Un Maroc Laïc ..

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15 sujets de 16 à 30 (sur un total de 40)
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  • #213315
    ahmed
    Membre

    الائكية لا تنحصر عند القوانين الجنائية. بل تشمل كل ما يتعلق بنظام الحكم. أظن أن الإسلام لائكي بطبعه، أمرنا الله أن تكون أمورنا شورى بيننا. لكن لم يحدد كيفيتها. قد تكون في شكل ما يسمى بالدموقراطية حاليا أو غيرها. المهم أن لا تكون دكتاتورية كما هو الحال في كل الدول، التي تدعي أنها الإسلامية، بدون استثناء

    #213316
    meeloud
    Membre

    Je pense que tout ceci est un faux débat…

    Ce n’est pas que le Maroc est laïc mais tout simplement que la population qui le compose s’est petit à petit éloignée des fondements de l’Islam…

    #213317
    dawy
    Membre

    Salut/
    Je ne suis pas d’accord avec toi mr MILOUD.
    Tu parles du maroc et non des personnes qui l’habitent.D’où,surement,
    Les marocains ne sont pas que des musulmans.Il y’a les autres ,qui sont nos compatriotes.C’est tres important de le rappeler.Meme si la grande majorité est musulmane ,il n’y a pas de raison d’exclure les autres minorités.Mr fadi n’a fait que souligner une réalité.Une réalité qui ne fait pas plaisir à tout le monde.
    Ces minorités,que notre religion chantre de l’ouverture et de la tolérence nous impose le respect et la convivialité.
    Ne soyons pas plus prophètes que notre prophète MOHAMMED(SAAWS).

    Revenons à la laicité que je considère tout simplement comme un outil d’approche,plutot qu’un guide,ou un modèle de pensée.
    L’islam est fort et il l’a prouvé à travers toute son histoire.
    Alors laicité ou pas,il n’est pas concerné en tant que religion.Tant que les fondements et les preceptes de notre religion ne soient remis en cause.

    #213318
    meeloud
    Membre

    je ne nie pas qu’au maroc il y ait d’autres communautés autre que musulmanes…

    le problème est que les musulmans s’éloignent peu à peu de leur religion… que va-t-il rester au final ?

    un pays dont la religion d’état est l’islam, dont les lois sont basées sur l’Islam.

    mais une population majoritaire musulmane qui dévie vers un « islam à la juive ou chrétienne »…

    c’est à dire : « je suis musulman parce que mes parents sont musulmans, les gens sont musulmans mais au fond je ne sais même pas ce que c’est être musulman. »

    malheureusement, les humains ont confondu liberté et absence de limites !

    #213319
    dawy
    Membre

    Salut:
    MR MEELOUD,
    A mon avis,etre musulman est etre soi meme.C’est à dire maitre de sa facon de penser.Ne pas déleguer son libre arbitre au premier venu.Avoir du recul par rapport à tout.Ne pas adherer au premier mufti venu.
    Etre musulman est d’avoir comme seule réference le CORAN et certains hadiths.Il y a toutes les réponses aux questions qu’un bon musulman peut se poser.
    Le vrai mal dont souffre le muslman du 21e est le mimétisme(en tout cas la plupart).
    L’intention dans la plupart du temps est quasi absente.Meme dans la mosquée on prie differement ,(selon l’école à laquelle on se refere).Les pays dits musulmans brillent par leur discorde quant à la designation du 1er jour du ramandan.Le musulman de maghnia jeune,pendant que celui d’oujda ne le fait pas.Alors que jusqu’à preuve du contraire il n’y a qu’un seul croissant.
    L’islam religion d’état partiellement oui.Mais pas completement.Cette entreprise aussi puissante soit elle ne peut repondre aux exigences de l’islam.Notre droit est inspiré largement du code napoleon.La chariaa n’a pas toute la place à laquelle elle peut pretendre.
    L’islam est la religion de l’etat(art 6 de la constitution) le decor est bel et bien planté mais le reste…………

    #213320
    fadi
    Membre

    Je vous rejoint M Dawy ..
    Votre dernière phrase a été assez significative !!

    #213321
    meeloud
    Membre

    le mal dont souffre le musulman d’aujourd’hui n’est pas le mimetisme mais une conséquence de l’absence de transmission des valeurs de l’islam, du sens profond du mot islam.

    on croit trop que l’islam c’est une origine alors que c’est un aboutissement !

