire !
    – He, boy, reviens au ciel, on n’est plus sur Terre ! C’est fini
    – Je la referais tourner et j’achèterais, je prendrais, toutes les terres qui entourent ma capitale. Je demanderais à mes ancêtres les prophètes, ici présents et que je rencontrerais tout à l’heure, eux qui sont bien introduits chez Yahvé, de m’indiquer la porte de sortie et d’intercéder auprès de Dieu. Pour refaire la donne et une autre tournée…
    – Ça y est Mme Student, ton protégé a une reprise d’hallucinations sionistes. Il faut l’hospitaliser ! Du mythe culturel, il saute sur les fantasmes et perd le sens des réalités. Un prince schizophrène ce n’est même pas bon à avouer ! C’est un diagnostic qui peut emporter le médecin. Ce n’est du gâteau à soigner ce délire ! Et en public, sur la Place de la Résurrection. On a besoin de le sortir d’ici…
    – C’est pour cela qu’on me l’a confié ! C’est une mission plus que civilisationnelle et plus que terrestre. Elle est religieuse. Cet héritier des prophètes fait partie du patrimoine universel. Ma mission, elle est cosmique !
    – Toi aussi Student ! Tu coque Mamy ? Flipity ! Qu’est-ce que vous avez mangé ! Je vais rester seul avec la Ministre…Aïe, aïe, aïe !
    – Maidoc, rassure-toi, j’ai les pieds sur terre !
    – Ça m’étonnerait !
    – C’est sérieux ! Il faut respecter les attroupements privés. Tu vois pourquoi je t’ai dit de ne pas aller déranger Mme la Ministre, qui est avec ses copains ! Tu ne vas pas aller nu devant tes maîtres !
    – Devant ma future maîtresse, si !
    – Tiens, vois-tu ce nuage de blouses blanches qui tombent sur les ministres de la santé ! Et ces boîtes de vaccins et de médicaments périmés. Y en a même des réclamations physiques qui tombent sur Mme Roselyne Bachelot, la mémorable grippée du similaire ministère. Je vois même d’anciens inspecteurs de l’OMS…Les médecins sont parachutés de partout.
    – Comme les parlementaires !
    – Mamy, s’ils vont manifester, il vaut mieux nous barrer d’ici. Allons-nous-en, on le laisse tout seul ! On n’a plus besoin de lui. Je ne serais plus malade dorénavant !
    – Attention très loyale, Messire David de Tel Aviv en Palestine ! Fidélité curieuse envers un ami que j’ai connu avant toi et dont j’ai eu les enfants au CP Balzac ! Fit Mme Student, ancienne, prof, il est vrai des mes enfants.
    – Et s’ils préparent quelque chose contre l’Etat, leur peuple ou leur roi ? ! Ou contre Israël ? Ces marocains de takhir ezzamane ! La sédition, les émeutes les insurrections, la scission, la récession, le terrorisme, la drogue, avec les Arabes, on ne sait jamais ! Et s’ils veulent s’échapper et s’évader ?
    – Il n’y a que toi Dan et peut-être toi Maidoc, pour imaginer des films du genre à s’échapper du Camp de la Résurrection. C’est un souvenir atavique de la fuite des camps de concentration et des bastions de prisonniers politiques !
    – Ce n’est pas bon de faire du tourisme dans ce bled d’aborigènes, Mamy ! Ils vont faire de l’amalgame avec Israël ! Hier on nous a ratés de peu à Argana. Et cela s’est passé pendant qu’on nous explosait un bus à Haïfa ! Ils ne sont pas bons les Arabes, je vous dis ! Ni avec nous, ni entre-eux !
    – Daba temsekh ! Skout a weld al anbiya dial la Bible* !
    – Ha hna saktine ! Wa dire chi fayda bla lihoud fe had el oulam ? *
    – Mais, il n’y a pas de problème de leur demander qui est la bonne femme, aux grands yeux et aux belles mèches, qui nous tourne le dos et qui gigote et fait rire tous cet attroupement dans un lieu aussi lugubre qu’angoissant et respectable strict !
    – Quelle femme ?
    – Oui, et quelle femme ! Je parle d’elle depuis trois jours !
    – Tu insistes ? Malgré la pauvre Student qui est flanquée à tes côtes. On n’a pas de sentiments ‘’moi‘’ môssieur!
    – Toi, chérie, je te respecte comme ma mère Saadia ou comme ma sœur Fouzya ! Je te parle depuis un moment de la jeunesse qui est debout, là-bas, avec les gens de la santé.
    – Be sahat’houm*! Douk l’douk* !
    – Elle porte une robe noire, au lieu d’être en blouse blanche ! Tu ne la vois pas, Sœur Student ?
    – C’est une perruque qu’elle a ! C’est trop beau pour être de vrais cheveux ! Elle porte une toge ! Tu vois mal, Maidoc ! Il faut retourner chez ton ophtalmologue !
    – Je vais la voir ! Dare, dare !
    – Maidoc, ici ! Ssssstop ! Hchem a labla ! Hchem a lehem ! Heta hna ka dire lahmaq* !
    – Hé, la Student ! On n’est pas en classe de tirs aux chnoques ! Ni en apprentissage aux chiens ! Hier tu fus la maitresse de mon fils et pas la mienne !
    – Lahla ilahqek *!
    – Et je n’aime pas qu’une femme, aussi belle soit-elle, me commande chez moi ! Ni même au Ministère ! Ou dans l’au-delà ! Et heureux que les anges n’aient pas de sexe !
    – Dommage ! Soupira la Student. Moi, qui ne me suis jamais mariée, là-bas ! J’avais comme un espoir, qu’une fois au paradis, il y aurait une relation sacrée avec quelqu’un…Une petite demande pour gonfler mon ego !
    – Heureux qu’on ne les ‘’voie’’ pas, les anges !
    – Maidoc, tu écris mal, il faut écrire ‘’Voit’’ !
    – Non, mon petit David, au présent du subjonctif, il faut écrire ‘’voie’’, même ici ! Fit Student, sa puéricultrice et préceptrice particulière !
    – Sinon, on n’aurait rien donné du paradis ! Avec tous les touristes recalés de Marrakech et de l’Indochine et qui ont accès au septième ciel pour un pactole ! Je ne donnerais pas beaucoup de la gente ailée, si elle descendait trop bas !
    – Alors, tu permets ? C’était mes anciens ministres de la Santé quand j’étais médecin dans l’Autre Cité. Et puis je reconnais à côté d’eux les anciens délégués des hôpitaux. Salut honorables confrères ! Et plus loin, voici nos doyens de facs et les recteurs des universités ! Si Mohamed El fassi, avec sa double djellaba, toujours en train de fredonner des airs de malhoun et de tarab andaloussi…Dr Abdelmalek Faraj, le premier toubib indigène, en train de croquer des pois-chiches ! J’ai du mal à reconnaître les autres successeurs. Sont-ils en retard ? Ou dans d’autres stalags et autres convois ?
    – Tu as raté ta mise au point ? On a raté ta réincarnation et ta résurrection ! On a mal fait ta maintenance ! Malgré des siècles de remise en forme au labo-caveau !
    – Ressuscitation ou pas, pourquoi mélange-t-on les genres ?
    – On met des femmes au milieu des hommes…
    – Et vice versa, des hommes au milieu des femmes…Où est le problème ?
    – Ça risque de faire des petits, ici aussi !
    – Là, ce sont des avocats entre les médecins !
    – Je n’en vois qu’une !
    – On mélange les femmes avec ces hommes aussi chez le bon dieu. Y a plus de pudeur ! La mixité ?! Il ne manque plus que la laïcité et la république ! Y a de l’arrogance et de la dssara* même ici ! Le MALI et ses impudences gastronomiques, qui offensait ostentatoirement et publiquement les jeûneurs, en plein jeûne du mois de Ramadan …
    – Demandez le programme !
    – A vendre la carte des lieux et avec les photos du paradis et des enfers !
    – Le livre comptable à demi-prix…Prenez, prenez !
    – Les QCM avant votre ultime examen…
    – Qui c’est ces mecs, Mamy ? C’est un souk ou la Résurrection ? Ils sont collants comme des marchands marocains. Ils veulent à tout prix nous refiler leurs chinoiseries artisanales. On n’est pas des touristes, monsieur !
    – Ce sont des productions locales ! Là aussi il y a un problème avec l’économie souterraine, les ferrachas*. Le Ministre de l’économie ne bouge pas : il veille en silence, à ne pas faire de remous, en attendant sa place de Premier Ministre. C’est inéluctable.
    – Il est du RNI ou du FMI ?
    – Les anges chômeurs, grossis des licenciés, des curés et des moines, qui ne savent plus quoi faire de leur éternité. Ils vont adhérer au Parti le plus en vue. Il faut bien qu’ils s’occupent et travaillent à quelque chose. Ils ne vont pas quand même tous adhérer au PAM !
    – L’Église est représentée ?
    – Il y a toutes les religions, toutes les églises, les temples, les mosquées, ainsi que les syndicats, les clubs de nuits et de nudistes, les clubs des athées, plus les associations des apostats et les fédérations des homo !
    – La musique, demandez le coffret des louanges ! Les intégrales en MP15 !
    – Achetez vos prières ! Convertissez-vous librement, à la religion, tant qu’il est encore temps !
    – Demandez les services d’un avocat pour vous soutenir lors du Jugement Dernier !
    – Slips à vendre ! Bikinis, bikinis, bourkas , serrrrrvieeeeettes !
    – Au fait qu’est ce qu’on attend pour nous habiller et demander le programme de ce qui nous attend, ici ! Ça risque de durer, n’est-ce pas Mamy ?
    – En fait, c’est intuitif, interactif et très convivial ! Nous sommes comme des périphériques, d’un composant central, branché en WIFI ? Ou quelque chose du genre ! J’ai l’impression d’emmagasiner des informations et des idées qui ne furent pas les miennes sur la Terre, il y a longtemps!
    – Depuis ton décès il y a bien des choses qui se sont produites et qui ont été créées !
    – Tu as remarqué que nous nous comprenons et qui ceux qui nous croisent sont compréhensibles ? Même s’ils avaient d’autres langues avant de venir ici. Tout le monde comprend tout le monde. Mais quelle est cette langue ? Ou utilisons-nous simplement la pensée alors que nous avons la sensation de parler et d’entendre ?
    – Est-ce de l’Esperanto ? Pourquoi nous les ignorions, cette langue et ces facultés, dans l’autre monde ?
    – Le T.I.I.C, ‘‘le Transfert Instantané des Infos et de la Connaissance’’ dépasse le transfert et la communication par la pensée. Tout le monde plonge dans la connaissance de tous. Aucun secret ne persiste ici ! Les cerveaux ou leurs équivalents ici sont quasiment branchés…
    – Ça, c’est le côté miracle de cette Cour !
    – Pas besoin de médecin ici, Toubib !
    – On est tous en bonne santé.
    – Moi le premier, Dieu merci ! Fais-voir ton front, Daniel !
    – Ne me touche pas, toi le Marrakchi…T’es pas mon type ! Et je ne suis qu’un enfant !
    – Wouaw ! La presse va se saisir de cette affaire et casser les élections.
    – Ne t’inquiète pas mon petit Dan ? Notre médecin n’est pas du genre que doit craindre un gosse. Tu l’as connu pourtant depuis des décades ! Excuse-le, Médecin ! Ils sont tous comme ça de nature, c’est génétique chez les chorfa d’Israël. Ils sont un peu peureux sur les bords, c’est atavique ! Pour ma part, mon cher ami, je commence à mieux respirer!
    – Merci de me blanchir ainsi devant cet incrédule, de prince suspicieux et peureux ! Et je t’avais toujours dit d’arrêter de fumer, sœur Student !
    – Me voilà rétablie !
    – On peut alors s’embrasser sans être repoussés par l’odeur de ta cigarette !
    – Cochon !
    – Je t’avais prévenue, Maman, de te méfier de lui !
    – Arrête Dan, c’est pour plaisanter ! De ma part du moins !
    – Et puis, les amis, je ne vois pas les singes, les cochons, les bêtes égorgées, ou tuées en offrandes pour les dieux. Et tout le bétail, toutes ces bêtes petites et grandes qui nous phagocytions !
    – C’est une question d’âmes ! Les animaux en sont dépourvus !
    – Pas mon chien, Mondoc !
    – Ni ma chatte, Maidoc, non plus !
    – J’ai toujours eu envie de ta chatte, Sœurette !
    – Maidoc, tu me harcèles, même ici ? Devant le bon Dieu ! C’est péché ! L’amour platonique que je t’ai donné, ne te suffirait-il plus ?
    – Ici, nous n’avons plus le frein social ni la limite de l’âge ! Et tu es mieux en tenue d’Ève, qu’en complet bleu taciturne, deux pièces, porté durant 80 ans !
    – Et, les cheveux te vont bien ! Mais, revenons à notre sujet, sinon tu vas baver et te mouiller !
    – Alors qu’elle est la couleur de mon âme. Même ici, il me semble que je ne la vois pas ! A moins qu’elle ne soit ‘’moi’’ et que je ne le sache pas !
    – A qui le dis-tu, Mondoc !
    – Mamy, vais-je subir encore les exclusions, le racisme, les plaisanteries sur mon nez ? Nous les Juifs…
    – Nous les Arabes,
    – Et nous les Noirs !
    – Qui c’est qui a parlé…Il n’y aucun noir et aucun arabe…L’Au-delà est fait juste pour les blancs …
    – Noonn ! C’est le Paradis qui est fait juste pour vous !
    – Tu as entendu seulement le Google local ! Ça doit provenir des Bruneaux qui dansent là-bas…Ils ont dû hacker le transfert des idées…
    – On peut danser, alors ?
    – Peut-être bien que oui, durant les récréations ! Je suppose…
    – Hé vous ! Y a pas de bureau de renseignement, par là ?
    – Y a qu’à penser à la question que tu veux, pour recevoir la réponse instantanément.
    – Fichtre ! Pourquoi on n’était pas comme ça, en bas ?
    – Je te disais, si tu veux reprendre le cours de ma pensée, sans aller errer de la tienne ailleurs, que la vindicte terroriste, le délit de faciès et le péché de couleur furent nos freins et nos barrières, les supports de nos haines ! Ce fut notre sort culturel, des gens haïs et des amoindris, des exclus !
    – Là, on va plutôt régler les couleurs du péché ! Tu as des comptes à rendre Maidoc. Le Jugement va tarder sur ton cas. J’espère qu’on passera avant toi, sinon on va se glacer ici ! Tous les Alzheimer vont reprendre leur mémoire et retrouver leur entière personnalité. Tu ne pourras pas t’esquiver ainsi et prétexter la maladie ou l’oubli, pour ne pas payer tes jugements politiques contre mes amis sionistes, contre les gentils mafias industrielles, pis tes errements diagnostiques et autres injures contre les ministres dans leur derrière…
    – Sur, derrière leur dos, Prince !
    – Merci, ma préceptrice ! Comment Israël va te payer ici, pour ton labeur et ton service auprès de mes aêtab echarifa*!
    – C’est inclus dans la garantie !
    – Oui, je disais de Maidoc, de ses injures sur le dos des responsables, que ce sont des critiques insolentes et d’une bassesse haïssable. C’est inouï de la part d’un médecin qui appartient au système et qui en profite !
    – Hein, moi ?
    – Oui, comme c’est le cas, hyper réitéré, sur le dos, hein Mme Student, de cette richissime et pauvre avocate, Yasmina, tombée dans les rets d’un ministère qui ne la mérite pas !
    – C’est de la fourberie ! Je suis innocent de ce que tu allègues comme faussetés, et je regrette ce que j’ai pu oublier !
    – Tu t’en tires bien avec cette formule ! ‘’ Je suis innocent de ce que tu avances et je regrette ce que j’ai pu oublier’’. Très beau ! Sublime !
    – Merci, Dan !
    – On va la vendre, ta sentence ! Une formule gagnante à vendre à tous les politiciens ! A tous les entrepreneurs à tous les ouvriers ! Elle pourrait bien marcher ici et sauver toute l’humanité. Tout votre phosphate ne pourra pas sauver vos cadres et vos concitoyens de la déconfiture…Vous êtes faits ! Vous allez vous ruiner pour acheter ma formule salvatrice ! Ne sachant rien inventer, vous avez tout vendu pour de l’huile et une bouchée de pain ! Vous êtes à nous ! N’teuma djialnaa, haye daba !
    – Pas étonnante, cette si belle charité, pour un descendant des prophètes hébraïques ! David Salomon le 60ème, même s’il fut le dernier Roi, non régnant, pour dérives démocratiques dans la presqu’île nommée, Israël ! C’est Lui, c’est eux qui nous ont tout vendu, tout acheté et tout pris !
    – Ce sont les gènes des marchands qui parlent, Toubib ! Dans l’absolu je vends pour faire des affaires !
    – Et tu prends sans donner, aussi ! Je sais !
    – Attendez, les amis, le Jugement, c’est pour les humains seulement ?
    – Oui pourquoi David est-il avec nous ?
    – Hein Maidoc, tu me provoques !
    – Oui, Être supérieur, tu devrais être avec les pharaons, les empereurs, les tzars, les sultans, les émirs, les rois, les califes, les pachas et les descendants des prophètes….
    – Ça va, cesse, tes longueurs monotones, Scribe !
    – Tes langueurs monotones. (Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone. Verlaine. )
    – Merci maitresse ! J’ai compris ta litanie, tu veux attaquer indirectement les rois ! Bon, oui, certes, si c’est comme ça ! Mais pourquoi tu me mets avec ceux !
    – Mais, au fait, je n’aperçois ni les anges ni les diables. Encore moins les lunatiques, les lémuriens, les sélénites, les martiens. Ni les créatures de la Voie Lactée, les lutins et surhommes qui ont habité nos mythes et rempli nos légendes de princes, de sorciers, baves et de crocs ! Quand même, toutes ces galaxies vides, avec nous seuls, ‘’les soi-disant humains ’’comme seuls êtres vivants ? C’est impossible ce serait trop bête, que nous soyions les seules bêtes du bon Dieu ! Il y a mieux que nous, certes ! Du fait que, même si nous sommes d’admirables créatures, narcissiques et égocentristes, nous ne sommes pas parfaits, alors que Dieu est Dieu, et qu’il est de ce fait, capable de créer des ‘’choses’’ plus superbes encore !
    – Fussent de simples inventions ! Un système que nous soyons les seuls êtres crées et à devoir être jugés, ce long jour, sans soleil et sans lune !
    – Et au fait où c’est qu’on est ? La carte des lieux qu’on nous a refilée n’indique pas le voisinage ! Au ciel ? Entre le ciel et terre ? Ou sur une autre planète ? Et, une question qui me reste, qu’est-ce qu’il y a après le ciel ! Une fois qu’on a dépassé la dernière étoile…Dites !
    – Mon information terrestre ne m’a pas laissé de souvenirs !
    – « L’âme est du domaine de Dieu » ! (Coran)
    – Nous n’avons pas les sens adéquats pour la saisir. Sa nécessité est prégnante ! Nécessaire pour la majorité des courants de pensée.
    – C’est pour ça qu’on est là…
    – On devrait rencontrer des rabbins.
    – Des savants de l’islam, des oulémas, des Habous, de la Qaraouine, cheikh, Yassine, Ahmed Toufik, Lamdaghri, des Sunnites, des Chiîtes…
    – Des prêtres, des curés, des saints ! Ils devraient tenir des conférences et faire des points de presse pour guider la communauté ici présente, angoissée et en attente qu’elle est ! On nous doit au moins ça ! Il faut qu’on bouge !
    – T’es une râleuse invétérée! Ça ne m’étonne pas que tu soies française de souche, Student !
    – Une pétition Mamy ! Je signerai ? J’ai avec moi le sceau de Salomon. Ne rigole pas, toi, Maidoc !
    – Merci Doc ! Je crois que nous saisissons intuitivement ce qui nous attend ! Le programme survient en nous, au fur et à mesure que le temps avance. Nous sommes informés instantanément de ce qui se passe et de ce qui est programmé !
    – Très fort, est-ce que tu es déjà venu ici, Maidoc?
    – Est-ce que le temps et l’espace ne sont pas suspendus, Stud ?
    – Je pense que le sort de l’humanité est réglé, une bonne fois pour toutes, Doc.
    – Il n’y a plus d’humanité ! Pourtant je l’ai servie, cette humanité, par métier et par conviction !
    – Ça, on le savait et on sait que c’est pour le fric, Doc, ne te fatigue pas! Et, puis, j’en sais quelque chose, moi David Salomon. La Shoah, l’Holocauste, nous l’a enseigné à nos dépens ! Continua David avec véhémence !
    – Mme Student, pour ma part, tu devines les pensées que je vais sortir. Mais je vais les transcrire à l’attention du Lecteur ! Je pense qu’il n’y a plus d’humanité, du fait que nous sommes transférés et transformés, en autre ‘’chose’’ que des hommes ! D’autres êtres, doués d’une âme éternelle, qui n’a plus rien à voir avec ‘’les hommes’’ physiques et leurs composants chimiques. Ces mammifères, carnivores, argileux et matériels que nous fussions !

