Résultats de la recherche sur 'petite question'

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15 réponses de 211 à 225 (sur un total de 258)
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  • al-mansi
    Membre

    @Alain wrote:

    A quel moment ai-je parlé de l’islam dans les termes que tu me prêtes ?

    je ne cède pas à ton jeu de mot ….
    pour toi ainsi que tes semblables : Islam = application de la charia = intégrisme = terrorisme…. je te mets en défit de nous déclarer que pour toi l’Islam n’est pas une religion intégriste… sur ce forum t’as dit le pire, t’as dit que l’Islam n’est pas compatible avec la science, violent, osbcurantiste, et j’en passe…

    après cette petite introduction tu sauras où t’as parlé de l’Islam dans ton message ! t’as applaudit le fait que l’intégrisme soit bloqué à une éoque où il n’y avait question ni d’intégrisme ni de terrorisme.

    @Alain wrote:

    Et pour oser prendre l’initiative de critiquer ainsi le Roi, cela doit signifier que tu as choisi de vivre en occident pour échapper à la justice du Maroc….

    tu veux me faire dire ce que je n’ai pas dit.
    de un, si tu relis mes messages sur ce forum tu trouvera que je défends sincèrement et ouvertement une royauté renforcée, mais une royauté proche du peuple et de ses aspirations et non pas d’une élite bourgeoise occidentalisée.
    de deux, cédons à ton jeu et supposons que j’ai crtitiqué le Roi, est -ce ça la liberté d’expression pour toi ??? toi tu ne critiques pas la politique de ton président chiraq ?!
    t’es contradictoire et hypocrite, je t’ai dit que pour toi tous les moyens sont bons pour faire taire tes opposants.

    #220605
    Alaa-eddine
    Participant

    Pas de problème M mourad, tout est bien qui fini bien 🙂
    c’est une bonne chose de nous réconsilier ans ce jour de 3id al ad7a.
    à mon tour je vous présente mes excuses si je vous ai offensé, dans un de mes posts.

    concernant votre compte si je comptais le fermé je l’aurais deja fais, depuis l’ouverture du forum un seul compte à été fermé et je n’utilise ce pouvoir qu’en dernier recours.

    ce qu’il faut savoir c’est que le forum est ouvert à tous, c’est la difference entre internet et le reste des medias, tout le monde a le droit de s’exprimer et défendre ses convictions dans le respect de celles des autres.

    concernant, les croyances et les madahib, je vous donne mon avis personnel : la base c’est d’etre musulmant, ensuite, etre maliki, hanafi, hambali … ou autre n’est qu’un ruisseau de la meme source et menan vers la meme destination.

    au maroc nous somme maliki ca personne ne peut le nier, mais il ne faut pas se laissé emporté par celà à un tel point de consideré les autres comme égardés !! pour celà il suffit de se poser la question suivante : l’imam malik qu’etait il ? maliki ? surment non puisque le mamlikisme n’existait pas encore, il etait donc musulmant, tout comme abou hanifa et les autres grands imams. enfin de compte nous sommes tous musulmant, et chercher les petites différences ne fais que ruiner les relations.

    Je pense que personne sur ce forum n’a assez de connaissances pour discuter desdifférents entre les madahib, c’est pour cela qu’il vaut mieux laissé celà aux spécialistes en la matière. notre rôle c’est d’unir les marocains, les arabces et les musulmants en general. et je souhaite de tout coeur qu’un jour nous puission comprendre que la différence est une force et ne doit pas etre utilisé pour semé la haine au sein d’un meme peuple.

    voilà mon avis, avec tout mes respects.

    et 3id moubarak sa3id à toutes et à tous

    #220412
    mourad
    Membre

    cher monsieur bouayad
    meme si vous etes dur avec moi ça fait rien .je vous respecte beaucoup et les chorfas addarissas sont la fierté de notre histoire. mais bien avant que moi je viens sur ce site j attire votre attention sur plusieurs echanges plein d insultes qui atteint un point tres grave et ces memes personnes viennent nous donner des leçons de morale . c est malheureusement une realité de voir des jeunes citer ibn taymiyya , ibn abdelouahhab et leurs eleves am machoumines et venir nous raconter qu ils sont malekites alors qu ils ne connaissent ni al qadi iiyadh , ni al imam khalil ,ni ibn abdelber, ni ibn aachir ni ibn abi zayd al qayraouani etc…le malekisme assure notre unité et l amour des ahl al bayt annabaoui acharif est un devoir comme nous l enseigne al qadi iiyad dans kitab acchifa.
    concernant monsieur boukhwali croyez sidi bouayad que je ne le connais pas du tout .c est ce monsieur hafid qui a commencé par me confondre avec lui et oujdi.net est allé plus loin jusqu a dire en arabe qu il me connais et je suis un homosexuel et des choses encore plus grave parce que j accorde le deroit que dieu lui meme accorde a boukhwali de formuler
    ses theories .ce qui m etonne chez aladine c est qu il bloque un topic parce qu une question est posée et ouvre un tres espace à ibnal aarabi pour parler de emir al mouminine al moulla oumar , de zerqaoui et que le maroc est « pourri » et que nos soeurs et nos femmes se font pincer les fesses ici et la et vont draguer et que certains ont honte d etre marocain . c est injuste de tolerer ibn aarabi parce que soit disant il est pratiquant et taper sur boukhwali par ce qu il est athé. la fin de sourate yassin يس
    est une image forte d un echange entre un athé et le prophete. l imam chafii etait connu pour ses debats devenus celebre avec azzanadiqa les athés et en meme temps c est lui qui dit :يا ال بيت الرسول حبكم فرض في القران أنزله
    و ديوانه الشعري متداول و موجود
    une petite matinée de travail m a permis de classer toutes les interventions .mises dans l ordre chronologique et rassemblés de tous les topic c est tres revelateur ça vous permet d y voir clair à propos de chacun des internautes .
    sur ce je vous souhaite un bon aid al adha à tous .
    tres sincerement je presente des excuses à tous ceux que j ai offensé par des propos durs ou mal placés.
    bonne continuation à vous sidi bouayad.
    je vous presente toutes mes excuses monsieur el houssine kaddouri et vous prie de les accepter .
    merci

    _________________
    TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN

    mourad
    Membre

    cher monsieur bouayad
    meme si vous etes dur avec moi ça fait rien .je vous respecte beaucoup et les chorfas addarissas sont la fierté de notre histoire. mais bien avant que moi je viens sur ce site j attire votre attention sur plusieurs echanges plein d insultes qui atteint un point tres grave et ces memes personnes viennent nous donner des leçons de morale . c est malheureusement une realité de voir des jeunes citer ibn taymiyya , ibn abdelouahhab et leurs eleves am machoumines et venir nous raconter qu ils sont malekites alors qu ils ne connaissent ni al qadi iiyadh , ni al imam khalil ,ni ibn abdelber, ni ibn aachir ni ibn abi zayd al qayraouani etc…le malekisme assure notre unité et l amour des ahl al bayt annabaoui acharif est un devoir comme nous l enseigne al qadi iiyad dans kitab acchifa.
    concernant monsieur boukhwali croyez sidi bouayad que je ne le connais pas du tout .c est ce monsieur hafid qui a commencé par me confondre avec lui et oujdi.net est allé plus loin jusqu a dire en arabe qu il me connais et je suis un homosexuel et des choses encore plus grave parce que j accorde le deroit que dieu lui meme accorde a boukhwali de formuler
    ses theories .ce qui m etonne chez aladine c est qu il bloque un topic parce qu une question est posée et ouvre un tres espace à ibnal aarabi pour parler de emir al mouminine al moulla oumar , de zerqaoui et que le maroc est « pourri » et que nos soeurs et nos femmes se font pincer les fesses ici et la et vont draguer et que certains ont honte d etre marocain . c est injuste de tolerer ibn aarabi parce que soit disant il est pratiquant et taper sur boukhwali par ce qu il est athé. la fin de sourate yassin يس
    est une image forte d un echange entre un athé et le prophete. l imam chafii etait connu pour ses debats devenus celebre avec azzanadiqa les athés et en meme temps c est lui qui dit :يا ال بيت الرسول حبكم فرض في القران أنزله
    و ديوانه الشعري متداول و موجود
    une petite matinée de travail m a permis de classer toutes les interventions .mises dans l ordre chronologique et rassemblés de tous les topic c est tres revelateur ça vous permet d y voir clair à propos de chacun des internautes .
    sur ce je vous souhaite un bon aid al adha à tous .
    tres sincerement je presente des excuses à tous ceux que j ai offensé par des propos durs ou mal placés.
    bonne continuation à vous sidi bouayad.
    je vous presente toutes mes excuses monsieur el houssine kaddouri et vous prie de les accepter .
    merci

    #219763
    Alaa-eddine
    Participant

    @Alain wrote:

    Ces 50 dernières années ont été marquées par des progrès scientifiques exceptionnels dans tous les domaines.

    Que l’on parle de médecine, de technologie, d’espace, de biologie, d’informatique…. La liste est sans fin, partout et dans tous ces domaines la progression a été exponentielle.

    Partout, sauf dans les pays où on reste figé sur des dogmes archaïques.

    Ce constat ne pose pas de questions sur les raisons de cet immobilisme ?

    Exemple : comment faire des progrès en médecine lorsque le dogme dit qu’il ne faut pas contrarier la volonté divine ?
    Alors que par définition, la médecine est le contraire de la résignation devant la « fatalité ».

    Juste une petite remarque, car je pense que tu commance à tout mélanger, avec tous mes respects 🙂

    je répondrai juste à l’exemple de medecine :
    Se sont les medecins arabes qui ont cassé beaucoup de tabou et qui ont posé les bases pour la medecine moderne, et pourtant, il etait beaucoup plus « musulmants » que nous aujourd’hui .

    ensuite, que voulez vous dire par « la volanté divine » ? si vous parlez de la maladie par exemple ou du danger de mort, eh bien en islam au contraire, on a surtout pas le droit de baisser les bras devant la « fatalité », le prophete ordonne de se soigner, et dit : « soignez vous, car pour chaque maladie, il y a toujours un remède » .

    le problème de nos jours, c’est que coutumes locales et religion se sont mélangés – volantairement ou involantairement – , et des gens comme toi ne pourrons jamais faire la difference car d’apres tes derniers posts, j’ai comme l’impression que tu as deja une idée pre-concue sur l’islam … et que tu ne t’atarde pas pour faire la difference entre ce qu’est l’islam, avant de t’attaquer à des idée reçues …

    pour finir, dans le coran dieu nous pause un defit en nous disant : si vous pouvez traverser les profondeurs des cieux et de la terre traversez les, vous n’y parviendrez qu’avec la science.

    sans etre musulmant, et en jugant objectivement ce verset du corant, qu’est ce que vous en concluez ?

    #201990

    Sujet: Evolution et créationisme

    dans le forum Débats
    Alain
    Membre

    D’où venons-nous ? D’où vient l’univers que nous habitons ? A ces questions aussi légitimes que lancinantes, les Hommes ont d’abord forgé des réponses dans des mythes fondés sur l’introspection, les intuitions, la révélation. Leur réussite ne fut pas sans rapport avec la mise en place de pouvoirs politiques fondés sur le contrôle étroit des esprits. Au cours des siècles s’est forgée une autre approche de la connaissance du monde, fondée sur l’analyse rationnelle et la possibilité d’un dialogue organisé par la reproduction d’expériences décisives. Ces expériences manipulaient des objets réels pour interroger le monde. Cette action sur le monde réel et la déduction de conclusions vérifiables, contrôlables, fondèrent alors l’assentiment non pas sur la foi en un dogme mais au contraire sur le scepticisme, le test, la vérification. A cet égard, l’émergence de la science apparaît comme une émancipation de l’intellect, une liberté supplémentaire, un gain de civilisation. Les vérités sur les origines de notre monde n’allaient plus s’affronter sous forme de guerres de religions, mais sous la forme d’expériences et de contre-expériences ingénieuses. C’est pour cela que le créationnisme dit scientifique est, en lui-même, véritablement contradictoire : il est la volonté de fonder scientifiquement les récits de textes sacrés. Comme la construction d’un mythe n’a rien à voir avec la construction d’une affirmation scientifique, les énoncés produits par l’un et par l’autre n’ont que très peu de chances de se recouper. Mais il y a pire : il y a incompatibilité constitutive entre l’un et l’autre, tout d’abord parce que le scepticisme exigé par la science est insupportable au sacré.

