Résultats de la recherche sur 'Qui a le dernier mot'

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15 réponses de 256 à 270 (sur un total de 403)
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  • #230207
    marlyn
    Membre

    hadi nass qui écrit a son fils :

    Cher fils,

    Je t’écris ces lignes pour que tu saches que je t’écris.
    Alors, si tu reçois cette lettre c’est qu’elle est bien arrivée.
    Si tu ne la reçois pas tu me préviens pour que je te la renvoie.

    Je t’écris lentement parce que je sais que tu ne lis pas très vite.

    L’autre jour, ton père a lu que selon les enquêtes la plupart des
    accidents arrivent à 1 km de la maison, ainsi nous nous sommes décidés à
    déménager
    plus loin.

    La maison est superbe ; elle a une machine à laver, mais je ne suis pas
    sûre qu’elle fonctionne.

    Hier, j’ai mis le linge dedans, j’ai tiré la chasse et je n’ai plus vu
    le linge depuis, mais bon…

    Le temps ici n’est pas trop mauvais.
    La semaine dernière il a plu seulement deux fois : la première fois, la
    pluie a duré 3 jours, la deuxième 4.

    A propos de la veste que tu voulais, ton oncle mimoune m’a dit que si
    nous te l’envoyions avec les boutons, comme ils sont lourds, ça coûterait
    plus cher alors, nous avons enlevé les boutons et les avons mis dans la
    poche.

    Nous avons enfin enterré ton grand-père ; nous avons trouvé son corps
    lors du déménagement.

    Il était dans l’armoire depuis le jour où il a gagné à cache-cache.

    Je te raconte que l’autre jour il y a eu une explosion de gaz dans la
    cuisine, et ton père et moi sommes sortis propulsés dans l’air au dehors de
    la
    maison ; quelle émotion !, c’est la première fois que ton père et moi
    sortons
    ensemble depuis des années.

    Le médecin est venu pour voir si nous allions bien : il m’a mis un tube
    en verre dans la bouche, et m’a dit de la fermer pendant 10 minutes.
    Ton père lui a proposé de lui racheter le tube.

    Et puisqu’on parle de ton père, je t’annonce qu’il a du travail, et il
    en est fier !

    Il a sous lui à peu près 500 personnes : ils l’ont embauché pour couper
    le gazon dans le cimetière.

    Ta soeur 7lima, celle qui s’est mariée avec son mari, elle a enfin mis
    au monde son bébé, mais on ne sait pas encore quel sexe il a.
    Je ne saurais donc pas te dire si tu es oncle ou tante.
    Si c’est une fille, ta soeur va l’appeler comme moi.
    Ce sera étrange d’appeler sa fille « maman ».

    Ton père a demandé à ta soeur khadija si elle est enceinte, elle lui a dit
    que oui, de 5 mois déjà ; mais là , ton père a demandé si elle était sûre
    qu’il était bien d’elle.

    khadija lui a dit que oui.

    Quelle fille solide, quelle fierté. Tel père telle fille !

    Ton cousin 9édoure s’est marié et il prie tous les jours devant sa femme,
    parce qu’elle est vierge.

    Par contre, on n’a plus revu l’oncle 7MIDA, celui qui est mort l’année
    dernière.

    Ton chien REX nous inquiète, il continue à poursuivre les voitures à
    l’arrêt.

    Mais ton frère Omar c’est pire. Il a fermé la voiture et il a laissé
    les clefs à l’intérieur. Il a dû aller chez lui chercher le double pour
    pouvoir nous sortir tous de là.

    Bon, mon fils, je ne t’écris pas l’adresse sur la lettre, je ne la
    connais pas.

    En fait la dernière famille qui a habité ici est partie avec les numéros
    pour les remettre dans leur nouveau domicile.

    Si tu voies Chaimae, passe lui le bonjour.
    Si tu ne la voies pas, ne lui dis rien.

    Ta mère qui t’adore

    Nass

    P.S. J’allais te mettre quelques sous, mais j’ai déjà fermé l’enveloppe

    Bon, ok c’est pas macabre mais moi ça me fait bien marrer xD 😆 😆 😆

    manara
    Membre

    @taha996 wrote:

