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Sujet: TANGO POUR UN AVATAR
TANGO POUR UN AVATAR
Un ange et sa lyre, aux plumes qui riment,
Du haut des nuages sourit aux éléments.
Je veux acheter cette fresque sublime,
Œuvre de Dieu, destinée aux seuls rois !Tableau vivant, qui parle et qui aime,
Qui chante et qui danse en riant.
Mais je n’ai ni force ni voix ni argent,
Pour te ravir et dire au régent
Harbach, sir bhalek, va-t-en !Sans voix, qui puis-je élire comme sultan?
Mon luth s’est éteint et mon violon
A cassé ses cordes depuis longtemps.
Mon corps étique et ma flute livide
Ont perdu leur souffle d’antan.Et le chef d’orchestre, rendu fou
Est parti comme un dément,
S’il ne se pend dans le fracas
De tes sillons en se lamentant.Chœur de déesse aux charmes ardents
Ta jeunesse brille, Circée, de belles dents.
Tu changes en pourceaux les hommes
Qui te désirent et t’admirent,
Et en sirènes, les reines et leurs démons !Tes joues de lumière embrasent le soleil
Tu défies le ciel de ton front étincelant.
Le croissant de lune s’étire et s’efface
Pâle devant la morgue de ton menton.Méduse, quand tu secoues tes mèches,
Ton haleine aux parfums d’éden
Jaillit de tes boucles d’ébène
Et tu paralyses celui qui t’entend
Tuant d’envies folles le mâle qui te sentDe ton cou de marbre opalescent,
Des vagues de verdeur roulent sur les flancs
Du bateau ivre au mât vacillant.
ô princesse sort tes voiles maintenant
Et vogue au loin en m’emportant !Bercé par ta vue, je croule littéralement
Asphyxié dans le vertige des vagues
Qui déferlent et me hissent, ô misère,
Jusqu’aux courbes taboues du firmament.Dans les vallées de ton Olympe d’airain
Tes dunes diaphanes, en torrents bouillonnants,
Ivres de rosées suaves et de givres salins,
Cascades d’ambroisie et de nectars
Inondent de sueurs les replis de tes reins.
Pour que me prives-tu de mes aliments ?ô privations, ô miracles, ô détresse des saints !
Mais qui donc est ton prince, Déesse,
Ou ton Cerbère pour m’ignorer autant ?Tes divines ondées giclent en glissant
Sur le mont vénusien de tes printemps
Rien ne reste pour inspirer tes aèdes,
Tu as mangé tous tes amants !L’âme et la vie, le bonheur et le temps,
Réaniment d’espoirs mes souvenirs de manant.
Enserrées de tabous; tes méninges closes,
Exilent au néant mes fols entêtements.Appendus à tes lèvres, lié au serment,
Attaché comme Ulysse à l’artimon,
J’espère le privilège de tes châtiments !ô cruelles épines serties de piquants,
Où sont les perles où sont les diamants ?Roses en bouton, cactus ou asphodèles ?
Orchidées, tulipes, œillets, clivias,
Amaryllis, dahlias, Eve ou Zahra ?Une fleur coupée ne saurait durer tant,
Quelle que soit l’élue déifiée qui la sent !Mais tu n’es qu’une image de légende,
Un mirage pervers, osé et turbulent,
Bonne à te jouer du barde et de sa raison,
De ses bouquets fleuris et gluants sentiments.Un jour mes vers te sortiront de la fiction.
De ton harem, de ton jeûne, de ton ramadan,
De l’écran obscur où zappe ton avatar d’aura.Et je te donnerais ton esclave Bassou,
Comme illustre amant pour te délivrer
De la tombe cynique ou tu te plais tant.Dr Idrissi My Ahmed
Kénitra le 11 Juillet 2013
PROSODIE LIBERTAIRE :
LES IMPAIRS MYSTIQUES
Comment diantre, Thame,
Fais-tu pour conjuguer à tord,
Le verbe aimer, châtier et conjurer à mort
Pour me jeter un sort,
En te référant à Dieu ?TOUT EST A TOI
Tout est à Toi
L’incommensurable
La démesure, le miracle,
L’univers, le temps,
Ce qui est avant,
L’éternité, le par-delà…
Et moi-même !Te montreras-Tu
A mon humble soupir ?
Un jour de miracle,
En mon laps de temps ?
Privilège rare des prophètes,
Des fous et des incompris.Oublier ses songes,
Oublier ses craintes,
Voir plus loin,
Voir de plus près,
En son fort intérieur.
Les prodiges ?
Une routine divine !Ne pas s’empêcher de rêver
Et si c’est là la clé, faire l’amour,
En adepte inconditionnel des actions
De grâce et de communion !On fait ce qu’on peut,
Par les temps qui courent :
Parce qu’il faut créer,
Afin de perpétuer cette race,
Tant décriée hélas !Du berceau-éprouvette,
La Terre, folle sphère,
Du fond du cercueil,
Trou noir, à ciel ouvert,
Où vont ces débris
En mal d’âme ou d’esprit?De cet être inopportun, inconscient,
Qui devient amnésie, puis, plus rien !
En dehors de l’âme, cet espoir viatique,
Pour faire face au vide universel
Et au néant aveugle et sans cœur.Et dire qu’il est le propriétaire de ce moi,
Qu’il me commande et me guide
Et me conduit comme son vélo ou ses pas
Sans que je ne le vois…REVES DE SONGES
Inutile de rêver, vous !
Vous n’avez ni l’opportunité,
Ni le souvenir ni l’heur de le faire.
Inutile de rêver, non !
Vous n’avez pas le look,
Le style, ni la texture
L’espoir, le mérite,
Les moyens non plus
Ni même le besoin !Demandez aux riches, on en a des modèles,
Demandez aux rois, ils m’entendent !
Les malheureux, n’ont pas ce qu’ils veulent
S’ils ne savent pas rêver,
C’est qu’ils vivent pour de vrai, leurs rêves.
Et ceux des autres, ils les croient réalisés !Non, inutile de rêver, pauvres hères !
Vous, cendres et poussières de la terre,
Diables sans feu, séraphins sans ailes,
Inutiles regrets, larmes de repentirs.
Faites votre critique : inutile de rêver !CAUCHEMAR DEMONIAQUE
Vous n’avez ni la nationalité, ni la couleur,
Ni la religion de l’étroite communauté !
Vous n’en avez ni le fric ni la grandeur,
Ni l’arrogance superbe et sa morgue sournoise.Vous n’avez ni le teint ni clan ni l’or de la tribu
Vous n’avez pas souffert le déni génocidaire.
Pas de souffrances à vendre comme monnaie,
Ni de contritions sonnantes comme alibis.
Ceux des civilisés en mal de repentances
Afin de dompter l’Urs et ses cités volées.Vous êtes une hypothèse, un délit
Une hypothèque, à fonds perdus,
Un larcin sur terre, de fange et de boues,
Le linceul gras d’un sombre créature !Dents avariées, molaires crochues,
Faites pour boire le sang et tuer
Ronger les os de nobles tribus.
Diable ! Vous êtes le démon, Satan
Laisse moi me réveiller et va t’en!Regarde les fidèles qui se tuent,
Avec véhémence et suprême idiotie.
Les jours de fêtes dans leurs mosquées !
Leurs semblables et leurs frères,
Gisent, courbés, calcinés, épars, en priant !Homme, qui est le diable, là-dedans ?
Heureux d’injurier leur Dieu,
Le même, Le seul, pour ces abrutis…Hélas, j’appartiens à ce sombre festin
Esclave de naissance, idiot et incompris,
Je n’ai rien fait pour changer les destins.Excroissances d’égos insatisfaits,
Bornés dans leurs étroites suprématies,
Leurs ennemis, heureux de leurs excès,
Les voient s’annihiler avec succès.Tout est à ceux qui se tapissent à l’ombre
Tissent les liens et les ficelles de la toile
De quoi mouvoir les marionnettes
Ave, en guise de baguette du chef
D’orchestre, les tisonniers de l’enfer !Inutile de parler, de crier, de médire.
Muets, vous avez le droit de vous taire !
Peuple battu de serfs, de matons, de mercenaires
Escrocs, corrompus jusqu’aux viscères !Fieffés délateurs, brigands menteurs,
Pavés troués, gossiers arnaqueurs,
Collusions fourbes, frasques narquoises,
Divergences, négligences,
Laisser-aller, corruption et pire encore !Perfides, sordides, sournois, pervers,
Peuple veule, frigide, immobile de peur,
Peuple de receleurs et de fiers dictateurs,
Fieffés menteurs, tyrans assoiffés
De l’or et des âmes, de toute la terre :
Mon beau colon, mon chef, mon frère !LES MISERES 30 06 09
Faute de rêves, je voyage dans l’errance,
Les dépits spoliés et je raconte nos misères
Et mes ratés, espérant t’intéresser,
Mon Dieu, Toi qui embrasse tout l’univers.Je me livre sur la toile, nu, sur le papier,
Je ne sais comment te prier ni te parler,
Avec plus de convictions, d’espoir
De convictions fortes et de respect
Avant de me livrer à Toi, en Todd Ao,
En cinémascope, en couleurs, en 3D,Je raconte mes déboires et mes doutes
Mes questions pour raffermir mon crédo.