    Dans le monde occidental, le créationnisme le plus puissant et le mieux organisé est certainement celui des fondamentalistes protestants, qui cherche les preuves scientifiques de l’intégralité des affirmations de La Genèse de la Bible. Littéralement, la Bible ne parle pas d’évolution des espèces mais de création. En prenant le texte non pas comme une métaphore mais au pied de la lettre, les créationnistes s’orientent à coup sûr vers un conflit avec ce que dit la science d’aujourd’hui du déroulement historique et des modalités de la formation de notre univers, de notre planète et de la vie qui s’y développe.

    Ce conflit est à deux étages :
    D’abord, un conflit factuel : les faits tels que les racontent les créationnistes (toutes les espèces sont le fruit d’une création divine, la terre a 6000 ans) ne concordent pas avec ceux produits par la science d’aujourd’hui (la diversité des espèces est le fruit d’un développement généalogique passé au cours duquel elles se sont transformées, et la terre a 4,5 milliards d’années). Ensuite il faut traiter d’un conflit beaucoup plus profond : comment les créationnistes prétendent-ils prouver scientifiquement ce qu’ils avancent ?

    Là est le cœur de l’affaire
    Pour y voir clair, il faut donc définir la connaissance objective, rappeler comment les scientifiques l’acquièrent, éclairer les structures de la preuve.
    Ensuite, et seulement ensuite, on peut comprendre pourquoi les constructions créationnistes sont des fraudes scientifiques, pourquoi «créationnisme scientifique» sont deux mots antagonistes.
    Ensuite, il faut avoir conscience qu’il existe autour du créationnisme strict une sorte de périphérie providentialiste.
    Des mouvements tout aussi revendicatifs promeuvent l’idée qu’il y a bien eu évolution, mais que cette évolution est le fruit d’une volonté transcendante. Ces mouvements ne sont pas anti-évolutionnistes ; mais ils sont à coup sûr anti-darwiniens. Ils veulent l’histoire d’un monde où l’homme a été désiré, voire programmé par un créateur. L’idée de contingence historique et de sélection naturelle leur est insupportable. Le matérialisme inhérent à l’histoire naturelle de tous les êtres vivants, de l’homme et de ses sociétés contenu dans le darwinisme, et qui n’est rien d’autre que le matérialisme inhérent à toute approche scientifique du monde réel, est également récusé. Dans ces mouvements, qui correspondent en France à l’Université Interdisciplinaire de Paris, et aux Etats-Unis au mouvement du «dessein intelligent» (Intelligent Design), on trouve toute une gamme d’options personnelles des acteurs, qui va d’un créationnisme strict où le passage d’une espèce à l’autre est récusé, à un teilhardisme où Dieu est à l’origine de tout (évolution comprise) et l’évolution orientée vers un dessein providentiel.
    Ces mouvements produisent des sites sur la toile où l’on encourage les élèves à poser certaines questions aux enseignants de biologie. Je garantis que même en France, des élèves de Terminale, curieux et motivés par ces questions, s’interrogent sincèrement sur ces sites. Pour aider les enseignants, on montrera en quoi ces questions sont fallacieuses. Puis on réfutera certaines objections courantes émises par les fondamentalistes anglo-saxons à l’encontre de la théorie de l’évolution.

    COMMENT ACQUIERT-ON NOTRE CONNAISSANCE DU MONDE ?


    La science est l’ensemble des opérations produisant de la connaissance objective. Une affirmation sur le monde peut être qualifiée d’objective si elle a été vérifiée par un observateur indépendant. Cette vérification dépend de trois facteurs :

    Le scepticisme. La question et/ou le doute est le moteur qui va initier la mise en place d’une expérience. On n’ira pas vérifier ce dont on est intimement persuadé. Sans scepticisme initial, des expériences produites pour vérifier un dogme religieux ou une option spirituelle seraient déjà des perversions de la science. La science en tant qu’institution est un vaste scepticisme organisé.

    La rationalité et la logique. Les fautes de logique sont fatales dans la vie courante comme en sciences. Il ne relève pas du problème présent de traiter de l’universalité des opérateurs logiques. Constatons pour le moment qu’ils sont indépendants de la culture.

    Le matérialisme méthodologique. Le rapport au réel, c’est-à-dire l’expérience sur le réel qui va mettre les faits en évidence, repose sur le postulat que tout phénomène physique et psychique peut être interprété exclusivement en termes de matière. On peut prendre ici le mot matière comme s’opposant à l’Esprit, entité immatérielle par définition. Se superposent à ces définitions depuis l’antiquité grecque, le spiritualisme (qui a recours à l’Esprit) s’opposant au matérialisme (qui a recours exclusivement à la matière). Ce postulat fonde la reproductibilité des observations et des expériences. Le matérialisme est la condition méthodologique des sciences. Hors du matérialisme, l’expérience produite ne peut être qualifiée de scientifique.

    Ces trois piliers assurent l’objectivité d’un résultat scientifique. Evacuons tout de suite une confusion courante entre subjectivité et arbitraire. Toute production scientifique est un acte de création, la création d’une assertion contrôlable par autrui. Tout acte de création est arbitraire, un arbitraire qui s’inscrit dans un contexte historique, social et scientifique bien précis. On peut réellement parler d’objectivité d’un acte arbitraire dès lors que cet acte est transparent, c’est-à-dire rendu explicite et justifié dans la publication destinée à le faire connaître. En d’autres termes, dans tout article relatant le résultat d’une recherche scientifique, il faut que toute la procédure soit justifiée et formulée de façon à pouvoir être reproduite par autrui.

    Il ne faut pas confondre objectivité de la procédure et l’objectivité du résultat. L’objectivité de la procédure se décline à son tour selon plusieurs motifs. L’objectivité de la question posée et des hypothèses à tester tient au scepticisme et à son explicitation. Tout protocole scientifique travaille sur une petite partie du monde réel. Il faut donc opérer un échantillonnage. L’objectivité de la phase d’échantillonnage tient à sa transparence et à sa justification. L’objectivité du protocole expérimental tient à sa rigueur et à sa transparence. L’objectivité de la déduction tient à l’exercice de la logique et au scepticisme permanent. L’objectivité du résultat de l’expérience est acquise lorsque autrui l’aura vérifié. Une connaissance objective n’acquiert pas ce statut immédiatement. Il lui faut un peu de temps après sa première production pour que des vérifications remportent l’assentiment d’observateurs indépendants.

    Il existe une certaine naïveté scientifique à croire qu’il existerait des faits sans théorie. A force d’ignorer comment on fabrique la connaissance, celle-ci finit par émaner en quelque sorte d’une transcendance, ou bien des objets eux-mêmes.
    Un jour, un collègue présenta devant un parterre d’écoliers un fossile récemment découvert, et nomma l’objet. Un écolier demanda : « comment avez vous découvert qu’il s’appelait comme cela ? ».
    Nombre de scientifiques pensent encore que l’on peut définir des disciplines scientifiques par rapport aux objets qu’elles étudient (par exemple, l’entomologie est la science qui étudie les insectes), comme si ces objets étaient porteurs en eux mêmes de leur signification et déterminaient l’aptitude des scientifiques à se comprendre entre eux. Cette vision ignore que ce qui fait que les scientifiques se comprennent entre eux, c’est avant tout la façon dont ils prouvent, et non pas les choses qu’ils regardent. Cette vision implique que le fait, n’importe quel fait, s’exprimerait de lui même. Le fait scientifique, ça se fabrique. Il n’y a pas de faits possibles sans théorie autour, et sans une certaine mécanique de la preuve. C’est banal, mais c’est très important. Une dent humaine fossilisée dans un terrain inhabituel est un fait extraordinaire si l’on a en tête toute l’anatomie comparée des dents et la stratigraphie. Sinon ça n’est qu’un vulgaire caillou (attention, cela ne veut pas dire que la connaissance objective n’a pas de portée universelle… nous y reviendrons).
    Les faits assurent la cohérence d’une théorie tandis que la théorie investit l’appréhension du fait. Faits et théories se construisent ensemble. Charles Otis Whitman écrivit qu’ «une théorie sans faits est une fantaisie, mais des faits sans théorie ne sont que chaos». Malheureusement, dans la bouche du public et surtout celles des créationnistes, le mot «théorie» est souvent péjoratif, assimilé à un délire, car seul le fait serait noble. Par conséquent, tout manipulateur habile a recours aux seuls «faits». Le mot est d’autant plus martelé que l’on veut vous empêcher d’identifier toute la construction théorique ou la représentation du monde qu’il y a derrière.

    QUELLES SONT LES MANIERES D’ETABLIR LA PREUVE ?



    La preuve est convaincante si les propriétés exposées ci-dessus sont respectées. Cependant, on ne peut pas comprendre les sciences de l’évolution si l’on n’a pas conscience qu’elles renferment différents régimes de preuve. Pour faire court, nous les nommerons ici « preuve historique » et « preuve expérimentale ».

    La preuve historique
    La preuve historique consiste à observer des faits actuels, les mettre en cohérence, en déduire les conditions du passé à l’origine de ces faits. Dans cet exercice de rétrodiction, c’est la cohérence maximale des faits qui garantit la pertinence de la conclusion et le pouvoir explicatif de la théorie. La cohérence d’une théorie est mesurée à l’aide de formules mathématiques simples. Parmi plusieurs théories possibles, on choisit celle dont la valeur de cohérence est maximale.

    Les observations de départ étant reproductibles, la preuve historique est donc reproductible par autrui, par conséquent elle produit de la connaissance objective. Par exemple, en sciences de l’évolution, les chercheurs construisent des phylogénies, c’est-à-dire construisent des arbres qui traduisent les degrés d’apparentement relatifs entre des êtres vivants. Ces degrés d’apparentement ne sont pas construits à l’aide de machine à remonter le temps, ni sur la base de registres d’état civil. Ces arbres résultent d’un exercice de reconstitution à partir d’observations à expliquer. Ces observations sont les répartitions des attributs des êtres vivants.Si nous avons cinquante espèces animales devant les yeux, nous sommes immédiatement capables d’observer leurs attributs. Certaines ont quatre pattes. Parmi celles-ci, certaines ont des poils. Parmi celles-ci, certaines ont le pouce opposable au reste des doigts. Ces attributs (pattes, poils, pouce opposable) ne sont pas distribués n’importe comment. Ils sont distribués parmi les espèces selon une hiérarchie perceptible : tous ceux qui ont le pouce opposable ont déjà les poils, tous ceux qui ont des poils ont déjà quatre pattes… c’est-à-dire que la répartition des attributs n’est pas chaotique : on ne trouve pas de poils en dehors de ceux qui ont quatre pattes, ni de pouce opposable en dehors de ceux qui ont des poils.

    Il y a des attributs à expliquer, leur mise en cohérence maximale se traduit par la construction de groupes, qui peuvent prendre la forme d’ensembles emboîtés, ou bien d’un arbre (nous tairons la recette ici par souci de place). Ici, la cohérence maximale consiste à mettre dans un seul et même ensemble tous ceux qui ont des poils, au lieu de les ranger séparément avec ceux qui n’en ont pas en ensembles distincts. Pour réaliser cette mise en cohérence, on utilise la représentation de l’arbre (qui est une série d’ensembles emboîtés).

    De manière sous-jacente à notre action, c’est la phylogenèse qui explique cet emboîtement des attributs en un « ordre naturel ». L’arbre phylogénétique résultant traduit non seulement les degrés relatifs d’apparentement des espèces par l’emboîtement de leurs attributs, mais il raconte également le déroulement historique de leur apparition, c’est-à-dire l’ordre relatif de leur acquisition. On a donc reconstitué une histoire argumentée et vérifiable par autrui.

    La preuve expérimentale
    La preuve expérimentale, quant à elle, consiste davantage à agir sur le monde réel en mimant des forces évolutives telles qu’on se les représente.
    Pour simuler l’origine abiotique de molécules biologiques tels les acides aminés, Stanley Miller et Harold Urey ont soumis des composés abiotiques simples (méthane, hydrogène, ammoniaque, eau) à certaines conditions physiques dont on pensait qu’elles devaient être celles d’une terre primitive (chaleur, électricité). Ils ont fabriqué in vitro de nombreux acides aminés (constituants élémentaires des protéines) et les bases puriques des acides nucléiques (constituants élémentaires de l’ADN).
    Lorsqu’ils travaillaient sur des espèces à temps de génération très court, les biologistes ont pu « voir » l’évolution dans leur laboratoire. Dès les années trente, Philippe L’Héritier et Georges Teissier ont vérifié l’évolution biologique expérimentalement en maintenant des populations de 3000 à 4000 petites mouches du vinaigre dans des cages et en les soumettant à certaines contraintes de nourriture. On fait aujourd’hui cela couramment avec des bactéries, notamment lors de « phylogénies expérimentales » réalisées en laboratoire. Le régime de preuve est dit ici « hypothético-déductif ». C’est l’expérience qui explique la phylogenèse.