    جيد أستاذ أيمن , و أشكرك لأنك قلت شيئا من الصواب و تناقش محتوى الفيديو كل هذا في نظري جيد مادام الأمر غير شخصيا , فقط للتوضيح أنا لم أخرج عن الموضوع بل من سبقني هم الذين خرجوا عنه , فأنا حددت الموضوع في مجموعة من الأسئلة و التساءلات حول مضمون الفيلم , فقلت بأن الفيلم يعرض حقائق ,ok , هذه الحقائق ماذا أعني بها ؟ أعني بها صور الفيديو للأعمال الإرهابية , فالمجرمون ليسوا لا بوذيين ولا مسيحيين و لا غيرهم , لقد كانوا إسلاميين متطرفين , و أنا شتمتهم و لازلت أشتمهم لأنهم في نظري همج لا يعرفون إلا العنف و يستحقون القتل مائة مرة , إضافة إلى أقوال بعض المشايخ الملتحين الذين يحرضون على قتل غير المسلمين مثلا عندما قال شيخ في الفيلم أقتلوا أي يهودي يظهر أمامكم أو ما شابه هذا الكلام , ألا يعتبر هذا في حد ذاته جريمة يعاقب عليها القانون ؟
    في البداية عندما كنت أسمع و أقرأ حول هذا الفيلم حسبته شيئا خطيرا و يسب الدين الإسلامي مباشرة , في حين عند مشاهدتي له إندهشت عندما لم أرى أي شتم للإسلام فيه و تعجبت من الضجة التي أحدثها الفيلم حتى قبل صدوره , أحيانا الإعلام العربي يحب الخوض في مثل هذه المسائل من أجل كسب المزيد من المشاهدين و لكي يقال بأن هذه القناة تراعي المسلمين و تهتم لشأنهم .هذا من ناحية , أما من ناحية أخرى فصاحب الفيلم معروف صاحبه و له توجه سياسي معين و هو اليمين المتطرف و اليمين المتطرف موجود في كل بقعة من العالم , حتى في المغرب , فله الحق أن يعبر عن خوفه من أناس سيقيدون حرية بلده و يتدخلون في أبسط أشيائها ,فالكثير لا يعرف هذه الحقيقة التي سأقولها و هي أن هذا السياسي يريد من خلال فيلمه هذا أن يصنف المسلمين الموجودين في هولاندا إلى متطرف و معتدل أو علماني , فهو يريد فقط جعل الأمر مقتصرا على المتطرفين الإسلاميين الذين هم ضد الحرية , و هذا الكلام ليس كلامي و إنما حقيقة واقعة و موجودة بالصور و الدليل القاطع بأنهم ضد الحرية , و من هذا المنطلق أنا مع هذا السياسي إذا كان يريد طرد الإسلاميين من بلده و هذا حقه المشروع لأنه بلده و هو أدرى بشؤونها , يجب أن تفهم شيئا وهو أن هذا السياسي مشكلته فقط مع الإسلاميين المتطرفين و ليس مع ما يسمى بالمسلمين المعتدلين و العلمانيين .
    إليك هذه الصور
    http://www.servimg.com/image_preview.php?i=263&u=10000790
    http://www.servimg.com/image_preview.php?i=264&u=10000790
    http://www.servimg.com/image_preview.php?
    http://www.servimg.com/image_preview.php?i=266&u=10000790

    ton cher realisteur veut personne
    il traite le Coran : un livre fashiste
    il veut le bannir de toutes les bibliothèques
    wash mazal maf8amt
    lis ceci c’est ce qu’il déclare

    Menacé d’assassinat depuis 2004, le chef de file du Parti de la liberté vit reclus, protégé par des gardes du corps, changeant d’adresse chaque nuit. La lutte contre l’immigration musulmane et l’islamisme est son obsession.
    LE FIGARO. Avez-vous mesuré les conséquences de votre film, pour vous et pour votre pays ?
    Geert WILDERS. Personne n’est autant que moi conscient de la menace. Mais si j’avais dû m’arrêter, je l’aurais fait il y a trois ans. J’ai vécu dans des prisons, dans des baraquements militaires, et la pression a encore grandi ces derniers mois. Mais je suis un élu et je mène mon combat sous la bannière de la loi. Si je devais renoncer à dire ce que je pense, les adversaires de la démocratie auraient alors gagné.

    Votre pays est inquiet des retombées diplomatiques et économiques que pourrait causer votre film.
    Mon film n’est pas encore sorti, personne ne l’a vu, mais déjà des muftis l’ont condamné, prédit que le sang sera versé, des pays arabes menacent les Pays-Bas d’embargo ! Et mon pays, plutôt que de demander à quelques imams de se taire, plutôt que de rappeler nos principes démocratiques et celui de la liberté d’expression, par un ridicule et indigne aveu de faiblesse, cède à la menace et prépare nos ambassades au pire !

    Selon vous les valeurs islamiques et les valeurs démocratiques sont inconciliables, irrémédiablement. Comment les Pays-Bas peuvent-ils intégrer leur population d’origine musulmane ?
    Je ne veux plus de nouveaux immigrés. Je n’ai rien contre les individus, mais nous avons un problème avec l’idéologie islamique. Je ne veux pas renvoyer ceux qui sont ici et veulent s’assimiler, mais je leur dis de se débarrasser de cette idéologie, que je qualifie de fasciste.

    Quel est le choix que vous offrez à un musulman hollandais ?
    C’est vrai que selon le Coran, ce livre terrible, vous ne pouvez pas renoncer à être musulman. À moins de risquer la mort. S’ils veulent s’appeler musulmans, nouveaux musulmans ou comme ils veulent, cela ne me dérange pas. Ce qui m’importe c’est qu’ils se séparent de cette part de violence et d’intolérance qui est dans le Coran.