Sinon développer utilement mon être,
Ses réflexions intérieures, sa philosophie
Et stimuler mon moi et mon imaginationFaute d’excitants ou de drogues,
Pour fantasmer, éclairer l’esprit ou le doper
(Je n’ai pas à rendre les trafiquants plus riches),
J’exploite mes douleurs et mes rêves avortés.
Je souffre pour rêver, je souffre pou écrire
Et Tu le sais. Illumine-moi de Tes clartés !L’ICONE DU CHRIST 30 06 09
Faute de corps à adorer,
Un dieu-icône, une image pour me repérer,
Un dieu en train de boire, sans jamais de satiété
Une fourche aux mains, un éclair sur l’Olympe,
Prêtresses de paradis, harem de déesses,
La luxure bacchanale, aimantes et lascives…De sordides caniveaux, trash à humer,
Des riches à soudoyer, un roi à tutoyer,
Et pour plaire, j’exploite ma vie,
En raclant les jours, les douleurs et les nuits.
Et je vis pour souffrir, à la place d’autrui.
C’est lui ô Juge, que Tu dois inquiéter …J’ai laissé Jésus sur la croix, sans y croire,
Les tablettes de Moise en consigne chez Sion,
La Résurrection, le Jugement après l’Apocalypse
Pour un autre temps, sur une autre planète
Je tiens à garder entière, celle appelée, Terre .J’ai failli être Jésus , sans être dieu encore !
J’ai failli être Jésus pour apprendre à souffrir.
J’ai failli être Jésus pour apprendre à aimer.
J’ai failli être Jésus pour apprendre à aider.
J’ai failli être Jésus pour montrer à Dieu l’amour :
L’amour de Dieu pour Ses propres créaturesJ’ai failli être Jésus pour apprendre de Dieu,
J’ai failli être Jésus pour montrer à Dieu,
J’ai failli être Jésus pour apprendre à Dieu
Ce qu’est souffrir, souffrir d’amour à en mourir,
Pour éteindre les enfers et ne point sanctionner,
Chez les hommes, les libertés et l’amour !Pour aimer Dieu, faut-il encore souffrir ?
Dieu prend en pitié les destinées, le futur,
Il ne voit pas la souffrance et n’y prend pas plaisir.
Souffrance, angoisses, peurs et mort,
Le néant est à côté de la vie,
C’est le lot des êtres sur cette terre mineure.Et les portes du ciel sont plus proches encore,
Que les sept cieux, là où tu sais t’abandonner.
Des portes pour aller à Lui, offertes aux âmes,
Qui ne supportent guère nos humaines misèresJ’ai délaissé mes ailes et ma queue avant de naître,
J’ai laissé mes ailes et ma queue aux êtres supérieurs.
Je suis né homme, minéral, de sang et de chair,
Et je me complais dans mes instincts inférieurs
Avec cette conscience qui dépasse le savoir
L’avenir de certains, l’instinct et l’imaginaire !SAIS-TU LE NOMBRE DES ETOILES
Sais-tu le nombre des étoiles ?
Leurs distances et leurs noms ,
Et les choses qu’il y a dedans !LA JESUADE
Avait-il besoin de descendre sur Terre
Pour savoir ses souffrances et ses calvaires
Avait-il besoin de découvrir l’homme
Pour connaître son caractère et l’univers
Ses tares et ses misères et son magistèreAvait t-il besoin de souffrir, Lui
Dans son être lumineux ou dans sa chair,
Pour sentir, comprendre et pardonnerAvait t-il besoin d’autrui,
Pour parler de Lui aux hommes ?
Avait t-il besoin d’autrui,
D’un prophète ou d’un illuminé
Pour lancer un message, un mot ?
Celui simple, de l’adorer, de l’admirer
De le courtiser ou simplement de l’aimer.Et plus que cela, encore,
Avait t-il besoin d’autrui, Lui
Pour l’aimer, l’admirer pour ce qu’il est ?
A non pas seulement, pour ce qu’il donne !Les gens et les anges, Abraham et Jésus,
Moïse, Bouddha ou Mohammed,
A-t-il besoin de hérauts pour ces êtres
Si futiles et si faibles, si frêles et inférieurs,
Au lieu de nous éclairer directement la scène ?Certes, pour se poser cette question,
Il faut bien prendre en exemple
Ces êtres illustres et surnaturels,
Les anges de l’éther azuré, nos supérieurs,
Nobles et précieux et si proches de Dieu.Nos défauts de créatures communes,
Nées d’argile pour y évoluer, sublime pari,
Est un paradoxe entre les cieux et la terre.Les talents, le métier de Dieu lui imprime
De nous connaître, de prévoir nos besoins,
Sans l’aide d’autres créatures, les anges
Pour nous surveiller et le lui rapporter
Ou du diable maudit, pour nous dévier !Nous sommes innocents du pari de Satan,
Le démon, de ses défis et de son parjure !Non, il ne fallait pas nous sortir de l’Eden
Et nous assigner, ici bas sur terre,
Pour envoyer des messagers,
Jésus à leur tête.Humilier les saints, renier les prophètes,
Les prêtres scélérats, jaloux de leurs offices,
De leurs pouvoirs absolus sur les êtres,
Négateurs de dieu, déicides, apostats,
Ont sacrifié Jésus, comme une obole à César
Et lapidé ses apôtres en créant les guerres !Voire, nous fabriquer d’argiles
Et rendre le démon de lumière ou de feu
Plus narquois et plus fier et nous immoler
A son courroux comme tribu et comme chair !KADHEM SAHER
Amoureux de la vie et puérils,
Qu’est-ce qu’ils ont les acteurs,
Les artistes, les poètes à mourir ?Qu’est-ce qu’ils ont les chanteurs à partir ?
Prophètes, magiciens, sorciers, éclaireurs,
A nous rendre si tristes et si fragiles,
En quittant les planches, le chant et la scène.Nostalgiques des couches stériles,
Emus, aptes à sombrer dans les pleurs
A remplir des lacs verts de spleen,
De romances frêles et de vagues les mers !Arrête-toi, ô Lune ! Et cesse de fuir !
Voile-toi de nuages, faute d’amours.
Et toi Soleil tourne et cesse de luire !
Noie tes rondeurs sous la tente opaque,
Des burqas aux ténébreuses couleurs.Faute de lui offrir un paradis sur terre,
Un lit de paille, un foyer, une voiture,
Un rêve éveillé, une invention pure,
Une livre d’or, un contrat, une peinture
Respecte son Eden, sa foi et cesse de gémir !Fusse celui des femmes, ô Mère,
On ne quitte pas un amour eternel,
Du jour au lendemain, sans peine,
Pour le perdre, sans plainte et sans pâlir.Ce sont les lâches qui cultivent la haine.
Sans dépit, les braves aiment, sincères,
Et loyaux et du fond du cœur,
Saluant la volonté; la liberté de leurs pairsLE LIVRE DES SOUFFRANCES
ou
LA CLE DES SOUFFRANCES INUTILES
26 01 13Je mange les aigreurs quiconque a la nausée
Me fait remonter le cœur violemment
Je vis avec une marâtre comme belle sœur
Cendrillon n’a pas de carrosse qui l’attend
Fusse à minuit avec un attirail de ratsCiel étoiles et nuages, vous retenez
La clé de voûte de mon ignorance
Ma vue de gnome ne me permet
Ni de vous connaître ni de vous interpréter.Je suis comme cette fourmi enfiévrée
Qui s’agite et court, d’instinct, sans le savoir..
Si, elle sait où elle va, moi, je ne le sais pas !
L’abeille suit son chemin et s’y retrouve !Le chien, sa conscience qu’il sait montrer
Sa volonté, son orgueil et ses sentiments
Qu’il aboie pour se manifester.
A quelque chose près, je suis de ceux-là !Inspirations et rêves, le réel est à l’Ouest,
Prières et quête d’esprit se pointent à l’Est
Mon intellect s’inquiète, mon esprit m’inspecte !
Et quand je tente de m’expliquer l’Au-delà,
Il s’insurge à mes questions et me suspecte !Je ne domine même pas ce métier-mien,
Celui qui consiste à guérir les hommes
Et non plus le vôtre, vous là-bas !
Le bien, pire que le mal n’a pas de fin,
Pour soigner les peurs et les bas instinctsODEURS DE MUSIQUE
Corpuscules de parfums qui s’achèvent,
Chimie intime que j’ai appris à respirer,
Se décomposent, comme cette écorce
D’arbre qui brise la flèche qui cèle nos cœurs.Eve, tu fais couler en larmes ta passion,
Ne jette plus de fleurs sur ce visage de sève.