    Il est très important de comprendre que toute la biologie et toutes les sciences de l’évolution fonctionnent ainsi sur deux régimes de preuves distincts.
    Les sciences des structures (anatomie comparée, embryologie descriptive, paléontologie, systématique, phylogénie moléculaire…) sont des sciences historiques : la phylogenèse explique la répartition des structures à travers le vivant.
    Les sciences des processus (génétique moléculaire, embryologie, physiologie, génétique des populations, écologie…) sont des sciences expérimentales où la phylogenèse est expliquée par des expériences. Dans le premier cas, la phylogenèse explique, dans le second elle est à expliquer.
    Si l’on se trompe de régime de preuve, on arrive vite à des aberrations. C’est pourtant ce que font certains scientifiques, en prétendant que la systématique (la science des classifications) n’est pas une science parce qu’elle ne suit pas un schéma argumentatif de type hypothético-déductif fondé sur une expérience. C’est aussi ce que feront les créationnistes, en reprochant à la paléontologie de ne pas être une science pour les mêmes raisons.

    On constate donc que la scientificité d’une affirmation tient plus à son objectivité, c’est-à-dire à la possibilité de la vérifier par la reproduction d’expériences ou d’observations, qu’au régime de preuve lui-même : expérimental ou historique.

    LES ENTORSES A LA SCIENCE COMMISES PAR LES CREATIONNISTES


    Les créationnistes commettent de fréquentes entorses aux règles énoncées ci-dessus.
    La première est l’entorse au scepticisme, car dans toute expérience créationniste la foi imprime une idée préconçue du résultat qui devra sortir.
    Il n’y a pas vraiment d’entorse à la logique, mais plutôt cette logique est en œuvre sur des prémisses fausses.
    Les entorses au matérialisme méthodologique sont à l’œuvre indirectement, soit lorsque le résultat est suivi d’évocations incongrues d’entités immatérielles ou de mise en perspective des résultats dans le cadre du dogme, soit lorsque de véritables faux sont constitués.

    La foi, entorse au scepticisme
    Créationnistes et néo-theilhardiens aspirent soit à une réintroduction de la foi dans la démarche scientifique, soit une mise en compatibilité forcée des résultats de la science avec leurs dogmes, réalisant ainsi une « nouvelle alliance » entre science et spiritualité. La foi peut-elles s’intégrer dans une démarche scientifique ? Dans le Petit Robert, on trouve : « foi : le fait de croire à un principe par une adhésion profonde de l’esprit et du coœur qui emporte la certitude ». On comprend tout de suite que lorsqu’on en est au stade de la foi, il n’y a plus besoin d’expérience scientifique. Lorsque l’on porte une oreille scientifique aux discours mystiques, la foi peut être soit source d’hypothèses à tester, soit elle-même moyen d’investigation.

    Dans le premier cas, la foi est corruptrice puisque cette « certitude » ne tolère le test de l’expérience scientifique que s’il la conforte. La foi et l’idéologie jouent d’ailleurs le même rôle corrupteur à l’égard de la science, décrit dans «La pensée hiérarchique et l’évolution» par Patrick Tort (Aubier, 1983) et si bien illustré par S. J. Gould dans son célèbre ouvrage «La malmesure de l’Homme» (réédité au livre de Poche). Alors les expériences sont refusées sur le seul motif du résultat qu’elles donnent, ou bien sont truquées. Gould montre qu’un procédé courant est le tri conscient ou inconscient dans la collecte des «faits» ou des données. En revanche, l’expérimentateur scientifique se prépare à accepter n’importe quel résultat pourvu que sa mise en place soit rigoureuse.

    Dans le second cas, c’est-à-dire lorsqu’elle se propose d’être intégrée à la méthode scientifique, la foi rend l’expérience non testable.
    Pourquoi ? Parce que la foi est fille de l’endoctrinement ou de la révélation. Pour être outil de la science, elle nécessiterait que tous les expérimentateurs potentiels aient subi le même itinéraire mystique personnel avant même d’avoir commencé l’expérience, pour que celle-ci puisse être reproduite. Ce qui est déjà perdu d’avance : tous les hommes de ce monde ne se réclament pas de la même foi, loin de là. Et si cela était possible, cela annulerait finalement la nécessité d’une réitération de l’expérience.
    Il manque à la spiritualité et à la foi deux propriétés essentielles pour prétendre être source ou outil de science : structuration et universalité de leur contenu. L’universalité de la science, elle, tient à l’universalité des réalités matérielles de ce monde et à celle de la logique.

    Entorses à la logique
    En général, tout créationniste bon stratège ne commettra pas la faute d’illogisme. La logique est respectée, mais elle agit sur des prémisses erronées, ou sur une sélection tendancieuse des faits.
    Par exemple, Michael Denton dans L’évolution, une théorie en crise (Flammarion) exerce un esprit critique sur les bases d’une discipline qu’il n’a pas comprise, ou sur des données sélectionnées. L’intégration honnête de toutes les données et le respect de l’exacte armature logique des disciplines incriminées (par exemple l’anatomie comparée ou les phylogénies moléculaires) montrent clairement comment Denton était arrivé à montrer une logique apparente, mais mal fondée, et comment la restitution des fondements corrects éclaire alors des contradictions internes à Denton (voir Pour Darwin, sous la direction de P. Tort, P.U.F., 1997 ; et Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles, sous la direction de Jean Dubessy et Guillaume Lecointre, Syllepse, 2001).

    De même, le livre récemment traduit en français de Michael Cremo et Richard Thompson «L’histoire secrète de l’humanité» (éditions du Rocher, 2003) est un exemple remarquable de sélection des données plus ou moins mises en cohérence de manière à « étayer » la présence humaine sur terre depuis le précambrien, conformément aux mythes bouddhiques.

    Entorses au matérialisme méthodologique et entorses à l’expérimentation
    La spiritualité est tout ce qui relève de l’Esprit et dégagé de toute matérialité. En introduisant des facteurs relevant de l’Esprit, le spiritualisme «scientifique» incarné par les créationnistes, par les promoteurs de la pseudo-théorie du «dessein intelligent», mais aussi en France par l’ «Université Interdisciplinaire de Paris», échoue à expliquer comment l’Esprit pourrait être appréhendé par les scientifiques à l’intérieur (comme en dehors) du matérialisme. Le spiritualisme «scientifique» est par définition aux antipodes de la science en ce sens qu’il nie la nécessité d’un recours exclusif aux réalités matérielles de ce monde pour établir des vérités. Or, le recours aux expériences et aux observations sur le monde matériel est la seule garantie de leur reproductibilité, critère fondamental du statut de connaissance objective, et donc de scientificité. Introduite comme élément de construction d’une quelconque affirmation sur le monde réel, la spiritualité rend donc cette affirmation non testable scientifiquement. Le problème réside dans le fait que le spiritualisme scientifique, créationniste ou autre, entend bien conserver ses activités sous l’appellation de «science». Il y a donc imposture.

    Il est impossible de réaliser une expérience scientifique qui se voudrait sérieuse et qui, en même temps, ferait appel aux forces de l’Esprit. Les créationnistes le savent, et ont pourtant besoin de «prouver» scientifiquement le dogme. Ils ont donc recours pour cela à la fabrication de faits, c’est-à-dire à des fraudes caractérisées. Les limites de la fraude sont floues. On ne peut vraiment qualifier de «fraude» des interprétations aberrantes. Mais la fabrication de pièces est clairement une fraude. Stephen J. Gould a souvent raconté les pièces exposées dans des musées créationnistes, comme par exemple un moulage montrant un trilobite (un animal fossile de l’ère primaire, c’est-à-dire vieux d’environ 400 millions d’années) superposé à un pied humain, moulage supposé «attester» la coexistence de l’homme et du trilobite durant le déluge. Ian Plimer, géologue australien de l’Université de Melbourne, a clairement exposé les fraudes créationnismes dans «Telling lies for God, Reason versus creationism» publié en Australie en 1994. Il a démontré publiquement lors des procès contre les créationnistes australiens leurs fraudes scientifiques et financières. Le livre de Cremo et Thompson (voir ci-dessus) est saisissant d’aveuglement mystique dans l’interprétation de pièces qui vont de l’artéfact non intentionnel à ce qui ressemble à des pièces fabriquées intentionnellement.

    LE CREATIONNISME : FAITS DE SOCIETE


    Le créationnisme dur
    Les créationnistes issus du fondamentalisme protestant sont attachés à une lecture littérale de la genèse biblique. Leur discours sur le monde et son origine s’est longtemps construit contre la Science, ce qui limitait leur respectabilité. D’où un changement de stratégie.
    Les créationnistes modernes ne s’opposent plus à la Science, mais au contraire entendent gagner leur crédibilité auprès d’un public naïf ou désinformé en se prétendant eux-mêmes scientifiques. Ils ont donc inventé «le créationnisme scientifique» pour combattre la science sur son propre terrain, trouver et promouvoir les preuves scientifiques de l’interprétation littérale de la genèse biblique. Ainsi la terre n’aurait que 6000 ans et les fossiles seraient expliqués par le déluge. Deux siècles de géologie et de paléontologie sont réinterprétés de fond en comble et la biologie évolutionniste niée de manière à ce que la bible soit «scientifiquement prouvée».
    Aux Etats Unis, ils ont depuis 25 ans leurs instituts de recherches qui délivrent des PhD, leurs chercheurs qui publient dans leurs journaux, leurs musées. La Science est donc imitée dans tous ses détails. En parallèle, ils pratiquent un harcèlement feutré sur le système éducatif américain largement décentralisé. Ici où là, au gré des compositions sociales des conseils, leurs efforts percent, souvent contrecarrés par des décisions de justice.
    Ces quatre dernières années, les conseils de l’éducation d’au moins sept états ont tenté de gommer Darwin des programmes scolaires. L’Alabama, le Nouveau Mexique, le Nebraska ont déjà pris des mesures effectives. Au Kansas, ils ont pour un moment remporté une victoire qui fit grand bruit durant l’été 1999. Sous la pression des créationnistes, le conseil de l’éducation de l’Etat du Kansas vota la suppression de toute référence à l’évolution biologique dans les programmes de toutes les écoles publiques de l’état, de la maternelle jusqu’à la fin des études secondaires, dès la rentrée 2000. Non pas qu’il fut soudainement interdit d’enseigner l’évolution au Kansas, mais cette théorie centrale de la biologie fut tout simplement rendue facultative car supprimée des connaissances exigibles aux examens.
    Ainsi les districts les plus réactionnaires eurent tout le loisir de l’ignorer : certains conseils locaux envisagèrent d’adopter des manuels créationnistes, tandis que d’autres déclarèrent qu’ils continueraient à enseigner l’évolution biologique. Sans l’exigibilité aux examens, les professeurs sous la pression des parents créationnistes peuvent éviter le sujet pour ne pas avoir d’ennuis. Bien que l’Etat du Kansas revint sur cette décision au début de l’année 2001, cette affaire nous montre les conséquences du lobbying sur un système éducatif décentralisé, dans un pays où ce qui correspondrait à une «laïcité» ne se traduit pas en actes.

    En Australie, pays où le médecin Michael Denton publia en 1985 «Evolution, a theory in Crisis», le poids politique et économique des créationnistes (via la Creation Science Foundation) est énorme. Leur lobbying est tel qu’au début des années 1980, l’état du Queensland autorisa l’enseignement du créationnisme en tant que Science dans les écoles. Ian Plimer, professeur de Géologie à l’Université de Melbourne, refusa de laisser les créationnistes s’infiltrer dans le système éducatif de son pays. Plimer a pu prouver, au cours de six années de procès incessants, que les créationnistes australiens étaient responsables de fraudes scientifiques et financières. En Australie, les avocats sont payés sans budget ni limitation de durée tant que le procès se poursuit. Les fondamentalistes sont soutenus financièrement par une activité commerciale intense de cassettes vidéo et audio, livres, et autres supports de leur message sectaire. Ils utilisent toutes les tactiques légales en vue de retarder et d’empêcher l’action en justice d’apparaître à la cour, ceci pour essouffler financièrement leur ennemi. Ainsi Plimer dut vendre sa maison pour continuer les procès (voir son récit dans «Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences», Syllepse, 2001).