    Pensez-vous que la provocation et les slogans à l’emporte-pièce font avancer les choses ?
    À la différence des autres, nous, au Parti de la liberté, nous ne mâchons pas nos mots. Un million de musulmans pour 16 millions de Hollandais, c’est trop. Nous sommes les seuls à nous élever contre l’immigration musulmane, les projets de mosquées, d’écoles coraniques. Certains disent également vouloir refuser le relativisme culturel. Mais moi je le dis de manière plus claire : ma culture est meilleure que la culture islamique. Nous ne traitons pas les femmes, les homosexuels, les relations politiques au sein de la société, comme cette culture retardée. Les individus sont égaux. Mais toutes les cultures ne se valent pas.

    Avez-vous vraiment peur pour votre identité et l’identité des Pays-Bas ?
    Je crois vraiment que notre liberté est menacée par ce que j’appelle le tsunami islamique. Si dans le futur, les musulmans approchent ou arrivent à la majorité aux Pays-Bas, nous perdrons tout ce pourquoi nous nous sommes battus : notre démocratie, notre liberté, nos lois. Le chauvinisme n’est pas un vilain mot.

    http://www.lefigaro.fr/international/2008/03/07/01003-20080307ARTFIG00024-geert-wilders-l-ideologie-islamique-est-fasciste.php

    iwa ila mazal maf8amtch
    on vas demander à Alaa de verouiller le post se seait mieux

    halim
    Membre

    le madih annabaoui fait partie de notre grande et large culture islamique . il n a jamais posé de problémes sauf chez une petite partie
    d extremistes nés en arabie saoudienne le siecle dernier . voici un papier qui explique l historique et les motivations chez les vrais musulmans qui portent vraiment sidna rassoulallahi saaw et ses proches dans leurs coeurs et non dans leurs bouches pour parler de chirk et de takfir à longueur de journées sans lancer un petite pierre sur les vrais ennemis de l islam . alors bonne lecture à tous:

    – مفهوم المديح النبوي:
    المديح النبوي هو ذلك الشعر الذي ينصب على مدح النبي (صلعم) بتعداد صفاته الخلقية والخلقية وإظهار الشوق لرؤيته وزيارة قبره والأماكن المقدسة التي ترتبط بحياة الرسول (صلعم)، مع ذكر معجزاته المادية والمعنوية ونظم سيرته شعرا والإشادة بغزواته وصفاته المثلى والصلاة عليه تقديرا وتعظيما.

    وۥيظهر الشاعر المادح في هذا النوع من الشعر الديني تقصيره في أداء واجباته الدينية والدنيوية، ويذكر عيوبه وزلاته المشينة وكثرة ذنوبه في الدنيا، مناجيا الله بصدق وخوف مستعطفا إياه طالبا منه التوبة والمغفرة. وينتقل بعد ذلك إلى الرسول (ص) طامعا في وساطته وشفاعته يوم القيامة. وغالبا ما يتداخل المديح النبوي مع قصائد التصوف وقصائد المولد النبوي التي تسمى بالمولديات.

    وتعرف المدائح النبوية كما يقول الدكتور زكي مبارك بأنها فن: »من فنون الشعر التي أذاعها التصوف، فهي لون من التعبير عن العواطف الدينية، وباب من الأدب الرفيع؛ لأنها لا تصدر إلا عن قلوب مفعمة بالصدق والإخلاص ». [1]

    ومن المعهود أن هذا المدح النبوي الخالص لا يشبه ذلك المدح الذي كان يسمى بالمدح التكسبي أو مدح التملق الموجه إلى السلاطين والأمراء والوزراء، وإنما هذا المدح خاص بأفضل خلق ألا وهو محمد (صلعم) ويتسم بالصدق والمحبة والوفاء والإخلاص والتضحية والانغماس في التجربة العرفانية والعشق الروحاني اللدني.

    2- ظهــور المديح النبوي:
    ظهر المديح النبوي في المشرق العربي مبكرا مع مولد الرسول (صلعم)،وأذيع بعد ذلك مع انطلاق الدعوة الإسلامية وشعر الفتوحات الإسلامية إلى أن ارتبط بالشعر الصوفي مع ابن الفارض والشريف الرضي. ولكن هذا المديح النبوي لم ينتعش ويزدهر ويترك بصماته إلا مع الشعراء المتأخرين وخاصة مع الشاعر البوصيري في القرن السابع الهجري الذي عارضه كثير من الشعراء الذين جايلوه أو جاؤا بعده. ولاننسى في هذا المضمار الشعراء المغاربة والأندلسيين الذين كان لهم باع كبير في المديح النبوي منذ الدولة المرينية.