    #213322
    ahmed
    Membre

    إسمحولي أن أتدخل، من البداية أحب أن أشير أنني أعيش في منفى يا الإختياري منذ ما يزيد عن 17سنة ولم أزر المغرب إلا مرتين وكان ذلك مؤخرا. إذا قد يكون حكمي خاطأ.فأنا أستسمحكم من البداية.
    الإسلام في المغرب متجدر هذا ما جعل النضام يلعب بهذه الوقة المربحة كلما سنحت له الفرصة. فكل خطاب ملكي إلا و يبدأ بآية قرآنية و ينتهي بحديث شريف. ناهيك على الدروس الحسنية و لقب أمير المؤنين …….
    أما الشعب فأنا أقسمه إلى ثلاثة أقسام:
    القسم الأول يحاول تطبيق التعاليم بحدافرها
    القسم الثاني و هو يمثل الأغلبية، إخترع فلسفة التناقضات: يوم الجمعة في المسجد، يوم السبت في البار، ويوم الأحد على شاطئ .
    و أخيرا القسم الثالث الذي يضرب الدين عرض الحائط، ولو أنه لا ينكر أنه مسلم
    المشكل المطروح في مجتمعاتنا هو الركود الذي طال قرون عديدة في كل الميادين بما فيهم الدين. فضهرت النزعة الأرطدوكسية التي أغلقت باب الجتهاد و التجديد. متجاهلين أن كل فكر كان دينيا أو دنيويا فله علاقة وطيدة بالزمان و المكان. أنا متأكد أن لو كان مؤسسي المذاهب الأربعة يعيشون في عصرنا هذا لغيرو 90% من أفكارهم. هناك والحمد لله مفكرين معاصرين لكننا مع الأسف لا نقرأ لهم. أنصح الإخوة أن يقتنو كتاب و هو بالفرنسية  »المفكرون في الإسلام » لكاتب شاب مغربي إسمه رشيد بن الزين. والسلام

    #213323
    Didil44
    Membre

    Je crains fort Monsieur Fadi que nous ne parlion pas de la même chose.
    En fait le problème est beaucoup plus coplexe que le croyons tous si bien que nos connaissances de notre religion soient plus que supérficielles.
    Je suis d’acord avec toi que, à part le mariage, le divorce et l’héritage, la religion n’est pas du tout appliquée par l’Etat.
    Sur ce point là, nul ne peut prétendre le contraire.
    Par contre la grande majorité des marocains célèbrent toutes les fêtes religieuses, font le Ramadan, bref pratiquent le religion au vrai sens du mot…..
    Le peuple marocain est-il pour autant musulman?
    Bien sûr que oui et il faut être d’esprit loufoque pour prétendre le contraire. Alors puisque le peuple marocain est musulman, pourquoi l’Islm n’est-il pas appliqué à la lèttre??
    La réponse est simple.
    Nous ne vivons pas seuls sur cette terre et par conséquent nous ne pouvons pas agir à notre guise. Comme la nation musulmane est est plus bas que terre, elle doit subir la loi du plus fort.
    Cependant quoiqu’on dise et quoiqu’on fasse, nous sommes musulmans aussi bien par naissance que par instinct et nous le resterons jusqu’à la fin des nuits. La preuve tangible est la Turquie; plus de 80 ans de laïcité n’ont rien changer dans l’attachement du peuple à sa religion.
    Pour Zineb:
    Pour répondre à ta question, je voulais dire que la laïcité et la morale ne font pas forcément bon ménage. Les occidentaux, malgré leurs énormes progrès, souffrent le martyre des conséquences de la laïcité. Je te dis tous ça pour avoirs vecu parmi leurs élites dix années entières.
    Mieux encore: la laïcité est une solution purement occidentale et je ne suis pas si sûr qu’elle résolve nos problème pour des tas de raisons que je puisse pas dévelloper au risque d’être ascusé d’être loquace.
    Et pour finir, je te propose à toi, Mademoiselle Zineb comme à Monsieur Fadi, pour mieux comprendre l’ISlam de lire le travail de GUSTAVE LE BON sur la civilisation des Arabes, édition de 1884.
    Si vous êtes intéréssés, je peux vous l’envoyer par E-mail.
    Mes amitiés

    #213324
    dahlia
    Membre

    désolée pour l’intrusion. je demande à monsieur didil44 si c’est bien possible de m’envoyer ce travail.

    merci d’avance.

    #213325
    meeloud
    Membre

    OK, les marocains sont musulmans et personne ne dira le contraire.