    En France, l’attitude la plus courante face au créationnisme est l’amusement. On se croit à l’abri, on ne voit aucune raison de s’inquiéter. On ignore peur-être que la Creation Research Society créée en 1963 aux USA est plus que jamais un puissant moteur de l’extension du créationnisme sur tous les continents. Que les profits que les créationnistes tirent de leur commerce en Australie ou aux USA servent à leur expansion, y compris en Europe. La Suisse hébergea en 1984 le premier congrès européen créationniste. La Suède ouvrit le premier musée créationniste à Umea en 1996. Le créationnisme s’infiltre en France, mais pas encore dans la sphère publique.
    En effet, les programmes scolaires des collèges et des lycées sont élaborés de manière centralisée, ce qui les préserve, dans une certaine mesure, des prosélytismes et lobbyings religieux. L’affaire du Kansas ne saurait se produire ici, pour des raisons d’abord structurelles, et dans une certaine mesure culturelles. L’évolution biologique reste au programme des sciences de la Nature au collège et au lycée. La laïcité française reste un facteur culturel qui priverait un courant créationniste offensif de toute représentation dans l’opinion.
    En revanche, l’extension du créationnisme dans la sphère privée est sensible : des communes peu regardantes ouvrent leurs salles pour des conférenciers créationnistes ; des cassettes vidéo créationnistes fabriquées en Hollande circulent dans certains lycées ; des tracts et même des livrets en provenance de diverses confessions sont distribués à la sortie de collèges ou lycées pour «rectifier» les cours de biologie. Diverses associations tiennent des propos très clairement créationnistes, d’idéologie intégriste catholique, tel le Cercle d’Etude Historique et Scientifique fondé en 1971, qui revendique 600 membres. L’infiltration du créationnisme est peut-être plus lente en France qu’ailleurs. Elle est polymorphe car nourrie de confessions diverses, mais l’activisme de sa composante attachée au fondamentalisme protestant ne peut être complètement étranger aux puissants moyens financiers dont jouit le créationnisme à l’étranger.

    Le providentialisme
    La situation française ne saurait être complètement décrite sans mentionner, en marge du créationnisme, la résurgence d’un providentialisme qui se propose de rendre compatibles les faits établis par la science et les dogmes des grandes religions.
    Ainsi, l’Université Interdisciplinaire de Paris organise depuis 1995 plusieurs congrès par an, dont celui d’avril 2002 était intitulé «Science and the Spiritual Quest II». L’organisation reçut une bourse de 10000 dollars de la fondation Templeton «pour le progrès de la Religion» dans les sciences.
    L’objectif de l’UIP n’est pas de prouver scientifiquement l’interprétation littérale d’un texte sacré. L’UIP n’est pas le créationnisme, mais commet l’une des entorses créationnistes à l’égard de l’investigation scientifique : la négation du matérialisme méthodologique.
    L’organisation déclare ce matérialisme obsolète et prophétise le «nouveau paradigme» du XXI ème siècle, celui l’une nouvelle alliance entre science et spiritualité (voir ci-dessus). L’organisation va s’efforcer de mettre en évidence, dans notre compréhension du monde, la convergence de lignes d’argumentation scientifiques et religieuses pour que la science puisse répondre à une «quête de sens».
    En même temps, il est entendu que tout phénomène n’ayant pas encore été expliqué par la science officielle reste un champ possible pour un appel à la transcendance (ceci est explicitement écrit dans la revue de l’organisation, «Convergences»). Il y a donc un appel, encouragé par le Vatican, à convoquer la transcendance précisément là où, sur le front de la genèse des connaissances, la science pour être efficace doit au contraire se conformer à sa rigueur et à la parcimonie les plus strictes. L’UIP proclame que la science n’interdit pas la recherche du divin, oubliant au passage le principe de parcimonie qui exclut toute hypothèse surnuméraire ad hoc, c’est-à-dire non testable.
    L’organisation se veut évolutionniste, mais d’un évolutionnisme compatible avec la foi religieuse, où l’homme reviendrait au centre d’un Univers ayant évolué vers lui, dont il est le dessein, et qui permettrait «d’approcher rationnellement la croyance». Toute interprétation des mécanismes de l’évolution faisant appel au nominalisme, à la variation, au hasard et à la sélection naturelle est donc récusée. L’UIP est donc anti-darwinienne, et, selon une double stratégie, d’une part utilise les mêmes objections à l’encontre du darwinisme que celles émises par les créationnistes, mais à d’autres fins ; et d’autre part fédère toute recherche qui tendrait à accréditer un néo-finalisme qui voudrait que l’apparition de l’espèce humaine fut «attendue», en quelque sorte programmée, conformément aux intuitions du père jésuite Teilhard de Chardin.
    D’ailleurs, en astronomie, l’UIP fédère de la même façon tout ce qui peut favoriser le «principe anthropique fort». On peut montrer qu’un certain nombre de membres de l’UIP sont en flagrant délit d’imposture intellectuelle, selon la définition donnée à ce terme par Alan Sokal et Jean Bricmont (dans «Impostures Intellectuelles», Seconde Edition, J’ai Lu, 1999 ; voir aussi «Intrusions spiritualistes et Impostures Intellectuelles en sciences», dirigé par Jean Dubessy et Guillaume Lecointre, Syllepse, 2001).

    Un créationnisme mou mais offensif : le « dessein intelligent »
    L’UIP en France est dans la même mouvance intellectuelle que le mouvement d’intellectuels américains dit du «dessein intelligent» («Intelligent Design»), qui tente d’utiliser la science pour affirmer des options politiques et spirituelles. Nous reprendrons ici une partie de l’analyse de ce mouvement publiée dans «Les matérialismes et leurs détracteurs», de Jean Dubessy, Marc Silberstein et Guillaume Lecointre (Syllepse, 2004). On se reportera à ce livre pour plus de détails.
    Selon le «Discovery Institute» qui structure le mouvement, «la théorie du dessein intelligent affirme que certaines caractéristiques de l’univers et des êtres vivants sont expliquées au mieux par une cause intelligente, et non par un processus non dirigé telle la sélection naturelle». Le mouvement du «dessein intelligent» s’emploie donc à critiquer tout ce qui peut l’être dans la théorie darwinienne de l’évolution, et surtout ses ennemis de toujours : le matérialisme méthodologique inhérent à une approche seulement scientifique des origines du monde naturel, et l’idée que les espèces se transforment au cours du temps sous l’action de facteurs contingents. Pour tout schéma argumentaire, il ne s’agit que de la répétition (Voir «Pour Darwin», coordonné par Patrick Tort, P.U.F., 1997), sous une forme retravaillée, de l’analogie finaliste du théologien anglican William Paley (1743-1805).
    Arguant que tout objet/artefact est intentionnellement façonné pour remplir une fonction, Paley et ses imitateurs d’aujourd’hui transposent ce principe dans la Nature pour faire intervenir une intelligence conceptrice à l’origine de l’adéquation entre formes et fonctions dans la Nature, et donc une intelligence à l’origine des êtres vivants. Les promoteurs modernes du dessein intelligent veulent avoir été désirés par un créateur, quel qu’il soit : c’est là la proposition minimale. Ensuite, il revient à chacun d’apporter son frichti à l’auberge spiritualiste : créationnistes, évolutionnistes déistes, néo-teilhardiens qui s’ignorent, etc. : les mécanismes par lesquels le Grand Concepteur arrive à ses fins font l’objet d’un débat œcuménique. Surtout pas de sectarisme, à une époque où les esprits confondent avoir tort et être entravé dans sa liberté de penser.
    Sur le plan de la technique d’argumentation, ce sont toujours les mêmes vieux ressorts. D’abord, un travail de confusion épistémologique consiste à présenter la théorie darwinienne de l’évolution non pas comme une théorie scientifique, mais tour à tour comme une «idéologie», une «philosophie naturelle», finalement une position métaphysique qui pliera les «faits» à son impérieuse nécessité. En retour, les tenants du «dessein intelligent» légitimeront le fait que leur propre «courant métaphysique ouvert aux discussions rationnelles» (le mot est de P. Johnson, l’un des principaux acteurs du mouvement) puisse également faire l’objet d’un «programme de recherches», dans lequel d’ailleurs des universitaires américains se sont déjà engagés (Charles Thaxton, Michael Behe…). Ensuite, les adeptes de ce mouvement (William Dembski, Casey Luskin, Nancy Pearcey, John Wiester…) dépensent la plus grande partie de leur énergie à une critique hypertrophiée du darwinisme qui passe par des stratégies précises, non exclusives entre elles.

    Les stratégies du «Dessein Intelligent»
    La première de ces stratégies consiste à poser de mauvaises questions ou émettre des objections fausses, appuyées de raisonnements analogiques. Cette fois-ci, on le fait à un niveau de détail qui met la plus grande part du public dans l’embarras : l’instruction apparente force le respect ; dans le même temps livre le public pieds et poings liés à la manipulation par manque d’expertise. Le procédé fonctionne : les boussoles des journalistes s’affolent ; ces derniers tombent dans le piège ou ne récusent que timidement. Les promoteurs du dessein intelligent se font inviter dans les universités pour débattre.
    La seconde de ces stratégies consiste à produire ce qu’on pourrait appeler le décalage d’échelle. On isole un détail de la théorie darwinienne de l’évolution ou une erreur de vulgarisation ; on émet des objections techniquement sophistiquées sur le détail sélectionné, pour les présenter comme des réfutations majeures de tout l’ensemble théorique. Enfin, la stratégie générale de communication, en particulier celle promue par P. Johnson, consiste à pratiquer cette hypertrophie de la critique en explicitant le moins possible ce qui pourrait remplacer ce que l’on critique, afin de garder cette neutralité de façade, en apparence éloignée des religions, et surtout du créationnisme traditionnel. Phillip Johnson déclare au journal World sa stratégie : «la clé consiste plutôt à promouvoir des qualités d’analyse qu’à défendre une position préconçue». Ce qui permet à la fois d’apparaître objectif et surtout de ratisser large.

    L’écrivain et journaliste Louis Freedberg écrit à propos de P. Johnson :
    «Il [Phillip Johnson, Discovery Institute] évite de répondre aux question ciblées, y compris à quoi pourrait ressembler selon lui le créateur intelligent : «Il se pourrait certainement que ce soit Dieu, une créature surnaturelle, mais en principe ce pourrait être aussi des aliens de l’espace d’une grande intelligence qui ont fait la conception», dit-il…. Il ne dira pas s’il est créationniste ou non. «Je ne répondrai pas à cette question. C’est comme si vous me demandiez si j’ai jamais été un jour membre du parti communiste».

    En effet, P. Johnson veut fédérer toutes les forces anti-darwiniennes, qu’elles travaillent ensemble plutôt que de s’affronter sur leurs positions dogmatiques : «si vous essayez de promouvoir une position particulière trop détaillée, vous finissez sur la défensive, divisés et combattant entre vous. (…). La notion de conception intelligente n’est pas une position, c’est un courant métaphysique ouvert aux discussions rationnelles». S’affirmer en faveur d’une chapelle ruinerait son entreprise d’extension. Il travaille donc sur le dénominateur commun à la plupart des religions : critique du darwinisme et sophistication de l’argument en faveur d’une intelligence à l’origine de l’adéquation forme-fonction dans la Nature. Nancy Pearcey, autre promotrice du même mouvement, éclaire la stratégie de communication de P. Johnson en le citant :

    «La plus fondamentale et la plus significative des affirmations du darwinisme est que la vie est le produit de forces impersonnelles, que c’est un accident. (…). C’est une philosophie qui prend à défaut la plupart des américains. Si les chrétiens orientent le débat de cette façon, nous ne pouvons pas être marginalisés».

    On y trouve presque tout. D’abord, la confusion épistémologique à travers un darwinisme vu comme philosophie. Les forces «impersonnelles» sont une nécessité méthodologique des sciences, pas un parti pris philosophique. Cette ignorance têtue et militante de l’indépendance des sciences fait de ce mouvement une force anti-scientifique, nous y reviendrons. Ensuite, la démagogie par l’écoute attentive des américains. En effet, si le darwinisme est une philosophie, on irait presque jusqu’à voter pour établir s’il est question de l’adopter collectivement ou non, si toutefois les débats philosophiques avaient quelque chose à voir avec un vote démocratique. Ironie mise à part, on voit là qu’il y a un véritable enjeu de pouvoir, que confirme l’appel final à la mobilisation des chrétiens. Le résultat net, c’est que les chrétiens sont appelés à intervenir en tant que chrétiens dans les débats qui sont au cœur des méthodologies scientifiques. Au-delà du défaut de laïcité que cela implique, il est fait appel à un nouvel acte de prédation de l’idéologie sur la science. Car la répétition des mêmes éléments discursifs au travers de l’histoire (ici l’analogie de Paley), mobilisée autour d’enjeux de pouvoir, est le propre de l’idéologie. L’historicité évolutive des sciences sert ici de substrat à une idéologie dont la trans-historicité réitérative a besoin de se cacher derrière les faits nouveaux générés par la première. La première innove, la seconde se répète en parasite de la première, cherchant à en extraire l’apparence du nouveau. On trouvera une analyse fine de ces mécanismes dans «La pensée hiérarchique et l’évolution», de Patrick Tort (Aubier, 1983). Plus globalement, on trouvera des exemples de ces stratégies à l’œuvre et leur analyse dans Dubessy, Lecointre et Silberstein (2004).