    a suivre

    halim
    Membre

    tres cher frere Mr Bouayad

    je me suis permis de vous proposer la création d un vrai site sur les idrissides en particulier de notre region orientale du royaume du Maroc

    non pas par opposition quelconque au site oujda city , pas du tout mais j avais peur apres le manque de respect et meme l agression dont vous avez étée victime ces dernieres semaines que des jeunes pas tous bien sur prennent un réel plaisir, apres avoir lynché le pauvre hakim , à revenir vous dire des gros mots rien que pour s amuser et se venter les uns par rapport aux autres sur d autres topics et dire  » tu as vu le direct que je lui ai mis ?  »  » c est moi qui ai reussi à l emmerder , chouette.. »..
    surtout qu un adulte malheureusement sait bien les manipuler et les mobiliser. les autres déjà connu comme extremistes sur le forum en profitent evidemment pour faire passer leur doctrine rejetée par bloc par l ensemble du peuple Marocain.

    cette crainte Mr Bouayad m a fait réagir pour dire faites attention d une part parce que les ennemis des chourafas vous detestent et souhaitent vous detruire s ils en avaient les moyens , et que ceux qui vous apprecient comme Mr mbarki et Meme acharifa et moi meme et certainement des centaines d oujdinautes qui suivent votre excellent topic ne voudraient pas vous voir dans des situations qui rappellent le mal devenu culturel chez beaucoup de gens moubghidines de la famille de sidna mouhammad saaw , mal exprimé à travers l histoire sous des formes diverses et dramatiques envers des descendants du prophete accusé d etre des enfants du dernier nabi envoyé à toute l humanité.

    si je vous ai dit faites attention à vous et à votre santé c est pour que vous puissiez continuer à développer d avantage le sujet des chourafas adarissa ICI SUR OUJDA CITY SI LES CONDITIONS S AMELIORENT ou SINON AILLEURS SI LES MOUBGHIDINES veulent s amuser entre eux
    en sursautant d un topic à l autre , jeunesse oblige.

    et pour montrer à Mr alaaeddine que je ne cherche ni à vous encourager à quitter oujdacity maad-allah ni à vous décourager à poursuivre avec l aide fructueuse de Mr mbarki et Meme Acharifa le travail immense que vous aviez entamé depuis déjà deux années , de quoi remplir un livre sur le sujet.

    enfin souhaitons que ce topic reste un lieu d histoire , de vérité pour faire aimer à tous les marocains moulay idriss et sa descendance dans le cadre des taouabites de notre religion et notre culture marocaine.

    oua assalam alykoum

    halim

    #242103
    BOUAYED
    Membre

    @touria016 wrote:

    @BOUAYED wrote:

    NE TOUCHEZ PAS AU SUJET PAS AU SUJET DES IDRISSIDES ESPECE DE MINABLE.

    LE MARLON DE MES DEUX.

    ET QUAND VOUS CHOISISSEEZ UN PSEUDO., FAITES LE DANS LA PANOMPLIE DE NOS NOMS.

    YA ALBAZZ.

    BOUAYED

    Très cher Bouayed :
    A ma grande suprise, je viens de lire vos messages et je ne vous cacherai pas l’ampleur de ma réaction.
    Vous dites :  » je maintiens que vous êtes INCOMPETENT en la matière et FERMEZ- LA mon PETIT et allez jouez avec vos semblables Mr l’IMPOLI »

    …alors permettez moi de vous dire clairement, que la personne que vous visez, est à mon gout et pas qu’à mon gout, un très bon modérateur :
    COMPETENT, POLI, qui se la ferme quand il le faut et qui s’exprime quand il le faut : la preuve, il a su vous corriger dans vos citations enfentines et je trouve ca, contrairement à vous, digne q’un grand homme! 😉

    Je ne vous croyais pas aussi téméraire que cela, cher ami ! 🙂 😆

    Chère Madame

    1) Concernant l’Incompétence, je maintiens à dire que ce Monsieur est INCOMPETENT et je l’ai expliqué.
    * Il ne connaiit pas la Matière.
    * Il a pris position contre les Chorfas au lieu d’être neutre.
    * Et qu’on il a vu ce qu’il a été écrit auparavant par un certain mobghid, il n’a enlevé qu’un mot et a laissé les autres et vous pouvez aller les consulter (et ce n’est pas la peine de les reciter)

    Un Juge ou un Expert doit se recuser lui même s’il se sent incompétent ou on le recuse pour quelque motif valable que ce soit. Il faut qu’il soit sportif et accepter cela.

    2) Quant à la Correction, on verra bien.

    Ce Sujet sur les « Idrissides » n’a pas été mis comme ça dans ce site.
    Un jour où j’avais l’idée de le lancer sur un site Web (avant j’en avais discuté avec des directeurs de journaux locaux), j’avais téléphoné à Mr KADDOURI Elhoussine et je lui avais proposé le Sujet, on en a discuté longtemps autour d’une tasse de café et il a accepté aimablement.

    J’en avais discuté ensuite avec Mr KADDOURI Alaeddine par messages privés assez longtemps et on a eu même une entrevue quand il est venu une fois à Oujda.