Tes joues sont rassasiées de doutes
Et je ne veux plus de cadeaux
Sous forme de regrets ou d’émotions ou de pomme
Par peur du bon Dieu, de Caïn et des hommes.
Car mon destin est serti à la naissance
Ta rencontre n’a fait que découvrir
Ce qui nous attend et que ton aura détermine.Malgré les libertés rares qui me sont allouées
J’en ai marre de ces amours ventriloques,
Qui se dégonflent comme un accordéon,
Au son des fêtes lunaires et des ramadans.Balloté par la fièvre et les délires,
Les désirs rares, les joies et les plaisirs,
L’ambition de surpasser ton incompréhension,
Celles des faiblesses qui frappent,
Comme des maladies d’amour, les bêtes !Les plus bêtes de parmi les hommes,
En ces jours d’Eros et de repentirs
Pour avoir quelque jours, osé jouir,
J’ai hâte de ton retour et de ta rédemption.!
Circée dans sa caverne,
Lionne dans son aire de béliers,
Maweoûde de Fayrouz* au pas des guitares
292
De l’orgue, des tambours et des violons.
Magicienne, fantasque et capricieuse,
Fantasmes au rythme des instants,
Tu es la musique qui s’est faite
Au gré des brumes et des vents.Aqbala layle* sur les terres du Nil !
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Quel bonheur de ne plus sentir de loin,
Les odeurs de tes parfums évanescents,
Mêlés d’encens et de santal incandescent !
Mais de les boire en musique, à mon appel,
Avec Oum Kalthoum, à chaque instant.Dans cette vie, ce laps de temps,
Exilé, échoué seul sur ton île,
A qui, dis à quoi, t’ai-je été utile ?
A te connaître ? Ah, si je n’avais jamais vu
De prêtresse aussi belle que pieuse
Hors de sa burqa et dans sa tendresse !Sans mémoire de mes délires, déjà sur terre,
De quoi serais-je comptable, demain ?Comment serais-je de mes erreurs,
De mes péchés, de mes peines, de mes peurs,
De mes haines, de mes douleurs, le garant ?
Anéanti, une fois ressuscité au Paradis
Quel vague souvenir m’attend ?
ô Hourie de l’Eden qu’on m’a prédit !
ô toi qui me largues et qui m’entends de nuit,
Comme des vagues fantômes !Sans cacher que le ciel me hante,
De ses étoiles et pas seulement de tes sphères,
Voyager, aller partout, tout apprendre,
Tout savoir, tout connaître…de Toi !
Construire, procréer,
Être dieu, ou son commis sur terre,
Voilà ce que j’aurais voulu être,
Pour me rassasier… de Toi !Sur combien de vies puis-je compter ?
Dieu, c’est peu ! Me suffiront-elles ?
L’éternité est en avance sur moi.
Je voulais voyager hors du temps !
Aussi, si Tu permets, je vais revenir
Au printemps !
En hiver, il fait trop froid, loin de Toi !Pour voir l’invisible de plein pied,
L’adorer par delà les ténèbres,
Le complimenter pour Son ouvrage
Sa formidable création, Toi !LE CYCLE DES ELEMENTS
29 06 09Quand les muscles fondent et s’éclipsent
Et que les tendons jaunissent sur les os et se fendent,
Que les plis persistent sur la peau devenue fine,
Que reste t-il du corps et des bras qui t’ont serrée ?Que reste-t-il à l’homme,
Si roi, si prodigieux soit-il ?
Les os, le squelette calcaire,
Le plus proche du minéral
Qui a peuplé et coloré la Terre
Cette belle et triste tortue !Où sont partis ces emprunts
Ces vols, ces recels, ces chairs ?Où sont partis ces yeux, et ce qu’ils ont vu ?
Ces oreilles et ce qu’ils ont entendu ?
Où sont partis ce cœur et ces sentiments,
Ces humeurs effervescentes, ces esbroufes,
Ce sang versé et ses chants partagés,
Ces boniments, leur nostalgie et leurs poèmes ?Où est passée sa mémoire ? Où est son histoire ?
On vivra de son souvenir, le temps d’un deuil,
Le temps de vie d’un témoin, d’un aïeul, d’un ami.ASPARAGUS
Folioles d’asparagus, vertes et fragiles,
Comme des épines de pin, mais plus fines,
Il aura beau édifier des monuments, des murs,
S’agripper aux arbres comme un lierre,
Eternelle hauteur pour y mourir seulement !Il aura beau édifier des murs, des monuments,
Y pousser comme des arbres sur les créneaux
Des vieux murs du cimetière ou du Mellah,
Des figuiers stériles ou des muscades de noix !Consolider ses comptes,
De préférence, gros
Chez les vautours
Elever des tours,
Construire des barrages…
Ecrire des bibliothèques,
Remplir la toile d’échos
Editer maints ouvrages…
Tout passe, tout casse,
Rien ne Te remplace
Comme trésor, vraiment !ô Caïn, depuis la nuit des temps,
L’homme mange l’homme directement,
Si ce n’est en tuant et en le trompant,
J’ai honte, jaloux et cruel fratricide
Que tu soies mon ancêtre !Luxure de boyaux et de fientes,
Valse des origines, cycle des orgies,
C’est à travers la chimie des éléments,
Qu’autrui, vermine ou plante,
Reptiles, mammifère ou insecte,
Le digère et s’alimente,
Et légifère pour soi, religieusement,
Face aux hommes de son temps !Et où est l’âme dans tout cela ?
Quand on doit à travers sa propre vie,
A la déchéance des corps d’autrui,
Ça ne peut être que lui, la cause, Caïn !QUE LA FETE CONTINUE !
La fête est marque d’indifférence,
De dédain et de défiance
Face à la vieillesse, à la maladie , à la souffrance !
Faut-il que ceux qui sont sains
Deviennent ou soient volontiers tristes
Pour composer avec les amoindris ?L’opulence me nargue, me manque et me ment !
Elle est marque dispendieuse d’hospitalité.
Elle crée la liesse, là où il n’y a pas de joie,
Pour conjurer la maladie, le destin et le sort,
Rappeler qu’on est unis face à la mort,
Et dire aux morts qu’on est vivant, encore !Ceux qui souffrent sont exclus, punis, oubliés.
On les met en marge, dans leur solitude.
L’incompréhension devient une habitude !
Sorditude*, j’ai déjà inventé ce nom !Le délire, une nature, une dépendance,
Une frénésie mystique,
Une certitude, un refrain, une manie !
Alors, je n’ai pas besoin de m’excuser
Ni de vous dire bonne fête, par rectitude !Je ne participerais plus guère
A vos querelles de mots, à vos cris,
A vos joies, à vos jeux, à vos chants
Costumé, ni à la bouffe de vos bêtes,
Aux orgies culturelles avec le proscrit
Ce doit être, le clone, l’avatar de Caïn !Et pourtant, je m’en souviens encore,
J’ai aimé cela, avant, de mon vivant,
Les victuailles, les boissons, la musique,
Tous les biens, l’amour et ses parfums,
Ma culture antique !Las, ô vagues, ô Soleil, ô Lune,
Vous l’avez rongée, la Terre, épuisée, incendiée !
Le Pays, vous l’avez donné, pris et volé !
La maison, vous l’avez confisquée,
Le patrimoine, subterfuges, s’est volatilisé
La rue, est noyées sous vos immondices,
Ses trous sont de venus des précipices,
Et vous les gardiens des barreaux.La chambre est seule, opaque et vide,
Le lit, stérile, en quête de malades
Il faut l’évacuer pour placer le berceau
Et ce corps ? Il n’est plus à moi !Je l’ai quitté ! On a vendu les pièces !
Je l’ai emprunté, seulement un peu usé,
Parfois comme un profane, je l’ai utilisé…
Je ne savais pas chez qui aller
Ni qui remercier pour le remplacer !HYMNE DES ETOILES DANS LE NOIR
Sais-tu le nombre des étoiles ?
Leurs tailles, leurs distances
Leurs noms et leurs places ?Le nombre des pétales des roses,
Celui des feuilles de la forêt,
Des marguerites effeuillées
Et des amants consternés,
Qui ont oublié de te dire, je t’aime,
Ma belle, mon âme, mon Dieu ?Sais-tu le nombre des gouttes
De ce nuage qui voyage et qui passe
Comme s’il allait sur le mont
Pour skier ou l’enneiger?Sais-tu la langue de la pluie,
Quand elle parle aux feuilles ?
L’odeur de sa musique,
La danse, qu’elle exécute,
Les notes qu’elle dégage
Comme des parfums de vie ?Vois-tu les lumières qui coulent
Les cacades de pensées,
Qu’elles t’envoient et inoculent,
A ma place en ce moment ?Il n’y a que des preuves de Ta création,
Je ne vois rien d’autre de peur d’être ébloui.