    Ils font le ramadan, vont à la mosuqée, etc…

    Le problème est : est-ce que les marocains musulmans savent réellement pourquoi ils font tous ces actes cultuels ? parce que le danger est qu’il arrive un moment ou les générations futures ne comprendront plus du tout pourquoi il ne faut pas manger pendant un mois, pourquoi il faut prier 5 fois par jour etc…

    Concernant la laïcité, le mot même ne signifie pas grand chose…

    à la base créé pour séparer l’eglise de l’état, pour lui enlever le contrôle qu’elle avait sur le peuple. aujourd’hui certains essayent d’y mettre un peu tout…

    par contre si c’est laisser aux hommes le choix d’appliquer ou pas sa religion, l’Islam et même toutes le religions qui l’ont précédé ont toujours donné à l’homme le libre arbitre.

    #213326
    dahlia
    Membre

    je te rejoins meeloud sur ce qui prècède ..

    #213327
    Didil44
    Membre

    Salut Dahlia,
    Le travail dont j’ai parlé est vraiment collossal. Il se compose de 6 livres liés les uns aux autres uniquement par l’enchainement historique des choses.
    Dans sa version original, ce travail comportait 1410 pages. Mais avec les téchniques actuelles, j’ai réussi à le réduire à 333 pages.
    Passe-moi une adresse E-mail et je te l’enverrai dans les plus brefs délais.
    Mes amitiés Dahlia.

    #213328
    Alain
    Membre

    Bonjour à tous

    La laïcté, c’est comme la démocratie, ce n’est pas l’idéal, mais c’est ce qu’il y a de moins pire.

    Les religions ont tout a gagner de la laïcité et rien à perdre.
    Dans un système laïque, il n’y a que l’action de l’Etat qui sera critiqué si l’Etat ne fait pas son boulot.
    Par contre, si il y a confusion des genres, ce sont les 2 institutions qui sont rendues responsables de la situation.

    On peut d’ailleurs constater que le développement religieux se fait pratiquement toujours par opposition au système politique en place.

    Les religions ne perdurent pas parce que l’Etat les soutient, mais se développent si elles apportent des réponses cohérentes aux individus. Il n’y a qu’à observer comment l’église catholique plonge dans les âbimes alors qu’elle est soutnue par l’Etat français.

    Quand à la fonction royale, il n’y a pas contradiction. Le Roi peut très bien continuer à être l’autorité religieuse et en même temps être un roi démocratique qui laisse parler son peuple à travers les élus.

    Paradoxalement, actuellement en Europe les démocraties les plus efficaces sont les royautés démocratiques comme l’Espagne, la Suède, le Dannemarck, et même l’Engleterre (même si son système social est déficient).

    NB : Je reste bien sûr sur le plan théorique en évidant soigneusement de parler des « éventuelles corruptions » qui n’existent que dans la têtes de ceux qui y pensent 😳

    #213329
    Iznassen
    Membre

    La laïcité, un choix nécessaire pour la construction d’un Etat démocratique au Maroc ou La nécessité de constitutionnaliser le principe de la laïcité

    Moha AREHAL

    Cet article se propose de donner des réponses à des questions largement posées chaque fois que le débat sur la laïcité est ouvert, soit entre les Amazighs ou avec d’autres mouvances de la société. Il s’agit entre autres des questions suivantes :

    Qu’est-ce que la laïcité ?
    Pourquoi la laïcité dans la constitution marocaine ?
    Quel type de laïcité proposent les Amazighs ?

    Préambule

    La charte amazighe pour la révision du texte de la constitution, dans ses objectifs, met l’accent sur le principe de la laïcité comme un atout pour la construction d’un Etat de droit. Ce principe est loin d’être accepté par tout le monde.

    .

    En 1914, un décret légalise « les coutumes » dans les territoires dits « berbères » sans aucune réaction des oulémas ou des salafistes, dont le leader à l’époque était vizir de la justice « Ya hsra ». Ce n’est qu’en 1930, suite à la promulgation du Dahir organisant les tribunaux dans les territoires dits « berbères », que la machine arabo-islamiste a commencé son travail d’acharnement contre les Amazighs. Cette politique, non-déclarée d’ailleurs, a été encouragée par les autorités coloniales françaises. Aucune école « berbère » de l’époque française n’a enseigné la culture amazighe, contrairement aux écoles franco-arabes et franco-musulmanes qui ont fait de l’arabo-islamisme le cursus des « indigènes évolués », ceux devenus « nationalistes ».

    La constitution marocaine de 1962, bien qu’elle soit inspirée, Ya hsra, de la constitution française de 1958, a fait de l’islam la religion de l’Etat, et des Marocains des musulmans par défaut.