    Qui sont-ils et pour quoi travaillent-ils ?
    Cependant, la neutralité apparente de P. Johnson n’empêche pas les vraies motivations des autres membres du mouvement de s’afficher. Michael Denton, un praticien de longue date de la désinformation instruite (voir Beaumont, 1997 ; Delsol et Flatin, 1997 ; Lecointre, 1997 ; Tassy, 1997 ; tous dans «Pour Darwin», P.U.F., 1997) a récemment dévoilé pourquoi la théorie darwinienne de l’évolution le gênait tant, en faisant éclater au grand jour sa vision totalement téléologique du monde dans un livre intitulé «L’évolution a-t-elle un sens ?» traduit récemment chez Fayard. Dans son opuscule “Evolution by Design”, Jonathan Wells expose une compréhension des transitions entre espèces mue par des créations successives (il s’agit donc bien d’un créationnisme) et affirme que le but ultime fut de créer un environnement convenable pour que la Terre puisse accueillir les êtres humains (il s’agit donc de la version forte de la téléologie, d’une sorte de principe anthropique biologique) :

    «J’émets la conjecture selon laquelle l’espèce humaine était prévue bien avant que la vie sur Terre n’apparaisse, et l’Histoire de la Vie est l’enregistrement de la réalisation de ce plan… Les organismes primitifs ont dû paver la route pour l’établissement des écosystèmes stables que nous connaissons aujourd’hui. Une planète stérile devait devenir un jardin… Le premier bébé humain devait sans doute être nourri par un être très semblable à lui-même, tel un primate ressemblant à un homme. Cette créature devait à son tour avoir été nourrie par une autre, intermédiaire entre elle-même et un mammifère plus primitif. En d’autres termes, un plan prévoyant l’émergence des êtres humains devait inclure quelque chose comme la succession des formes préhistoriques que nous trouvons dans le registre fossile.»(…) «Bien que ce processus ressemble superficiellement à la notion darwinienne d’ascendance commune, la théorie du dessein intelligent en diffère en maintenant que les prédécesseurs n’ont pas besoin d’être des ancêtres biologiques mais seulement des dispensateurs de nourriture et de protection essentiels».

    Jonathan Wells est membre du “Discovery Institute” depuis 1996. Durant les années 1970, il était membre de la «Reverend Sun Myung Moon’s Unification Church», église travaillant à la fois pour l’ «unification» du christianisme mondial et l’«unification» des sciences (voir «Le zéro et le Un : histoire de la notion scientifique d’information», de Jérome Segal, Syllepse, 2003 ; notamment les chapitres 7 et 11). La secte instaure notamment en 1972 une série de conférences intitulées «Conférences internationales pour l’unité des sciences» qui reçoivent le soutien du prix Nobel spiritualiste John Eccles (très apprécié de l’UIP) et d’Ylia Prigogine. Wells était convaincu que la théorie de l’évolution est fausse parce qu’en conflit avec les croyances de sa secte, notamment celle selon laquelle le genre humain fut spécialement créé par Dieu. Poussé par Moon, Wells s’inscrivit à l’Université de Yale et concentra ses efforts sur tout ce qui pouvait contredire la théorie de l’évolution. Plus tard, au début des années 1990, il s’inscrivit à nouveau à Berkeley et obtint des diplômes en Biologie pour améliorer sa force de frappe en matière de lutte contre la théorie de l’évolution. Dans “Why I Went for a Second Ph.D.” (1996), Jonathan Wells explique comment il décida de consacrer sa vie à combattre la théorie de l’évolution :

    «Il (le révérend Sun Myung Moon) critiquait fréquemment la théorie darwinienne selon laquelle les êtres vivants trouvent leur origine sans l’action créatrice et finalisée de Dieu (…). Les mots du Père, mes études et mes prières me convainquirent de consacrer ma vie à la destruction du darwinisme, comme plusieurs de mes collègues unificationnistes ont consacré la leur à la destruction du marxisme. Quand le Père me choisit (avec une douzaine de diplômés du séminaire) pour entamer un programme de thèse en 1978, je me réjouis de cette opportunité de me préparer au combat».

    Charles Thaxton, l’un des initiateurs du «dessein intelligent», après son doctorat de chimie, se demandait si la vie avait réellement commencé dans une soupe primitive. Il se souvint que les critiques sur les origines de la vie commençaient à voir le jour parmi les scientifiques (il s’agissait en fait de discussions sur la possibilité d’une atmosphère réductrice comme le prévoyait l’expérience fameuse d’Urey et de Miller).

    «Mais je pensais continuellement au verset de la bible qui dit «soit vainqueur du mal par le bien». J’avais le sentiment que les chrétiens devaient offrir une alternative positive à la théorie de l’évolution».

    Cette alternative au «Mal» fut la notion de dessein intelligent, formalisée dans un livre où l’ADN est interprété comme de «l’intelligence codée dans une structure biologique», requérant par là même une «intervention intelligente».

    Les principaux promoteurs du courant du dessein intelligent ne cachent donc pas que les impulsions du mouvement sont clairement religieuses. Mais s’ils se démarquent des religions par pure stratégie, ils travaillent néanmoins dans des structures identifiées. Jonathan Wells et Phillip Johnson, sont membres du “Centre pour le Renouveau de la Science et de la Culture“ (CRSC), une branche de l’ «Institut de la Découverte» (Discovery Institute), Think Tank conservateur fonctionnant sur des fonds privés établie à Seattle. Le CRSC, dont le programme de formation a été concocté par P. Johnson lui-même, diffuse l’idée que la science en général, et plus particulièrement la théorie de l’évolution, sont responsables d’une «philosophie matérialiste et athée» qui aurait des conséquences culturelles «désastreuses» sur nos sociétés et qu’il faudrait donc combattre. Le CRSC se fait le promoteur d’une stratégie de remplacement de la science actuelle par une science incorporant la notion de «dessein intelligent» et les causes surnaturelles. Il rejette l’idée -assez répandue dans le monde anglo-saxon- selon laquelle Dieu utiliserait le processus évolutif comme moyen de sa création. Il déclare que la science, au contraire, en se limitant aux explications naturelles du monde physique, affirmerait explicitement l’inexistence de Dieu. Selon J. Wells :
    «La théorie de Darwin exclut le dessein et donc exclut logiquement Dieu. C’est la source de son athéisme».

    Le CRSC rejette même l’idée assez répandue selon laquelle la science ne s’occupe que du monde physique, tandis que la sphère spirituelle appréhenderait les aspects esthétiques, moraux et religieux. On pourrait même ici critiquer cette distribution des rôles en considérant que les aspects moraux et esthétiques de notre monde ne relèvent ni de la science, ni nécessairement de la sphère spirituelle, réduisant au maximum le champ d’action de la spiritualité. Mais le CRSC rejette cette distribution pour les raisons diamétralement opposées : selon lui, la science doit au contraire se fondre dans la sphère spirituelle, ce qui étend au maximum le champ d’action de celle-ci.

    En forçant le lien entre la théorie darwinienne de l’évolution et l’athéisme et en disqualifiant celles des religions qui reconnaissent un terrain propre et limité aux sciences naturelles, le CRSC espère opérer une cassure, piloter un divorce entre ceux qui reconnaissent le fait évolutif et ceux qui sont religieux. Il déclare qu’on doit absolument choisir entre être un supporter athée de l’évolution darwinienne ou un opposant religieux, ce qui, aux Etats-Unis, n’est pas une dichotomie anodine. Le CRSC entend étendre le «dessein intelligent» à tous les aspects de la culture, conformément à l’appel au renouveau de la science et de la culture qu’indique son nom, travail destiné à «combler le gouffre séparant les créationnistes des théistes évolutionnistes». Grâce au dessein intelligent, les premiers n’ont plus besoin de s’agripper à une interprétation littérale de la Bible pour garder Dieu dans le discours sur nos origines, et les seconds peuvent tranquillement rejeter Darwin sans risquer le ridicule, aidés du vernis de sérieux que confèrent de –prétendues– nouvelles propositions. Les membres du CRSC pensent que la science rénovée, incorporant les causes surnaturelles, doit chercher et dicter ce qui constituera une «éthique naturelle», une «morale naturelle», et que cette science-là sera en mesure de découvrir quels comportements transgressent les buts sous-jacents du dessein intelligent de l’Homme. Ce serait donc à cette science de découvrir lesquels de nos comportements, nos mœurs, notre morale sont voulus par Dieu. La fonction de Think Tank conservateur prend alors toute sa signification : l’avortement et l’homosexualité transgressent le dessein intelligent de Dieu, notamment par dévoiement des fonctions pour lesquelles nos formes avaient été initialement créées. Grâce à ces diplômés d’universités, la lutte contre ces transgressions» se voit parée d’un alibi scientifique. En donnant une assise prétendument scientifique au «Bien» et au «Mal», le courant du «dessein intelligent» débouche donc sur une sorte de scientisme religieux qui, pour des scientifiques européens, paraît paradoxal et même effrayant, habitués qu’ils sont pour la plupart à préserver la neutralité de la science par le respect de son indispensable cadre laïc.

    Des confusions épistémologiques caractéristiques
    Les contorsions de Johnson sont des plus sophistiquées qui soient, et très difficiles à identifier pour le grand public. C’est la raison pour laquelle nous nous arrêterons un instant sur les confusions épistémologiques sciemment entretenues par ce juriste de profession. Phillip Johnson est connu pour les équivalences suivantes : matérialisme=idéologie, la théorie darwinienne de l’évolution est matérialiste, donc darwinisme=idéologie. Toute l’argumentation de Johnson repose sur une astuce simple sur le fond mais qui demande une solide culture scientifique pour pouvoir être déjouée, culture que n’a pas une grande partie du public auquel Johnson s’adresse. En découplant la science du matérialisme méthodologique qui la fonde et la définit, Johnson fait passer le matérialisme pour un parti pris tantôt «idéologique», tantôt «métaphysique», tantôt «philosophique» ; et condamne comme usurpateurs les scientifiques conscients de la condition matérialiste de la science, tel Richard Lewontin. Au sujet de la théorie de l’évolution (tiré de «La crise politique du matérialisme scientifique» publié dans «First Things» en mai 1997, et traduit dans «Convergences», n°7, revue de l’Université Interdisciplinaire de Paris) :

    «Or, supposer qu’une préférence philosophique puisse valider une théorie à laquelle on est attaché revient à définir la science comme un moyen d’appuyer ses préjugés. (…) Le darwinisme est basé sur un accord préalable en faveur du matérialisme et non sur une évaluation philosophiquement neutre des preuves. Séparez la philosophie de la science et vous verrez le fier édifice s’écrouler. Quand le public aura bien compris cela, le darwinisme de Lewontin n’aura plus qu’à quitter les programmes d’études pour aller moisir au musée de l’histoire des idées près du marxisme de Lewontin».

    L’allusion idéologique est claire. Une variante pose l’égalité : darwinisme=métaphysique dans le livre de Phillipp Johnson intitulé «Le darwinisme en question. Science ou métaphysique ?» (Pierre d’Angle, 1996). Puis, plus récemment, P. Johnson est passé du matérialisme comme métaphysique au matérialisme comme philosophie de la nature :

    «Si le naturalisme est vrai, c’est-à-dire si la Nature est la seule chose qui existe, alors quelque chose de semblable au darwinisme est forcément vrai, même si on n’arrive pas à la prouver». «Le darwinisme est moins une conclusion de faits observables qu’une déduction de la philosophie naturaliste».

    Selon John Wiester, véhément défenseur du mouvement :

    «le darwinisme, c’est de la philosophie naturaliste qui se fait passer pour de la science».