Je ferme les yeux au soleil
Qui me manque cette nuit !Et j’attends avec ferveur de savoir un jour
Ce qui Te reste à faire dans le destin
Et toutes ces libertés à la chaîne,
Servies, si rares, dans Ta création !S’il est vrai que l’homme Te prie,
Pour se rapprocher de Toi,
Est-ce que Tu l’entends Seigneur
Et que Tu l’exauces des fois ?Si Tu réagis lors de la communion
Fais-le lui savoir, il le veut, dans sa prière,
Et qu’il le sache, en toute discrétion,
De par ta magnanime commisération.
Dieu fait-Il des miracles, directement
Quand l’homme ne sait pas
Ce Qu’Il est, ce qu’Il veut
Et ce que sont Ses propres instruments ?Ma prière et ce que je Lui demande
Est d’agir pour mon bien, certes !
Quand fils, amis et femmes sont las,
Et qu’il ne reste que Lui§Lui, comme lumière et espoir ultime,
Par delà l’azur lascif de tes courbes tropiques,
Sous l’universel et divin toit du firmament.Et moi, Sa créature infirme,
La preuve de Sa Création,
Comme eternel et mystique amant.Comment diantre, Thame,
Fais-tu pour conjuguer à tord,
Le verbe aimer, châtier et conjurer à mort
Pour me jeter un sort,
En te référant à Dieu ?DR IDRISSI MY AHMED
KENITRA
PREMIERE EPREUVE
EN CORRECTION ET EN PRIMEUR
A NOS LECTEURS
LE 30 JUIN 2009,
REPRIS LE 23-27 JANVIER 2013
INCANTATIONS D’IMPUISSANCE ET PRIÈRES HYPOCRITES
Dieu, as-Tu vu ce courage ? As-Tu vu ces pleurs ?
Alors que l’élu président mène la prière au Caire.
Un vieil imam menant la prière est mort,
Mitraillé par le feu de l’armée de Bachar.Si je stresse, je crève, sans pouvoir rien faire.
Si je manifeste et crie ou que je parle en mourant,
Ce sera utile aux chanceux de parmi les survivants.Je crie fastes et fêtes, pardons et louanges,
Alors que les rues sont jonchées de crimes de guerres.
Des cadavres déchiquetés, couverts de poussières;
Baignant éclatés, dans les mares de leur sang.Ils vont aux cimetières, visiter les martyrs.
Cinq mille morts, comme offrande des fidèles
Au Jeûne final d’El Assad, le roi des lions .Le mois du pardon, devenu emblème du crime,
Des fosses communes, des explosions et des raids
Pour celui qui voulait unir le peuple et braver Sion !Les Ramadans du crime, on en a vu partout.
Vive les splendeurs de l’Islam et les fastes d’El Aïd,
Où l’on se tue pieusement entre bons musulmans :
Suprême gloire des ennemis, l’éclat des tyrans !Ils ont prié le jour de l’Aïd, les mains levées au Ciel,
Et dansé en chantant, en criant, en sanglotant.
Le long du calvaire qui les menait au cimetière.
Ils marchent vers les tombes, tels un océan haletant.
Le défi du peuple, sans reculs, face aux éléments.
Une masse énorme, qui hurle sans peur des avions.Dieu, as-Tu vu ce courage ? As-Tu vu ces pleurs ?
Là, en Syrie, cette terre que Tu as donnée à Adam.
Des singes et des porcs, devenus prédateurs ,
Des reptiles odieux issu de la gangue des sauriensLes valeureux syriens, assujettis mortels de Syrie,
Attisés par les états du nord, qui se défilent depuis,
Muris par l’Occident et les droits de l’homme,
Se livrent au destin des armes qui leur manquent.Sous la férule des chefs et du Nobel, les guerriers,
Le souffle sournois de Sion, suprême gène des States,
Le lobby perfide, invective et charge l’Amérique.
Assume ton Œuvre pour m’étendre dans la région !
Israël est ta conquête, ton arsenal, ta place forte.Tous ces démocrates, s’excitent de terrasser la Perse,
Depuis toujours leur bête, de peur de ses progrès,
Afin de l’achever, avant son nucléaire pacifique !Ils commencent l’offense, truandent et tuent,
Exploitant leur prétendu sort de fausse victime !Pétris par la culture, fiers de leur orgueil arabe,
Ils sont mus par les valeurs de la liberté.Armateurs par dépit et parrains ultimes,
Chine et Russie , garants alliés dans la région,
Les puissances, ultimes auteurs des massacres,
S’ils ne forcent l’Assassin à sa juste reddition .Pire que les plus illuminés des adversaires ataviques,
Les racistes des castes pures, aux civilisation supérieures,
Arrogant insatiable, inique potentat d’entre les prédateurs,
Démon fils de Satan, machiavélique et forcené tueur,
Immonde Assad, tu as souillé nos entités et nos êtres.
Tu charries la haine, la vindicte, la honte et la damnation,
Sur ces terres des religions, des prophètes et des cultures.Dieu, as-Tu vu ce courage ? As-Tu vu ces pleurs ?
Et ces milliers d’innocents tués, devenus des morts ?
Poussés par certains, mus par eux-mêmes,
Ils veulent la liberté . Elire, voter, diriger leurs vies
Et leurs cités et par eux-mêmes gérer la communauté
Gênés par les uns, hués par les autres, exilés, châtiés,
Emmurés, ils veulent la liberté d’assumer leurs destins,
De vivre les jours prescrits et d’agir avec responsabilité,
Pour s’impliquer, devant Tes yeux en toute équité.Dieu, Tu emportes leurs âmes vers le repos eternel.
J’y crois avec force, en tout espoir de cause et humilité.
Même s’il le fallait, le jour de la Résurrection, prédit,
Evite de ressusciter ces démons, assassins des peuples !
Ceux que l’on voit à l’œuvre ou dont tu sais les manigances.Evite de les sortir du néant pour finir aux abimes,
Que leurs âmes soient à jamais de l’existence effacées,
Afin qu’elles ne puissent hanter ni les antres des enfers,
Ni les jardins célestes du Paradis! Tu es si juste que j’ai peur,
Que Ta mansuétude, ne pardonne à leurs atrocités !Dieu, as-Tu vu ce courage ? Dieu, as-Tu vu ces pleurs ?
J’ai vu le fils de Satan, qui sous prétexte de protéger
Son peuple et de garder le pouvoir pour faire front uni
Face à l’adversité, contre l’invasion et la fracture du pays…
J’ai vu des boucheries sous la férule des amis d’Iran,
Le massacre des opposant sous l’œil des protecteurs…J’ai vu le fils de Satan mener les prière, entouré de fidèles,
Et saluer des mains à la façon des empereurs
Les prosélytes, alliés du moment de l’avatar alaouite,
Les acolytes du monstre, taisent les méfaits du disciple
Et encouragent pour autant, le fils du démon !J’ai vu les yeux écarquillés, briller de terreur,
Le long des rues qui vont vers le cimetières.
Défilés et processions mortuaires en dépit des avions,
Des milliers de marcheurs scandent à la mort des appels.Perplexes, ils ont admis le sort qu’il est mourir.
Ils n’ont plus peur des hommes ou presque !
Vainqueurs, ils le savent déjà, même s’ils vont périr.Les tirs ne font plus peur aux proies mouvantes
Les avions ne pourront plus rien faire au peuple,
Aux militants, qui ont voué leurs vies aux leurs !Car, ils n’ont plus de vivant que les bras du corps.
Leurs âmes vouées à Dieu, les bombes des snipers,
Ils les narguent, autant que les lâches qui les tirent des airs.
Dieu, as-Tu vu ces âmes ? As-Tu vu ces rires ?
Ils ont des yeux que du Ciel, l’on peut admirer,
Car ils sont de Toi et Tu les as toujours aimés.STANCES AUX MORTS
LA CHRONIQUE DES ASSASSINS
Première épreuve
Kénitra, le 20 Août 2012
AINSI PARTAIT ZAHRA THOUSTRA.
LECTEUR,
Je vous offre quelque chose à lire, pour réfléchir, gratuitement, sur… votre cas ! Un devoir de vacance, (dans le sens du vide et de la partance), une lecture ramadanesque pour la réflexion et la délivrance de cette âme qui est partie, celle de Lalla Khadija.
DOCTEUR,
Docteur, disait-elle, je souffre, je suis timide, je n’ai jamais approché le Roi. Je ne sais comment lui demander ce qui me manque. Mais, SM n’a pas de baguette magique ni de boule de cristal pour me soigner ! Je souffre d’une certaine timidité, qui se confond avec le respect d’autrui. Ça doit provenir de l’éducation reçue de mes parents. Sauf que la colère me rend courageuse et me donne des forces qui dépassent ma santé et qui surprend les gens. Et puis, si avec Dieu, je m’entretiens sans entraves ni intermédiaires, chaque jour, pourquoi pas avec le Sultan ?