    ICI, ON NE SAIT PLUS QUI PARLE

    – Ou que la terre renaîtra et qu’elle connaîtra d’autres êtres et d’autres civilisations ?
    – Civilisations ?
    -J’ai honte d’appeler ces systèmes basés sur les conquêtes, les guerres et les meurtres, les possessions, ’’des civilisations’’…Ce sont des systèmes légalisés et affranchis pour une exploitation, par une classe donnée, en un temps donné. Appelle ça autre chose ! Le mot ‘’civilisé’’, quel que soit son décor et sa couleur, est esthétique certes. Mais aucune de ces ‘’ périodes‘’ à mon sens ne mérite le label, éthique ou moral de « civilisation » !
    – Ça peut se concevoir ! Pour te faire plaisir ! Parce qu’il faut fermer la boutique. Le temps d’émission est compté. On va nous appeler d’un moment ou l’autre à la barre. Et le Lecteur en a marre !
    – La Terre a été avalée, le soleil aussi, par un gigantesque et terrible courant d’air. Le grand souffle de la Trompète divine a été entendu. Un trou noir, qui s’est trompé de porte spatiotemporelle, nous a avalés. Ou qu’il ait été choisi pour faire ce chemin, afin d’en finir avec notre système solaire.
    – Alors rendez-vous au 41ème épisode de la chronique. Je ne vais pas vous enchaîner encore plus à ce moussalsale ramadanien, qui s’est trompé d’univers et de Laylat el Cadres !
    – Dommage on avait encore des choses à communiquer en tant qu’éclaireurs et vétérans de l’Au-delà, pour auditer et dénoncer, ceux qui sont encore, soi-disant des ‘’vivants’’ !
    – Par exemple ?
    – ‘’Le secret des dieux’’ !
    – Madame Student, David, selon moi, notre matrone de service est une icône. Elle prend plaisir à s’identifier à son rôle de vestale et à le personnifier. Il est naturel pour une déesse, de son standing de tuer ses petits ! La manif de ses administrés en fut l’occasion propice. C’est ainsi qu’elles se fécondent les déesses et qu’elles s’illustrent devant les leurs. Car elles répugnent le commerce avec les êtres mineurs au point d’honnir s’accoupler avec les créatures inferieures et infâmes qui peuvent souiller leur sang divin. Seul le grand Zeus, Jupin pour les intimes et non pas Juppé de Sarkoland, a défié la barrière des espèces, en prenant femmes et amantes parmi les filles des hommes ! Ça n’aura fait que des demi-dieux, des titans, des monstres, dont Europe ! Pour certains, c’est une lubricité indigne et les déesses mères, abusées, ont pris ombrage et se sont vengées sur les hommes !
    – Moi, David, je vous dis ceci. Quand le Saint Esprit, verbe de Dieu, permit à Marie la Vierge de concevoir Aïssa, sans qu’aucun homme ne la touche, ce fut une exception et un miracle. Idem quand Jésus de Nazareth, fut crucifié, ou qu’un autre ait pris sa place, un agitateur ou un brigand du nom de Barabbas, ou Ba Abbès, et qu’il ressuscita ou remonta chez Dieu, selon la version chrétienne, ce sont des avis qui s’affrontent et des crédos qui s’opposent, livrant les hommes aux pires disputes et les religions aux guerres…Dès qu’il y a une intervention , les hommes commencent à chicaner et à se chamailler et les dieux leur envoient des punitions pour se taire. Les guerres, les épidémies, les séismes telluriques, le sexisme et les autres ‘’ismes’’…
    – Assez pour la Baddou ! Elle va nous entendre.
    – Elle nous lit déjà, en secret ! Dans les endroits discrets.
    – Elle reçoit nos ondées fertiles !
    – Nos ondes, Prince ! Nos ondes positives !
    – Elle n’en profite pas, me semble-t-il. La plus belle de ce Gouvernement et de ces Parlements, est suffisante d’elle-même. Et l’on peut la comparer à la dragonne du Komodo, qui se multiple par parthénogénèse. Sans besoin de personne pour la féconder ou lui donner des idées !
    – Les enfants, soyez magnanimes. Ce n’est pas elle qui danse et qui chante noyée dans cette immense foule, c’est Shakira ! Vous alliez me créer un accident* diplomatique ! Une guerre des nerfs, une conflagration des sentiments chez la Koutla et les Istiqlaliens ou une croisade. Une guerre des religions, dans ce chapitre, en pleine Résurrection…
    -A propos d’érection, Mamy …
    – Ce n’est pas le moment, Prince, tu es nu. Tu vas nous décevoir ou nous faire peur !
    – Mamy, retiens ton monstre !
    – Laisse le Docteur délirer à son aise. Il a pris deux traits dans chaque narine ! Dans un instant, il ira couver sa cuite.
    – Et quand vas-tu te marier au fait ? Avec une infante palestinienne pour faire la paix ! Wella baraka âlik a mulay, leflous we zhou maâ essahbates del oûlam we di Hamas ! Ou que tu attendes que ta ménopause soit au-delà des ressources thérapeutiques ? Dis-nous Prince !
    – Bazzaf âlik a si tbib del akhira ! Non, je n’ai pas encore eu mes règles, figure-toi. Je veux dire mon monarque !
    – Ménarche, Prince ! Même si tu es de sang noble, tu ne risques pas de les avoir, tes règles ! Regarde ton honorable entre-cuisse ! T’es un garçon ! Tu sais ?
    – Mamy, détrompe-toi. Maintenant, ici dans l’au-delà, parce qu’on ne peut plus rien se cacher, je vais te dire mon secret. Un secret dynastique terrible. Je suis comme les dieux et comme la Ministre que tu décries, je me reproduis seul. Sans besoin de personne ! Et s’il m’arrivait de recevoir une offrande humaine, une chair consommable, je développerais une grossesse. Alors une côte se détacherait de moi pour devenir une nouvelle Ève ou un nouvel Adam. Dès lors je ne veux pas faire de concurrence à votre Ministre et tuer mes enfants en les avalant. Je risquerais de vomir, en accouchant d’une autre humanité.
    – Les dieux sont repoussants, Stud !
    – Tu te souviens, Doc, de Cnossos, qui mangeait son enfant !
    – Student et Maidoc dirent ensuite, en chœur. Ah Prince, c’était ça le secret de la ‘’Résurrection des dieux’’ ! Un mystère fantastique qui te grandit à nos yeux. Tu es un être sacré…Pardonne nos plaisanteries et nos impudences. Accepte, Altesse d’intercéder auprès des anges et des prophètes pour nous épargner le jugement et l’enfer…On se voit mal dedans !
    -Amen, mes frères ! Allons saluer mes ancêtres pour obtenir leur baraka et le visa pour l’Eden. Je m’ennuierais là-bas, sans vous !
    – Tes ancêtres, ils sont en Libye en train de se partager la baraka de feu Kadhafi !
    – Je ne veux pas de votre visa, si je dois faire cette queue et opposer mes empreintes digitales ! C’est humiliant pour des gens qui n’ont besoin de personne et qui gardent leur dignité !
    – Qui a dit ça ?
    – Personne ! Ça doit être l’écho du brouhaha de tous ces gens !
    – Il y a de ces gens ! Sans le fuel comment garderaient-ils la leur de dignité ? Et l’enfer a besoin de fuel ! Tu croies qu’on le chauffe au bois ?

    DR IDRISSI MY AHMED
    KENITRA, LE 2 SEPTEMBRE 2011

    #206932
    DR IDRISSI MY AHMED
    Participant

    Student 40
    La résurrection des dieux

    PRÉFACE ET AVERTISSEMENT

    Que valent les valets et leurs âmes ? Ici-bas ou Labyrinthique ailleurs ! Que coûtent les laquais et leurs cœurs, quand les seigneurs complotent contre leurs créatures, avant que les dieux ne décident de leurs destins ? Pour certains les dieux n’existent pas. Pour d’autres, ils sont morts avec la civilisation grecque et qu’il faut les ressusciter pour le besoins des hommes. D’aucuns disent qu’ils ont été réinventés par la mondialisation. Et ce sont eux qui font et défont les chefs, les pays et les nations. Mais, Dieu, le vrai, dans tout ça ? « La logique de son existence n’est que sa nécessité ».
    « Ne voient-ils pas que Dieu, qui a créé le ciel et la terre, sans avoir été fatigué par leur création, possède le pouvoir de rendre la vie aux morts ? Oui, en vérité, Il est puissant en toute chose. » ( Coran, Masson, Sourat XLVI, Al Ahqaf, verset 33).
    L’intelligence et la certitude de son Existence sont dans l’effarement devant la Création qui défie les sens, dans la démesure et le but incompris de celle-ci. Libertés, droits et démocratie, responsabilité et sanctions, résultent de cette inintelligible inéquation dans un univers superlatif.
    Quand le sort est écrit, même pour les chefs, à quoi servent les libertés aux sujets ? Quelle est la part du rêve dans la réalité ? Quelle est la part des rencontres et des hasards, de la volonté des créatures assujetties, dans des actes qui interagissent, sans possibilité pour eux de les corriger ni de les changer d’un iota pour la communauté ? Quand la corde est serrée au cou, pourquoi ouvrir les barreaux et exhiber par ce geste un semblant de liberté ou un acte de volonté ? Pourquoi punir comme coupables, ceux dont on a écrit le destin et forcé les traits sous les vents, l’argile, la chair ou d’autres lumières et fixé leur terme ? A l’image des papillons piqués sur une feuille que les fourmis vont grignoter. Pareillement, sur le papier, la constitution, les chromosomes ou la table mosaïque des lois, la question du destin et des libertés contrites reste la même. L’univers nous défie et nous n’y pouvons rien. Seulement cette conscience d’une incapacité certaine amoindrit l’ambition et les espoirs de l’homme. Si la terre nous pousse à la vie et à l’optimisme, le ciel nous écrase de scepticisme.
    Dans ce texte les acteurs, assujettis courbés en prières, vont se rencontrer sur cette place, où ils seront nez à nez avec leurs rois et leurs maîtres. Félons et parjures, obséquieux imposteurs, hommes effacés et d’apostats, ils sont perplexes et hagards, car ils n’ont souvent rien compris à la vie ni à son but ou leurs rôles. Est-ce que toi ou moi, y avons compris quelque chose, déjà, pour en parler ?
    Libre arbitre et responsabilité, le hasard aide la nécessité. La vie est donnée sans requête. Cadeau immérité ou charge injuste ? La mort souhaitée ou honnie, restera incomprise, si elle n’est pas suivie par la Réincarnation. La force de Dieu réside dans ce retour de l’homme. C’est une forme de contrat virtuel et éthique, de pari ou de défi, qui satisfait la raison et qui se complait avec la religion. La religion, par les liens qu’elle impose avec la déité, est une réponse à ce contrat théo-logique.
    Choisissez vous-mêmes donc votre sujet de philo et posez-le à Mme Student. Médecine et philosophie, religion et civisme ! Politique, guerres, paresse et arnaques, escroqueries ou incompétences, incroyables accueils, pulsions ennemies, gèrent la vie avec leurs déconvenues !
    Dans une partie de la longue scène 40-2 de ce théâtre démocratique et insolent, je m’adresse aux dieux des hôpitaux et de la médecine ! Que faire Hippocrate, quand toute une classe complote sur ton dos ? Son ministre en tête, Circée d’un soir, couronnée comme la Gorgone de serpents en guise de caducées, elle prend avec courage le taureau par les cornes. Le monstre tutélaire qu’est ce ministère labyrinthique, où s’évertue sa quête, ressemble à une tragédie à laquelle ne manquent que les dieux grecs ! Sortira-t-elle indemne du Dédale ? Est-elle Thésée ou celle qui lui donna le fil salvateur Ariane ?
    Je vous livre un sujet de réflexion, conjointement, avant de vous laisser plonger dans le délire du trilogue. Que faire, quand vous avez les mains nues, loin des secours et que vous demandez à un inconnu, aussi médecin soit-il, d’interférer face au déclin, sur un corps en défervescence. Repoussé par les hôpitaux, la veille de partir, un organisme alité, délité, en voie de départ vers l’inconnu, ne trouve plus d’aide de la part des hommes de sciences, sensés l’accompagner jusqu’au bout. Ici on la renvoie. Là, hémiplégique de 80 berges, fracturée, on lui demande de payer des frais parallèles ou d’aller acheter une prothèse et des clous.
    Parasites et virus, le milieu grouille de germes qui se nourrissent de la vie et vous poussent vers le néant. Chacun à son tour. Je ne veux pas me nourrir de ton certificat de décès. Ton cas ne relève plus de l’homme. Adieu vieille dame, je ne pouvais pas t’aider.
    Maintenant, dans ce qui va suivre, c’est le réveil après la mort. C’est la Résurrection, le Grand Rassemblement avant le Jugement Dernier. On vous y retrouvera peut-être, vielles dames, comme témoins à charges et victimes du système. En casaque, en blouse ou nu, ton traumato essaiera d’échapper à ton regard.
    Proies et prédateurs, victimes et potentats, défilent dans la même cour, sous les mêmes couleurs. Les derniers à être partis rencontrent leurs ancêtres. Ayant été nourris et vêtus, les uns de la chair des autres, ayant partagé cycliquement les mêmes argiles pour s’y constituer avant d’y retourner, ils sont tous là, ils attendant le Jugement. Non sans crainte ni effarement. Car, ce moment, ils l’avaient déjà craint, pour certains de leur vivant, essayant de le renier pour certains, ou de l’amadouer à force de prières en vue de s’y préparer.
    « Ils disent, il n’y a pour nous que notre vie présente. Nous vivons et nous mourrons. Seul le temps qui passe nous fait périr. »… « Dis : Dieu vous fait vivre, puis Il vous fait mourir. Il vous réunira ensuite le jour de la Résurrection. (Coran, Masson, Sourate XLV, l’Agenouillée, versets, 24 et 26.)

    RÉCRIMINATIONS TERRESTRES

    Ma petite fille était malade, ma fille qui devait s’occuper d’elle est tombée malade à son tour. Je devais aller à pied, sur une distance inhabituelle, pour aller les examiner. Cela représente des kilomètres à pied pour un vieux myasthénique.
    Des hectares de trottoirs, plus défoncés que nos corrompus et leurs mentalités, criaient vengeance sous mes pas hésitants. Des montagnes de sables, de détritus souillés de restes de cadavres, sortis du ventre de la terre mère, s’éparpillaient à côté de poubelles éventrées qu’un ramasseur de cartons fouillait, en écoutant une musique de fête ! Oui, mes faiblesses physiques et coronaires d’une part, la hâte pour aller les voir sous ce soleil ramadanien, la crainte de chuter moi même comme l’autre fois, décuplaient mes sueurs, mes craintes et mes imprécations.
    Agressives comme des rancunes, mes prières au ciel se firent comme des récriminations vengeresses, aspirant à ce que d’autres colons viennent pour réparer les trottoirs et les replanter d’arbres. Reniement abject, apostasie, révisionnisme, d’un nationalisme outré par l’arriération de cette cité que j’ai choisie d’entre toutes, pour m’installer. Un suicide de citadin ? Une apostasie pour un unémiste !
    Qu’a-t-il fait ce pays pour mériter des représentants aussi infâmes ? Nous avons les cadres que nous méritons, vous dites et que c’est ça la démocratie ! Certes, mais qui les forme et qui les encadre ? Les plus grandes fortunes ne payent pas assez d’impôts et nous ne sommes pas suffisamment civiques ni solidaires. Les plus vertueux d’entre-nous se taisent dans leurs prières au lieu de maugréer, préférant investir dans l’Au-delà, pendant que des milliards fuient le fisc et notre économie donnent des cheveux blancs à nos braves ministres! Je ne parle ni de santé ni de justice, encore moins d’éducation ou de démocratie. Je parle de la rue, qui est la vitrine de l’État, surtout du respect entre les gens et de leur degré de civilisation ! Alors faut-il que les dieux reviennent pour nous corriger et recoloniser la terre ?

    PRÉMONITION

    La Trompette de la fin du monde. Soudain, un son d’une violence effroyable démolit la terre, en un instant il extermina tout ce qui y vivait. La prémonition des prophètes, l’annonce du chaos, s’est réalisée.
    Nous nous retrouvons maintenant dans une autre réalité, plus fantastique encore que ce qui était prédit. Le monde a clamsé, mais nous avons été transportés instamment, ailleurs, dans le cosmos. Je ne saurais pour le moment vous dire où. Mais on y a fait des rencontres dans cette foule affolante où le mot ‘’milliard’’ n’est qu’une sous unité pour compter les créatures !