    Suites à plusieurs messages qu’on a eu entre nous et de discussions que j’ai eu avec Mr KADDOURI Houssine, il y a eu beaucoup d’amélioration. Le SUJET est passé de Oujda Café à Débats et les interventions étaient sujettes à une inscription préalable pour éviter les interventions béliqueuses et malsaines de ce qu’on appelait « Invités ».

    Et le sujet n’est pas par hasard et comme cela dans la deuxième position dans « Débat » en Post-it et il est suivi par au moins 100 personnes par jour.

    Alors là Madame ce n’est pas à lui de prendre une telle position que je trouve Minable, d’aller bloquer ce sujet sans se réferrer au 1er Responsable.

    Il a su me « corriger », Bravo Madame, car c’est cela le Danger de donner une Responsabilité aussi importante à des personnes qui en abusent à leur guise et je savais que cela allait se reproduire. C’est comme cela que telles gens pressent aussi facilement sur la gachette sans tenir compte des conséquences.

    On verra si dans l’avenir, il aura toujours le privilège de tenir cette gachette.
    عمّروا ما حبا و من حبا طاح في الواد

    Alors je refuse que ce Jeune Inexpérimenté soit Modérateur dans le sujet des « IDRISSIDES » que j’ai créé et que je supervise alors qu’il a déja des préjugés. Les autre Modérateurs n’ont pas agi de la sorte et ont été à la hauteur. Un jour, pour tout une autre histoire qui se traite maintenant dans  » DROIT DE REPONSE », j’ai reçu un message de Dahlia et on s’est expliqué dans la science de l’art.

    C’est bien dommage que vous ayez pu porter un jugement sur moi sans me connaître ; vous êtes vous aussi jeune, vous n’avez que 18 ans.
    Quand vous viendriez un jour à Oujda, essayez de me connaître ou de demander après moi et là vous seriez bien fixée.

    Essayez de lire depuis le début et allez de voir combien de fois on a été sujet à des insultes et en tant qu’être humain on a le Droit à la COLERE et ce n’est jamais Moi qui aie commencé.

    Quand il m’arrive à traiter des Dossiers de « Coups et Blessures Volontaires », je me suis toujours dit, la personne coupable d’avoir porté ces coups n’a pu les faire gratuitement, il y a eu surement une raison. Et c’est ça l’Etre Humain.

    C’est bien dommage que vous ayez trouvé mes citations « Enfantines » car à part quelques jargons de notre argot quotidien, il y a des Versets coraniques, du Hadith et des vers de grands poètes et on essaie d’avancer des arguments alors que d’autres ne l’ont pas.

    Et quand il vous seriez en mesure de me connaitre mieux, là vous verrez ce qui est digne d’être un « Homme » suivant ou non la « Grandeur » de votre estimation.

    Posez la question à Mr Alaeddine ou à son Père qui me connaissent bien avant de poser aussi vite un Jugement aussi « Téméraire ».

    J’ai bien apprécié votre dernière intervention mais celle-ci a tout remis à zéro.

    J’ai tenu à vous répondre parceque vous m’avez interpelé et que je vous dois une réponse.
    Et quand je vois le « Très Cher » que vous avez utilisé au début cela me fait énormémént plaisir quoique la fin laisse à désirer.

    Merci quand même pour votre intervention et Bien à vous.

    Pour les autres, je dirai « Sans commentaires » vus leur hostilité ancienne et nouvelle. Je pourrais toujours imaginer les noms des personnes « hostiles » qui se feront le plaisir de profiter de cette précieuse occasion pour verser leurs venins et c’est bien dommage que la quasitotalité vit en Europe.

    Avec toute ma sympathie Madame, malgrès tout.

    #212374

    En réponse à : vivre a oujda

    dahlia
    Membre

    j’aimerais bien savoir ce qu a finalement décidé amaldine 🙂

    bref ,venu le temps pour dire qu’aprés avoir fété mes neuf ans d’installations a oujda y a une chose que je regrette le systeme educatif !!!!!!!

    Si on est pas autodidacte la reussite professionnelle ne serait pas chose facile ..le niveau d’instruction serait aussi trop bas par rapport a d’autres villes ou pays…!!!

    je ne démotive pas ca n’a jamais été un objectif pour moi …mais aprés ces neuf ans je me permets de faire le bilan…

    Je compris ces deux derniéres années pourquoi on parle de fuite de cerveaux…..et la encore on parle des gens qui ont eu accés a la formation …..

    faut faire des conscessions ,et avoir beaucoup de courage ,de patience et de IMANE ,pour surmonter les difficultés .. 🙄