MON DIEU !
Abri
Seulement, mon Dieu, le soleil a disparu de ma fenêtre. Les nuages et la lumière aussi. Es-Tu encore là ? Ou parti avec nos ancêtres, eux qui ont pourtant bien cru. Ou, as-Tu été chassé par les gratte-ciels du quartier ? Perdu par nos maîtres, ou spolié par la faute de leurs parrains ? Je suis veuve de mes amis et orpheline de dieu. Au moment de partir, je ne comprends pas pourquoi je suis là, ni pourquoi je suis venue. J’aurais voulu rester à l’abri chez le bon Dieu, sans besoin de descendre ici et si bas…Dieu aura-t-Il quelque compassion en entendant cela, Majesté ? «
Ainsi parlait Zahra Thoustra.Ö RAISON FUNEBRE !
Khadija-Zahra, ce n’est pas Dieu qui est parti, c’est toi qui es allée chez Lui. Maintenant, ton contact ça va être plus fréquent. Avec Lui…ses anges et ses messagers du moins.
OH FUNESTES ORAISONS !
Mon dieu, mon dieu, je suis immobile. Le robot ne répond plus et mon âme est portée disparue. Immolée par le destin après son périlleux usage, elle dit à sa fille qui la veillait depuis des mois, mais qui semblaient des années : ‘’Aidez-moi à mourir !’’. Et sa fille pleurait sur son propre destin, sur le sort de sa mère Khadija-Zahra, sur celui de l’humanité entière en voyant sa mère qui continuait de gémir : » Si vous m’aimez, faites cesser ces douleurs ! »…Je veux rentrer, je veux partir. Ce n’est plus le corps qui parlait, mais l’âme qui réclamait sa libération. Il faut qu’elle cesse de respirer pour casser la chaîne qui aliène l’âme au corps !
Ces invocations se ressemblent et se prononcent à demi-mots. Des balbutiements intimidés, le malade ralenti, tel un moribond face au diable, lui lance pudiquement et dans l’effroi, une malédiction ! Une prière faite à Dieu, pour chasser le Démon. Un sortilège, une incantation, un vœu pour chasser les douleurs, la conscience de la mort et le reste qui semblent être le fait de Satan.
« Je lui ai donné ma fille, ce que j’ai de plus cher sur terre. En retour, il se défoule dessus, il la maltraite, il la frappe, parce qu’il est en manque de kif. Il se rabat sur sa fillette aussi, menaçant de les brûler, toutes les deux et de se tuer avec elles dans les flammes. » La maladie tient au corps comme le fait un mari paranoïaque et hystérique. Un tyran, qui malfaisant et cynique, malmène sa famille pour perdurer, pour jouir de son bien, trouver son bonheur dans leurs douleurs, afin d’apaiser ses colères de dément sur les siens.ALORS, QUE VAUT LA VIE ?
Que vaut la vie qui lui reste ou qui va la quitter ? Ou qu’elle allait quitter ! Vous avez trouvé ? Elle, ce résidu de l’apocalypse sur terre où le petit mulot, caché dans son terrier devait survire aux plus grands sauriens….Il va donc subsister et se recomposer, s’adapter et évoluer, pour donner les mammifères. Ces bêtes, carnassières et nues avec des mamelles, dont l’homme sera l’un des plus arrogants spécimens.
La femme surtout et aussi ! Pourvu qu’on lui donne les moyens de rouler les mécaniques, en grosses cylindrées, en comptes en banques et autres brillantes formes du pouvoir ! Ceux que procurent la beauté, voire le sexe. Ceux auxquels on accède par les tremplins olympiques, universitaires et du gouvernement. Pas celui-ci, en ce qui nous concerne…A moins d’une rapide et salvatrice révision, en cours d’exercice. Ne serait-ce que pour la forme, afin d’apaiser les foules gouailleuses et les moins machistes ! N’est-ce pas que ça pourrait augmenter leur prestige en rendant le gouvernement moins amusant et un peu plus apaisant ? Mais qui a dit qu’il faut avoir la mine renfrognée et grave pour être le Premier des ministres ou l’un de ses exécutants ? Sauf qu’avec plus de femmes autour, ils seront moins barbants les Benky-men…Mais ni l’évolution des espèces, ni celles des fossiles ou celle des récents ‘’crocodiles’’ ne concernent plus Lalla Khadija. Vous pouvez dorénavant, gouverner, voter et être élus, sans elle !
Que vaut la vie, toi qui la tête courbée sur ce tapis de prière, ô lune embellie à la crête rougie, quand tu subis le sort ou le destin et que pour d’autres, tu les régis ? Agenouillé pour adorer dieu, tu perds le fil dans le décor et dans la foule, qui t’adore et te vénère de bonne foi…Nos mots refreinés, nos vœux pudiques et nos plaintes n’arrivent plus jusqu’à Toi…Tes anges, gardiens, effarés et farouches, ont perdu le contact, leurs ouïes et leur zèle !
Que vaut la vie, quand la mémoire s’en va, avec le souvenir et qu’il ne te reste que les infos, vite oubliées, pour t’accrocher au présent si labile…La conscience, la personnalité, la responsabilité, ne signifient plus rien, pour le reliquat de cet être et qui s’appelait Khadija. Que vaut la vie quand tout devient futile ? Alzheimer, Parkinson, Creutzfeldt-Jacob, Behcet, Duchenne, Korsakoff, Mendelssohn, etc…Que de gloires sont attachées à nos infâmes maladies ? Académique, endémique recueil de toutes les monstruosités et les misères faites par les maladies à l’homme, par la nature à l’homme, par l’homme à son alter ego et vice versa.
» L’ivresse de la mort fait apparaitre la vérité ». Coran, Qaf, 19OU EST LA PLACE DE L’HOMME ?
Où est la place de l’homme entre les infos et les autres, tant sur le plane de la communication, de la communauté que du travail, plongé entre la réalité, la vérité, les allégations, l’intox et le virtuel. Où se trouve notre vraie place, nos droits et devoirs, là sur Terre et dans l’Univers, sans être prétentieux ? Sommes-nous seulement ces grains d’ADN et de vie, à l’existence futile et banale, sans rôle, sans rien de plus ou de distingué, une poigné de sable fangeux et comique, sur un terreau recyclable, tournant et instable ?
Où se situe la place de l’homme, simple, Lalla Khadija, toi qui porte le nom d’une belle princesse, quand les secousses telluriques et les tsunamis sont politiques ? Là, des documentaires sur les migrations des oiseaux, la découverte d’un fossile d’insecte vieux de 365 millions d’années, le massacre des dauphins et des baleines, celui des gnous par les ‘’crocodiles’’, les vrais crocos pas ceux de Benky !
Entre la plaisanterie du Premier, les tergiversations ou les erreurs de ses prédécesseurs, louables ou très peu, entre la langue de bois et les non-dits qui ménagent nos infantiles ignorances et autres pusillanimités déconsidérées, entre la pub intensive, les infos sur les sévices des peuples et des clans, dont nous sommes parties prenantes, mis les uns contre les autres, et face à la réalité prismatique, il y a, pour toute personne, ayant conscience de soi et d’autrui, des questions existentielles ! Ouf ! Il y a des questions déterminantes, autres que celles primordiales de manger, de boire, de se loger, de se soigner, de se vêtir ou de se dévêtir librement et de se reproduire, sans autre but que cela ! Toi, qui pars, Khadija, tu approches à un degré de plus vers leurs découvertes et leur connaissance probable ! Et pour les restants d’entre les sur-vivants, les questions persisteront toujours…Où et dans quels buts ?
» Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent ». Coran, Les coursiers, 56FACE AUX GENS ET ENVERS AUTRUI
La propagande tue. Le matraquage et le prosélytisme aussi ! Puis là, à la télé, on parle de Volubilis et des romains, des jeux olympiques des grecs et des anglais, de la série américaine exportée à travers le monde, après le Japon le Vietnam d’hier. Puis voici de nos jours l’Afghanistan et l’Iraq et tout dernièrement après la Libye et l’Egypte. Voici la Syrie dans l’étau pour la faire éclater. Et l’on comprend pour qui et pourquoi l’on prépare la sape de l’Iran. Puis aux infos encore, un scoop, des marocains qui méritent des médailles ! C’est, ce sont les travaux d’Amira Hassani sur le boson de Higgs. Un autre sur la télé, la sonde qui cherche des traces de vie sur Mars illustre le marocain, Kamal Oudrhiri dans la réussite du robot martien Curiosity.
Mais, à quand la sonde qui cherchera la vérité sur nous et le vrai mobile de la vie ? Et chez l’homme les secrets de la santé pour l’éternité ? A quand la sonde qui cherchera les traces de l’âme dans le corps ? Ou la simple présence de l’esprit, aussi tenu soit-il, chez les hommes des civilisations, dites supérieures ?