    LA RÉSURRECTION, STUDENT 40, SCÈNE II

    Cette deuxième scène se passe entre Mme Student, David-Salomon et Maidoc. Elle se tient dans une place de l’espace, aussi large que la Terre, si elle avait été plate, avant d’être soufflée par la Trompète.
    – Mais qui est là, avec feus les docteurs Faraj et Rahali ?
    – C’est maître El Harrouchi ? Que Dieu ait son âme !
    – Les nôtres âmes aussi ! Je te parle de l’homme au papillon, à côté de l’homme de la clinique aux tapis zayanis*!
    – J’ai bien compris, c’est bien lui. Il vient de débarquer cette semaine par le dernier cargo.
    – Vous avez une prémonition. Moi, je ne vois ni homme en papillon ni tapis en offrandes ! Ça n’a pas l’air d’une réception ici ! Et je ne reconnais ni la cour, ni les arbres encore moins les locaux. Je suis désorientée. Est-ce le ciel, qui est au dessus de nous ? On se croirait sur la Lune, Mars ou Uranus.
    – Ah ! Tu y as été, Mme Student ?
    – Oui, peut-être, dans une autre vie, Mondoc !
    – La métempsychose ?
    – Non, le tourisme intemporel, je suppose. Je ne suis sûre de rien, pour le moment.
    – Un peu étourdie ? Attention, on a promis aux lecteurs de leur faire des textes courts, usant des mots les moins difficiles.
    – Oui, c’est ça, des digests, pas des romans indigestes ! Des résumés, des paragraphes d’une seule ligne, avec des phrases d’un seul mot. Amen !
    – Laisse ton savoir au frigo, Mondoc ! Ici, il fait trop chaud, Mamy. Et ce Maidoc, il me donne des sueurs froides !
    -Tu te fous de ma gueule, David ?
    – Pourquoi, on a encore bouffé des Ghazaouis, des Syriens et des Irakiens par milliers ?
    – Je ne suis ni terroriste ni extrémiste. Tu connais ma tempérance, mon hospitalité et ma tolérance, ma timidité envers le Makhzen, mes complaisances discutables et élastiques, sauf pour l’injustice, d’où qu’elle provienne !
    – C’est oui, Docteur. Moi David, j’ai été aux festivals d’Essaouira, j’ai habité à Marrakech….Sans risques ! Et je te dis, j’ai la preuve de votre tiédeur, attisée, puisque vous allez publier cette comédie ! C’est la politique d’ouverture de votre pays qui agrandit votre hardiesse. Pas votre courage princeps ! C’est la psychologie élémentaire appliquée aux enfants ! Mais dans ton cœur, on devine des sentiments sournois et vers qui ils penchent et sur qui tu jettes ta hargne et ton dévolu !
    – Ah, la vache ! Dois-je sourire ou te montrer mes caries et mes dents, Altesse ?
    – Taisez-vous les enfants ! Fit sentencieusement Mme Student. Je vois des caméras qui nous balaient comme des scanners et qui nous pénètrent. J’en ai honte à l’idée de ce qu’ils vont trouver ! Ils sont comme les yeux des marocains attablés aux cafés sur 3 rangées ne laissant nulle place aux piétons, sauf pour marcher sur le macadam, en driblant vélomoteurs et voitures. Ils nous épient. Ils sont constamment en train de regarder, à travers les burqas épaisses, les fesses des femmes !
    – Mamy, hchouma* ! Il ne faut pas déshabiller les gens dehors. Moi je garde ma calotte princière, pour rester digne et discret ! Il faut bien esquiver les regards pénétrants de ces prédateurs ! Les délateurs gratuits, les fdoulis* par civisme et religiosité, sont légion ici ! Ils sont omniprésents. Vous ne pouvez jamais aller en vacances, sans être harcelé par ces paparazzis. Vous vous sentez scannés, perquisitionnés !
    – Comment tu fais a el ôulam ellâma dial Ishraël *? Digne et discret, avec une calotte royale fixée sur tes mèches. Un prince juif au milieu des arabes et des islamistes, sans gardes du corps ! c’est très visible tu sais !
    – Risible ?
    – J’ai dit vi-si-ble !
    – Allons, les gamins ! Maidoc, revenons à vos moutons ! Dis-moi, là te dis-je, à côté de tes vieux ministres de la Santé, qui c’est cette pimbèche qui ne lâche pas son sourire et qui balaie sans arrêt son torse de ses cheveux noirs, en ondulant du tronc ?
    – Mamy Student, tu fais dans l’inquisition !
    – Et Dan, avec une description toute érotique !
    – Non, ésotérique ! Ha ha ha ha. Je demande seulement, mon bon Prince ! Car, j’ai l’impression que je la connais de vue ! Je n’ai pas apporté mes lunettes…Si c’est elle ? Oui c’est elle ! Elle était si jolie avant…La pauvre !
    – Mamy, ach had suspense ?
    – Oui ? Madame Student, elle fut jolie ! Avant de devenir une déesse infanticide, une déicide !
    – Quoi ? Vous tuez les enfants des dieux ?
    – C’est un privilège divin qui n’est donné qu’aux empereurs et aux rois. Néron a brûlé Rome, Kadhafi la Libye, Bush l’Irak ! Ils déclarent les guerres et balaient les arts, les âmes et les civilisations. Le but est de prendre butins et esclaves ou de voler les terres. Pour étendre leurs pouvoirs, ils utilisent les dieux. Ceux de leur race, en imposant leurs lois, leur culture et leur religion, pour fonder des empires, en brûlant les racines des soumis. Le but est toujours le même; les voies diffèrent selon les lieux et le temps. Mais, constamment l’histoire nous a fait état d’un constat affligeant. Les plus illustres des empereurs furent des voleurs en plus du fait qu’ils sont toujours des assassins !
    – Student, tu parles des hommes ou des dieux ? Et de quelle planète déjà ?
    – Mamy, Mamy, khallina hanienne ghi hnak ! Tabeâni hetta hna ! Baraka men el qraya ! Yak khroujt premier de promotion ? Où est-ce que nous sommes déjà ? Dis-moi baêda !
    Note aux lecteurs : Les mots transcrits en écriture penchée sont en hébreu et traduits instantanément en arabe dialectal marocain pour édifier le lecteur. Car sur ce papier, nous n’avons pas l’usage facile des sous-titres !
    – Oui, ¨Prince, tu étais mon seul élève ! Mais là, cette dame qui nous zyeute discrètement et que nous zyeutons sans cesse, c’est une célébrité, une grande idole ! J’ai l’impression de l’avoir connue quelque part.
    – Une chanteuse, une actrice ? Elle est recherchée ? Je veux une autographe !
    – Un autographe, ‘’un’’, en français, mon fils !
    – Peu importe son sexe à l’autographe ! C’est pour, le-la, vendre aux collectionneurs !
    – Elle me rappelle une vieille image de Chronos, le Titan et dieu du temps…
    – Du mauvais temps ou du passe-temps ?
    – C’est un dieu olympien !
    – Chic, un dieu des jeux ! Un esthète, un athlète ! Il ne doit pas s’ennuyer ! Ils font ‘ça’ entre eux, les dieux et même aux humains ! Il les bat tous ! Il faut l’acheter comme joueur ou le copter comme entraineur de notre équipe de Tel-Aviv !
    – Non, c’est le dieu de l’Olympe ! Le ciel et les montagnes des grecs !
    – Mais les Grecs, ils ont fait faillite !
    – Il est représenté de façon symbolique en train de manger son fils ! Sa création. Il faut tout t’expliquer, Altesse ?