    D’où la position de Nancy R. Pearcey (autre promotrice du mouvement, et auteur de : «The soul of science : chistian faith and natural philosophy»), qui en dit long sur la compréhension qu’ont les américains des rapports entre la religion et l’école :

    «Considérez ces citations : «Tu es un animal, tel le ver de terre» proclament certains manuels de biologie, «l’évolution s’effectue au hasard, sans plan ni but» déclarent d’autres. Or les écoles publiques américaines sont censées être neutres en ce qui concerne la religion, alors que ces citations s’opposent clairement à toutes les religions. De plus, ces affirmations vont bien au-delà de toute constatation empirique, et sont plus philosophiques que scientifiques».

    En présentant la théorie darwinienne de l’évolution non pas comme une théorie scientifique mais comme une philosophie naturaliste ou une idéologie, ils améliorent leur stratégie :
    1. Une théorie scientifique peut certes être enseignée dans les cours de sciences des écoles, mais pas une philosophie ; par conséquent on légitime soit l’éradication de la théorie darwinienne de l’évolution des cours de sciences, soit l’exigence de mise en balance d’une philosophie naturaliste et d’une philosophie spiritualiste, ou de x autres philosophies.
    2. Ils accréditent l’idée qu’une autre «proposition métaphysique» que la «philosophie naturelle» telle que la leur peut tout aussi bien être discutée rationnellement et faire l’objet d’un programme de recherche.

    Johnson veut ignorer le véritable statut du matérialisme en sciences et confond clairement philosophie, proposition métaphysique, idéologie, paradigme et théorie. Il identifie les rôles du paradigme et de la théorie en sciences à celui de l’idéologie ou d’une philosophie qui plieraient la science à leurs besoins. Il y a, en fait, de grandes différences de niveaux et de rôles. La philosophie et l’idéologie siègent d’abord hors des sciences, car elles ont des objectifs et des moyens propres. L’idéologie soumet la science à son objectif primordial de justifier un pouvoir, quel qu’en soit le coût. Paradigme et théorie sont au contraire des éléments de la science en construction, en quelque sorte des parties de son échafaudage, même si les raisons pour lesquelles nous travaillons à l’intérieur d’un paradigme ne sont pas toujours rationnellement justifiées. On sait généralement pourquoi on travaille sur une théorie. On sait moins pourquoi on travaille dans un paradigme. Car le paradigme est l’ensemble des solutions concrètes appartenant à une matrice disciplinaire. Cette matrice est l’ensemble des valeurs, des techniques et des propositions considérées comme valides par une communauté scientifique appartenant à une même discipline à un moment donné. Le paradigme est l’ensemble des solutions d’énigmes auxquelles se réfèrent les membres d’une même discipline (voir «La structure des révolutions scientifiques», de Thomas Kuhn (1970), seconde édition traduite par Laure Meyer chez Flammarion en 1983 ; «La philosophie des sciences au XXème siècle» d’Anouk Barberousse, Max Kistler et Pascal Ludwig, Flammarion, 2000 ; «La science en dix questions», Hors Série du journal Sciences et Avenir n° 133 coordonné par Laurent Mayet , 2002). J. Wells est stratégiquement plus habile que P. Johnson, car il tente de lire des données à la lumière de deux théories prétendument en compétition (tantôt appelées théories, tantôt appelées paradigmes) et de voir lequel des deux est le plus cohérent (même si, techniquement, Wells est maladroit).

    Johnson a habilement inversé les rapports entre science et philosophie, en subordonnant la première à la seconde. Car en fait, en dehors des sciences, le matérialisme méthodologique n’impose à quiconque aucune philosophie, aucune option métaphysique ni idéologie. La science pour fonctionner n’est subordonnée à aucun matérialisme métaphysique. D’ailleurs, il existe bien des scientifiques qui sont irréprochables dans leur métier et qui ont pourtant choisi pour leur vie privée des options métaphysiques incompatibles avec un matérialisme philosophique. Par ailleurs, libre à certains philosophes de s’inspirer des contraintes inhérentes au matérialisme méthodologique des sciences pour conforter un matérialisme philosophique ; mais cela ne concerne pas la science dans son fonctionnement.

    Finalement, à travers cette inversion et l’intoxication générale produites par Johnson, on comprend l’importance et les enjeux d’une bonne clarification du rôle du matérialisme dans les sciences. Le matérialisme de la théorie darwinienne de l’évolution n’est pas spécifique à cette théorie : c’est le matérialisme de toute démarche scientifique.

    La théorie du «Dessein Intelligent» : outil d’une volonté théocratique
    Pourquoi le mouvement du «dessein intelligent» relève-t-il de l’anti-science ? On peut appeler anti-science toute entreprise de fraude scientifique caractérisée, d’imposture intellectuelle en sciences (au sens de Sokal et Bricmont, 1997 ; ou Dubessy et Lecointre, 2001), ou d’opération de communication brouillant la nature, les objectifs et le champ de légitimité de la science. Ces trois motifs se retrouvent à des degrés divers lorsque l’indépendance méthodologique des sciences est annulée par l’idéologie. Le mouvement du «dessein intelligent» est de l’anti-science pour les raisons suivantes :

    1. La nature de la science est faussée. Ce mouvement est frappé de nullité épistémologique : la théorie darwinienne est présentée tantôt comme une philosophie naturaliste, tantôt comme une idéologie, tantôt comme «qu’une hypothèse», ou «qu’une théorie», et dans ce dernier cas c’est pour souligner qu’elle ne devrait pas être présentée comme «un fait», montrant par là une incompréhension totale des rapports entre faits et théories.
    2. Les objectifs de la science sont faussés. Les écrits des principaux ténors de ce mouvement démontrent que leurs motivations profondes et leurs objectifs ne sont pas scientifiques, mais religieux. La science est mise à contribution pour fonder des dogmes et justifier leur intrusion dans le champ social et politique, dans le cadre des think tanks conservateurs. Pour cela les acteurs du mouvement revendiquent leur propre programme de recherches.
    3. Le champ de légitimité de la science est faussé. Ce mouvement fait sortir la science de son rôle en la sommant de dicter dans le champ moral et politique ce qui est conforme au «dessein intelligent». L’indépendance des règles méthodologiques internes à la science vis-à-vis de la société est rompue. Si la science se permet de légiférer dans le champ moral et politique, là où seuls des déterminants moraux devraient en principe agir, il faut alors qu’en retour elle s’attende à se voir dicter de l’extérieur ce qu’elle doit trouver. La science mise au service de l’idéologie devient un organe de celle-ci, légifère avec elle mais au prix de s’être préalablement totalement pliée à elle. Les exemples sont multiples. En cherchant à justifier scientifiquement des lois de discrimination raciale, l’anthropologie nazie s’est efforcée de prouver certaines infériorités raciales. En cherchant un soutien scientifique à l’interprétation littérale des textes bibliques, le créationnisme en vient à fabriquer de toutes pièces ses données.

    Finalement, si la forme prise par l’anti-science se complique avec le mouvement du «dessein intelligent», nous faisons face à la répétition de vieilles objections finalistes sur la forme intentionnellement conçue pour une fin, et donc une priorité donnée aux fins dans la Nature, résurgence idéologique au service d’un pouvoir convoité. Cette répétition d’objections faites à la science illustre une fois de plus les rapports antagonistes entre l’historicité évolutive des sciences et la trans-historicité réitérative et sans cesse remaniée des idéologies. L’idéologie tente sans cesse de parasiter la science, dans laquelle elle puise le sang de la nouveauté factuelle pour mieux cacher sa propre récurrence. Mais trop de parasites tuent l’hôte : la science devient anti-science lorsqu’elle se fait engloutir dans l’idéologie.

    #201989

    Sujet: français, arabe

    dans le forum Le site Oujdacity
    moa
    Membre

    Bonjour
    une petite question :pourquoi faire une page en français et une en arabe , puisque sur la page français , un seul article est effectivement en français, et tous les autres en arabe ?
    une francophone qui ne sait pas lire l’arabe (mais qui le comprend!)

    #208689
    manara
    Membre

    @merbouh CARINE wrote:

    JE VOUDRAIS SAVOIR CAR JE SUIS AVEC UN HOMME OUDJA ET IL AIT RENTRE DU MAROC AUX MOIS D AOUT ET IL A DEMANDER LE DIVORSE MAIS ENSEMBLE ONT A UNE PETITE FILLE ET LA JE VAIS AVOIR UN AUTRE ENFANT DE LUI PEUT DU ME REPONDRE CAR JE SUIS PERDU MERCI

    direction consulat du Maroc dont depend ton domicile
    va voir un avocat
    la mairie ou vous vous etes mariés
    demande un conseiller juridique et expose en détail ton probleme
    il vont te guider et te donner d’eventuels contacts
    bon courage

    #208688

    JE VOUDRAIS SAVOIR CAR JE SUIS AVEC UN HOMME OUDJA ET IL AIT RENTRE DU MAROC AUX MOIS D AOUT ET IL A DEMANDER LE DIVORSE MAIS ENSEMBLE ONT A UNE PETITE FILLE ET LA JE VAIS AVOIR UN AUTRE ENFANT DE LUI PEUT DU ME REPONDRE CAR JE SUIS PERDU MERCI

    #219720

    En réponse à : Irak

    saidi
    Membre

    Chèr ALAIN Bonjour,

    1. Ma première intervention sur ce roum a été celle qui a attiré le plus mon attention, pcq, c’étaient des gens qui me donnaient l’impression « je dis bien l’impression qu’ils étaient débutants en la matière ». Avec la sagesse, que beaucoup de marocains savent conserver, ce n’est pas pour celà, q’on doit rapidement conclure qu’il n’ya personne dans ce pays capable de répondre à pas mal de nos conneries, ce sont de gens qui j’en suis sûr, pensent qu’ils ya ya de croire écrire et répondre, mais, il croient que nos conneries ne valent pas la peine d’y passer un temps qui peut être consacré à autre chose!. çà, cher ALAIN, comme j’ai eule reflexe de faire à leur place, je l’ai fait, je t’ai interpellé au sujet de certains débats qui valaient la peine d’être discutés. Je l’ai fais, pour t’expliquer que nous citoyens marocains, nous étions prêts pour débattre de n’importe quel sujet, sans à priori, sans parti pri, sans préjugé, sans savoir s’il s’agit d’un marocain musulam, marocain juif, marocain chrétien marocain de n’importe quelle minorité à laquelle il appartient, c’est une chose cher ALAIN, sur laquelle, je ne voudrais pas revenir pour perdre du temps(c’est quelqu’un qu’on a étiqueté de berbère qui te parles, je l’ai accepté, je continue à parter en tant que musulman, marocain, parlant berbère, arabe, français, etc..) mais je suis marocain appartenant à un pays formée d’une mosaique de populations . Cette mosaique, je le repète, necessite une soudure, un ciment pour’elle soit soudée, cette soudure est représentée par une personnalité qu’on appelle LE ROI, si vous préférerz, on peut l’appeler la monarchie. Pour ce qui me concerne, je l’ai déjà dit et je le redis, pour avoir un maroc, il faut qu’elqu’un pour le tenir uni, ce quel’un c’est le ROI OU LA MONARCHIE selon l’appellation des uns et des autres. Si vous voulez savoir et passer votre temps à savoir qui est le nième ou la nième petit ou petite fille de KENZA pour les ardents de la défense de l’AMAZIGHITI du maroc, si vous voulez savoir qui est le idrisside qui attend le visas pour enjamber la mer pour se retrouver de l’autre côté et de se mettre au clavier pour sortir ce qu’il a envie de sortir, dieu merci, je pense qu’aujourdh’ui, les instances juridiques du pays le permettent sans avoirle visas. si vous voulez chercher si votre arrière arrière arrièrre arrière grand ?père ou mère était la fille du prophète MOHAMMED SALLA ALLAHOU WA SALLAM. Personne ne vous empêche de le faire puisque l’informatique vous permet de nos jours, de vous exprimer sous l’anonymat. ( permettez moi de vous dire par respect aux citoyens marocains qui ont soufferts et qui continuent à souffrir dans ce pays ne se donnent pas la peine d’écrire , de poster de cracher n’importe quelle bêtise comme je le fais pour le moment) pour soit disant le bien du pays et le sortir de sa crise!!! laissez moi rire!!! ) vous prenez les marocains responsables, qui ont toujours resistés au beau et au mauvais temps pour , souvent dans un calme olympien, vous répondre: ne vous inquietez pas, ayez confiance en votre pays et vous vezrrez; que tout finira par s’arranger!!! il ya peu de grec, de pharaon, de romains qui on tenu ce langage(ceci pour nos historiens éclairés). Ayez confiance en votre croyance de musulman mais aussi en vontre pays et celui qui leur dit manifestez vous, votez sur celui qui vous semble être celui qui va défendre vos droits!!! combien de fois il va falloir vous le dire!!! Je sais, je sais, que les protocoles d’accords entre le KOWYET et le MAROC qui ont été signés il ya deux jours à AGADIR comprenant entre autre autre les débuts des travaux de l’autoroute FES-oujda qui commencent début de l’année prochiaine « d’après les propres dire de monsieur HAJJIRA qui est bien concerné par ce projet puisque natif d’oujda » On va voire, c’est un axe qui ne passe pas inaperçu, tout le monde oriental verra l’annéee prochaine où se trouvent les travaux!! à vous Monsieur HAJJIRA, je vous interpelle personnellement, si vous avez déclaré celà à la presse c’est que nous croyons à ce que vous respectiez les directives de SA MAJESTE LE ROI puisque tout ce protocole a été fait devant lui! Monsieur HAJJIRA, nous comptons sur vous pour appliquer ou faire appliquer ce qui a été dits publiquement devant la presse nationale, internationale et devant SM. LE ROI. Nous espérons que celà ne subira pas le même sort qui a été réservé à un quartier que vous connaissez bien puisque le bureau de votre feu père se trouvait à 300 M de cet endroit et qui de surcroit porte le nom de boulevard ALLAL EL FASSI. Quand je desencd ce boulevard qui va de LAZARET AU CENTRE VILLE, quand je regarde à gauche, à droite, je me suis posé la question du vivant de votre feu père que dieu ait son âme, comment estce possible!!!!.