Ceux-là de nos maîtres, qui disciples oublieux de leurs états de barbaries antérieures, nous imposent encore de leurs guerres, en s’étant unis, malgré leurs atrocités criminelles ! Les pourvoyeurs des guerres et inlassables colons, nous donnent des leçons de conduite ! Hélas, ils ne nous gardent que rancunes et haines, avec parfois et plus gentiment, que du mépris ! Pour tout ce que nous sommes et envers ce en qui et ce en quoi, nous croyons ! D’abord cette fière différence, malgré nos droits à la différence et aux libertés qu’ils ne cessent de nous rappeler ! C’est pour magnifier leurs identités arrogantes par rapport à celles des races ou des pays inféodés, probablement ! Pour se donner l’assurance et le sentiment du prestige, celui de la supériorité dont ils sentent à raison, le manque ! Leur besoin existentiel de se rassurer, en inhibant les autres, en les confinant et en affichant leur peur de ce qu’ils sont.
Seulement, du côté culture, couleur et aisance matérielle, s’il y a des critères de supériorité ou deS différences, qu’en est-il du côté des âmes ? Tu ne le vois pas encore, Zahra Thoustra ??
Le tyrannosaure fuit les siens, le regard perdu sur les continents qui se tordent et se déversent, les plaques telluriques les unes sur les autres, effaçant toutes traces de vie et préparant les créatures à d’autres formes de vie. D’autres apocalypses, d’autres révulsions et réadaptations, d’autres cycles, qui perfectionneront l’évolution des créatures les plus aptes. Le cerveau et les membres, ou ‘’ce plus’’, qui existe en nous, et qu’on ne sait pas encore identifier !!QUE VAUT LA VIE POUR UNE MOURANTE ?
Que vaut la vie pour une mourante, pour une partante à jamais ! Que vaut la vie, que valent les luttes, le luxe, la richesse ou le bonheur lui-même ? Que vaut la vie, le succès, le sexe, la fierté, l’orgueil si la mémoire efface tout ? Qui aura raison ou le dernier mot ? Le dernier mot revient-il à Alzheimer ? C’est pire quand le moribond garde toute sa conscience, tout son éveil, sa mémoire vive et des douleurs atroces avec. Et qu’il ait conscience du danger immanent, celui de s’anéantir sans retour, sans autre credo ni assurances, ou autres repères !
Que vaut la vie quand la mort effrite le corps et qu’il n’est que l’espoir d’un corps naufragé, en déperdition ou d’une âme en peine ? Cet être est en sursis. Il attend dans l’angoisse et l’ignorance, un jugement dont il ignore la fin et les moyens. Si tu oublies tout de suite le présent et le passé récent, tu as encore une oreille, distante, inefficace, mais réelle, sur les misères de ce monde…Sur ta place, sur ce que tu regrettes, sur ce que tu laisses !
Que vaut la vie sans l’amour d’autrui, sans la passion pour l’existence et sans les yeux ouverts sur l’univers et l’infini ? Que vaut la vie, quand on ne sait que prendre, sans rien donner ! Que vaut la vie sans imagination, sans fantasmes et sans rêves et sans amours a fortiori ? Mais ce ne sont là que des humeurs, des hormones, des sentiments, des excitations, une culture, un apprentissage de besoins…Des réflexes conditionnés ! Une fixation psychique, totémisée*, généralisée, fixée sur des besoins créés ! Quelle est leur part d’importance ? Ne sont-ce pourtant pas des signes de vie ? Les éléments du bonheur d’exister et celui d’être ? Alors, ce sont bien, dites-vous, les buts ultimes de la vie, que ces sensations simples, issues de nos organes et de nos cerveaux ? Mécaniques et chimies des sens, que l’on sait analyser et reproduire en biologie et en pharmacochimie* !
Que vaut la vie, la lutte, la conscience, la ville, tes voisins, ton pays, voire la terre entière, quand, pas loin, des gens de la même nation, adorant le même dieu, (ou n’y croyant guère, ça les regarde), s’ils ne Le sentent pas ? Ces factions, poussées les unes contre les autres, pour le pouvoir, pour l’argent, se donnent la mort, en ne sachant pas pour qui, ni au profit de quelles puissances. Ces pays dominateurs et leurs souteneurs, qui animent les gens biens ou leurs mercenaires, (ça dépend de l’angle de tir et de la nationalité des bombes), en exacerbant les pires infamies ? En tous cas, c’est sur nous, nous tous les soi-disant ‘’humains’’, que rejaillissent ces cumuls d’infamies. C’est notre nation, notre pays, notre cité, le genre humain en totalité, son étiquette, sa nature son identité, son existence, son moi-collectif, qui sont marqués et affectés…UN CORPS EN PARTANCE
Dépersonnalisée ? Non pas Zahra Thoustra ! C’est peut-être le cas des démences et peut-être le sort plus fréquent des Alzheimer…Tu es partie entière…Oui, tout cela ne te regarde plus, Khadija ! Toi la mourante, toi qui devais mourir ! Mais, cela concerne encore, ne serait que partiellement encore, ces milliards de ‘’vivotants’’, qui se joindront nécessairement à toi ! Plus tard…
Comment, demain donc, pour les croyants du moins, ces barbouzes et ces criminels-industriels, seront-ils récompensées ? Tous au paradis ? Tous au feu, tous aux flammes, ou tous et ce sera mieux, à l’oubli ? Dieu se détournera de faire revire, ces ‘’ hommes’’ ! Ne regrette-t-Il pas déjà, de nous avoir donné sur cette terre, la vie !
Question d’humeur divine ! Nous ne pouvons pas devancer l’Apocalypse, la Réincarnation et le Jugement dernier. Et puis, n’est-elle pas déjà en cours ? La Résurrection prédite ou le Jugement Dernier, tels que annoncés, leurs tardent, pour certains. Ils qui veulent hâter la fin du monde et leur approche du ‘’Paradis’’ ! Ils veulent que ça démarre à Al Qods et en Iran ?
Tu es partie, en pleine interrogation et dans les douleurs, sans que je ne puisse rien faire de plus, après t’avoir recommandée un urologue de la place. Ni pu te regarder en face, te voir flancher, te voir périr ou pourrir, ô toi la proprette, la méticuleuse et respectable voisine ! En te parlant, je leur parle, je pense à toutes celles qui sont passées… par pertes et profits. Celles que moi ou mes collègues avons dû rater…
Ton corps, libre de sa vie, son âme libérée de ses attaches, de sa croûte minérale, se délivrent de ton corps. Ill quittent un habit vieilli et usé’, un organisme faisandé, pour joindre le grand chaudron, la marmite millénaire qui sert de berceau et de terrière !
Délivrée du corps, l’âme erre dans l’attente de sa renaissance, à la demande de Dieu, selon Sa promesse. Nous sommes les projections visibles d’une âme imperceptible, qui nous donne la vie. Nous ne sommes qu’un spectre, une image de chair, une image en trois dimensions. Qui a parlé de karmas et d’hologrammes, qui a parlé d’auras et d’avatars, se rapproche de la vérité, probablement.
Khadija-Zahra pensait en ces mots : dans l’impasse du conflit où je suis et qui se joue de moi-même, la quiétude impossible, pour penser plus loin, à l’après et à l’Ailleurs, la conscience empênée, entravée de douleurs, m’empêche de tenir. Si j’espère vaincre pour guérir, par moment et sans convictions d’ailleurs, je suis comme poussée au dépit. Et, je veux malgré-moi en finir, en attendant de revivre dans le calme, un jour. Toute la philosophie apprise ne peut m’aider en ce moment, j’ai plus besoin de mystique et de religion pour couvrir mes arrières. Je dois croire de plus en plus fort et m’y attacher encore, dis-tu ?ILS PARTENT, ELLE FUT.
L’homme nait par hasard et il part frustré. Son destin, croyons-nous ! Il en est beaucoup qui restent en stock. Les invendables et les vendus. Tels rois, tels tzars, les opposants ou leurs détracteurs, tels papes, de Dieu les vicaires, tous les prophètes en fait, les incrédules comme les croyants, les grands comptes en banque, les économies en Suisse ou ailleurs ! Tout part. Les médecins et les athlètes, malgré leurs stéthos et leurs médailles, les acteurs et les stars, les peintres et les grands entrepreneurs, qu’ils soient arrogants en 4×4, en fusée, en camion, en car ou plus fiers, à pied !
Suppliciée, Zahra Thoustra est décédée. C’est la prof de littérature, notre sublime amie, Mme Student qui avait appelée ainsi Lalla Khadija, ma voisine. Ultime lâcheté : je n’ai pas eu le courage de la voir, effondrée sur le lit, pour mourir dans autant de douleurs. Je n’avais ni les mots ni la sincérité intellectuelle, ni la force médicale et morale adéquates pour supporter sa vue. Encore moins le verbe, pour estimer lui être d’un courage quelconque ou d’une espérance réelle. Ultimes faiblesses : c’est comme si c’était moi le coupable, ou moi, qui était en mauvaise passe !