    – Alors, la doctoresse, ogresse à ses heures, a une grossesse multiple ! Toubib ! Elle a mangé ses fils ! Mais, elle t’a raté, je vois ?
    – Faute de vrais lions de l’Atlas, une espèce éteinte, on a maintenant une déesse anthropophage ! Une déesse de l’Atlas qui bouffe, décime et extermine ses enfants !
    _ C’est une parabole, symbolique ! Ne vous enfuyez pas, lecteur, elle est réellement belle, mais pas cannibale du tout ! Tentez votre chance, allez querir chez elle, des soins de traumato, dans n’importe quelle ville et vous m’en direz !
    – Infanticides et bouffeuses de mâles…Paradoxale les mantes religieuses ! Pour une dame qui a hérité d’un programme de Protection Maternelle et Infantile, c’est crevant. Elle en est morte en accouchant du Rhamed* !
    – Enceinte, de qui Docteur ?
    – Il faut demander à Dati ! C’est une connaissance intime !
    – Quoi ? Toi et Lalla Dati ? Tu veux nous créer un incident diplomatique avec Aznar, Sarko ou DSK ?
    – On va leur demander ? Ils sont tous là ! Sans gardes du corps ni tralala ! Ils ne vont plus mentir. Ici tout se sait. Y a qu’à y penser pour connaître la vérité…
    – Oh…Mamy. Je suis confus !
    – Je ne parle pas d’elle. Mais de cette sacrée déesse hermaphrodite. C’est son idiosyncrétisme.
    – Idiot syncrétinisme ? Il y a des femmes comme ça, Mamy ? Il y a des mots qui font rire ! Quand à celles qui les portent, les pauvres ! N’est-ce pas Doc ?
    – La superbe nôtre, est classe ! Elle n’a besoin d’aucun mâle pour se faire des enfants ! Et cela est suivi d’une séance d’auto-offrandes lors de laquelle la Divine théophage* se met à les bouffer.
    -Ah ! Comme les cannibales et les Aztèques !
    – Cette cérémonie a lieu la première semaine après l’accouchement, détachement, lors d’une grande cérémonie religieuse ! Allez comprendre les déesses que se sont faites les hommes !
    – Mais, c’est vrai massacre que tu racontes là, Doc ! On ne fait pas ça chez moi, en Israël ! Au fait, sincèrement et j’allais te le dire avant, je ne comprends pas cette harangue, Médor ! Même mort, tu t’en souviens encore. Et avec quelle ténacité maladive ! Et puis, qu’est-ce qui nous vaut cette séquence d’anthropologie des dieux ? Pourquoi tu nous parles de ça ?
    – Pour combler tes vides et remplir le temps ! Avant qu’on ne commence à te jujer et Israël avec toi, son Prince-Roi !
    – Hay Mamy, scheddy âlya had mechlem*!
    – C’est pour tenter de comprendre la conduite psychiatrique d’une ministre ! Et puis, Sidna Daoud, je suis Maidoc et non Médor, même si tu fus le Prince de ce que fut ton past Israël ! Que ce soit entendu !
    – Bigre !
    – Bigger than that ! Je ne suis pas tout à fait éteint. Je suis de la race des âmes en voie d’extinction ! Seule ma haine me fait vivre, pour rester là, afin de la voir disparaître !
    – Ma race ?
    – Non, ma Matrone ! Afin qu’on la juge un jour, sans jamais lui pardonner ! Ni à elle ni à ceux qui la meuvent, fussent-ils ministres, vivant encore sur Terre.
    – Ho, ho, ho Doc ! C’est du Racine–Corneille ! Justice transactionnelle ou tribunal vengeur, agent public du talion, sanctionnateur ! Qui es-tu, vraiment ?
    – Oui, qui tues-tu ?
    – Mais, Maidoc on est mort ! Oui, très morts ! Et, tous les ministres, les cadres, les rois, les présidents, de la préhistoire à l’apocalypse, sont morts. Finished ! Ils vont être ressuscités en simples quidams !
    – Dommage, je fus Prince et Roi d’Israël, du temps du roi d’Afrique, Kadhafi. Avant qu’on ne le pende ou qu’on ne le grille et qu’on jette ses cendres en méditerranée.
    – Comme qui déjà ?
    – Je l’ai vu passer tout à l’heure, complètement remis, le Beladen !
    – Il va la souiller…On va consommer du poisson…On devra s’y baigner ? Les vagues vont le jeter jusqu’en Tel-Aviv plage…On va tomber malades. Non, non, veto ! Mettez-le dans un bloc de ciment et jetez le cube aux Fosses des Philippines.
    – Qu’est-ce qu’elles t’ont fait les fosses pour empoisonner leurs poissons ?
    – Qu’on le pende ou qu’on le calcine ! Moi, je perds dans le change ! Moi, comme un simple quidam ? Je ne suis pas n’importe qui ! Ni comparable à ces maffieux bougnoules et leurs usurpateurs de présidents. Ce n’est pas juste ! Je descends de la lignée directe de David et de Salomon et par eux, de Moïse et d’Abram !
    – Comment ? Tu es si sûr ? Et de quel arbre, de celui de la forêt ou de celui du serpent à venin ? Ou de la branche assassine de Caïn ?
    – Fous-moi la paix, toi ! Je ne te cause pas. Je suis venu rechercher mes ancêtres et les saluer. Je ne suis pas ici pour m’amuser !
    – Aussi, laissez-moi, Surhomme Princier, répondre à Mme Student ! Évitez de m’interrompre à chaque fois avec votre famille de prophètes et vos aristocrates d’ancêtres ! Nous, c’est écrit ! On ne compte pour rien, devant ta race de nobles privilégiés d’Amérique et de chouchous du bon Dieu ? Il y en a marre de nous exploiter avec vos malheurs et nous bassiner avec votre mythologie et votre arbre généalogique ! Oubliez Prince, les prêtres, leurs temples, leurs églises et leurs religions ! Au moins, ici, bghiti ou la lla, on va être égaux. Gued, gued, bla fouhane ! Gueddi gued César we Napoléon. Balak keter, bhal Pharaon*! Tous égaux, en attendant le jugement de Dieu ! Bark !
    – Pourquoi, beurk, je ne savais pas que tu étais Algérien. J’aurais dû m’en douter !
    – Tais-toi Maidoc ! Pas d’impudences ? Dçara âle moulouk khsara* !
    – Laissez-le parler mon bon Prince ! Et toi, Maidoc, c’est très déplacé de critiquer ici, le bon Dieu, les pharaons, les tsars et les sultans, El Himma, l’Algérie, les gendarmes, le Polisario…! Ils peuvent encore s’unir contre un ennemi commun et te châtier ! Ils ont des recommandations ici, des appuis et le bras très long.
    – Mais ce n’est pas une raison pour me taire ! Sauf que c’est opportun, pour obtenir justice, rendre les égards et réparer les tords.
    – Mais, ne sois pas aveugle ! Elle suit une stratégie, elle a des directives d’en haut. Des raisons nationales que ta petite raison ignore ! Elle est une personnalité publique ! Et Toi, madre de dios ? Une poussière, incapable d’égratigner son icône ou d’ébranler sa stature ! Elle a ses raisons, la feue ministre de la Santé, ci-présente.
    – Elle le fut ! Amen !
    – Elle avait en charge des millions de malades et des milliers de médecins.
    – Des milliards de dirhams, à leur service aussi !
    – Pitié pour les femmes, Maidoc !
    – C’est un Ministère, pas un lit, Madame !
    – Merci ! Mais, elle n’a pas couvé que de mauvaises choses…Pardi !
    – Elle a commis la pire des choses ! L’humiliation, la hogra !
    – Pourquoi ? Elle a travaillé en Algérie, chez les frères-adversaires ?
    – Les exactions maladroites, la hogra de fabrication locale, pas d’importation ! La matraque a Lalla sur les 5 ou 6000 Médecins fonctionnaires de son propre ministère. L’agression contre cette ultime espèce d’humanitaires, les médecins. C’est la honte du siècle, qui ne s’est pas faite sans elle. Mme Student, tu connais mon cœur et ce que je pense de la femme. Je ne lui pardonne pas d’avoir humilié mes confrères et trainé dans la poussière et le sang les Blouses Blanches ! Ma blouse, c’est sa toge. Ma blouse, c’est mon drapeau et ma patrie !
    – Oh, oh, hoo, Docteur, Hooo ! Arrête ton char, Maidoc ! Pourtant ce n’est pas elle, l’homme de la harka de Basri
    – Mamy, tu parles de Si Driss, ce phénomène qui fut le pharaon et la ménagère du ministère, le karcher qui l’a fait haïr aux marocains ?
    – Ça ne te regarde pas, Prince ! La nôtre de corporation fut la dernière à résister, avant de subir le sort le plus infamant de la ‘’culture générale locale’’ ! Cette classe s’est retranchée dans son magistère, laissant l’action politique, l’opposition et la quête du pouvoir aux politiciens. Des spécialistes dont la formation est rarement aussi longue, aussi lourde et la pratique quotidiennement, aussi dense. Cette catégorie sociale, avec ses riches et ses médiocres, aura beaucoup donné, rien que pour sa formation. Une véritable exclusion, une marginalisation sociale, loin de l’affairisme, durant laquelle cette tranche aura subi les pires difficultés, les exclusions, le favoritisme et les terreurs.
    – Mamy, bien pensé, le travail du médecin est aussi dur que celui du Prince !
    – Comment ça, Dan ?
    – Et bien, il y beaucoup d’altruisme, de satisfaction morale. Et je dirais, que nous faisons des actes de piété, de religion dans cet office.
    – Ah, mon pauv’Dan, pour le moment essayons de comprendre ce que veut dire le docteur, avant de lire des prières dans ses ordonnances ou dans tes actes ! Quand à toi Mondoc, à verser au calvaire de la formation médicale, j’ai appris que maints harcèlements sont subis par les futures doctoresses pour préparer leurs examens et réussir leurs épreuves cliniques ! Mais, cette caste de notables, dont tu te targues, elle aura perdu toute son aura, du fait des siens ! Et ce, avant de s’installer. Elle a cédé au lucre, elle s’est laissé corrompre. Désolée, j’ai été au ministère, j’ai des chiffres et des rapports..
    – Déjà dans le couvoir les œufs sentent le pourri !
    – Merci la galerie ! Ça, ce sont des amis. Que doivent dire les autres comme gentillesses à l’égard des médecins ?
    – Mamy, le stupre, la luxure et la concupiscence…
    – C’est presque ça, mon fils ! Des mots chers…
    – Arrête, toi ! Laisse nous parler entre adultes !
    – Ici on a le même âge, tu ne me dépasses de rien, Toubib de mes…dieux !
    – David, haye ! Il n’y a qu’un dieu !
    – L’argent ! Il m’humilie Mamy. Je dois le sanctionner. Il est passible de passer par l’épée !
    – La paix, David. Paix avec notre ami Arabe ! Maidoc, ta doctoresse, pardon ta patronne…
    – Oui, notre avocate, enfin ! Continue Sœur Student…
    -Elle a fait, dis-je, comme tout le monde ! Elle doit curer, nettoyer les écuries d’Augias. Des hôpitaux aux cliniques, c’est la même race ! La Santé qu’elle gouverne, celle des hôpitaux en premier, n’a pas plus de mérites que d’autres secteurs libéraux.
    – Tu le dis vraiment ? Tu le penses sérieusement ?
    – Je lisais les journaux, à l’époque ! Je me souviens des allégations. J’ai entrevu des dossiers, quand j’étais au ministère…Tu te rappelles !
    – Pour nous, c’est la dissidence, parce que nous sommes révoltés ! Nous sommes passés de l’admiration respectueuse, à la tolérance, puis au rejet. Elle a perdu estime et prestige sur tous les fronts, sur tous les secteurs. Elle aurait du rester à la famille…Son précédent département.
    – Pitié pour la dame en noir ! D’ailleurs son cercle s’élargit. Là, regarde un peu, essaie de sentir les pulsions et les ondes positives et les sentiments qu’ils dégagent et échangent entre eux ! Tu imagines le monde qui l’entoure maintenant ! On dirait une chanteuse de Mawazine. Shakira choukrane * ! Une vraie halka avec les deux parlements au complet, en tenue de terra bguer* ! Et ça prend toute la place rouge de Moscou et de Marrakech réunies.
    – Ah, bon on est à côté des serpents et du café Argana !
    – Va demander les nouvelles d’Eve et tais-toi ! J’en ai marre, Mardochée !
    – Je suis David-Salomon, le 60ème du nom ! Bla menna âla Yahvé * !
    – C’est tout comme, David, Douido, Daoud, Slimane ou Sélim !
    – Lâche-le, Mondoc ! Ne mord pas ! Il est encore sous garantie !
    – Mais les médecins, avant de se rendre, avant de se vendre, chère madame Student, et certains et pas tous, avant d’opter pour l’application du ‘’plan social’’, avant d’adhérer aveuglément au ‘’ projet de société qui unit la nation’’, avant que la corporation médicale n’adhère à la ‘’nouvelle religion’’ et que beaucoup d’autres secteurs partageaient, avant elle, avant de se laisser corrompre à son tour, comme les autres secteurs, qu’il soit dit ici, qu’il soit dit ici, bis repetita, que c’est la faute des gestionnaires de son espèce !
    – ?? (Étonnement silencieux de Student !
    – Les encadrés, les assujettis, subissent la loi des cadres ! Ce sont eux qui font les réglementations et qui exploitent les gens pour dévier leurs applications, à l’offre et à la demande, en recevant un salaire pour les faveurs ! Ce sont les usuriers des lois ! Des règlements, des jeux de cartes, qu’ils changent au cours de chaque partie !
    – Je comprends ta phrase proustienne, que j’ai ponctuée avec peine de mon étonnement… Mais ! Mais, cher ami, je ne partage guère ton point de vue ! C’est de la cécité, Toubib ! Il y a bien des médecins qui sont restés très honnêtes, même s’ils sont mal payés par le Département de la Santé dont tu dénonces l’illustre propriétaire.
    – Dites-le lui, à la mégère, Stud !
    – Moi, non plus, Mamy ! Les toubibs, c’est un lobby de prédateurs. Des prélats, des prévaricateurs !
    – Comme le vôtre, Excellence sionistissime *! Et qui plus est, ce métier se bat pour son existence et ses droits ! Il est dévasté par les usuriers et les…
    – Prédateurs !
    – Bach ârefetiha ? Par les prédateurs, les infiltrés et les charlatans ! Notre corporation fut la plus résistante de toute, avant de céder sous les coups de buttoir d’un système exterminateur des médecins ! Avant sa liquéfaction par les mœurs devenues la routine et les contraintes hypomorales* sur des gens en souffrance, pour leur extorquer, injustement, des honoraires, indus !
    – Hypomorales ? What is it, My Doc?
    – C’est un autre néologisme de son cru, Prince !
    – C’est un autre masque que tu prends pour cacher avec pudeur et crainte la pourriture de la société ? Tu critiques ta société be essbaêe tehte el cacha* ? Parle plus franchement mon vieux ! Ici et maintenant. Attaque. Chope-la. C’est la Résurrection !
    – Après l’Apocalypse, la smala des Cavaliers, Hagog et Magog, le Messie, le Mehdi et tout le brouhaha, on est tous vivants ! Le bon Dieu a tenu parole ! Le tsunami du clairon final a tout emporté.
    – De retour, sur cette place du grand jugement, personne ne peut rien contre toi, Maidoc, même El Boulisse, le Mokhe Zen et la Dakh âlya* ! Ici, tu es sauf ! Libère ton verbe et tes paroles, Toubib !
    -Fussent-elles fausses et tendancieuses, Mamy ? Il ne va plus s’arrêter, il va m’empêcher de parler !
    – Non, Lalla Student, j’use de tournures et non de pléonasmes, pour ne pas répéter les mêmes antiennes, afin d’incruster dans l’esprit du lecteur, des nuances et non des partis-pris !
    – Anciennes ou antiennes ?
    – Il veut dire le même refrain, Prince !
    – Ragots stériles et radotages. Tu profites, 200 siècles après le Printemps Arabe et les manifs sous-développées, pour te délier la langue, à nos dépens. Haye ! Au lieu de nous laisser faire des prières pour que le bon Yahvé nous pardonne !
    – Toi, Prince, Tu es sacré, bon. Tu fais partie de la famille, de la nomenklatura du bon dieu, OK. Il t’a déjà pardonné. Il y a un trône qui t’attend sur les fagots.
    – Tu vois tu vois, Mamy, cet impudent, khechou el habche* ! Et dire qu’un jour, dans son cabinet, il a osé me soigner ! Sans prendre de gants !
    – Et je continuerai encore, si Madame le permettait !
    – Arrêtez messieurs ! On n’est pas venus ici pour entendre vos chamailleries lassantes, ni vos doléances ! Déjà qu’il y a ce bruit de souk impossible !
    – Il ne peut pas parler plus simplement ? Il faut qu’il se montre Docteur, même en parlant sur la place Tahrir de la Résurrection. C’est un Baltagui ! Pauvres lecteurs ! Tu les agresses par ta propagande, tu les dopes, tu les formates, tu les bourres, tu les endoctrines, tu les tue ! Et tu nous barbes, à pleins tubes ! À tous les temps et sur tous les modes !
    – Mme Student écoute STP, assez aussi mon Prince, SVP ! Ce n’est plus un tabou de parler franchement des prévaricateurs, de la concussion et du népotisme usuraire et de les appeler de son nom : la Corruption ! Ça ne l’est plus depuis belle lurette dans mon pays. Et pour ta gouverne, Prince à six branches, ça a été dénigré par la plus illustre des autorités, le Roi !
    – Tu exagères, même ici ! Quel souffle ! Tu continues à batailler et à militer même après ta mort. Dit Student qui regardait ailleurs dans la direction de la supposée Yasmina Baddou et des ministres défunts. Elle avait une nostalgie pour ce département qu’elle avait occupé quand il était simple ‘’Direction de la Santé’’, à l’époque du Général Lyautey…Son cousin !
    – Et pourtant, tu n’avais ni clinique pour te rendre aussi susceptible, aussi ostentatoire qu’irascible, face à notre bonne avocate de ministre.
    – L’indoctoresse* est devenue indélicate. Elle m’a sorti de mes gonds ! Et de ses fans ! Je l’admirais, tu sais ?
    – Je sais ! Les cliniques fermées ou à vendre, tu y allais le moins possible, en te contentant de confier tes malades de loin. Comment expliquer cette passion pour rejoindre le Lobbie ?
    – Seule ma honte fait circuler mon sang ! C’est ma réaction, posthume, face à son affligeante arrogance ! Sans aucun regret ni démission réactionnelle de sa part: 20 médecins furent roués de coups. Et d’un coup, une salve de têtes coupées et une valse de mutations dans les rangs de ses délégués! Puis l’entrée des étrangers et la vente du patrimoine médical aux étrangers, médecins ou simples blanchisseurs, avec son vivier de malades marocains…Une véritable reddition procoloniale !
    – C’est une opération de propreté par le vide. D’autre part, ce n’est pas beaucoup pour des marcheurs, dont le nombre menaçant était à deux pas de la sédition printanière arabe !
    – Malgré la symbolique blouse blanche qu’ils arboraient, ils furent bastonnés, tabassés, sans répit ni retenue ! Où est le respect dû aux médecins ? Vingt fracturés, 20, avec comme résultat, un coma et disait-on, un mort.
    – Des bruits ! Mais, ce n’est rien devant la Libye ou la Syrie ou le Yémen, a Si Tbib !
    – El hamdou li Allah âla bladna ! Qu’est-ce qu’elle est devenue maintenant après la fin du monde ? Ma patrie, ma ville trouée, mon vieux cabinet…
    – Les émeutes sont des révolutions à minima et l’État doit garantir la sécurité des gens ! Je disais, qu’en plus du dégout des régisseurs et du pays, ils allaient entrer de pleins pieds dans l’opposition et le syndicalisme.
    – Le radicalisme ?
    – C’est vers quoi, les indélicats ont poussé les jeunes médecins de l’époque. Une caste typiquement royaliste jusqu’alors, un bastion traditionnel de la monarchie !
    – Dieu sait la part de vérité, Mamy ! Il faudra vérifier tout cela, ici !
    – Elle a fait ça toute seule, la divine créature ? Maidoc !
    – Dopée de zraouettes* fracassières*, dirigées sur ses médecins, venus par milliers manifester pacifiquement, en blouses blanches…
    – Ah !
    – Elle a commis des erreurs politiques et tactiques. Surtout envers son Parti et contre ceux des alliés ! En plus de la déception des électeurs et des sympathisants.
    – Mais il faut pardonner aux morts ! Toubib !
    – Toubib, comment fais-tu pour te rappeler tout ça et nous en baver, alors que ça n’intéresse pas Israël ! Moi, je veux prier pour mon pays ! Je veux chercher mes aïeux prophètes pour intercéder…Tu nous empêches d’aller les trouver. Va lui casser la gueule à ta maîtresse, et lâche-nous les sandales ! Encore que ce n’est peut être pas sa projection hologrammique à ta lubie !
    – Les basques, Dave !
    – Tu as mille fois raison Prince. Je dois la solder ! J’en garde juste le mauvais souvenir ! Elle m’a rendu malade, pire qu’un amoureux éconduit. Je Garde malgré moi, une exhalaison pérenne et mortelle ! Juste assez de haine et de tourments pour la ressusciter en 3D ! Afin de la sanctionner ! Virtuellement !
    – Par simple esprit de vengeance, tu ressusciterais les morts ? Ici aussi, tu délires, mon pote ? Se moqua David.
    – Mes amis, la haine est détestable. C’est une passion, négative, qui amoindrit, qui occupe et qui entrave la vie en lésant la personnalité. De plus elle n’est pas le moteur idéal de l’action, aussi vengeresse soit-elle.
    – Alors, il faut savoir pardonner et taire sa révolte intérieure, Mamy ?
    – Tu plaisantes Prince ? La colère est le vrai accélérateur du rétablissement de l’ordre par une meilleure justice ! Toi qui as lu Nicolas Machiavel, Prince d’Israël, tu devrais le savoir.
    – Tiens on ira le rencontrer, il va donner une conférence publique ce soir, sur Bush-Saddam et leurs impacts sur la politique mondiale…
    – Sans blagues ! Tu te moques de Maidoc. Et si c’est vrai, comment le sais-tu, Mamy ?
    – C’est intuitif David. Ici on entend tout le monde et les infos nous pénètrent pour ressurgir au besoin…
    – Madame Student, écoute-moi !
    – Méfie-toi Mam ! Il va te chanter le tube de ‘‘Aïcha’’ comme Cheb Khaled et t’envoûter pour t’entraîner, loin de moi. Reste, je suis seul !
    – David, écoute-moi !
    – Pas moi, vade retro satanas ! Je n’aime pas les plaisanteries entre hommes et enfants…
    – David, Student, pour reprendre la discussion, SVP !
    – On a toute l’éternité !
    – Pour cette question à propos de la colère et la vengeance, il y a deux situations aux vertus contraires. Pardonner quand on est faible et incapable de revanche et puis se taire. C’est une question d’impuissance ou de lâcheté, voire d’intérêts supérieurs existentiels. Ou, pardonner quand on est puissant et capable de vengeance. C’est alors une question d’élévation morale, pour l’individu et autant pour la société qui pratique cette tempérance et cette retenue dans le but non pas de sévir ou de venger, mais de rééduquer, en obtenant justice !
    – Seulement, ces deux conduites sanctionnent mal en laissant l’avantage aux coupables qui se complaisent dans l’incapacité de la morale et son hésitation à rendre le mal pour le mal.
    – Quand on sent une injustice il faut la juguler, c’est le rôle de la justice et l’essence de la suprématie du droit ! La justice doit tirer sa force et son droit de la Loi du Talion. Dit fermement David Salomon, sur un ton assuré !
    – Ce sont les sentiments de haine qui recréent les morts, Student ! Et puis, tu veux me rendre malade, à force de ne pas croire à la justesse de ma cause et de mes ressentiments.
    – Mais, il n’y a plus de cause. Plus de problèmes Doc ! Les jeux sont faits. Nous sommes dans l’Au-delà…Réveille-toi tout est fini nous sommes finis. Nous ne sommes pas de chair, nous sommes des représentations d’une autre nature, vibratoire, avec l’aspect de chair humaine. Nous sommes tous morts, réveille-toi ! N’est-ce pas, Mamy ! Étant la plus âgée, tu es la plus morte d’entre nous !
    – Arrêtez, Altesse ! Maidoc, Ok pour une âme de poète, pour la stimuler et la faire produire. Et l’on peut admettre que les ressentiments, tout comme l’amour, puissent avoir une force de vie et de mort, dans un texte, dans un rêve, mais pas pour ressusciter réellement les morts ! Elle ne te doit rien, pour être là, la vraie Baddou. Alors cesse ton bagou, mon pauvre Bassou !
    – Surtout si on est soi même mort, comme c’est leur cas, Mamy !
    – Dan !
    – A moins de pousser, toi l’artiste, dans le délire fou, le plus fou et te soustraire à la simple réalité, à la raison tout court ! Une illusion psychotique hallucinatoire…Hein Mamy, c’est ça ? Reprit Daniel dans la foulée.
    – Ta gueule, Prince ! Je la ressuscite, je l’indexe, je l’interpelle, par esprit de justice et de vengeance !
    – Goul telaêlek rechouq âliha, al afrite !
    – Mais elle n’est plus responsable de ce Ministère. Ni de quoi que ce soit ! Tout comme toi. Pourquoi veux-tu la harceler outre-tombe et dans l’Au-delà ? Tu es un enquiquineur ou un inquisiteur ?
    – Les deux ! Elle en est justifiable et justiciable !
    – Doc, tout a pété. Il n’y a plus ni santé, ni hôpitaux, ni état, ni Terre, ni mystère, ni ministère, tout est clair !
    – Haquili* ! Es-tu sûre que la mort nous délivre de nos responsabilités passées ? C’est au contraire, ici et maintenant, le meilleur audit, le tribunal le plus objectif, pour rendre justice et passer au crible les mémoires et les responsabilités, sans les interventions de l’argent ni du makhzen ou du pouvoir !
    – Mais ce n’est pas vrai ! Tu as perdu la mémoire, même ici ! Tu n’as pas recouvré ta mémoire, comme nous autres, on dirait ! Ni retrouvé tes souvenirs passés ! Tu parles de haines et de rancunes, alors que tu l’aimais cette bonne Dame.
    – Je ne peux pas m’en cacher ! Je l’appréciais ! J’avais besoin de muse ! C’est autant pour moi, ton beau témoignage.
    – Tu ne ferais pas dans l’ambivalence des fois ou dans le sado-masochisme, par hasard ? Je me souviens de ton bagout pour elle, quand je l’ai aidée pour la former pour le job afin de restructurer le Ministère où elle venait de débarquer, à la stupéfaction de tous ! On avait écrit tout un chapitre dessus dans ma « Chronique ».
    – « Ma chronique différée » !
    – Notre « Chronique, du temps qui passe »…40 chapitres dont plusieurs avortés à cause de toi, le scripteur, qui ne me donne jamais assez de temps ! Et qui refuse de me publier…
    – Si, si c’est OK ! Tu es Madame Student. Ma muse et la cousine du Général Lyautey. Moi, Je suis, moi ! Simplement…
    – ‘’ En plus beau, ce matin !’’
    – Merci, tu te rappelles de ça aussi ! À 90 berges, tu as baisé ton Alzheimer ! Excusez-moi, les enfants !
    – Mamy, c’est odieux : ce vocabulaire et inepte devant Moi ! Et puis, il dit tout ça alors que les anges d’Élohim nous surveillent et nous jugent.
    – Je ne suis pas sa censure, Little Darling !
    – Quittons-le, ce Maidoc et allons chez mes amis et fidèles sujets Israéliens ! Leurs médecins, leurs gens, ne sont pas aussi grossiers !
    – Oui, Mondoc, tu disais ?
    – Ça, tu t’en souviens, je te l’avais confié ! C’était ma petite fille, Nour, qui me m’avait dit un matin !
    – La vérité sort de la bouche des enfants, Maidoc !
    – Tiens, tu parles arabe mieux qu’avant, mon bon Prince d’Israël ?
    – Merci Mon-Doc ! Je préfère t’entendre parler ainsi.
    – Et en plus poli encore ! La monarchie te va très bien ! Tu gouvernes encore la Palestine ? Il n’y a pas eu de printemps arabe en Israël depuis ?
    – Hay! Ach had el fal a shid el machlem*? Tu te sens bien, a Sid Tbib? Divination ou diagnostic ?
    – Non, je me sens plus revigoré, plus jeune, quoique je n’aie ni montre ni miroir en face de moi, pour vérifier.
    – Je suis tes yeux, Maidoc ! Fit la Student, en oscillant lascivement le torse comme pour souligner de son corps, les sentiments et la belle phrase, qu’elle vient de m’écrire en ce jour de Résurrection ! Vous en êtes témoins, Lecteurs !
    – Sans blague ! J’ai déjà entendu ça quelque part. Mais je ne peux me raser, simplement en te regardant, ma chère. Et puis, je vois que tu es toujours flanquée du prince David-Salomon, le 60ème. Je vois là que tu traines jusqu’ici, son karma ! Est-il devenu ton garde corps ? Ou vice versa ? ! A-t-il fait un stage chez nous ?
    – Ok Maidoc, ça va ! Tu as retrouvé toutes tes facultés ! En principe, selon les Écritures Saintes, nous nous réveillons dans de beaux corps.
    – Certains dans de beaux draps ! Dommage qu’ils doivent aller en enfer…Je songe à ce tableau de Noureddine El Fidali, ‘’La faim du monde’’, représentant de dos une superbe créature, de couleur chocolat.
    – Ce n’est pas ta ministre que tu voyais dans sa tenue d’Eve sur ce tableau de l’époque, postérieure ?
    – Elle fondrait ici, si elle était vraie. Elle et ses admirateurs ! On aurait pu les épargner ces beautés ! On aurait pu reprendre les choses et ne pas les laisser se perdre dans les flammes ! Si belles, ça fait de grosses pertes, toutes ces femmes condamnées aux flammes ! Il faut réviser le statut de ces créatures de rêve et de félicité. A mon sens, il faut considérer l’admiration qui leur est vouées par leurs admirateurs et évaluer tout cet amour, physique ou platonique, comme des prières à Dieu. L’amour qu’on leur porte, ce sont des louanges indirectes et fortes au Seigneur, leur Créateur.
    – Tous ces hommes ! Toutes ces femmes ?
    – Oui ! Elles n’ont pas façonné leurs corps. Quelles que soient leurs forces, leur santé, leur esthétique et leur beauté. Il est leur auteur !
    – Passons !
    – Mais, que fait encore cette dame avec les ministres de la Santé ? et ces milliers de badauds autour d’eux ? Ettaçallout hada* ! Quelle audace ! Je vais aller les saluer et voir ce que raconte leur aguichante et pimpante nouvelle recrue ! Je vois des doyens respectables qui vont en avoir l’eau à la bouche, malgré leurs nombreux pèlerinages.
    – Non, non ! Bien sûr que c’est elle. Je la reconnaitrais entre mille ! Je ne te lâcherai pas d’une semelle, cette fois-ci, Maidoc !
    – Tu es jalouse, Mame Student ?
    – Zut, nous sommes pieds nus !
    – Pas seulement des pieds ! Tu t’es regardée…
    – Ouille ! Même pas un chandail ou une sortie de bain !
    -Même pas un slip !
    – Mamy, j’ai honte.
    – Le Prince d’Israël est nu ! Israël est défait !
    – Le toubib est nu. Il a un grand-petit machin ! (Barrez l’option inutile, Lecteur !)
    – Maidoc, ne me regarde pas ainsi, devant le Prince !
    – Ce sont mes yeux qui tombent et mes paupières qui ne veulent pas se refermer.
    – Malgré ta myasthénie ?
    – Je ne l’ai plus !
    – Il l’a 20cue ! Mam ! Tu as dit le contraire au début…
    – Quoi ??
    – Je l’ai échangée en devises !
    – Quoi ? Comment?
    – De mémoire de patron des juifs, je n’ai jamais entendu parler de ce miracle…Transformer la maladie en argent…Freud et Einstein, mes cousins, c’est zéro devant toi… Haye Maidoc, mon cher Maidoc, montre-moi comment ! A partir d’aujourd’hui, tu laisses la médecine et je te rends riche. On dribblera la mort, on fera fortune et on quittera ce camp de la Résurrection pour refaire notre commerce et notre pays, avec Jérusalem comme capitale éternelle et Al Qods comme banque centrale !