    Au Maroc, l’enfant est né, de facto, musulman. Le code de la famille est basé sur la chariâ humaine, qui conditionnait la vie des habitants de l’Arabie au temps du prophète, il y a plus de 15 siècles, alors que les Arabes de l’époque enterraient vivants les bébés de sexe féminin. Ces même principes ont été repris dans le code de la famille marocain. Le Ramadan est une obligation par force de la Loi, le jeûne doit être observé en public. La liberté de croyance n’a pas de cité dans notre pays. L’islam fait partie des trois lignes rouges à ne pas franchir au Maroc, on peut parler de tout sauf de la religion musulmane. Choisir sa religion au Maroc est considéré comme un crime. La changer par une autre, c’est encore pire. Droits de l’Homme ?

    Qu’est-ce que la laïcité ?

    Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, l’idée même de laïcité est presque impensable en Europe : Le pouvoir politique, qui est supposé émaner de Dieu, ne peut se passer de l’appui du clergé, même si à partir du XVIe siècle, les rois de France et d’ailleurs ont cherché à développer l’autonomie du pouvoir temporel. Les philosophes du XVIIIe siècle, en remettant en question les fondements de la société au nom de l’esprit critique, contribuèrent à ébranler les liens qui unissent la religion, l’Etat et la société.

    Au XIXe siècle, l’héritage de la Révolution française conduit à l’affirmation d’une société laïque dans laquelle la religion devient une affaire purement privée, disjointe de l’autorité politique. Le courant anticlérical, porté par les idées rationalistes et positivistes de la seconde moitié du XIXe siècle, conduit même à une pratique militante de la laïcité, dont la France constitue le meilleur exemple. Cette pratique s’illustre tout particulièrement dans l’institution de l’école laïque par laquelle les fondateurs de la IIIe République entendent affranchir le système d’éducation de la tutelle du clergé.

    Après la lutte acharnée, le combat en faveur de la laïcité aboutit en 1905 à la loi de séparation des églises et de l’État, à l’exception des colonies. Au lendemain de ce triomphe, l’apaisement du conflit place la France dans la situation de la plupart des grands pays de démocratie libérale. La pratique de la laïcité s’accorde aux principes fondamentaux du droit : égalité des cultes, liberté religieuse et séparation complète des domaines spirituel et temporel, ce qui implique le caractère non confessionnel de l’Etat et son incompétence dans le domaine religieux. Si elle a cessé d’être un enjeu aussi crucial qu’au siècle dernier, la laïcité continue toutefois de susciter des polémiques, notamment dans le domaine scolaire. L’immigration de populations de cultures différentes notamment nord-africaine, souvent mal attachées à leurs cultures d’origine (ne sont-ils pas arabes pour la France ?), pose ainsi une question délicate : Comment concilier la citoyenneté avec la fidélité à des croyances ? Si les démocraties garantissent l’exercice de tout culte dans la sphère privée, elles observent toutefois des attitudes différentes, suivant leur histoire et leur conception de la citoyenneté, devant l’ostentation d’insignes religieux dans les espaces publics ou le prosélytisme de certains groupes extrémistes. Alors, que savons-nous sur les Amazighs et la laïcité ? Comment peut-on expliquer l’existence d’un droit positif, Azerf, dans nos sociétés pré-coloniales aux cotés des institutions religieuses ? Azerf que la tradition juridique coloniale a réduit en « coutumes » ?

    Pourquoi la laïcité?

    Le développement spectaculaire de nouvelles sectes musulmanes et le caractère transfrontalier de leurs structurations, nous interpelle pour protéger notre pays par un arsenal juridique approprié, qui permet à l’Etat et au citoyen de vivre leur religion et leur vie sociale en toute tranquillité.

    Le crime perpétré contre la nation le 16 mai 2003 à Casablanca est la suite naturelle de la politique religieuse suivie par l’Etat depuis des décennies. En fait, pour contrecarrer les idées gauchistes et des panarabistes, les services de l’État, services secrets et non secrets, ont nourri une nouvelle idéologie aussi étrangère à notre histoire que celle qu’ils voulaient combattre : le wahabisme, idéologie terroriste gérée et financée de l’extérieur par les barons du pétrole.

    Ce n’est qu’à partir de cette date que les Marocains ont vu le danger que représente cette idéologie au Maroc. Les islamistes ont créé des mosquées un peu partout, tout endroit libre est une mosquée potentielle. Les pancartes se sont multipliées sur toutes les artères des villes et villages pour demander des dons aux bienfaisants pour construire une mosquée. Les associations d’islamistes n’ont délaissé aucun domaine, elles occupent tout le champ social et se substituent à l’État. Pourquoi ne pas faire des collectes pour construire des hôpitaux, des crèches, des internats, des maisons du peuple, des écoles, des maisons de cultures et autres infrastructures sociales ? Sidi Rbbi reconnaîtra sûrement les siens.