Le corps ruiné, décharnée par un cancer, mal géré, qui s’avérera impitoyable en s’étendant partout, au point de ronger son squelette dans les pires souffrances…Elle fut ! Elle est libre maintenant. Elle est partie, épuisée, le corps horriblement charcuté. Partie vers la terre première. La terre natale, la terre mère. Et le reste, eh bien, il planera dans l’inconnu pour lui, vers l’inconnu de tous, vers cet Ailleurs, chargé de crédos et d’espérances !
Elle fut distante, simple, proprette, parfois nerveuse, mais honnête et régulière. Elle s’est occupée avec persévérance de ses trois enfants, de son mari, un coiffeur prolixe qui l’avait laissée encore jeune, en partant…Il lui a laissé une échoppe au centre-ville. Elle en collectait quelque pactole. Son héritage familial, sa part de fermage, devait lui apporter un appoint matériel et les meilleures saisons, seulement ! Elle fut le témoin, l’amie, la confidente de mon ancienne femme de charge Nadifa* et quelque peu aussi de mes infirmières. On respectait cette voisine, qui les vendredis, souvent, nous offrait un plat de couscous. Un rite repris régulièrement par sa belle-fille, Naziha*. Elle nous rendait ainsi la politesse, pour les soins gratuits dont elle bénéficiait en tant que voisine contigüe, depuis plus de trente-trois ans…Pensez-vous !
Hormis, que ce n’est guère ainsi que nous le pensions ! Nous étions de bons voisins et cela suffisait pour échanger des politesses. Nos traditions sont ainsi vécues. Elles nous recommandent pieusement à nos voisins. Et l’hospitalité n’est pas un vain mot, elle est une pratique qui supplante la citoyenneté obligée, le civisme nouveau ou la solidarité politicienne. La communauté commence par le voisinage et ses formules de bienséance. 33 ans de proximité sans l’ombre d’un seul nuage. Même pas un bruit, un papier de trop dans le couloir. Le respect, la discrétion et la propreté !DES ETOILES ET DES HOMMES.
Etoiles éternelles…Elle parmi d’autres, scintille dans le noir. Intouchables dans le vide sidéral, comme une odalisque lointaine. Et, l’été, elle s’illumine. Juste pour elle-même, sans donation à qui que ce soit de ce feu qui la consume sans bruit. Toutes, nous tiennent compagnie de leurs regards à travers les nuages. Elles continuent de tourner silencieuses et muettes, pour rester suspendues au ciel. A trop s’y rapprocher, ce doit être le contraire. Chacune d’elles doit être une âme… N’allons pas jusque-là dans la romance…Son étoile s’est-elle éteinte ? Elles sont des milliards et beaucoup sont plus grosses que le Soleil. Celui qui les forme ou qui en a lancé l’ordre de les créer, est plus immense encore ! Il va les reprendre et repriser nos âmes…Le minus que je suis en reste ébahi. Pas vous ? C’est ma forme de louanges, d’admiration et de prières.
Mais elles restent loin, les étoiles. Il est notoire et convenu de les apprécier et de les trouver belles. Certainement arrogantes mais tristes et muettes derrière les nuages. Or, c’est une culture aussi, un imaginaire collectif, transmis à l’homme en fait de faire leurs louanges. Pourtant, elles n’ont jamais parlé à personne, les étoiles ! Ni intercédé en faveur de qui que ce soit. Elles sont là pour le décor ? Ou pour chasser les démons et protéger la terre ! Encore qu’en vérité absolue, on n’en sache rien, même si on le croit. Mythes et crédos se confondent et se télescopent dans l’interprétation du cosmos, de la nature et de l’homme. La science en ajoute à la confusion.
Les bras levés, les mains tremblantes, le front froid et en sueur, leurs yeux humides, les hommes, et moi le premier avec, continuons de les invoquer. Mais c’est juste un symbole, celui de la hauteur, de la grandeur et de l’immensité. La peur nous intimide, nous étreint et nous angoisse. L’univers et la création nous poussent à la réflexion, à l’admiration, à l’effarement même ! Cette conscience spatiotemporelle nous redimensionne. Ni dissuasive, ni humiliante, encore moins auto dépréciative, elle est une auto dérision. Un accommodement, quand on sait combien nous sommes compliqués à notre tour, comme machinerie et combien est admirable ce corps qui nous sert de viatique et que nous utilisons. Mais combien lui sont néfastes les maladies et l’âge et quel dommage il est de le faire mourir, mon Dieu ! Ou de le dilapider, sans idée de retour ?
Les étoiles sont ahuries devant cet homme. Ce funeste barbare et nuisible prédateur, querelleur, ravageur et hargneux rapace ! Et dire qu’il veut s’éterniser, aux dépens de tous les êtres et malgré ses périls, de par son âme et par-delà son corps !
Furtives, sont nos compagnes de nuit. Personne ne pourra jamais les posséder, les approcher ou les joindre ! Dans sa quête et ses découvertes, l’homme féru d’astrologie, leur a dessiné des parcours et cru en leurs incidences sur son propre destin…Illuminés théoriciens qui donnèrent aux étoiles des noms, jusqu’à épuisement, pour leur afficher ensuite des numéros, tant leur nombre et le délire de leurs parcours, dépasse l’imagination des physiciens les plus calés et la fiction des plus fous. Nos étoiles à nous, sont faites de chair. Paradoxalement, on se consume pour elles.
Distantes, pire que les amies confinées aux ordres, dont l’homme ignorant leur énormité, leur distance et leur parcours, a tenté de leur donner des noms, sans jamais les approcher. Elles ont un terme comme nous, Khadija Zahra, elles meurent et s’éteignent dans le néant.
Distantes comme des stars juchées sur leur célébrités, faisant fi des hommes, elles narguent inutiles beautés et continuent de briller chichement, au mieux de décorer un ciel opaque, sublime, mais terriblement austère. Un ciel vaste et obscur, déifié par l’imagination et la peur des hommes. Plus virtuelles que les rêves, les étoiles sont quasiment des symboles pour les plus belles femmes, pour les plus puissants des hommes, qui en ornent leurs drapeaux et leurs officiers supérieurs ! Idoles des hommes, armoiries, labels lointains. Elles meurent et s’éteignent, Zahra Thoustra, aussi ! Elles deviennent des points noirs, de l’antimatière peut-être, avide de tout, et capables de renaître ? Comme toi, quii sait ?
Restez éternellement belles, scintillez ! C’est votre façon d’adorer le bon Dieu. Faites-le pour moi, quand vous priez. Surtout si je ne suis pas là ou que si je sois occupé…Encore dispersé, en train de sommeiller, quelque part, ou de rêver… de vous ! N’êtes-vous pas des stars, qui nous rappelez les plus belles de chez nous ?ERRANCES DU TEXTE
Là, je me goure. Mais vous me dépassez certes en probable longévité…Rien n’est éternel. Et puis même si vous vouliez m’écouter, vous êtes si loin, minérales, somptueuses dans notre imaginaire à tous, mais inappropriées !
A-t-elle senti quelques joies, quelques vagues plaisirs durant son flash de vie ? Ou simplement vécu. Comme qui dirait « émargé », point, pour dire qu’elle est présente et qu’elle est passée. Tête basse, sans ambition, sans obligations, sans le vouloir apparemment et sans un but défini.
Elle, comme moi ou toi, lecteur. Esprit invisible, innominé ou non encore défini ! Elle se cherche jusqu’au dernier jour, sans conviction d’avoir trouvé…Notre héroïne a cherché jusqu’à ses derniers jours à rendre heureux son diabétique et stressant vieux mari. A lui faire sentir quelques turgescences, le sildénafil, n’ayant pas encore été inventé. A provoquer quelques intumescences, quelques turgescences pour faire jaillir quelques vivaces sécrétions. Inodores et insonores comme les éjaculats prostatiques de nos démocraties fossiles et pudiques ! Souvenir de vie apaisant, vague souvenir de sa vigueur passée, après sa terrible opération. Une émasculation interne qui l’a humilié avant de l’emporter.MA VOISINE EST UNE PSYCHOTHERAPEUTE
Elle a vécu depuis le départ de son homme, sereine et peu loquace, mais disponible et toujours à l’écoute de ses bavardes voisines qui venaient faire leur psychothérapie quotidienne, chez elle et boire un thé ou un café à la santé de leurs hommes…Ou simplement debout dans l’entrée de porte ! Elles lui apportaient en retour leur journal quotidien. A elle, qui toute écoute, était si occupée par ses trois enfants, La revue critique exhaustive et détaillée, agrémentée de leurs analyses de tout ce qui se passe dans l’immeuble et autour. Leur univers, du marché au bain, en passant par l’école, la station de taxis et les voisins. Elle cumulait en silence leurs dires et leurs allusions en plus des confidences de femmes ! Sans faire attention et sans répliquer, pour ne pas partager leurs médisances ni se mouiller, elle les écoutait.