    Alaa-eddine
    Participant

    Salam les amis,

    voici pour vous le spectacle complet d’Abdelkader secteur au Marrakech du rire, pour ceux qui n’ont pas pu le regarder à la télé, ou ceux qui souhaitent le revoir 🙂

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    #206897
    DR IDRISSI MY AHMED
    Participant

    DES CADRES EN PERDITION
    AFFAIRE DES CLINIQUE S LIBÉRALES EN PARTICULIER
    ET DE LA VENTE DE LA MÉDECINE EN GENERAL…

    Détente et réflexion sur des cliniques closes
    .

    D’entrée, je lis dans l’Opinion que Voltaire le sarcastique, repris par les journaux et les médiateurs, avait dit et je m’en remémore : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrais jusqu’à la mort, pour que vous ayez le droit de le dire ». Ainsi-permit t-il, malgré son caractère canin, à JJ. Rousseau ses rêveries romantiques lacustres !
    .
    Donc laissez parler, favorisez et offrez à l’avis opposé, son existence, pour démontrer la démocratie dans les faits et dans la culture de communication de tous les jours. Sur le journal en premier, c’est l’essence des libertés que partis et citoyens défendent, chacun à sa manière pour vivre dans la dignité.
    .

    Disons d’abord ceci : Si Abbas El Fassi, en son début d’exercice dans la primature, avait déclaré en substance et fraîchement encore, que son Gouvernement appliquerait, le programme, les instructions et les volontés, de SM le Roi. Précisions et aveux, certitudes naturelles au Maroc, qui avaient fâché les plus intransigeants des démocrates, les nihilistes et les antimonarchistes, à en blasphémer la primature.
    .

    Ensuite, madame Baddou n’est pas La Santé Publique. Ça on le sait ! Elle occupe un créneau, une politique, une fonction durant un temps donné, qui finiront par passer. Malgré son travail et sa sympathie, elle a fini par irriter et lasser. Que laissera-t-elle comme casseroles au Parti de son père, en dehors des sourires et des sifflets ? Une piètre partition, une symphonie de légèretés. Sifflets….
    .

    Les Istiqlaliens dans le gouvernement actuel sont innocents de l’état avancé de détérioration dans lequel ils ont trouvé les hospices qui relèvent du Ministère de la Santé. Merci aurait dit Si Abbès ? Que Dieu lui donne la santé pour défier ses détracteurs! Par delà les fleurons des uns et des autres, il n’en demeure pas moins que la Santé présente les mêmes charges critiques, des défaillances flagrantes, pires que celles des cliniques privées que ’elle fustige et qu’elle tient mordicus à fermer de façon tyrannique.
    .
    Seulement, elle accuse fortement le secteur libéral clinique en le chargeant de façon antinomique de tous les mots et de façons multiples et contradictoires. Le devoir de contrôle et d’assainissement, le rôle réglementariste et régulateur, l’indexation médiatique (ecchouha) sans jugement autre que celui de son Département. L’incohérence de tant de fonctions zélées et leur cumul où l’on ne perçoit point la séparation des pouvoirs. Elle fait grief, inquisitionne*, perquisitionne, pénalise dans la foulée, tout en ameutant les foules, par médias interposés, avec une hâte fébrile qui glace et désarçonne. Alors que le but est d’assainir, d’encourager et de pousser vers le progrès, ce secteur libéral, dont elle ne s’occupe, aujourd’hui, que pour le stigmatiser et pénaliser. La ‘’sécuritaire’’ se serait-elle trompée de ministère ?
    .
    Navrantes les raisons que nous lisons sur la presse ! Ou dans la presse ? Attention aux doigts ! A les retenir comme parangons, on devrait fermer tous les hôpitaux du Maroc ! Justicière ou vengeresse alors ? Va savoir, quand la Santé croule sous ses propres tares, ataviques, irréductibles et ses résiliences ! Des cryptes rebelles aux réformes qui ont vu des ministres et des ministres passer, passer le rallye des échecs et des réformes avortées, et trépasser, sans amender les failles pour autant ! Faites un tour à l’hôpital, n’importe quel hôpital, et relevez ce qui ne va pas ! Alors que la maison mère des toubibs ne nous jette pas la pierre. Elle va jeter des sorts. Lol ! Feu SM le Roi Hassan II, avait rappelé un proverbe arabe dans un de ses discours. « Si ton toit est en verre ne jette pas la pierre sur le toit du voisin ».
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    Ce Département mère, n’a pas le monopole des indigences, des irrégularités et des imperfections morales ! Les cliniques non plus ! Les conseils de mise à niveau devraient se faire de façon pédagogique à l’amiable, selon un calendrier et non manu militari ! Faire retourner les chirurgiens aux primaire, pour leur mise à niveau. Sic !
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    Nos tares, ignorées hypocritement sont entrées dans nos mœurs. La société doit revoir son projet social et corriger ses tendances et se rectifier pour retrouver de meilleures valeurs. Complaisance, connivence, compromissions, concussion, corruption ? C, c , c, c’est quoi ? Qui est responsable de cette déliquescence, de cet incivisme des nôtres ? Les assujettis croulent sous le rituel de la corruption, du favoritisme et de l’injustice. Le matérialisme s’est imposé au gré de nos penchants vers l’ouverture et le passé ! Mais au lieu de voir les valeurs couronner les libertés et la démocratie, c’est le relâchement et la faillite qui se généralisent et font leur essor.
    .
    Cette question de moralité n’est pas la faiblesse de la seule Santé ! La faillite du comportement humain est pareille dans les secteurs insuffisants et vulnérables du pays. Les services administratifs et publics ont besoin de réformes capitales dans les mœurs corrompues et les conduites antisociales, souvent hostiles chez des fonctionnaires et les services. On a les lois et les hommes qu’on mérite, diriez-vous, en attendant qu’ils veuillent évoluer malgré les chapes obsolètes qui les plombent et les maintiennent colonisés dans le passé. L’homme asservi, faute de prendre conscience de ses libertés et d’en respirer les valeurs et la fierté, cherche par tous les moyens à sauver la face devant le pouvoir, pour l’amadouer, fut-ce en courbant l’échine ou en tendant la main !
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    L’impair et la partialité dans cette affaire d’incursions, quasi belliqueuses, sur les cliniques du privé est le silence complaisant sur le cas effarant des hôpitaux. Ça ne veut pas dire que c’est le paradis dans les cliniques ! Sauf que là, la Santé à brille dans la pratique du système de deux poids, deux mesures. Comme ses inspecteurs n’ont pas eu le loisir d’auditer les polycliniques de la CNSS ni les hôpitaux, publiquement du moins. Si elle inspecte en audit fermé et confidentiel ses propres hôpitaux, on ne la voit nullement évacuer les services répréhensibles et publier les défections sur le journal, ni jeter le discrédit sur telle ou telle unité de soins ! Cuisine interne, opacité, impunité et protections intimistes obligent. Chkoune li ygued ygoul foum sbaë khanez ? L’esprit de transparence ne se découvre pas dans ces réseaux hermétiques ! Discrimination immonde, diriez-vous, qui démontre que la méthode est sordide et partiale ! On vulgarise les défauts d’autrui en cachant les siens, pour se valoriser. Serait-on poussés à penser !
    .
    L’outrage commis et la perte en dignité résident dans la façon inusitée de cette campagne qui fait l’effet de tracs sionistes sur Jérusalem-Est et de rouleaux compresseurs sur un champ de mines. Avec l’usage inouï d’une violence outrancière pour mâter les impétrants. Fermez vos boîtes ! Alors que parallèlement des manquements organiques, plus terribles encore, font florès dans les hôpitaux, tout en concourant à taire leur sale réputation. Crierait le micro-trottoir. De notre part disons, que si les exceptions existent, qu’elles soient publiquement illustrées et félicitées ! L’opération sur le privé est toute autre.
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    On perçoit là, un plan machiavélique qui vient sourdre ? Une conspiration semble établie ? Non, non ! Pour sauver la réputation des siens on coule les autres. Peut-être ! Le but opaque est de liquider les cliniques libérales, de les réduire pour l’exemple, non pas pour les assainir, mais pour les abattre et dompter le secteur dans son entier. Une revanche disciplinaire ! Ne sont-elles pas les leaders d’opinion ? Les plus pugnaces dans le dialogue tarifaire de l’AMO avec des blocages devant le ministère et face à l’ANAM ? C’est ce que penserait tout médecin brimé !
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    Les médecins des cliniques, ne se sont-ils pas renfrognés, crispés, arcboutés en apprenant que dans le cadre de la mondialisation (invasive), le Ministère s’apprête à faire venir des étrangers et leur offrir d’investir dans le secteur médical privé ? Qu’ils soient médecins ou simples financiers (blanchisseurs) en quête d’opportunités. Ce, dans le cadre des amitiés et des concessions de bonne coopération avec l’UE et les States ! Le libéralisme, selon la loi de la libre concurrence et de la libre circulation, n’est-il pas d’abattre les frontières devant les hommes et le capital ? Le Maroc signataire des accords de l’OMC à Marrakech, ni frileux ni malade de son nationalisme, reste ouvert ! (Dans un sens univoque, certes, apte à subir sans complexes sa pénétration !). Pour se moderniser pardi ! Ouvert et hospitalier, malgré les réticences critiques, les ringardises régionales, haineuses et frileuses, que l’on observe encore chez des voisins, pusillanimes et trop fiers de leurs susceptibilités ! Pour eux nous sommes des soumis, qui vivent de connivences ! Il ne faut pas les croire….
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    Côté technique. Aussi pour notre part, nous ne sommes pas sûrs des conséquences utiles ou positives d’une concurrence imposée aux Marocains, contre leur gré. Pléonasme pour dire que ça ne leur plait guère aux cliniciens marocains d’être évincés d’un dialogue, d’une décision qui les concerne et qu’on ne leur demande même pas leur avis. C’est antidémocratique, même, si c’est le gouvernement qui tient l’exécutif ! Les politiques les vendent ou les soldent en fait, comme bétails et écuries, en les mettant devant le fait accompli. A moins que ce ne soit une punition collective. Il ne faut pas penser ainsi….
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    Le privé, est fautif d’avoir une opinion sur son secteur, ses droits et obligations, ses ordres, ses syndicats, son AMO et sur sa sémillante Ministre ! Les syndicalistes savent mieux le pourquoi de cette hypocrite antipathie ! Le patient marocain, sera livré seul, menotté par ses complexes, (Syndrome de Stockholm oblige !), aux investisseurs étrangers, sous couvert de professionnalisme médical. Possible !
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    On va vous concurrencer et vous appauvrir, vous casser, en important des médecins ! Parce que les marocains haïssent « les assassins en blouses blanches qui continuent d’officier en toute impunité », eux et leurs méthodes de pirates et de matérialistes, corrompus et pourris. Auquel cas on est d’accord, il faut mâter le corps médical. Elle est belle la démo-crazy …punitive ! La Justice pourtant requière de traiter cas par cas les irrégularités et de corriger par l’exemple les mauvais comportements. Ne nous emportons pas !
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    Ce ne seront certainement que des entrepreneurs financiers, férus de paradis fiscaux, en mal d’exploiter, comme couverture, l’immobilier, hôtelier et sanitaire, que sont les cliniques ! Pas certains du tout que ces éventuels néo-colonisateurs, puissent en délocalisant vers le Maroc, nous apporter quelque chose de plus dans le domaine humanitaire ou dans la solidarité. Pas sûrs qu’ils appliqueront des tarifs meilleurs ou plus bas que ceux pratiqués en raison des contraintes sociales aux médecins marocains, qui sont intimidés et résolus aux tarifs nationaux ! Pas plus et loin de là, que ces missionnaires du XXIème siècle, qui n’ont besoin que de leur carte d’identité pour venir, chez-eux, chez-nous, (tant nous sommes hospitaliers et proches de l’Europe)…Et, qu’ils puissent apporter un plus comme compétences et services, comme allégué ! Ne dites pas ça , on nous écoute !
    .
    Ce ne sont que des raisons attrape-nigauds qui sont lancées par les nôtres, (des gouggous* dans notre dialecte), pour justifier une invasion planifiée, qui table sur le partage du savoir et de la technicité ! Une science ou un savoir faire qui seraient de la part de ces médecins mercenaires ou flics infiltrés, supérieurs aux nôtres, sont des prémisses suspectes et machiavéliques. Ce sont des allégations, des illusions fantaisistes, des machinations populistes, que celles d’afficher que des privés venant d’Europe puissent faire faire des progrès à nos praticiens qui sont leurs concurrents directs. C’est antinomique, car personne ne délivre ses secrets ni ses recettes aux concurrents. Ne retenez pas ce paragraphe, c’est du n’importe quoi !
    .

    Nos cliniciens déjà installés sont détenteurs de plus de pratique et possesseurs des mêmes diplômes que leurs alter ego de l’Hexagone, obtenues haut la main, dans l’étroit quota de formation que nous permettent (ou nous opposent nos anciens colons et actuels protecteurs ! Je rappelle qu’il n’est pas facile de se former ni gratuit. Seules 5 % des places sont réservées aux étrangers de par la francophonie universelle ! Et ce, sur concours ! Pour réussir, nos lauréats doivent arracher leurs places, dans un créneau étroit, jalousement protectionniste. Ça, c’est vrai !
    .
    Revenons à notre angélique faiseuse d’anges, notre Circée de Madone. Censuré ! La revanche d’une femme contrite se découvre ici à chaud. Censuré. A côté des réussites extraordinaires de son Ministère, il y a des ratés mémorables, comme on sait les faire, pour retourner le Ciel et les électeurs contre nous ! Notre gourou, faite belle femme, veut montrer coûte que coûte son autorité et sa virilité ! Ah bon ? .
    Persévérante et tenace, sans hystérie, mais avec pugnacité et méthode, elle sait appliquer les ordres et obéir à un agenda. Fussent-ils dépassés ou dangereux pour le moment ! Il faut qu’elle allume le feu, avant de laisser couler son Titanic et partir, la tête haute, même si son Parti sombre aux élections. Est-elle à ce point contre sa famille, pour casser les Fassis ? Elle aussi ? Et vouloir impulsivement, intempestivement tempêter pour plonger le P.I. dans l’erreur et ses alliés, nouveaux ou d’occasion, dans la déconfiture ? Belle recette de marmelade politique, la veille d’un virage électoral pour une virago ? Elle sait qu’elle est une ménagère aguerrie qui ne nous ménage guère dans notre ménagerie ! Mais évitons pour elle de faire les zouaves dans son zoo ! Ça, c’et du Ninni tout réveillé..Est-ce qu’il est sorti pour dire tout ça ?
    .
    Non point diriez-vous! Ces caricatures entendues ça et là, dans les cafés qui débordent des trottoirs, ne sont ni justes ni méritées ! Notre Ministre mérite plus d’égards, sans cynisme ni plaisanteries, sans condescendance ! Elle applique la politique du Gouvernement. Point. Quiconque mis à sa place, ferait les mêmes erreurs. ( A barrer, lire : choses !)
    .
    Mais si ! L’administration nostalgique d’une époque noire, veut démontrer sa force, son activisme et sa pugnacité policière, sa vindicte pour cautériser les privés ! Une réponse populiste en écho au peuple dépité qui méjuge les cliniques qu’il fréquente aux dépens d’autres secteurs, où il ne trouve pas les mêmes égards ! May be ! Elle, la Ministre, est là pour représenter l’autorité. L’ombre de si Basri plane. Vous avez vu le spectre derrière vous ? Encore une fois, non pas pour assainir ni pénaliser, mais pour châtier et donner la frousse en exemple aux autres activistes sociaux. Il faut terrifier les velléitaires pour travailler en paix. Les révoltés ou ceux qui sont en voie de l’être doivent céder. On n’obéit pas à la rue, fut elle jonchée de blouses blanches, rougies ! Seulement cette rigidité non compliante est étonnante de la part d’un secteur, la Santé, somme toute malade, dont la schizophrénie donne des sueurs froides ! Quiconque vous dira qu’il faut balayer d’abord devant sa porte ! Sauf que, contrairement au puissant karcher, Basri, madame Baddou, n’est pas la ménagère du gouvernement ! Oh hou hou ! Hawel !
    .
    L’idée de se faire une cure de santé dans le privé, une incursion, si elle est bonne, la procédure usitée ne suit pas. La colère remonte des viscères creux comme un une indigestion. Stercoreux !
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    En conclusion, offrons un Conseil au futur Gouvernement, comprenez un conseil d’amis, si la rue et ses éructations, le laisse monter malgré ses vieillots criards et ses garnements, à deux pas des émeutes houliganes. Il faut revoir ses textes de droit avant de devenir parlementaire, pour ne pas être éconduits par le SGG ! Et au minimum être doté de son doctorat de médecine, avant d’occuper le fauteuil du Ministre de la Santé. Ah, hada jboud ! Nous sommes, ma belle lubie et inspiratrice, dans un monde de spécialistes et non plus de ricaneurs, de Fquih Tourabi tolérés, d’amateurs bien introduits ou de charlatans. Haouel ! Dernier avertissement avant la fermeture !
    .

    La complaisance envers les élus a des limites. Pour un égalitarisme réel, offrons moins de complaisances au beau sexe et aux amis ! Pour ce peuple, cherchons plus de sciences et de technicité. Il faut que les Partis en lice préparent leurs gestionnaires et ne fassent plus dans le remplissage, avec ce qu’ils ont sous la main comme adeptes et gros donateurs. Ni avec ce qui provient des suggestions empathiques des Conseillers de SM ! Le parachutage, des jeunots de la rue, pour le décor psy, comme l’intrusion, l’immixtion, l’imposition des personnalités amies, porte un nom de potes, c’est le népotisme. Ah bon ! A titre d’exemple, avec des peintres, des artistes, des hommes de théâtre ou des poètes, on peut remplir une scène, une foire, un stade, mais pas un portefeuille ministériel ! C’est magique ! Les écoles de gestion, de droit et d’économie, devraient être ouvertes à tous ceux qui, dans les rangs des Partis, aspirent pour les représenter à de hautes fonctions. Ne seraient qu’en cours du soir ! Car la politique, si elle devient une profession a besoin d’enseignement et non de slogans, de tribuns tapageurs ou de halqa ! Ache had el Waêde ?,
    .
    Toutes ces manips, ces cooptations, à l’ombre des Merlins de fortune, c’est de l’amateurisme. On paie aujourd’hui ces approximations et ces dysfonctions. Les cadres ça se prépare. Notre guide, Lui, a bien été préparé avant de devenir un chef, un Roi ! C’est un exemple à suivre ! Que les Partis politiques et les Parlements forment leurs cadres ! Et qu’on fasse confiance aux locaux, qu’on les rétribue honnêtement, avant de les critiquer, ou de casser la gueule aux jeunes et de fermer leurs boites aux aînés…Enfin un mot sensé !
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    DR IDRISSI MY AHMED
    KENITRA, LE 29 JUILLET 2011

    DR IDRISSI MY AHMED
    Participant

    TME SELLAM, T’ES OÙ MAINTENANT POUR VOTER ? EN DÉRIVE SUR UNE PATÈRE ?

    Les fils d’Oujda, de Nador, d’Al Hoceima, de Tétouan et de Tanger sont à deux pas de l’Europe. Ils tirent le Maroc vers le haut et l’Afrique avec ! Qui a écrit pour eux ? Bien des livres en fait. Mais qui songe à leurs morts ? Ce texte est dédié à l’un d’eux, Ba Sellam, qui ne pourra pas voter.