    #203444
    miss001
    Membre

    l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion, créee à oujda depuis 4 année exactement.
    un label qui a pu refleter l’image d’une jeunesse qui a de la ferveur et de l’enthousiasme à desservir le maroc de demain d’une masse de compétences formées selon le calibre des grandes écoles de commerce et gestion.
    il y a juste quelques jours, l’école marchait encore sur les pas de ses objectifs, et promettait l’aboutissement, suite aux temoignages sincères d’un nombre d’observateurs sur la scène de l’enseignement superieur, intranationaux ainsi qu’internationaux.
    l’avènnement du nouveau directeur Mr kessab el bekkay sera une nouvelle ère pour l’ensemble de l’école:
    les étudiants subissent la tyranie incontournable du directeur, qui prends l’affaire de direction comme un lieu de défit, négligeant tout interet des étudiants, ou la continuité de leurs cours sachant que depuis le 26 décembre dernier, aucun cours n’a été donné.
    les enseignants se verront remerciés a leurs insus, juste parceque MR KESSAB tente de former son propre staff de profs, négligeant la compétence et le dévouement des anciens, au sein de la même école qui lui a été confiée par sa majesté afin d’assurer la bonne gestion.
    bref, pleins de détails s’ajoutent, pour mettre le moral des étudiants a zero.
    ceux ci entrés en grève depuis le 16 janvier, suiveront les professeurs, qui a leurs tour ont perdu toute motivation de continuer dans l’encgo…
    l’école est en galère, elle va vers la chutte, et au lieu de mobiliser les bonnes énergies, elle les anéanti.
    à cause d’une seule personne, 500 autres vivent l’enfer depuis son arrivé, tout se détruit devant leurs yeux, et personne n’est capable de faire quoi ke se soit pour eux… ils ne leur en reste plus ke la grève, et la longue attente pourvue ke klk1 puisse entendre leur voix appeler les personnes compétentes pour qu’enfin leur avenir et carrières ne soient plus à la merci d’un homme sans conscience professionnelle ni compétence en matière de gestion.

    #203398

    Sujet: De passage . . .

    dans le forum Café OujdaCity
    Alaa-eddine
    Participant

    Bonjour les amis 🙂 ou plutot bonsoir
    Je n’ai pas de mot pour m’excuser (je sais 😆 ) mais j’y peu rien c’est plus fort que moi … le train de la vie (ou plutot le TGV de la vie) m’emporte 😆

    j’espère que vous me faites pas la geule 😉

    Je suis passé vous faire un coucou et remercier tout ceux qui m’ont fait des clins d’oeil pendant mon absence ainsi que les autres .

    je ne vous promet pas d’etre plus présent pendant les jours qui viennent mais j’essairai de faire de mon mieux .

    j’ai vu aussi qu’il y a pas mal de nouveaux, que je salue au passage 🙂 : bienvenue sur votre forum.

    vu que tous les modérateurs sont occupé en ce moment, j’ai pensé qu’il etait grand temps d’en désigner de nouveaux.
    seul problème : il faut les trouvé 😆

    vous pouvez désigner la/les personne(s) de votre choix, puis voter, à condition que la personne concernée accepte biensure et est les connaissances necessaires pour moderer le forum.

    j’ai eu quelques e-mails (pas forcement syma) dernièrement
    et je tiens à repréciser que la porte de contribution est ouverte à tous sur ce site, que la plupart des articles publié viennent de correspendants et ne sont pas rédigé par l’équipe oujdacity, et que le site ne représente aucun parti ni aucun interet politique ou autre … j’espère que cette fois c’est claire …. je l’espère … 😆

    dernière chose : pour ceux qui souhaitent avoir des email @oujdacity.net, adressez moi vos demandes directement par message privé car l’enregistrement automatique ne fonctionne plus et je n’ai pas eu le temps de regarder pourquoi.

    voili voilà …. une intervention rapide et pas très bien structurée mais j’avais pas mal de messages à passer à cause de mon absence

    #240188

    L’avenir de l’ENCGO est entre les mains de ses étudiants et ils sauront comment le protéger s’ils ne l’ont pas fait déja…