    Pour terminer, je vouxrais dire à M. ALAIN, si vous voulez entrer avec nous dans le vif du sujet, soyez, le bien venu, si celà ne vous interesse pas, c’est votre droit le plus élémentaire. iNTERVENEZ dans ce forum, il vous appartient à mon avis sans même demander l’avis de l’administrateur, puisqu’il répond aux normes internationales qui sont exigées pour n’importe quel internaute qui veut s’inscrire dans un forum. Mais SVP M. ALAIN, faites le de manière constructive, donnez nous des idées, conseillez nous, dites nous ce que vous pensez de tel ou tel sujet qui peut aider la région mais répondre à SAIDI, HAFID? yeghmorassen etc… c’est une perte de temps pure et simple merci de la compréhesnsion de tous salut saidi

    #219098

    En réponse à : Nouveaux projets à Berkane ..

    compitieux
    Membre

    Bonjour/bonsoir a tout le monde

    Une petite question existentielle?

    Est-ce qui manque a Berkane sont des habitats seulement?

    A Berkane les gens ne trouvent rien a faire, pas de cinéma, pas de bibliothèques, en gros ya rien walou … en tout cas, faut pas nier qu’il s’agit d’une bonne initiative royale, mais nous avons ésperé plus, tant que la municipalité nous a tant ignoré … bref khaliha ma9boura

    okay poussez pas je ➡

    manara
    Membre

    @BOUAYED wrote:

    @manara wrote:

    c’est toujours la meme galère, la meme histoire
    la meme dualité:
    faits historiques/ faits de representations

    cette dualité qui est à l’origine de tous ces schismes:
    cherifs et non chrifs
    fatimides ou pas
    et la liste est longue

    ( ça me rappelle le pauvre Al motannabi qui a voulu par tous les moyens faire parti d’une famille princere ou royale maskin)

    je pose une question à mr BOUAYED:
    qu’en est il de awlad al 7anafiyya?
    leur lignée???
    Chokran

    بسم الله الرحمان الرحيم و صلى الله و سلم على سيدنا محمد و على آله و سلم تسليما
    Cher Mr Saidi, Assalamou Alaikoum

    Je vais vous répondre dans ce topic et continuer à toujours à le faire ici pour ne pas perdre le nord et rester dans le même sujet.

    Je vous remercie beaucoup et je trouve beaucoup de plaisir à discuter avec vous pour votre esprit critique, votre amabilité et votre savoir vivre.

    Je n’ai pas pour autant arrêter de répondre à Mr Oujdi_pur et je le ferai prochainement tout en le remerciant de ce qu’il pense de Ahl Albait mais comme on a commencé à s’expliquer sur certaines choses, il faut aller le plus loin possible dans les explications afin d’eclaicir certaines prises de positions et satisfaire les interogations des uns et les curiosités des autres.

    Nul n’a pu cerné le problème de plus près ni toucher certains points sensibles comme l’a fait Mr Yaghmourassen quoique emporté par ses émotions et nul ne peut les comprendre s’il n’a pas lu et connu l’histoire. Non pas l’histoire de « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » comme on a voulu nous l’enseigner mais les tristes vérités des malheurs des uns et des autres.
    Pour cette question, j’en reviendrai plus tard.

    Je voudrai avant de continuer remercier Oujda-net pour son intervention et je sais qu’il suit ce sujet de très près. Pour les autres, je ne vous ai pas oublié.

    Cher Mr SAIDI, vous avez constaté que j’ai commencé par le quote concernant la réponse de Me Manara qui m’a beaucoup déçu (je comprends bien maintenant votre attitude er celle de Mr Yaghmourassen à son égérd), en persistant et signant ce qu’elle a déclaré avant concernant les Chorfas avant dans le topic Sherifs et Chrifs ayant commencé le 07/6 avec 2 interventions et en se terminant le 21/9/2006 avec 4 interventions soit 6 en tous et comprenant le quatrio (Dawy, In Arabi, Houlakou et Manara). Chacun a dit ce qu’il a voulu sur les Chorfas pour un sujet qui n’a pas vécu longtemps.
    Me Manara a dit gratuitement entre autres : « D’autre part : Le cherif à l’échelle des petites tribus orientales à Ouja et sa région relève de la hogra et de l’esclavage et on oublie carrèment le mot taqwa »
    Et bien, Mrs (et mes dames) les Chorfas de toute origines : Idrissides, Alaouites , Quadiriyines et Houssainiynes, Antoum Ahl Addine, encaissez tout cela et vous pouvez poursuivre Me Manra si vous le voulez en diffamation mais elle habite en Ile de France! (Mlle Dahlia, toi tu restes en dehors du coup). Elle a dit ça puis a passé juste après à Baqlawa.
    Elle a parlé et elle reparle des Fatimides alors qu’on parle des Idrissides et ce n’est pas la même chose pour ne pas être hors sujet.

    Nous parlons des Idrissides qui sont des déscendants d’Ali et de Fatima Zahra Fille du Prophète. De cet union, il y a eu Hassan et Alhoussain (dont les déscendants sont Ahl Bait) puis Zainab Alkobra et Oum Kalthoum Alkoubra.

    Al Imam Ali s’est marié avec d’autres femmes et qui sont : Oum Albanine Bent Houzam Amiria min Bani Kilab, Laila Bent Messaoud Attamimia, Asmaa Bent Amiss Alkhathmaعia, Assahbaa Bent Rabiعa Min Jachm ben Bikr,Oumama Bent Abi Elass, Khaoula Bent Jaafar Alhanafia,OumSaid Bent
    عaroua Ben Messaoud, Mahiat Bent Imrouou Alkaiss Alkalabia.
    En dehors des Enfants de Fatima Zahra Radia Allah Anha, AlImam Ali a eu 27 Enfants dont 11 Garçons et qui sont Mohammad Alakbar Bnou Alhanfia, ,Alabbas Bnou Oum Albanine, Jaafar, AbdAllah, Othmane, OubaidAllah, Aboubakr, Mohammad Alawsat, Yahya, Omar Ibn Assahbaa et Mohammad Alasghar.Et 16 Filles et qui sont : Zainab Assoghra, Oum Alhassane, Ramla Alkobra, Oum Kaltoum Assoghra, Oum Hanii, Maimouna, Ramla Assoghra, Fatima, Oumama, Khadija, Oum Alkiram, Oum Salma, Oum Jaafar, Joumana, Nafissa et Roukaia.
    Les historiens n’ont donné de l’importance qu’aux déscendants de Fatima Zahra Radia Allah Anha, Alhassan et Alhoussain et qui représentent Ahl Bait.

    A Suivre Mr Saidi

    السلام عليكم و رحمة الله

    moi j’excelle en baklawa
    toi en histoire
    pui c’est tout

    les fatimides monsieur vient de Fatima ya ostad

    pour le mot hogra: je parlais de ces chorfas qui obligent les gens( et j’en suit temoin) leur ramener des moutons
    des hdiyyats etc
    et un chrif ne se marie pas avec une femme non chrifa 😥
    c’est cela que je fesais allusions

    BOUAYED
    Membre

    @manara wrote:

    c’est toujours la meme galère, la meme histoire
    la meme dualité:
    faits historiques/ faits de representations

    cette dualité qui est à l’origine de tous ces schismes:
    cherifs et non chrifs
    fatimides ou pas
    et la liste est longue

    ( ça me rappelle le pauvre Al motannabi qui a voulu par tous les moyens faire parti d’une famille princere ou royale maskin)

    je pose une question à mr BOUAYED:
    qu’en est il de awlad al 7anafiyya?
    leur lignée???
    Chokran

    بسم الله الرحمان الرحيم و صلى الله و سلم على سيدنا محمد و على آله و سلم تسليما
    Cher Mr Saidi, Assalamou Alaikoum

    Je vais vous répondre dans ce topic et continuer à toujours à le faire ici pour ne pas perdre le nord et rester dans le même sujet.

    Je vous remercie beaucoup et je trouve beaucoup de plaisir à discuter avec vous pour votre esprit critique, votre amabilité et votre savoir vivre.

    Je n’ai pas pour autant arrêter de répondre à Mr Oujdi_pur et je le ferai prochainement tout en le remerciant de ce qu’il pense de Ahl Albait mais comme on a commencé à s’expliquer sur certaines choses, il faut aller le plus loin possible dans les explications afin d’eclaicir certaines prises de positions et satisfaire les interogations des uns et les curiosités des autres.

    Nul n’a pu cerné le problème de plus près ni toucher certains points sensibles comme l’a fait Mr Yaghmourassen quoique emporté par ses émotions et nul ne peut les comprendre s’il n’a pas lu et connu l’histoire. Non pas l’histoire de « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » comme on a voulu nous l’enseigner mais les tristes vérités des malheurs des uns et des autres.
    Pour cette question, j’en reviendrai plus tard.

    Je voudrai avant de continuer remercier Oujda-net pour son intervention et je sais qu’il suit ce sujet de très près. Pour les autres, je ne vous ai pas oublié.

    Cher Mr SAIDI, vous avez constaté que j’ai commencé par le quote concernant la réponse de Me Manara qui m’a beaucoup déçu (je comprends bien maintenant votre attitude er celle de Mr Yaghmourassen à son égérd), en persistant et signant ce qu’elle a déclaré avant concernant les Chorfas avant dans le topic Sherifs et Chrifs ayant commencé le 07/6 avec 2 interventions et en se terminant le 21/9/2006 avec 4 interventions soit 6 en tous et comprenant le quatrio (Dawy, In Arabi, Houlakou et Manara). Chacun a dit ce qu’il a voulu sur les Chorfas pour un sujet qui n’a pas vécu longtemps.
    Me Manara a dit gratuitement entre autres : « D’autre part : Le cherif à l’échelle des petites tribus orientales à Ouja et sa région relève de la hogra et de l’esclavage et on oublie carrèment le mot taqwa »
    Et bien, Mrs (et mes dames) les Chorfas de toute origines : Idrissides, Alaouites , Quadiriyines et Houssainiynes, Antoum Ahl Addine, encaissez tout cela et vous pouvez poursuivre Me Manra si vous le voulez en diffamation mais elle habite en Ile de France! (Mlle Dahlia, toi tu restes en dehors du coup). Elle a dit ça puis a passé juste après à Baqlawa.
    Elle a parlé et elle reparle des Fatimides alors qu’on parle des Idrissides et ce n’est pas la même chose pour ne pas être hors sujet.

    Nous parlons des Idrissides qui sont des déscendants d’Ali et de Fatima Zahra Fille du Prophète. De cet union, il y a eu Hassan et Alhoussain (dont les déscendants sont Ahl Bait) puis Zainab Alkobra et Oum Kalthoum Alkoubra.