    On a écrit pour les empereurs et les princes, Machiavel, les économistes et les banquiers. Salut DSK, Ferry ! On a écrit pour les prêtres et les ministres et les communistes. Sacrés rêveurs, éternels incompris ! On a écrit pour les techniciens les médecins, les chimistes les ingénieurs et les scientifique de tous bords ! Le monde s’est enrichi de connaissances encyclopédiques qui défient tout humanisme d’exister ! Mais on apprend peu à gérer ses connaissances et à communiquer! Le savoir n’est pas le caractère ni la personnalité. Le savoir devient pouvoir et autorise rarement à communiquer ses secrets ! A moins qu’il ne les utilise pour vendre, acheter les consciences et dominer.

    La connaissance, la technique, le savoir faire deviennent ressources, commerçables aussi. A raison, certes, pour rester maître des choses, des gens et des lieux. L’accès des pays pauvres et des familles pauvres est bloqué. Les pays attardés, ayant quelques richesses exploitables en font les frais. Leurs avancées homéopathiques et en différée, se font donnant donnant, et jamais fifty fifty. Si la mondialisation donne des ailes à certains elle enlève les plumes aux autres. Ouvrant les issues aux premiers elle emprisonne les autres. Autrui est un danger ostracisé, pour sa couleur, sa religion, sa langue, ses misères son inculture !

    Ceux du Sud n’ont pas ou peu accès au Nord. Sinon dans les rêves et quelques satellites ! Voire aux rares besoins des guerres, des mines et autres travaux pénibles ! Seulement, la tentation persiste. Encore que les langues et les moyens d’accès, les langues restent pour la majorité, un frein. L’inconnu défie subjugue et repousse à la fois ! La télé, l’internet, les universités et leurs facultés ne s’ouvrent pas aux premiers venus ! Non seulement il faut bien parler la langue, ce qui est naturel, avoir les moyens ce qui est normal, mais aussi passer des concours, fortement sélectifs et discriminatoires, qui ne s’ouvrent qu’avec un quota, hyper restreint. D’où le caractère inouï de certains profs qui en reviennent. Leur morbide jalousie à s’ouvrir et communiquer avec les ‘’illettrés’’ qu’on leur confie, à leur retour ici ! Il faut croire et bien croire pour ne pas se leurrer. Un être qui communique mal, un malade, seul et/ou pauvre est incompris.

    Tu es revenu d’Allemagne, le Rifain ! Que te sert-il alors de voyager ? De savoir, de travailler, ô toi, l’Émigré ?! Tu es venu hier et aussitôt, une crise, on te transporte alors en clinique. Toujours en retard chez nous ! Celle–ci t’évacue ! Emmenez-le chez lui ! Mort ! Tu te savais malade, tu es venu faire tes adieux à ton pays, et prendre le bout de terre, qui te revient et auquel on te destine. Aujourd’hui, ou demain, parce que la morgue n’est pas ouvrable le dimanche et que les tiens ne sont pas encore arrivés au pays pour t’enterrer !

    Tu as élevé tes enfants, construit une maison, une petite fortune sinon quelques économies…une dote pour les vieux jours, un pneu de secours pour tes enfants. Voisin, tu as une résidence secondaire que tu loues en partie ! Gardiennage et rapports à la fois ! Je ne t’ai pas vu depuis un an ! Tu revenais de chez l’épicier ou de la mosquita voisine, on s’était salués ! Aujourd’hui, j’ai même oublié ton nom, Sellam !

    De quoi te rappelles-tu ? En dehors du corps délaissé, est-ce que nous aperçois maintenant de là où tu reposes ? De quoi te rappelles-tu ? De tes ultimes douleurs, de tes difficultés de vivre, de tes printemps ? Que reste-il comme joies de tes amours, comme parfums de ton bonheur ? Que reste-il de cette vigne que tu as plantée ? De ton figuier ? Cet arbre mitoyen dont je partage, les branches et le feuillage, les moustiques, les guêpes, les feuilles mortes et parfois quelques fruits ? Que reste-t-il de ton corps que la médecine allemande a été incapable d’en prolonger la vie ? Que reste-t-il du propriétaire, du gérant ou du porteur-porté, du conducteur de ce robot que fut ton corps et que l’on va enterrer !

    Une mémoire, un esprit une âme si ce n’est pas trop dire ? Veux-tu que l’on parle de ces trois réalités virtuelles ? Contrairement à l’agnostique qui me réfutera, pour parler de choses que je ne vois pas et dont il nie l’existence, je vais tenter de t‘en parler, même si tu ne m’entends plus, ou plutôt même si je ne te voies pas ! je ne parlerais pas du corps, qui dédié à la tombe, va rejoindre le chaudron de mère nature. Il alimentera, malgré soi, ou rendra au milieu ce qu’il a pris ou emprunté pour se conforter. Des vagues de virus et de microbes incorporés, des bataillons de larves et d’insectes y élèveront leurs progénitures qui iront le nettoyer…Curieux qu’il en reste des os !

    Comme je ne parlerais pas des feuilles mortes, que l’on ramasse du jardin et que vous êtes supposé enlever des rues pour qu’elles ne bouchent pas les égouts, monsieur le Président de la municipale de la ville de Kénitra ! Et vos savez que ça pue maintenant, notre ville ! Ça pue on suffoque ! Les pestilences scatologiques donnent la nausée à ses résidents et font détester la ville et ses régisseurs ! Je ne parle pas des corrompus. Je parle des rues et avenues sensu stricto. Je parle de l’atmosphère devenue irrespirable !

    Qu’est-ce qu’il y a de bien ici, pour délaisser l’Europe, l’Allemagne de Merkel, et venir y habiter ? Les racines, la proximité, une cure de nostalgie ? La vie facile ? La beauté de la ville, le climat ? Façon de parler, quand je fais allusion à notre pauvre ville ! Que serions-nous de plus que des feuilles ? Réduits à un corps en train de se déliter ? Nous sommes des composés chimiques, des éléments, capables de contribuer à reconstruire, ailleurs, des éléments sur un autre corps, des parties, ou de les remodeler et de les maintenir. Du consommable, inconsolable ! Les insectes qui vivent de ces ultimes composants et qui décomposent ces feuilles le savent-ils avant de faire à leur tour, un tour, dans les intestins des oiseaux et des bêtes qui les happent et les croquent ? Tout se recycle ou presque ! Et le hasard de la composition du milieu avec ses substances et ses êtres feront le reste. On nettoie ici dans cette vie. C’est une fonction des divers cycles vitaux de faire passer les éléments d’une classe à une autre, entre le milieu et les êtres vivants.

    Heureux qu’on enterre les morts des humains, monsieur le Président, vous qui n’arrivez pas à supprimer les nuisances ! Mais, il reste de cadavre de chat dont je vous ai parlé. Morts écrasé, à l’angle de deux artères, par un automobiliste aveugle ? Il est devenu plat on n’y reconnait à peine que la peau, assombrie et tannée par les pneus ! Le hic est que lorsque ce cadavre puait, personne n’est descendu de sa quate-quate pour le mettre dans un coin, question de pudeur, de morale, de culture ou de simple respect de la vie…Enfin, celle qu’il a perdue. Moi le premier qui vous en parle. Notre incivisme révélé par un chat. Mais ce n’est pas moi la Municipalité ni ses pouvoirs et service concédés ! Comme le dirait n’importe quel citoyen, qu’on ne respecte pas, même s’il paie des impôts !

    Et puis la municipalité n’habite pas ici ! Avez-vous dans votre des trous et des reliefs inutiles qui cassent les chaussées et les trottoirs comblés, qui repoussent les piétons sur le macadam ? Pour avoir sa place sur le trottoir, il faut être une pute, sauf leur respect, ou s’assoir au café pour scanner les gens ! Incroyable délaissement qui fait regretter à certains les colons d’autan. Ceux-là, tous secteurs confondus, ne savent pas faire leur boulot. Sans aucune marque de civilité ni de citoyenneté agissante, (pléonasme!), la ville devient, féroce, stupide, coléreuse, sale, inculte, incohérente, sans alternative de plaisance d’endroits de détente. Trottoirs et trous sont entre autres, les raisons des injures et des imprécations des électeurs. Et la ville, sa communauté est une patrie à sa façon. La désorienter et la décevoir, c’est dépiter et démotiver la communauté entière et ses électeurs, en faisant perdre sans recours des points au patriotisme comme aux partis politique et aux représentants de l’Etat ! Les trottoirs et les rues, c’est le cœur et la circulation de cet organisme urbain. Ne pas les soigner c’est faire porter l’irrespect et les injures aux régisseurs, toutes les parties confondues ! Vitrines de l’état, ce sont des marques de sous développement qui collent aux crânes des élites !

    Tu vois, le Chat et toi mon Voisin, morts ou vifs, vos corps, vos vies, n’auront servi à rien ! Ton corps n’aura servi à rien. Impropre même pour une greffe ! Ton corps n’aura surtout profité de rien ! Même d’un lieu hypothétique de détente ou de rencontre : une ville, un village que tu mérites et apprécie, après ton retour d’exil économique en Allemagne ! Je ne dis pas aimer ? Car personne n’aime cette ville. On a décomposé ce risque, il devient désuet et anachronique ! Et pire encore ce pays…Si ce n’était pour plaire au Roi, qui en cette période de printemps des pouvoir rencontre encore de l’admiration et force respect !

    Oui, je voulais parler de la chute des feuilles, du gouvernement, des partis, du parlement qui ont déconsidéré cette représentation et cette profession ! Je voulais parler des feuilles et de leur utile décomposition. Pas des sénateurs ! Ce ne sont pas des déchets les feuilles mortes, mais des composants élémentaires. Ce sont des décrets chimiques et physiques, climatiques et biologiques, qui décident de leur sort.

    Il en est de même des insectes, des moisissures et des micro-organismes qui s’en repaissent pour recycler leur corps et se multiplier. Ça, c’est la feuille de figuier, Voisin, qu’en est-il de ton corps maintenant. On ne va pas en parler. Ça ne te servirait à rien. A moins que tu ne m’entendes! Mais tu ne saurais me donner des conseils : je n’entends rien aux voix zombies de l’au-delà !

    Nous parlerons mémoire, sauf que la mienne c’est quasi fini, je ne retiens presque plus rien. La tienne c’est fini, je pense. Elle n’existe plus elle est anéantie. Celles de tes enfants, de tes voisins, de tes collègues, s’épuisent, comme un stylo chinois. Tu vivras cependant, en dehors de ton corps, dans l’intervalle de leur propre vie ! Un petit créneau, qui se souviendra même peu et rarement, de toi. Comme en souvenir de quelques bons gestes dont tu les aurais marqués…Quelques actions qui les auront concernés, intéressés ou irrités ! Tu vivras comme un souvenir dans ce qu’il leur restera eux-mêmes comme mémoire.

    Le but ce n’est pas de manger, Voisin. Même s’il est difficile, ce n’est qu’un moyen pour vivre. Le but de travailler est de gagner sa vie. Le but n’est pas de ramasser de l’argent; mais de l’utiliser. Ces constations primaires semblent renversées, paradoxales et contraires à ce qui est admis couramment. L’existence, ses valeurs, son but sont également inconnus. Elle est belle cette question. Je n’y ai jamais songé de ton vivant ! Questions qui demeurent sans réponses ni raisons cartésiennes! Je ne parle pas des réponses métaphysiques et religions. Elles sont ce qu’elles sont. On les avalise, quand on le sait, ou on les réfute, pour rester dans le questionnement. Oui, à quoi sert la vie, ici bas, sur cette terre ! Sur cette planète, dans ce pays, dans cette ville ! Avez-vous songé ou espérer vivre ailleurs ?

    Ailleurs, c’est le paradis. L’Eden que tu as cherché, TME, en allant en Europe, en, resquillant, en squattant, quitte à te noyer dans les eaux du Détroit ! Le Styx et l’Achéron des Olympiens, c’est notre Détroit de Gibraltar ! C’est mieux encore dans au-delà. L’Amérique, les States, le Canada. C’est l’indélébile idéal, l’éden espéré, dont nous formatent les livres, et les crédos fictifs, les dires et les radios. Tous sont d’accord qu’il fait mal vivre ici et qu’il faut quitter la misère et ces gens. Qu’il faut aller ailleurs à la source, aux pays des seigneurs, dans les anciennes métropoles des protecteurs et des conquérants. Exil économique, diaspora religieuse, appel surnaturel ou pour faire comme le voisin, qui est revenu fortune faite, ‘’plein de ressources et de raisons’’ !

    Vivre autrement, ailleurs ! Vivre autrement que la vie, elle-même, une autre option ! Criblée de peines et de maladies, d’indigences indécentes, qui rendent l’être inapte, infirme, impuissant, déstructuré, en perte de valeurs propres et d’image de soi, en dépression de sa propre valeur et de sa fierté devant soi! Autrement que dans ce pays, cette ville, ce globe !

    Vie et globe, extraordinaires rencontres, vies fantastiques, miracles qu’est la vie ! Et encore, on n’y a rien compris ! Au fur et à mesure l’homme dépasse son indigence ! L’homme ouvre les yeux et son intelligence se développe en faisant des progrès de jour en jour plus insolents ! L’homme reste inquiet dans ses faiblesses et son questionnement. Qu’est-ce qui maintient la vie, la crée, la menace et y met fin ? Comment et pourquoi ? Et à quelle fin tout cela ? Cette admirable éprouvette qui tournoie à une vitesse folle, et qui vogue avec son soleil dans un univers étoilé, qui s’étend sans fin…Bien sûr, ce n’est pas demain que les secrets nous seront livrés ou conquis. On partira nombreux avant et on restera sur notre faim. A moins que redevenus, des âmes, tout nous sera révélé, tout nous sera plus clair et transparent !

    Bien sûr je ne disserterais pas sur l’esprit ni sur l’âme ! Mais je me prends à penser que la mémoire, la vie, (qui restent sous la dépendance et le génie de la génétique) pourraient être en relation avec ce qu’on nomme ‘’l’esprit’’. Une synthèse, une commande chez l’homme, empreinte de ‘’conscience de soi’’, une entité, pour tout dire, qui se confond avec la personnalité, l’individu, le ‘’moi’’. L’esprit, quoique illisible et invisible, serait une émanation de quelque chose de plus éthéré et d’increvable, d’individuel mais de plus eternel, l’âme. Qui s’apparente le plus avec le vrai responsable de nous même ! Le réel moteur de la chose robotique, animale et minérale, l’homme !

    Et c’est ton esprit labile, qui fait fonctionner cette vie animale terrestre. L’esprit s’en détache à la mort. On se demande comment il colle ! L’esprit s’échappe, une fois que la mort survient. Alors, sans cette force de cohésion, l’ensemble de la commande de ce super organisme se désagrège. L’ensemble de cette immense construction de cellules, biologique et interactif, qu’est l’être vivant, s’arrête de fonctionner, cœur et cerveau, libérant tout ce qui le soude et se scinde. Tout ce qui est physique et chimique automatique chez le robot pensant, qui une fois né (et dès sa conception en fait), se répare seul, à force de consommer ce qui pousse et qui bouge, et de communiquer intimement, avec ce qu’il respire et ingère.
    C’est cette mémoire invisible, vitale, qui maintient la cohésion de l’être. Être toujours faible devant les contraintes physiques et sociales du milieu, ses nécessités vitales et individuelles. Être toujours faible devant les éléments extérieurs et ses propres structures. Celles qui composent son organisme et qui dictent ses besoins. Il est toujours faible devant ses institutions, ses instincts, sa culture, sa morale, ses nécessités et ses errements. C’est cet esprit, partie de cette âme, sa mémoire de soi-même, qui au final sera responsable de ce qu’il commet, et comment ses peurs, ses faibles libertés auront une influence sur sa vie, ses devoirs, ses droits et sur autrui.

    Vie sociale, morale, libertés, droits et démocratie, implication dans la politique-fiction, athéisme ou agnosticisme, adhésion à la religion autant de paramètres moteurs pour structurer la personne et l’enraciner dans ses convictions identitaires. Des fondamentalismes rigides aux extrémismes les plus outrés, les conditionnements dogmatiques des gouvernements et de leurs églises, interfèrent avec rigueur et sous pression pour former, diriger, planifier, moduler la bête et l’esclave. Finalement le but revient à stériliser l’individu et le formater selon un moule préconçu, adapté. Les états et les églises par la culture véhiculée dans les programmes ou prégnante dans les us et coutumes du milieu, asservissent et avilissent les personnes qu’ils sont sensés diriger et encadrer.

    Les enfants gâtés, les impénitents et les brebis galeuses vont à l’hôpital ou en prison, pour refaire leur coulage dans des moules adaptés aux normes en vigueur. Ainsi nous sommes responsables de ce que nous n’avons pas fait ! Nous-mêmes ! Notre biologie, nos instincts et notre personnalité ! L’éducation au sens large, la morale, la politesse, sont les premières constitutions qui établissent nos limites et nos droits. Ils établissent nos référentiels irrédentistes, creusent nos crédos persuasifs et les gravent pour plonger nos racines dans un continuum communautaire qui ne pardonne ni critique ni faille, encore moins la traitrise ou la félonie ! Si les laïcs et les athées se détachent librement de ces reliques et de ces contraintes religieuses et marques mystiques, dans certains pays du moins, ce n’est pas le cas pour les pays traditionalistes. C’est à croire que ce serait une marque de progrès de modernité et d’évolution que de se délester des croyances religieuses. Ou vice versa !

    C’est une impression sans certitude ni aval pour ma part. Seulement les laïcs respectent une autre morale. Celle de la dignité indue et du respect d’autrui, qui ne vont pas sans implications humanitaires, universelles. Une morale du ‘’bien gratuit’’, qui n’a pas besoin de la sanction d’un dieu ni d’une église ou de leur appréhension pour faire du bien. La charité, la solidarité n’ont pas besoin de credo pour humaniser la société. Ce n’est pas général et c’est discutable pour qui veut. Si les athées et les laïcs se détachent de la morale livresque ou biblique, c’est une évolution et un progrès à leur sens, sans doute. Cette liberté que l’individu s’octroie concède la même ampleur de libertés à autrui.

    Cette force morale spontanée est démocratique et égalitaire. Elle opère sans les contraintes des establishments religieux, des temples, des églises, des imams ou des ayatollahs. Elle est contraire le contraire du forcing des religieux. Les promesses ou les peurs des dieux, sont utilisées par les ecclésiastes, pour assoir leur pouvoir sur les fidèles assujettis et autres serviles zélateurs. L’institution religieuse persiste pour son propre compte, sa raison d’être, l’homme passe au second plan. La cause initiale est oubliée. Le pouvoir où végètent et s’enkystent les religieux, cloisonne les gens pour les maintenir comme les obligés pudiques et peureux, privés de libertés, brimés, astreints à la morale (policière). Une sorte d’inquisition en fait !