    Permettez-moi d’abord de vous féliciter jeunes Encgistes d’Oujda. Vous avez marqué votre profil et sa qualité à travers vos réactions qui ont été à la hauteur. L’article paru dans le journal Albayane prouve aussi que vous êtes des étudiants très civilisés, intelligents et intellectuels.
    Mais désolée si le niveau même en gestion que vos EX enseignants, EX conférenciers tant marocain que français, administrateurs et EX responsable ont milité pour apprendre à le et perfectionner s’est retrouvé si bas avec votre nouveau directeur et nouveau staff mais cela ne veut pas dire que vous devez vous démoraliser.
    Votre « sauveur », ce n’est pas lui. Vous n’aviez pas besoin d’être sauvé avant qu’il vient. Ce harcèlement moral que vous subissez actuellement ne durera pas certainement car il y a toujours un bon Dieu. Continuez votre parcours, défendez vos objectifs, votre dignité et votre fierté car vous devez être fiers de faire partie de l’ENCGO qui a commencé de ZERO pour faire de vous des lauréats demandés avant même d’avoir leurs diplômes.
    Surtout ne vous démoralisez pas. Le harcèlement moral est l’un des plus grands destructeurs de la personnalité. Il est usé par les personnes ayant des troubles dans leurs personnalités et qui ripostent à ce trouble en faisant souffrir les autres ne serait qu’avec des blâmes, des injures, des outrages et autres…. Soyez sûr d’une chose : vous avez prouvé que vous êtes meilleurs que les étudiants de la fac mais il faut aussi reconnaître une chose : inutile de vous comparer avec qui que ce soit autre que vos confrères des autres ENCGs car tout simplement votre parcours est différent des leurs et il ne faut jamais comparer l’incomparable. Personne de l’ENCGO n’a touché les lauréats de la faculté par un mot, alors soyez aussi vous digne de ça. Et pour le Monsieur du mastère Ami du fils unique du nouveau directeur, soyez sur qu’on a jamais sous-estimé personne et qu’on est loin de faire des comparaisons car c’est inutile. On compare deux choses comparables et non l’inverse. Si la faculté était similaire à l’ENCGO alors pourquoi la créer récemment (2004) et augmenter les charges de l’état vous qui êtes gestionnaire…. ?
    Encore une chose, le niveau de communication dans ce forum s’est avéré un peu bas par rapport au niveau de ceux qui sont entrain de juger des étudiants même sans les enseigner ou les évaluer sur des bases solides. Je suis désolée pour vous car vous démontrez aussi votre qualité en portant injures à celles des encgistes.
    Veuillez aussi svp de garder le respect à vous-même ainsi que des autres. Si quelqu’un veut rendre des comptes de jadis à un autre, ce n’est pas en utilisant les étudiants. Et si quelqu’un veut défendre quelqu’un d’autre alors qu’il soit honnête dans sa défense et qu’il ne porte pas préjudice aux autres car tout simplement son jugement reflète sa personnalité et donc sa qualité que vous êtes tous entrain de débattre à travers ce forum. Une dernières chose : apprenez les ABC de la politesse et en parlant d’un grand enseignant ‘PES’, apprenez à dire Monsieur tel que M. Amamou et non Amamou, surtout lorsqu’il s’agit d’une personne qui a tant milité pour la région orientale et a ramener l’ENCG à Oujda depuis 2004, il a aussi faire grandir ce petit née sans rien sauf car les gens le respectait énormément et il était très bien accueilli là ou il mettait les pieds.
    Je vous souhaite bonne chance, vous avez commencé un grand combat car vous êtes touchés et visés alors ne vous laissez pas faire et bonne courage. Que Dieu vous soit de son grand aide.

    NB : celui qui prétend commencer à déterminer la qualité des encgistes, j’aimerais bien lui dire que les français avant lui l’on évalué avec le baromètre de HEC Paris, IAE de Montpellier, d’Avignon, de Nancy et d’autres, qu’il m’excuse pour le terme mais son jugement n’est qu’un jugement aléatoire sans valeurs car les vrais gestionnaires ont dicté leurs Verdict avant même d’arriver à ce niveau aussi bas initié par le nouveau directeur et fructifié par ses pions et les gens comme vous. Soyez prudent la prochaine fois car vous pouvez tomber entre de mauvaises mains qui vous font valoir le poids de chaque terme que vous prononcez à l’égard des étudiants et non plus d’élèves ( avant on les appelait élèves mais avec la nouvelle réforme, on les appelle des étudiants désormais, c’était juste à titre d’information pour ne pas parler la prochaine fois à tort et à travers)
    Merci.

    #239577
    touria016
    Membre

    @oujdi12 wrote:

    (suite)

    Une liberté sous surveillance électronique

    Notre liberté est en permanence sous haute surveillance électronique. Les technologies informatiques ont permis d’augmenter ce que les spécialistes appellent notre « traçabilité ». Nos activités, nos conversations, nos goûts et nos centres d’intérêts laissent des traces dans les multiples systèmes informatiques qui gèrent notre vie quotidienne. Toutes ces données sont collectées, centralisées et mémorisées par des organisations publiques ou privées qui peuvent connaitre à tout moment le « profil » de chaque individu.

    Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, voici les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée…

    Les fichiers

    Les fichiers des administrations et des sociétés privés rassemblent de nombreuses données personnelles sur des millions de citoyens ou de consommateurs. Ces données sont inoffensives tant qu’elles sont éparses, réparties dans de multiples systèmes informatiques. Mais en utilisant des techniques familières aux pirates informatiques, des « organisations » qui s’en donnent les moyens peuvent facilement pénétrer ces systèmes, afin de collecter et centraliser toutes ces informations.

    De nombreuses sociétés fondées ces dernières années (principalement aux Etats-Unis) sont spécialisées dans la collecte d’informations individuelles, officiellement à des fins commerciales. Mais ces fichiers privés commencent à rassembler des millions de profils individuels très précis de consommateurs répartis dans l’ensemble des pays occidentaux. Les informations de ces fichiers sont vendues à quiconque souhaite les acheter.