    Depuis son émergence sur la scène politique et sociale, le mouvement amazigh a fait de la laïcité un principe fondamental pour un Etat de droit et de démocratie. Cependant des âmes mal-intentionnées, panarabistes et soit disant gauchistes ont mis ce mouvement dans leur point de mire. Le mouvement est ainsi qualifié de francophile et de sioniste, qui vise à diviser la nation. Étrange gaucherie à la sauce marocaine…

    Le régime marocain, qui par bonne ou mauvaise foi a favorisé le développement de la religiosité dans le pays, s’est trouvé face à sa propre création, le 16 mai 2003, alors que le Maroc était considéré comme une exception dans le monde musulman. Les officiels ont compris que ce mouvement doit être contrôlé. Des voix démocratiques et le mouvement amazigh ont demandé de déclarer le caractère laïc de l’Etat marocain dans le texte constitutionnel. Sans cette décision, aucune force ne peut actuellement combattre l’offensive régressive menée par les porteurs du discours anti démocratique et anti-moderniste.

    Les personnalités amazighes qui n’ont cessé de revendiquer ce principe pour le véritable éveil démocratique dans notre pays n’ont jamais été entendues. Lors de la révision constitutionnelle de 1996, le mouvement amazigh a fait savoir que ce principe est important si le Maroc veut se démocratiser. Sauf que toutes les propositions du mouvement sont restées sans réponses !

    Actuellement, et en vue de la révision attendue par tous, le mouvement amazigh revient à la charge avec des propositions qui permettront au Maroc de se concilier avec lui-même. La proposition de la laïcité n’est pas nouvelle ou importée de l’extérieur. En fait, chez les tribus amazighes, le spirituel et le profane sont séparés. L’amghar ou l’amqran sont élus pour gérer les choses d’ici bas, le culte est assuré par ceux qui gèrent l’au-delà. A chacun son métier et son rôle.

    Quel type de laïcité proposent les Amazighs ?

    Cette question peut paraître énigmatique. L’analyse du mariage entre l’Etat et la religion est due à l’usage de la légitimité religieuse dans un pays caractérisé par la supposée dominance du religieux dans la vie des gens. Les zawiya et les saints sont omniprésent sur tout le territoire marocain. Cependant, la religion dans les tribus n’a jamais été un fait de société mais plutôt une affaire personnelle entre l’être humaine et son dieu. L’imam de la mosquée était toujours étranger à la tribu, il ne siège jamais dans l’assemblée annuelle, il exerce ces fonctions d’imam dans un cadre contractuel connu sous le nom de Chart. A vrai dire, c’est un fonctionnaire de la tribu. En cas de désaccord, la tribu peut recruter un autre imam selon d’autres conditions. Les zawiya et les saints marquent bien la séparation des sphères.

    Cet état de fait démontre que la société marocaine était toujours une société laïque.

    Ces vérités nous conduisent à proposer l’adoption du principe de la laïcité dans la constitution marocaine. Ces mêmes vérités historiques et sociales ont été à l’origine de l’intégration de la constitutionnalisation de la laïcité comme l’une des revendications de la charte amazighe sur la révision de la constitution.

    La constitutionnalisation de la laïcité doit donner aux citoyens marocains les droits suivants :

    Liberté de croyance : le citoyen a le droit inaliénable de choisir sa religion.

    Le citoyen a le total droit d’exercer sa religiosité comme il le veut en toute liberté.

    Innocence des nouveau-nés : les nouveau-nés naissent innocents et sans religion. Leurs parents ont le droit absolu de leur choisir le prénom de leur choix, en toute liberté.

    Egalité des citoyens, quelles que soient leurs croyances, devant la loi, y compris pour l’héritage. La constitution n’est-elle pas le Coran suprême de la citoyenneté ?

    L’Etat, étant un percepteur des impôts payés par les citoyens, s’interdit le financement ou la construction d’édifices religieux de toute nature. Il garde seulement le droit de contrôle sur les groupements religieux et sectes pour éviter tout débordement. La France et l’Espagne nous ont bien laissé une administration des Habous, bien modernisés et suffisamment riche (merci nos ancêtres) pour rendre aux édifices religieux ce qui leur appartient.
    Ces droits doivent se traduire dans la législation marocaine par le changement, l’amendement ou l’abrogation pure et simple des textes qui sont en contradiction avec ces droits

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