    Équation inégalitaire, perdue de vue dans l’histoire. Anachronique même, mais qui de nos jours se pratique, ici ou là, sans pudeur et sans freins. Comme si le bon dieu de la trinité ou les autres étaient différents. Les détenteurs des pouvoirs religieux se regardent en miroir, sans équivoque, parce que les contraires et les contradictions se savent et se comprennent. Chacun dans sa sphère géographique dirige les siens. Un minimum de respect, de nos jours, balise les frontières. Sauf dans les cas où des minorités, vivant sur des terres fertiles en pétrole ou en autres minerais, s’amusent à défier le pouvoir uniciste de leur communauté pour se l’attribuer afin de gérer (seuls avec le soutien de leurs amis et futurs clients de l’extérieur) qui vont exploiter pour eux les richesses tombées du sol ! La sécession n’est pas loin avec ses guerres civiles fratricides. Planifiées de loin…

    Sellam, comme toi Zahra et toi Hraga, et ces centaines de défunts chaque jour, que vous importe ce trou perdu qu’est devenue Kénikra ? Ses touristes à deux sous, ses ouvriers, ses RME et ses investisseurs ? Que vous t’importe-il, vous qui êtes à peine mort, de voter pour celui-là ou cet autre ? Que t’importe le référendum Salem, et ce qu’il octroie aux rifains et aux sahraouis comme privilèges de région et de langue ? Vous qui d’entre les premiers autochtones êtes sensés écrire différemment. Des signes curieux, une richesse du patrimoine, le tifinagh, qui ressemble à l’égyptien et aux hiéroglyphes ! Que t’importe la révision de la constitution, la réforme de la monarchie ou le reste du royaume ? Que t’importent maintenant Le Caire, ses pharaons et son Nil, que t’importent Tunis et sa Zitouna, Saleh et la reine de Saba, Damas et son cynique tyran ? Pour toi, le Printemps Arabe est un eternel hiver ! C’est vrai qu’on n’est pas très arabes et c’est pourquoi on a évité le pire, le chaos de justesse ! Nous sommes l’exception africaine ! Une île de fraicheur dans cette marmite qui flambe ! Pour les certains du moins, les perpétuels miraculés.

    Que t’importe Sellam, le sanglant tsunami sémite ? L’abattoir, l’autel, où Sion en vengeur de l’holocauste, vaporisera des âmes sémitiques, pour plaire au Seigneur et avancer Sa victoire et Son trône ? Si l’Apocalypse survient ce sera grâce aux activistes, aux activateurs extrémistes d’Israël et d’Amérique. Ça te profitera, mortel, tu ne resteras pas longtemps dans ta tombe en train de souffrir le néant et l’ennui. Tu ressusciteras plus vite. Résurrection rapide garantie pour le Jugement Dernier. Alors patience, fait un vœu, pour que ça éclate vite et tu seras réincarné avec les fanatiques des premières loges !
    Que t’importent Arafat, Saddam, Ben Laden, et comment ils sont morts ou été tués ! Que t’importent le Pape, Obama et Sarko, et comment ils gèrent la planète et ses hommes ! Que t’importe qui sera au gouvernement futur et sera comptable et responsable de la conduite des hommes !

    Que t’importe si le prochain ministre de la santé, soit une femme ! Une autre sémillante avocate ! Et si elle fera, sans répit ni respect, la chasse aux blouses blanches ! Et que faute de démissionner, elle restera ostentatoire encore aux affres des affaires ! Que t’importe Macchabé si les nouveaux ministres répareront les dols de leurs tristes prédécesseurs ! Les Humiliations subies par tous les stéthoscopes de la terre resteront un précédent incompressible ! Imputrescible, comme une haine atavique vitale, une marque d’irrespect au fer, que les générations future sauront hériter et transmettre ! Que t’importent les élections de l’Ordre, le service de cardio d’Avicenne, la énième chambre ou celles de ta commune ? Que t’importe si les hommes que tu choisis, vivants, soient déjà morts, qu’ils changent de sexe, de partis ou de programme encore, au gr des vents, pour vendre leurs voix, les tiennes, aux amis du surhomme ?

    Que t’importent Marrakech, Sodome et Gomorrhe ? Ses touristes, ses cafés et ses bars, ses hôtels, ses palmiers, ses serpents et ses singes d’une autre ère ! Que t’importe le sida, offert en cadeau aux enfants des hommes ? Que t’importe-t-il si des ministres étrangers ou des moins que rien d’ici ou d’ailleurs, débarqués des nues, comme des dieux, violent ce que tu as de plus cher, que la vie, le sable ou la terre ?

    Ô mortel, le bal des anges, la danse des cieux, la hadra de l’Olympe, son opéra de harpes et ses rires, ses nuages et ses tonnerres, t’importent si peu !

    Esprit en débâcle, esprit détaché de tout, va ! Tu n’as rien perdu, car il ne reste que les restes ! Rien qui ne soit plus cher que l’honneur que les restants ont perdu ! Ton corps repose là où il est, pour le rendre à la nature le recycler…Mais, toi tu t’es élevé, comme espéré, par delà les étoiles et la Lune ! Tu perçois le règne de Dieu, en partie certes ! Il est des étoiles qui sont mortes, leurs planètes et leurs êtres avec. Que resterait-t-il d’elles, si Dieu ne leur prêtait pas un bout de son âme ? Des trous noirs ? Des trous dans cet univers, vieux de milliards d’années, qu’on n’aperçoit que maintenant de la Terre ! Des vides négatifs, avides, qui avalent n’importe quoi pour le faire disparaitre et espérer renaître ! Tu vois le règne de Dieu, entre l’infiniment petit, les éléments subatomiques et grandes constellations. Tu l’admires ! Admirer de l’amour, l’essence de la piété et de la prière. Dieu n’a pas besoin de nos flexions, brutes, mais de notre admiration et de nos louanges peut-être, comme marque de respect et d’amour !

    Tu vois le règne de Dieu, alors que les restes de ton corps, ce bâtard dont chacun est jaloux, gisent sous terre ! Pourtant, tu n’entends rien, tu ne comprenais rien avant comme maintenant, si ce n’est pire ! Si tu m’entends et que tu voies mieux l’univers, sache que je ne t’entends point et que c’est dommage. Mais fais gaffe ne vient pas me hanter ! Ni, comme un spectre peupler mes cauchemars ou me donner des ‘’roueyates’’ yacyniques ! Ces visions mystico-religieuses, que je ne saurais utiliser pour exorciser le milieu !

    Là dans ton ‘’non-être’’, tu…, mais qui, que représente encore ce ‘’tu’’, ce Toi, ton ego et ton moi, cette Personne enfin que j’ai connue ? Là, tu as disparu, anéanti, il y a pour toi, comme un chaos ! Et pourtant tu étais là, tu as existé…Faut-il te remplacer par ce qui reste de tes œuvres, par de simples souvenirs ? Infimes et parcellaires, tant il est vrai et général, que tout est fragile et labile. On l’a fait, sans en avoir le choix !

    Ou même mieux, tu subsisterais quelque part ! Quelque chose de ce toi qui fut, de ‘’Toi’’? Maintenant que tu es ailleurs, là ou les lois physiques que l’on connait ne percent pas, garde-tu, es-tu un ‘’encore-quelque-chose’’? Là, dans ton trou noir, tu n’entends plus rien ? Dis ! Sens-tu les quelques pensées que l’on dirige vers toi ? Ce qui reste de toi, en dehors ces chairs en haillons, sentent-elles les anges et comprennent-elles leurs ordres ? Une communication entre inconnus ? Ou quelque chose du genre. Sens-tu la tristesse, le deuil, les pensées et la perte de ceux qui t’ont aimé et qui se trouvent devant ‘’rien’’ ?

    Non, tu es encore parti ! Toi le RME, pour aller trimer ! Toi le fugitif, l’explorateur, l’aventurier, l’exilé économique. Tu as laissé les tiens, par dépit, par défi, pour leur amour, pour aller ailleurs ! Sans cœur et même sans corps. C’est vrai que tu as été opéré et même enterré ! Tu t’es souvent sacrifié, vas-tu renaitre comme un phénix ?

    Tu as senti un appel, une nécessité, un devoir. Tu as défié l’ignorance pour aller vers la connaissance, la technologie et les sciences. Pas toujours dans cet ordre, car c’est dans le vignoble, le bâtiment, les mines ou les champs que tu as terminé ta carrière. Seuls les hommes peuvent se reconvertir et leur intelligence est là pour le dire ! Untel voulait être chercheur, il a terminé dans les bars ou la chaussure ! En train de cirer les pompes ou de ramasser les ordures. Et pourtant ce sont des sociétés étrangères de renom qui viennent ici se sucrer en ramassant les nôtres de ménagères ! Par nous-mêmes, il vrai, ils ne donnent que des ordres pour tirer des bénéfices. Les nôtres sont nuls, ils ne le savent pas ! Il n’y a pas de sots métiers, mais que de sottes gens ! Au point qu’il fut vrai que les communistes, communauté égalitaire exemplaire, payaient au même tarif le chirurgien, le pompiste, le militaire, le fonctionnaire ! L’autre, comme couturière, a estompé sa carrière. On les voit quels que soient leurs pays d’origine et leurs continents, sauter la barrière des espèces et aller vers les blonds. DSK se voit maintenant au tribunal, à force de tourner entre les pattes d’une femme d’étage, venue de nulle part, en Guinée ! Retournement de destins : on ne sait plus qui est la victime ! Passons !

    Tu as défié l’angoisse, la peur et les vagues. La solitude, le froid et la faim. Resquilleur, tu as défié le danger et la haine, le mépris, l’insolence, l’exploitation et ses risques. Tu as squatté, frôlé la pègre. Tu as défié les éléments dès le départ. Laissant ton village inculte et asséché, tu as mendié autour de toi et emprunté pour un passeport, un visa, un ticket. Ou comme des milliers d’autres irréguliers, tu as emprunté les patères. Ces frêles esquilles, pour traverser le bras d’océan et de méditerranée ? Le bras d’honneur ! La peur au ventre, si tu as échappé aux requins et au naufrage, tu ne savais pas si tu allais dribler les gardes espagnols et filer de leurs pièges. Pour aller où et vers quelles dérives ?

    Le terrain n’est jamais balisé ! Exilé ou émigré, tu es revenu, ici, pour partir. Tu es là depuis trente jours. Tu ne sors pas de ton lit. Les tiens ne sont pas avec toi. Tu es seul. Tu refuses de voir le médecin. Tu veux partir. Partir sans espoir de retour ? Le ver une fois devenu papillon ne revient pas à sa forme première et ne s’y reconnaitrait pas. Tu vas, quelle que soit la nature de ce que tu avais en plus du corps, errer ou fuser, te ranger ou émaner, là où ton chemin est inconnu. Tu vas l’explorer quasiment le premier, puisque rien n’a filtré de tes prédécesseurs ni des conquêtes des premiers hommes qui sont morts ! Connais-tu tes premiers ancêtres ? Les premiers qui ont peuplé l’espace et qui de leur espèce, discutable, ont peuplé la terre. Les reconnaitrais-tu, là où tu es en ce moment ? Arrêtons les questions sibyllines et de fiction. Celles qui demeureront sans réponse à ces vers que nous sommes et que seuls les papillons sauront. Curieux ton nom, il signifie la paix. Paix, à ton âme, Sellam !

    Dr Idrissi My Ahmed
    Le 21 juin 2011
    Texte adressé en primeur avant correction sur : http://www.oujdacity.net

    DR IDRISSI MY AHMED
    Participant

    DES MOTS LÉGERS POUR DIRE DES MAUX LOURDS

    SÉQUENCES MÉDICALES GÉNIALES
    UN CLICHÉ LOCAL SUR KENITRA

    JE SUIS UN NATIONALISTE DE MA VILLE :
    CELLE OU JE LOGE !

    QUELS QUE SOIENT MA RACE, MON TRAVAIL
    MA TRIBU, MON CLAN MON CHEF OU MA RELIGION !
    VOICI UNE IMAGE DE MON PAYS
    KENITRA ET RÉGIONS

    BLAGUE A PART, Ô CITÉS DE LA CIVILISATION,
    A FEZ, CASA, RABAT, MARRAKECH, AGADIR OU OUJDA !
    AVONS-NOUS LES MÊMES PROBLÈMES,
    DANS NOS RUES ET NOS ARTÈRES ?

    JE NE PARLE NI DE LA MYASTHÉNIE GRAVE
    NI DES TAXES VINDICATIVES SUR LES SOINS
    OU DE LA TAXES DE DOUANE SUR LES MÉDICAMENTS
    JE NE PARLE PAS DU SUCRE OU DU CHOLESTÉROL
    QUI FONT LEURS BOULOTS DE DÉMENTS.

    JE NE PARLE PAS DES SIT-IN
    JEUNES MARCHEURS EN RUPTURE DE BAN
    VOUS AVEZ REJOINS, SANS LE COMPRENDRE,
    LES AGITATEURS ET LES PROS DES SYNDICATS !
    ON VOUS A ENTENDU DE LA HAUT ! Ô MERVEILLE !
    POUR LA PATRIE PACIFIQUE, C’EST UNE PROUESSE
    ET LA VICTOIRE D’UNE CAUSE, POUR LE BIEN !

    JE NE PARLE PAS, JE NE PARLERAI PAS
    DES MARCHES INLASSABLES A LA MODE ARABE
    OU DE LA REFORME MAURESQUE DE LA CONSTITUTION
    MAIS DE CES INCAPABLES

    CEUX QUI SE SONT VAUTRÉS DANS LE POUVOIR
    ET LA RAPINE OUBLIANT LE MACADAM, SES RAVINES,
    SES TRANCHÉES ET SES TROUS NOIRS !
    MAIS, C’EST VRAI QU’IL Y A DES TRAVAUX !

    JE NE PARLE NI DES ÉCOLES NI DU POUVOIR CENTRAL,
    NI DU COSMOS OU DE LA LÉGISLATION DE DIEU
    NI DE LA SANTÉ QUI RÂLE OU DES TRIBUNAUX EN GRÈVE.
    ENCORE MOINS DE LA RÉGIONALISATION
    JE LAISSE CELA AUX PLUS COMPÉTENTS
    ET A CEUX QUI ONT QUELQUES INTÉRÊTS LA DEDANS
    OU UNE ORDONNANCE DIVINE SUR LA CRÉATION !

    JE NE PARLE NI DES FINANCES NI DE L’ENSEIGNEMENT,
    NI DES COMMUNES SAIGNÉES AU NOIR A BLANC.
    PAR LES COMPÉTENCES LIMITES, LES NULS,
    OU LES CHÔMAGES INCESSANTS, LES GRÈVES,
    MAIS, QUI EN SONT UNE SOBRE ILLUSTRATION
    ET QUE TU DÉCRIES ET DÉNONCES, MAINTENANT.

    JE PARLE AU FUTUR, DU PASSE DÉCOMPOSÉ.
    DE NOS JEUNES, OUBLIÉS, JADIS ÉCRASÉS !,
    JE PARLE DES ÉLUS PASSÉS AUX LOURDS PASSIFS,
    DE CES VIEUX ET FUNESTE FÊTARDS, ÉTEINTS EN RETARD!
    DE CEUX QUI SONT HEUREUSEMENT, DÉFUNTS.

    ET DE CEUX LAISSES EN COURSE ET INFLUENTS,
    DANS LES SORDIDES BLANCHIMENTS, DIT-ON !
    MAIS DIS, CE SONT EUX QUI FONT QUE CA BOUGE
    ET TRAVAILLE SUR LES CHANTIERS ET LES CHAMPS

    EN TROMPANT, EN COMPLOTANT, EN ÉCARTANT,
    EN MENAÇANT, EN FAISANT MINE DE DÉMOCRATIE
    ET D’ÉLECTIONS, EN AGUICHANT, EN CHANTANT,
    POUR LA RIME, EN ROMPANT LE PLUS SOUVENT,
    EN TRUQUANT LES CHIFFRES, SAVAMMENT,
    PENDANT DES DÉCENNIES OUVERTEMENT !

    JE PARLE DE NOS MOTS,
    DU PASSÉ ET NON DE L’AVENIR OU DU PRÉSENT
    JE NE PARLE QU’A DEMI-MAUX ÉTALÉS
    DE NOS ACTUELS ET ILLUSTRES GESTIONNAIRES,
    ÉCRASÉS PAR LES RETARDS, LA MALÉDICTION
    LES MALFAÇONS ANTÉRIEURES,
    JE DIS CELA POUR LES DÉDOUANER,
    EN PARTIE, MAIS HONNÊTEMENT !

    JE VAIS ME FAIRE HAÏR BÊTEMENT !
    PAR LES MORTS ? JE LE DIS ÉPERDUMENT !
    OU DE LEURS PETITS COMPÈRES,
    QUI SONT EN TRAIN DE TRAMER DANS LES SALONS
    OU SUR QUELQUES JOURNAUX D’OPINION !

    LIBRES ET INFLUENTS POUR CONSPIRER
    CONSPUER, CONTRE LE PROGRÈS ET L’ÉVOLUTION…
    ET RENIER CE QUI A ÉTÉ FAIT, POUR DE VRAI,
    QUOIQUE À DEMI OU PLUS SOBREMENT!

    SOBRIQUETS ET MARTYRS SUR LES PLANCHES
    POUR DES MANIPULATEURS DE PANTINS !
    MAIS ILS ONT RAISON DE DIRE LEUR OPINION.

    ILS ONT TRAHI, LE ROI ET SES ANCÊTRES NOS SULTANS
    POUR RESTER MAÎTRES DES RETARDS ET MALFAÇONS
    LES MAÎTRES DE CÉANS DE NOS DESTINS ET NOS CORPS
    DE NOS LOIS, DE NOTRE CULTURE, DE NOS TERRES,
    ET DE LEURS FÉODALES HABITUDES
    DANS NOS ADMINISTRATIONS.

    LES MAÎTRES DE NOS VALEURS,
    LES BONNES COMME LES PIRES,
    DE NOTRE CARACTÈRE OU DE NOS HUMEURS !
    OUI, OUI, ON EN A DE BONNES, HEUREUSEMENT !

    ET L’ON COMPREND, HÉ LECTEUR, ÉLECTEUR,
    QUE L’ON CHOIT DANS LES RUES, EN MARCHANT
    JE PARLE SANS CODE, OUVERTEMENT, VRAIMENT !
    SONGE À T’INSCRIRE AFIN DE VOTER POUR LE MOMENT
    AFIN DE CRIER A BON ESCIENT, LÉGALEMENT,

    JE SUIS TOMBÉ AVANT HIER EN ALLANT AU BOULOT
    MA RUE EST PLEINE DE TROUS QU’ON LA CROIRAIT
    AVOIR SUBI DE KADHAFI OU DE L’OTAN
    PLUSIEURS SÉRIES DE BOMBARDEMENTS

    C’EST POUR CELA QUE SES HABITANTS APPELLENT
    KENITRA, KÉNITROUS, LA VILLE DORTOIR
    DEVENUE DÉPOTOIR AUX MILLE TROUS ET RELENTS
    PARCE QUE OUBLIÉE DE L’ÉTAT ? OU QUE NON ?

    OU, QU’ELLE LOGE DAN SA BOUCLE DU SEBOU,
    UNE IMMENSE PRISON, CÉLÈBRE POURS SES RÉSIDENTS,
    SINISTRE POUR LES BAVARDS ET LES IMPÉNITENTS ?

    OU QU’ELLE SOIT DEVENUE UNE VILE SANS ÂME ?
    UNE VILLE SANS CULTURE, SANS CIEL ET SANS RUES
    UNE VILLE SANS ESPOIRS NI RAISON, TRISTE,
    UNE VILLE DORTOIR CARBONISÉE OÙ IL FAIT GRIS

    NON, D’AUCUNE MANIÈRE, ELLE EST VERTE,
    ELLE SENT LA FORET MAAMORA, LE SABLE ET LA MER
    ELLE EST KÉNITROU, POUR LES INTIMES, SIMPLEMENT !