    Al Imam Ali s’est marié avec d’autres femmes et qui sont : Oum Albanine Bent Houzam Amiria min Bani Kilab, Laila Bent Messaoud Attamimia, Asmaa Bent Amiss Alkhathmaعia, Assahbaa Bent Rabiعa Min Jachm ben Bikr,Oumama Bent Abi Elass, Khaoula Bent Jaafar Alhanafia,OumSaid Bent
    عaroua Ben Messaoud, Mahiat Bent Imrouou Alkaiss Alkalabia.
    En dehors des Enfants de Fatima Zahra Radia Allah Anha, AlImam Ali a eu 27 Enfants dont 11 Garçons et qui sont Mohammad Alakbar Bnou Alhanfia, ,Alabbas Bnou Oum Albanine, Jaafar, AbdAllah, Othmane, OubaidAllah, Aboubakr, Mohammad Alawsat, Yahya, Omar Ibn Assahbaa et Mohammad Alasghar.Et 16 Filles et qui sont : Zainab Assoghra, Oum Alhassane, Ramla Alkobra, Oum Kaltoum Assoghra, Oum Hanii, Maimouna, Ramla Assoghra, Fatima, Oumama, Khadija, Oum Alkiram, Oum Salma, Oum Jaafar, Joumana, Nafissa et Roukaia.
    Les historiens n’ont donné de l’importance qu’aux déscendants de Fatima Zahra Radia Allah Anha, Alhassan et Alhoussain et qui représentent Ahl Bait.

    A Suivre Mr Saidi

    السلام عليكم و رحمة الله

    #218645

    En réponse à : Oujda: Ce soir sur 2M ..

    saidi
    Membre

    @dahlia wrote:

    c’etait bien ce que j’avais compris saidi .

    crois moi le scenario que tu viens de decrire existe encore malheureusement mais dieu merci pas trop repandu les competences prennet le dessus et ca tu peuc le sentir illico en faisant des visites sur place..tu rentres dans une admin pour demander un stage par exemple on te renvoie ballader sans meme avoir franchis le premier escalier ..on se donne meme pas la peine de te connaitre ni de se fatiguer a lire ou a jeter un coup d’oeil sur ton cv …..et quelqu’un qui te dis …siri sir a benti rahe makhassna stagiaire tout les employés kharjine makanch personne pour vous encadrer …tu essayes de dire tenez monsieur je vous laisse mon cv et contactez moi au cas ou …il te dit lla lla ri ddi cv dialek m3ak makanch makanch…..

    tu ressors mais surtout pas demotivé et tu rentres dans une autre admin pour ressayer ..sauf que cette fois on essaie de faire swab avec toi parceuqe t’es bien habillée peut etre et on te dis khellihe hnaya on vous contacte ….ourakou 3arfine » on vous contacte » ki dayra…

    et puis la meilleure dans tout ca ….on te regarde et on se moque de toi comme si une petite comme toi allait changer des choses en ce monde..sans parler du machisme 😕

    si t’a le souffle wellahe matodkhol leddar tatjib stage dialek ..apres tout tu veux te former,tu ne demande aucune remuneration juste un minimum d’informations et de savoir mais helas chkouuune issam3ak…

    et bein non y a des gens….ki t’ecouteront ils existent heureusement .pour nous ce sont ces gens qui sont venus avec mohamed 6 ..une nouvelle generation a l’ecoute et qui merite des postes de responsabilités commes ceux qui leur ont été conférés, et tu apprends tout de suite qu’il ne faudrait jamais se dire qu’on ne peux arriver a ce qu’on espere …
    au contraire on y arrive difficilement peut etre mais on y arrive quand meme parceque quelque part dans le monde il y a des gens serieux ,il y a des gens que nous devons chercher mais tout au long de cette recherche nous nous heurterons avec des attentistes comme tu les nommes ,peut etre meme pire …
    mais ce qu’il faut faire avec ces gens c’est de les ignorer parcequ’ils n’apporteront rien a ton parcours ..ils essaieront de le perturber mais avec la foi ,la volonté et le courage ce seraient eux qui se verront heurter par la realité, la réalité qu’ils refusent eux meme d’accepter….
    ➡ ils s’eclipeseront….

    Dahlia, je vois que tu ne dors pas encore et moi non plus. Moi, pendant que tu m’écrivais j’étais déjà occupé à écrire à M. HAFID selon des sages conseils, je lui ai ecrit d’abord pour m’excuser pour l’avoir pris comme cible pour un sujet qui tu viens de t’en apercevoir n’a rien à voir avec la phrase de HAFID. en tout cas, celà me soulage et grâce à tes conseils, car je deteste jouer à celui qui connait tout c’est par definition celui qui connait peu. Je suis donc soulagé après lui avoir adressé un post pour lui faire comprendre que le sujet que je voulais aborder était beaucoup plus vaste. tu liras j’espère ce post et tu veras que je suis passé à la vitesse un peu supérieure et j’ai fait participer je l’espère nos amis qui dirigent notre télévision au sens large du terme même si je sais que ça se libéralise ça se privatise etc… t’inquiet on n’est pas si zmagrya que celà du moins pas tous. tu sais que le sujet que je viens de soulerver est d’une importance politique capitale.

    Ceci dit entre nous tout en sachant que tous les internautes peuvent lirent ce que j’écris: eh bien je vais te dire une chose et ouvre bien tes oreilles: Si je me suis entre autre interessé à ce forum que vous avez le mérite d’avoir mis sur pied, c’est parceque je mesure l’impacte qu’il puisse avoir sur l’échiquier politique. Je vous ai déjà interpellé sur les élections législatives qui sont à nos portes, malheureusement je n’ai eu aucune réponse. Bien. Je vais te poser une question simple: Qu’est ce que vous perdez et nous avec vous, si vous lancez un nouveau débat sur les élections législatives qui arrivent à grand pas, qu’esce que vous perdez surtout que ce moyen de communication permet l’anonymat: pourquoi ne pas commencer à rassembler les noms des futurs pretendant aux postes lors des elections legislatives, vous pouvez le faire de manière nominative, si vous êtes mal placés pour le faire ce que je comprends, balancez nous les noms, nous qui vivons à l’étranger et qui n’avons rien à perdre, on pourra les prendre à parti, on leur dira ce qu’on pense d’eux, on leur posera des questions sur cxe qu’ils veulent faire et surtout pour ce qu’ils ont fait etc… celà ne vous engage en rien, vous êtes sous l’anonymat, nous aussi même si moi tête brûlée, je n’ai pas toujours eu peur de cacher mon idendité (voir ce que j’ai ecris sur les berberes les arabes et l’islam). Celà me chafrine de voir que vous possedez un outil qui est dominant aujourdh’ui dans le monde et que vous n’utilisez pas! si vous avez besoin de matériel, il suffit de le dire dahlia, sans me concerter avec quiconque, je suis prêt à faire tout le possible pour vous venir en aide. Pour ce qui est des gens sur place, là aussi, nous connaisson des gens, ne prenez pas le terme zmagrya au sens large tu terme, il en existe parmis nous qui valent la peine de discuter avec eux et qui sont prêts, je te le promet à vous aider et ceci sans aucune arrière pensée politique ni matérielle, d’ailleurs, la majorité de notre groupe c’est des gens qui pratique des professions qui ne leur permet pas de rentrer dans cette fantasia politique. J’ai encore beaucoup de chose à te dire mais comme je ne sais pas si tu vas tenir le coup ce soir, je préfère finir ici et reprendre eventuellement plutard tout en te disant, que pour ce qui me concerne, je suis là toute la nuit, salut, saidi

    BOUAYED
    Membre

    @OUJDI_PUR wrote:

    merci mr bouayad pour ces eclaircissements
    wa salla allah 3ala mohammed wa 3ala aali mohammed

    pour bni bousaid je veux bien me donner le lien de la page qui parle de ca
    et merci

    بسم الله الرحمان الرحيم و صلى الله و سلم على سيدنا كحكد و على آله و سلم تسليما

    Mr Oujdi_pur, pour les pages où on trouve Beni Boussaid, il faut aller aux 6, 7, 8, 10 et 11èmes pages.

    Mr Oujdi_pur, si j’ai écrit A SUIVRE, cela veut dire que je n’ai pas terminé et il reste encore des précisions à vous apporter. Le sujet qu’on aborde est un sujet immense et il y a beaucoup à dire et il faut bien qu’on nous laisse tranquile et le temps de le terminer.

    Je n’aime pas l’hostilité gratuite ni les mots vulgaires et pas plus le manque de respect et le manque d’éducation et du savoir vivre. J’ai toujours dit, personne n’est obligé d’accepter ou de suivre quoique ce soit et on n’est pas d’accord, il faut passer à autre chose ,wa mourrou marra Alkiram.
    مرّوا مرّ الكرام

    Avant de continuer à répondre aux questions que vous avez posé, je voudrais mettre les points sur les i et être clair sur certains points et cela s’adresse aussi en premier lieu à Mr ALAEDDINE ainsi qu’à nos Modérateurs, <span style="color: blue]Mlle DAHLIA et Mr FADI [/color »>[/color](qui n’a peut être commis qu’une petite erreur et je lui dirai ça en privé) et à tous les internautes dont quelque uns nous ont boudés ou tout simplement quittés que j’en ai assez des interventions de ce Mr Dawy qui nous empoisonne la vie par ses remarques et interventions insultantes et manquant de respect; J’ai peut-être l’âge de son Père.

    Quand on lit ses 256 interventions, il est libre d’intervenir là où il veut et avoir un avis partout et comme on dit Sbaa Snaiaya wa Razk dayaaa
    سبع الصنايع و الرزق ضايع
    mais où il s’en prend à tout ce qui bouge et quelquefois avec des propos Aib ou Aar عيب و عار de les répéter mais il doit mesurer ce qu’i dit. Et s’il s’en prend aux Chorfas, qu’il ait du respect au moins pour Mlle Dahlia qui est une Chrifa Wartassia; il ne peut pas lui faire des éloges d’un côté et la poignarder dans le dos en tant que Chrifa d’autres parts.

    Une fois Mr Dawy s’en est pris à Oulad Sidi Ali en disant Bounchafa, Buvard et je ne sais pas quoi; Pourquoi avoir tous les fils la Tribu de Oulad Sidi sur le dos aussi bien ceux qui sont au Maroc, dans la Région de l’Oriental, dand le Sous et le reste du Pays et ceux qui sont en Algérie et à l’Etranger (Espagne, France, Benelux, Pays Scandinaves, Grande Bretagne et même aux USA). A quoi bon, une vieille personne Ben Sidi Ali quand il a vu que je parlais de cela au cours de la Fête de l’Aid avec quelques personnes qui ont lu cela nous a répondu : Ahhah yatfi dawwou wa Nachchaf Halkou.
    الله يتفي ضووّ و ينشف حلقو.ء

    Pour moi, il s’agit tout simplement d’une hostilité gratuite et chercher querelle pour rien, comme on dit en Arabe : Hak Rbiaa w dakhkhalni Maak fi Zgua.
    هاك الربيع و دخلني معاك في الزكا

    Si on doit parler Coran, et de cela je vais en parler prochainement pour continuer à répondre à Mr Oujdi_pur, il ne faut pas seulement voir
    INNA AKRAMAKOUM INDA ALLAH ATKAKOUM
    إن أكرمكم عند الله أتقاكم
    mais il y a aussi LA YASKHAR KAOUMOUN MIN KAOUMIN ASSA AN YAKOUNOU KHAIRA MINHOUM
    لا يسخر قوم من قوم عسى أن يكونوا خير منهم
    Et voyez les réponses faits aux Chorfas de tout bled, à Ahl Angads et d’autres Arabes qui ont demandé des renseignements sur leurs origines et même d’autres personnes dans d’autres sujets.

    Nous parlerons, In ChaaALLAH de tout cela dans Sourate AlLHOUJOURAT et nous verrons à qui et à quoi ces verset ont été destinés dans ASBAB
    ANNOUZOUL.

    J’ai répondu aux questions des Malheurs des Idrissides et on peut continuer à le faire mais pas tout de suite car on ne peut satisfaire toutes les demandes faites et on s’excuse pour les personnes qui n’ont pas eu de réponses immédiates.

    Mr Yeghamroussen (lui au moins il sait quelques choses) a parlé aussi des malheurs de Ahl Albait et des Omeyyades et autres (et je vais parlé de cela)mais je ne pourrais le suivre dans son raisonnement car il y a là Hakk Ourida Bihi Batil.
    حق أريد به باطل
    Il a essayé de mettre tous les maux sur le compte des Arabes mais il y a aussi les Bèrbères qui sont aussi touchés par ce qu’il a voulu insinuer (Corruption et Blanchissement d’Argent de Drogues : Voir dans tous les domaines Justice et Autres et le nombre de Beaux Cafés existant à Oujda et pas forcemént appartenant aux Arabes) et il ya aussi des Salopards aussi parmi les Non Arabes si on veut parler.

    A suivre

    و السلام عليكم و رحمة الله

15 réponses de 211 à 225 (sur un total de 258)
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