Oui, elle était exemplaire, dotée d’une éthique musulmane certaine, dont elle ne se vantait pas et d’une patience de philosophe, à tous égards pragmatique et altruiste. Elle en faisait aussi sa psychothérapie de soutien, son exercice quotidien de religion appliquée à la vie communautaire et au social, sans être figée dans un parti fanatique ou populiste quelconque. Nerveuse, sa timidité due à une bonne éducation, la rendait polie, très noble et très humaine. Elle n’aurait pas changé son appartement pour rien. Elle était plus vieille que les murs moisis de cet immeuble pourri et en ruine, devenu un sarcasme rétrograde, au centre de cette vile, avec un seule « L ».PLACE DE L’HORLOGE ABSENTE
Le temps nous échappe. Zahra Thoustra avait refusé, avec vigueur et orgueil, mon offre de prendre son appart, il y a trente ans de ça, maintenant. Je voulais y étendre mon cabinet, incapable de lancer une clinique médicale, en dehors de cette place de l’horloge, que j’affectionnais, par paresse à mon tour! Et j’ai vu, comme elle, cramer les années ! En apesanteur économique ! J’ai vu des fortunes se faire, des gens monter et mon monde stagner, sinon dégringoler! Je ne regrette rien. Cela ne me servirait à rien. De toute façon, je n’aurais pas changé ! Je crois que je ne suis pas matérialiste. Je suis un sédentaire, un casanier du temps, un sédentaire fixé sur un seul mode, question de tempérament.
Le temps fait une boucle, un cercle vicieux autour de moi. J’aimerai le croire, pour perdurer malgré mes tares, physiques, s’entend…
Horloge antique, elle lance des effluves magnétiques, un charme probable, qui nous retient, figés, fossilisés. Horloge que je n’ai jamais vue, même en photo ! Les gestionnaires municipaux ont du la refiler à un français sur le retour. Heureux d’y retrouver le temps de sa nostalgie, un voyage dans le temps. Celui du vieux Port Lyautey. Pour rester jeune ou se revigorer…Et ou cette fière maman, élèverait-elle ses enfants, elle qui venait de perdre son mari ?
Elle a vécu, en témoin paisible, mais fière. Argile d’entre les reliquats des années qu’elle a consumées…Chair composite, faite des restes des vivants digérés, et dont repue, elle a satisfait ses faims et ses fringales goulues.
Elle a ainsi, sacrifiant d’autres vies, mangé des animaux, horrible déconvenue ! Des êtres animés, (inférieurs comme nous, pour la gente civilisée du Nord qui nous le rappelle souvent avec ardeur). Curée pour édifier somptueux son corps de mammifère. Son poitrail le dit si bien, comme les pleurs sur les décombres d’autres corps. Elle a composé d’instinct, sans plan préconçu ou conscient, sans connaissance des détails, son propre corps, son identité de personne et son caractère ! La matière première, tribut de sacrifices réguliers où l’abattoir tient lieu d’autel et les bouchers de prêtres. Elle a toujours pensé à devenir végétarienne pour ne pas léser la vie…Quelle qu’elle soit !
Même une fourmi, lui faisait de la peine, une guêpe, une araignée, un cafard ne méritent pas la mort, non plus! Sauf si…Mais, consternée, il faut bien faire l’hygiène des salles d’eau et des placards…et celle de la moisissure aussi. Cet immeuble, il est tel un corps, il faut le réparer, sauf que le propriétaire, un vieux terrien du rural est décédé et ses enfant ont plutôt envie de laisser l’immeuble hérité, s’effondrer, plutôt que de le maintenir ou de le réparer. Alors, les insectes et les rats… Passons, on a envie de les effacer ! Le culte de la vie, commence par la nôtre…La bataille des races, la guerre des espèces, et par delà celles des pays ou leurs tribus, c’est un registre existentiel, de querelles et d’intérêts, qui ne laisse pas de place aux bons sentiments…Hélas.
Tantôt un poisson ou un poulet, parfois de la viande mais surtout du couscous, aux sept légumes et plus ! Quelques petits plats et des fruits quand elle pouvait en acheter ! Voilà le menu, retenez !QUESTIONS DIFFICILES POUR DE BANALES EXISTENCES
Pourquoi écrire encore si les libres publies ne coûtent que dix dirhams au supermarché ? Pourquoi de si nombreux humains pour peupler la terre ? Et pourquoi une vie, faite de tests non stop et de terribles examens de passages ?
Banale existence, mais bien triste pour sa fin ? Mais vie sincère, loin des conflits. Belle existence, toujours honorable et dans la quiétude de ce vieil immeuble. Notre patrimoine de simples locataires, indéboulonnables, depuis, malgré sa transformation en sordide bidonville ! Oui, tout compte fait, nous n’avons pas ou aller. C’est notre palais. On l’a hérité. On ne va manifester pour le dynamiter, ni attendre qu’on construise un gratte-ciel dessus. Elle persiste la voisine et nous aussi !
Du marchand de journaux et du cireur qui bloquent l’entrée par leurs tas de chaussures, de gazettes et de vélos. Entrée rendue étroite déjà, depuis des lustres et son trottoir avec. Il sert de parking, de garage, d’esplanade aux trois cafés, qui l’ont squatté. Les autorités se taisent et laissent faire…Liberté, droits de l’homme, laisser-aller, passe-droits ou corruption ? Les trottoirs sont occupés par les citoyens qui ont le droit et la latitude de s’exhiber, en prenant leur café, tout l’après-midi et de vous scanner pesamment ! Les badauds sont déjetés, expulsés sur le macadam, sans état d’âme ni esprit de citoyenneté ! Je vous le dis, il n’y a personne à qui le raconter. C’est une plaie nationale, une caractéristique peut-être, qui ne laisse pas de quoi être fiers !
Malade, installée chez sa fille, elle a échappé de peu aux nouveaux voisins du dessus. Des étudiants venus d’Afrique, qui ont tendance à se regrouper pour faire la bamboula et festoyer bruyamment. Nous sommes, avec elle, les reliquats du passé ! Les plus anciens des locataires de cet immeuble, venus juste après les français, les espagnols ou les vieux israélites qui furent nos voisins immédiats.
Nous donnons l’impression d’être cette espèce de rats qui ont échappé aux dinosaures, pour donner les singes et les cochons, ou les mammifères que nous sommes. Adam, fut-il le chaînon, manqué ou masqué, de cette évolution ?FAREWELL AUX DAMES
Ton fils et tes petits enfants, dont je remercie le ménage pour avoir maintenue tradition du couscous, ont pris ta relève. C’est ce qui nous nous restera de ta discrète amitié. Pour combien de temps, avant de partir nous-mêmes, sans savoir qui gardera le flambeau au grand dam des propriétaires et qui maintiendra notre affable tradition ! Que restera-t-il de toi, Lalla Khadija-Zahra Thoustra ? Toi qui portais le nom de l’épouse du prophète. Une ombre de passage, une silhouette, étique, amaigrie ? Je ne voulais pas te voir sombrer. Que restera-t-il de toi, une âme fugitive ? Ton corps ayant été par le cancer anéanti, tes os rongés, que sortira-t-il de toi demain ? De ta tombe, de ton reste de corps ? Une belle âme viendra d’Allah pour récupérer ton corps, le rénover et embellir, par la grâce divine, par la volonté et la promesse de Dieu
L’âme est souveraine. Celle de Dieu lui insufflera la vie et ramena une plus belle créature. Une houri pleine de joie et de santé. Une étoile, une belle femme pour illuminer le paradis. La plus sage de la communauté. Tu as vécu d’espoirs, bercée par les rites, protégée de ceux qui doutent, certaine de ton crédo et rassurée. L’âme en paix, amendée, reviendra à la vie, par cette certitude consciente de l’éternité. C’est la promesse de Dieu et le circuit qu’Il nous impose. Amen.DR IDRISSI MY AHMED, LES 06-09 AOUT 2012
Bonjour à tous et Ramadane mabrouk.
Voilà, je suis Casaoui et j’ai eu une proposition de travail à Oujda mais comme je n’y suis jamais aller je vous demandes, vous les oujdis, comment est la vie sur votre ville. Autant vous dire que je ne connais ABSOLUMENT RIEN DE RIEN sur Oujda malheureusement.
Est ce que la vie est cher, le loyer est dans quelle moyenne, comment sont les oujadas, ville stressante ou pas ( comparé à Casa je ne le pense pas ), est ce que les Casaouis sont mal perçus chez vous, etc.
J’aurai surement d’autres questions au fur et à mesure qu’on en discute 🙂
Et merci à vous.
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