    POUR SES PIÈGES A BADAUDS ET SES HÈRES
    SES TROTTOIRS MAL FAMÉS, SATURÉS D’ÉLÉMENTS,
    SES CROISEMENTS, HOSPICE POUR LES HANDICAPÉS
    QUI ‘’TRAVAILLENT COMME MENDIANTS’’
    C’EST POUR CELA QU’ON L’AIME ÉNORMÉMENT !

    ET SES RUES AUX VENTRES BÉANTS
    ACCOUCHANT DE MILLE ODEURS ET NUISANCES
    A SOUILLER LE CIEL ET POURRIR L’OCÉAN
    C’EST POUR CELA QU’ON L’AIME ÉNORMÉMENT !

    MADAME, NOTRE BELLE ET SÉMILLANTE MINISTRE,
    QUE DIEU VOUS GARDE POUR VOS ENFANTS !
    FAITES QUELQUE CHOSE POUR NOUS, EN PARTANT !
    POUR CETTE VILLE DEVENUE DE SINISTRE RÉPUTATION
    C’EST POUR CELA QU’ON L’AIME ÉNORMÉMENT !

    JE NE PARLE PAS DES INSECTES UNIQUEMENT !
    JE PARLE DES ANOPHÈLES, SANS TRAITEMENTS.
    DITES-LEUR D’ÉPANDRE LES INSECTICIDES SUFFISAMMENT

    AVEC CES CHANGEMENTS DE TEMPS
    CHAQUE JOUR C’EST CINQ SAISONS,
    A DORMIR AU FRIGO OU SE REFUGIER AU PARLEMENT !

    UN AUTRE DÉFI A LA NATURE, LITTÉRALEMENT CONSPUÉS
    CES SÉNATS RONFLANTS QUI SOMMEILLENT !
    AVEC LEURS AVATARS AUX RETRAITES DORÉES, UNE PÂTURE !
    DES OMBRES SUR FOND GLAUQUE, DES SPECTRES VIVANTS
    DÉPUTÉS INUTILES QU’ÊTRE PRÉSENTS LES DÉRANGE :
    UNE CATASTROPHE A FAIRE PÂLIR LES ÉLÉMENTS.

    JE PARLE DE VOS POUMONS, LECTEURS INCONSTANTS.
    ET A VOUS DOCTEURS, CITOYENS PAR MOMENT !
    VOUS QUI AVEZ OSÉ PARLER DES INSANITÉS
    SOUS LA POIGNE, POLIMENT, EN MARCHANT
    SUR LA SANTÉ, POUR MIEUX SOIGNER CALMEMENT !

    DR IDRISSI MY AHMED, KENITRA, LE 29 MAI 2011

    #206872
    solare
    Membre

    Bonjour à tous les gens d’Oujda, 😛
    je m’appelle chaachoue ahmed,d’origine Meknès. jai 45 ans et père de 2 fils.
    je suis à la recherche d’un ami oujdi qui m’est particulièrement cher et qui s’appelle Hammouti abdelkader(si je me souviens bien, son frère ainé à l’époque travaillait à l’hôtel mamounia à Marrakech, comme directeur adjoint) .Nous avons perdu contact entre nous depuis plus de 25 années, dans des circonstances difficiles. 🙁
    En fait, notre histoire remonte à 1985-1986, quand nous étions encore des étudiants au cours préparatoires pour l’admission à l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en suisse.Hélas,le destin avait voulu changer le cours des choses et j’étais contraint ;pour des raisons purement financières( il me fallait 70 000 dh pour la carte de séjour); de revenir au Maroc pour un nouvel chemin dans la vie.
    Dans ces derniers temps,j’ai été sur place à Oujda mais le nom de hammouti semble appartenir à énormément de familles, ce qui ma compliqué d’avantage la recherche.
    Donc, après toutes ces années et à travers votre forum, je conjure toute personne connaissant mon ami de me renseigner sur lui.
    merci d’avance.

    #206858

    Sujet: Le mythe Ben Laden

    dans le forum Débats
    DR IDRISSI MY AHMED
    Participant

    Le mythe Ben Laden
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    Obama, aux anges, à Fort Campbell, dans le Kentucky, reçoit les GI du commando Navy Seals qui ont participé au raid d’Abbottabad, pour déloger Ben Laden de la villa pakistanaise où il gitait depuis 7 ans, dit-on ! Mais cela n’enlève rien à un sentiment souvent partagé et dubitatifs de trahisons, de fausseté, de fausse vérités et de conspirations. Une paranoïa de complotites et de machinations qui fait école !
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    Questions et mensonges ou manipulations et incompréhensions ? Je veux bien croire au mythe et en comprendre la légende. On fabrique un héros ou un truand, on le médiatise, on le politise, on le mondialise. On en fait des livres, des films, une épopée en série, une idéologie, , un conflit. Et pour finir une légende qui complaît et qui reste telle une enluminure emblème d’un grand destin. Sinon, un monstre une allégorie pour faire peur aux enfants ! Mais, il n’est facile d’enterrer les mythes fondateurs, ils sont la civilisation ou ce qu’il en reste. Spartacus, Géronimo et des centaines d’autres sont désormais dans le firmament.
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    OK, assertion banale, mais que l’on a tendance à oublier tant elle est massive et injuste : la vie est un struggle où les plus puissants dominent la terre. Statu quo difficile à changer aussi ! Tous les ‘’ismes’’ politiques ont tenté de le faire sans succès. Exploitation, arrogance, permissivité impunité et tortures restent les’’ privilèges’’ de ces castes qui se partagent le pouvoir terrestre. Mais, quand la forfanterie issue de ces sphères, tente de démocratiser l’info, pour justifier ses frasques bellicistes et qu’elle agite un fantôme de plus, c’est le comble de l’ineptie et de l’indécence. Si on prend les gens pour des imbéciles, ce n’est pas la peine de le leur dire ! Mais, si c’est un plaisir de plus, pourquoi s’empêcher de se l’offrir ?!
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    La fin de Bel Laden ! Le filon Ben Laden, le vieil acteur d’une série interminable, a vécu la fin de sa saga. Des Twins aux filiales qui ont emprunté son label en délocalisant ses franchises, les péripéties où on l’a invoqué, vont le rendre increvable, sans lui payer de royalties ! Mais, voilà qu’une mise en scène, digne en apparence d’Hollywood, se termine en queue de radis. Il manque à l’affiche la tête du principal acteur. Ou, est-ce la version choc, d’un type Hitchcockien, récent. Alfred relevé de son sépulcre crie à la manip ! La presse va titrer, un acteur qui a joué sur les planches durant 20 ans, s’est évaporé, sans sosie ni doublures ! Et cela, en pleine action. Les acteurs qui l’ont délogé l’ont gommé du générique ! Mais, quel film a-t-on visionné au cabinet de crise d’Obama et de Mme Clinton ? On voyait la bellissime grande dame, ahurie sur la photo, si étonnée, à croire la version officielle. Était-ce vraiment la descente du commando, CIA et GI- de fiction, qu’ils regardaient à l’ouvrage, on-live, extemporanément ? Ou un autre épisode d’une série oc-culte !
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    Photos horribles insoutenables ? Pourquoi Saddam et sa pendaison publique nous a-t-elle été livrée par le bienséant Mister Bush ? N’était-ce pas horrible ce jour de l’Aïd, que cet acte surmédiatisé offert à la vindicte planétaire, aux fins d’humilier, tous les musulmans de la terre, par l’inénarrable GWB ! Ben Laden a été tué parce qu’il a essayé, de se défendre, son fils et sa femme aussi. Il a été enterré en mer, selon le rite musulman. Curieux comment l’Amérique connait si bien l’Islam et en promotionne les rites en pleine mer ! Ça doit faire rigoler ses requins et les autres poissons, immergés de nature !
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    Dépassant la version des  » noyeurs de cadavre en mer, » ils auraient pu l’égorger le Ben Laden, pour faire plus de sang et plus de cinéma ! Du sang et de la fête pour tous les ‘’yeuteurs’’ de la terre ! Alors, plus de gladiateurs pours les nouveaux Césars ? Fussent-ils juifs ou d’un beau brun? Rome est-elle morte en Amérique ?
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    Imbroglio autour de l’immersion. Toujours selon le  » rite musulman, tel que pratiqué par les ‘’noyeurs’’, liquidateurs, effaceurs de Bel Laden. On aurait pu nous offrir un plus ! Comme pour la ‘’fête du mouton’’, selon le rite allégué. Mettre le moribond sur un autel, plus hébraïque encore, nous montrer les tremblements de la victime expiatoire, le bonhomme le plus détesté de l’Amérique ! Et récolter son ADN pour l’identifier, ou sa semence pour le pérenniser, parce que les morts violents, ça éjacule, curieusement ! Allez, dites plutôt qu’on l’a immergé, selon  » le rire musulman ! Une autre façon de noyer le poisson. Une manière de le baptiser pour l’au-delà, afin d’atteindre les profondeurs du rire et du dénigrement ! Mais, là on badine avec le bon Dieu en se moquant de tous les hommes de la terre, les athées y compris ! Les metteurs en scène américains ont préféré alimenter les poissons et le doute ! On se moque de qui ?
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    A part la tête, bien grosse et celle peinturlurée du Web, pas une fois la tête de ce bonhomme n’est apparue sur le Net. A contrario, ce richard, devenu fellaga et vicaire à la fois, a souvent donné de la voix. On a trop surfé sur ses prétendus messages. Des discours inventés, au besoin, des justificatifs de la politique américaine, lancés pour servir la presse à partir du stand d‘Al Jazeera ! On n’a jamais demandé à Al Jazzera qui lui fournissait les discours enregistrés du renégat, pour le pister! On n’a rien fait, par éthique. Rien fait pour montrer mort ce vieillard ou mourant de ses blessures ! Non ce serait odieux pour les yeux qui ont vu les Twins éclater et s’affaisser. Lui qui a peut-être disparu depuis plus 10 ans, en laissant un fond de commerce machiavélique. On n ‘a pas cessé de lire de fausses déclarations, mises sous son compte, sur la chaine d’une Jazzera, achetée ou complice de mal-informations. Assez pour usurper et grossir la vindicte internationalisée et permettre à des actes autonomes se produire, sans rendre compte aucun !
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    Voilà un moribond, qui depuis 12 ans ou plus est sous épuration pour insuffisance rénale et qui continue de défier les plus grandes puissances mondiales…S’il était resté vivant, on l’aurait maintenu ‘’sous perfusion médiatique‘’ pour servir la cause antiterroriste américaine…Et s’il était déjà liquidé, après Bora Bora, son image, son avatar étaient bien en service encore pour justifier la campagne américaine, la mission occidentale anti intégriste et antiterroriste! Le spectre représentait un symbole, une cible de référence, une idéologie à combattre, une tête d’identification et de reconnaissance hirsute, facile à mettre comme enseigne à cette nébuleuse effroyable et terrifiante, à ce fantôme, qu’on a plus ou moins créé à partir de rien. On l’aura par machiavélisme laissé prendre forme, pour faire peur aux gens et justifier toutes les invasions. Justifier, tous les impérialismes et ses vices et vicissitudes, tous les fascismes, tous les totalitarismes ressuscités ou consolidés pour contrer ce fanatisme combattant, taxé d’extrémisme…Justifier partout toutes les hostilités que le monde dominateur et civilisé oppose aux guerres dépitées, sales et barbares. La suprématie de l’Amérique et de l’Occident, leurs places inéluctables et invincibles sont à ce prix ! Le pétrole et Israël, entre autres, sont les cases d’un jeu d’échec où la prééminence de l’Amérique est la pièce maîtresse du puzzle, pour tous les événements qu’elle commet et prépare, pour gagner et garder sa place dominatrice dans le monde.
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    Le chef d’al-Qaida a été liquidé par les forces spéciales américaines. OK ! Les Navy Seals l’ont abattu d’une balle en pleine tête et puis d’une autre au dos. Bravo ! Oui, son visage aura été trop amoché. On ne voulait pas effrayer le monde ni irriter les bons musulmans. Pourquoi et quand les musulmans auraient-ils été tous d’accord avec le mercenaire américain devenu subitement son félon ? Pourquoi seraient-ils heureux de ce qu’on lui impute d’avoir causé de nuisible en Amérique ?

    Ou, par dérive et entremise de sa Qaeda, au reste du monde, et que rien n’assure pour véridique aujourd’hui ? Depuis quand le monde a-t-il peur des horreurs, avec ces millions de morts tués sur tous les fronts, asiatiques et européens, lors des guerres, européennes, coloniales ou d’expansion, lors de ces guerres imposées aux uns et aux autres ? Les gens ne sont-ils pas vaccinés et plus avachis que jamais, pour supporter le regard pétrifié d’un ‘’monstre qui aurait tellement fait mal à la pauvre Amérique’’! Avec tellement de films d’horreurs, qu’est-ce qu’on ne peut pas supporter comme images de cinéma ! Et ces généraux et présidents, lynchés, pendus, descendus de leurs avions, ces fosses communes de Kosovars, ces masses d’Africains noyés dans les lacs, ces milliers de morts, tués sur tous les fronts. Non monsieur Obama, nous avons tellement vus de crimes à Gaza, en Palestine, dans les écoles et même en Amérique et encore pas loin de Marrakech, que la vraie tête de Oussama, ou des ses acolytes, directs ou par Internet, ne nous auraient guère émus. Et cela quelle que soit sa part de vengeance, dans les crimes que lui impute l’Amérique !
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    L’Exécution de Ben Laden disqualifie les Etats-Unis. Assassinat ou exécution légitime ? Avait-on le droit de le tuer ? Non, même Ben Laden aurait mérité, mort ou vif, un jugement international, à l’instar des nazis, et que les siens en fassent leur deuil. Et qu’il ait une sépulture à la mesure de notre humanité moderne retrouvée. En théorie didactique du moins ! Pourquoi faire disparaitre son corps. Cet acte effacera-t-il la Qaeda ? On a prétendu que ce geste de commisération a été cogité pour éviter de sanctuariser le Ben Laden. De lui faire faire des adeptes et des émules au héros si maladroitement martyrisé ! Devenue subitement si pusillanime, de quoi a peur l’immense et belle Amérique ? Ben Laden, s’il avait une tombe n’aurait guère été reconnu comme une légende, ni été sanctifié comme un Pape, pour devenir un Saint demain. Encore moins, comme un leader, digne de ce nom. Vous avez tellement assombri son image, vérité ou montage, depuis tout ce temps !
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    Ce que personne ne blaire, c’est l’image que l’Amérique donne d’elle-même à travers le monde à force d’injustices, de fausse démocratie, d’amalgames et de manigances, sales collées sur le dos d’un zouave poussé à la réclusion et à la religiosité ! Un gars made in USA, qui a mal servi sa mère l’Amérique, et qui aura par trop servi à sa cause impérialiste. C’est une affaire interne de mafia, où l’un des agents aura mal tourné, un point c’est tout !
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    On nous aura servi tout un plat durant une décennie. Une intox indigeste et une manipulation de longue haleine durant dix ans. Un clash, servant une cause, usant désinformations non stop et de mensonges, pour sortir enfin les alliés des USA de leur guêpier afghan. Et maintenant, une fois éteint les foyers irakien et afghan, dans quel film réel iront tourner les délicieux vandales de la belle Amérique ?
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    Un abus de confiance qui nous fait accroire qu’une bâtisse imposante, cernée de murs hauts de 4 mètres, un bastion, à Abbottabad à quelques kilomètres de la capitale d’Islamabad, la capitale du Pakistan, serait méconnu de leurs moqadmine el haouma et des voisins ? Un hôte de marque, wanted comme un criminel, super recherché, qui ne rencontre ni délateurs ni chasseurs de prime, et ce au su et au vu des fidèles du terrorisme, des démocrates et des militaires du Pakistan…’’Incredible’’ ! Un non-sens pour un gouvernement d’un pays sur ses dents, un pays militarisé, détenteur qui plus est de bombes nucléaires. On se moque de qui ? Plus encore, quand on attaque son sanctuaire en hélicos et que personne au gouvernement pakistanais ne semble au courant ? Bizarre, bizarre, pour la Navy ! Le tout à la frontière du Cachemire et si loin de la mer ! Un criminel international, recherché, méconnu des services pakistanais, qui ne sont pas au courant de l’attaque ? Voilà qui laisse dubitatif ! Ça laisse comme un creux ! On se moque de qui, diriez-vous ? On ne croit même plus ce qu’on nous montre ! On ne croit plus en rien. On est devenus des athées de la politique et des infos. Ces dieux sont des bleus ! Ils meuvent des ombres chinoises. Délurés, on gère en spectateurs incrédules les infos. On les ingurgite, comme pour accepter une indigestion passagère, en attendant que passent les coliques d’images et que les évènements et les urnes changent d’hommes.

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    Idrissi My Ahmed 06 05 11
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    #205798
    mounavri
    Membre

    « Il ne faut pas sous-estimer l’équipe algérienne, (une équipe) très accrocheuse, qui aura l’occasion de recevoir devant son public« , a prévenu Eric Gerets, le coach du Maroc.

    En dépit de la victoire éclatante du Maroc qui a battu mercredi soir le Niger 3 – 0 (mi-temps 1 -0) en match amical disputé au nouveau stade de Marrakech, le coach des Lions de l’Atlas reste très méfiant à l’égard des Fennecs Algériens. En effet, malgré le départ catastrophique des Vert (1 point en deux matches), l’Algérie demeure redoutable, croit savoir Gerets. « Il ne faut pas sous-estimer l’équipe algérienne, (une équipe) très accrocheuse, qui aura l’occasion de recevoir devant son public », a prévenu encore Eric Gerets.

    Le 13 mars prochain dans le cadre des éliminatoires de la CAN, le Maroc n’abordera pas le match face à l’Algérie avec beaucoup de confiance. C’est du moins ce que laissent entendre les déclarations du coach belge Eric Gerets lequel a reconnu qu’il se méfiait bel et bien des Fennecs.

    Ceci dit, le Maroc a fait un belle démonstration lors de son match amical disputé mercredi soir face au Niger. Avec ces trois buts qui ont été inscrits par Mbark Boussoufa (16 et 84 sur pénalty) et Amine ElBekal (90 +2), la sélection marocaine envoie un avertissement à son homologue Algérienne.


    (Extrait)

    #206619
    blanc
    Membre

    Quand les oujdis pense que marjane pour les jeunes de la ville, sont demandé a dieu de aider tout personne met sa main a ce projet…

    Mais aujourd’hui après trois ans de l’ouverture de ce magasin sur la terre de la ville d’Oujda pour les jeunes de FES, TAOUNAT, MARREKECH, TAZA, MEKNASE, CASA…etc.

    Mais le problème constaté que il y a un vagabond MARRAKCHI (CS), pousser les employées (oujada) a démissionné, pourquoi ? Est ce que pour ça il a venu de MARRAKECH à OUJDA ? C’est qui derrière cette personne qu’à donner le pouvoir pour faire ça ?

    LE VAGABOND dit : LES OUJDIS SONT PAS COMPETANT !!!

    Je ne suis pas contre aucune personne mais cette personne -VAGABOND- fait beaucoup de mal aux employés de Marjane Oujda, et ces le moment pour dire NON a ce Monsieur.

    Je veux raconter des histoires de Marjane Oujda.

    Mais a Les prochains jours
    Attend Moi

    MARCI

    timo9
    Membre

    It looks like a Doom-stadium btw it’s the best moroccan airport design! much prettier than marrakech or casa one PDT_Armataz_02_02 Oujda rocks!


    pic taken buy SuperAnouar from the Oujda-Saïdia expressway

15 réponses de 16 à 30 (sur un total de 354)
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