    La carte de crédit associée au code-barre

    Les dépenses effectuées avec une carte de crédit permettent de retracer nos déplacements, mais aussi de connaitre très précisément les produits achetés par une personne.

    Pour optimiser la gestion des stocks et la comptabilité, les systèmes informatiques des magasins mémorisent de façon conjointe les numéros de carte et les codes-barre des produits achetés. Si par exemple le produit est un livre, le code barre permet de savoir QUEL livre, et ainsi de connaitre le profil culturel ou politique de l’acheteur.

    L’association du code-barre et du numéro de carte de crédit signifie l’association automatique de produits identifiés avec des consommateurs identifiés.

    Les téléphones portables

    Tout le monde sait qu’avec un récepteur de type scanner (dont l’usage est illégal mais dont la vente est autorisée), il est très facile pour n’importe qui de réaliser des écoutes téléphoniques sur les portables.

    Ce que l’on sait moins, c’est que le portable permet de localiser à tout moment son propriétaire, même hors-communication, en position de veille.

    Car pour recevoir un appel, il est techniquement indispensable que les systèmes de l’opérateur puissent localiser l’abonné, pour déterminer la cellule locale qui lui transmettra l’appel. Les téléphones portables émettent donc en permanance un signal pour indiquer leur présence aux cellules les plus proches.

    Le téléphone portable est donc un véritable collier électronique. Un collier volontaire, et payé par celui qui le porte.

    Le réseau Echelon

    Le réseau Echelon est un système automatisé d’écoute des communications, quel que soit leur support: téléphone, fax, eMail, satellites.

    Le réseau Echelon a été mis en place depuis 20 ans et dans le plus grand secret par 5 pays anglo-saxons: les Etats Unis, la Grande Bretagne, le Canada, l’Australie, et la Nouvelle Zelande. Le réseau Echelon est principalement gérée par la NSA, l’agence de renseignement électronique américaine.

    L’idée géniale d’Echelon est d’utiliser les technologies de reconnaissance vocale pour repérer automatiquement des mots-clés dans les conversations écoutées. Les mots-clés à repérer sont choisis par les officiers d’Echelon en fonction de l’actualité et des objectifs du moment.

    La technique d’écoute étant automatisée, un très grand nombre de communications dans le monde peuvent être enregistrées et traitées chaque jour. Seules les communications contenant les mots-clé sont sélectionnées pour une écoute humaine.

    Echelon peut ainsi analyser 2 millions de conversations par minute. Chaque jour, Echelon intercepte 4,3 milliards de communications, soit presque la moitié des 10 milliards de communications échangées quotidiennement dans le monde.

    L’existence de ce réseau n’a été révélée par les médias qu’en 1998, à l’occasion d’un rapport du Parlement Européen, qui reprochait à Echellon de violer « le caractère privé des communications de non-Américains, dont des gouvernements, des sociétés et des citoyens européens ».

    La vidéosurveillance

    Toujours sous le prétexte de la sécurité, les caméras de surveillance se multiplient dans la plupart des villes. Rien qu’en Grande-Bretagne, on compte plus de 4 millions de caméras de surveillance, installées dans les rues, les gares, le métro, devant les édifices publics ou les immeubles. A ces caméras s’ajoutent les appareils photo des radars automatiques sur les routes. Techniquement, rien n’empêche qu’ils soient utilisés pour une identification systématique de tous les véhicules.

    L’identification des individus dans une foule est désormais possible en raccordant les caméras à des logiciels de reconnaissance des visages. Ces logiciels sont capables d’identifier simultanément de multiples visages dans une foule en les comparant avec des visages dont l’image est stockée dans une base de données. Ainsi, le processus de surveillance peut être entièrement automatisé, et donc systématisé.

    Dans un premier temps, l’image des caméras sera comparée avec les visages des personnes fichées par la police: terroristes, criminels, malfaiteurs, mais aussi militants politiques ou syndicaux, journalistes, etc. Avec la généralisation des cartes d’identité biométriques, le visage de chaque personne sera enregistré numériquement dans une base de données. Dans un futur proche, le visage de chaque citoyen pourra être identifié par les caméras de surveillance et il sera possible de suivre entièrement le déplacement d’une personne donnée dans une ville (l’ordinateur passant automatiquement d’une caméra à l’autre afin de la garder toujours présente sur l’écran).

    Une fonction encore plus dangereuse est actuellement intégrée dans les logiciels d’analyse des images. Aux Etats-Unis et en Europe, des centres de recherche travaillent à la mise au point de logiciels qui permettent d’identifier des « comportement suspects » d’individus dans une foule, et de transmettre automatiquement une alerte avec localisation aux policiers. Le logiciel permet de distinguer des personnes qui convergent et se rassemblent en un lieu, une personne qui dépose un objet à terre (qui peut donc potentiellement être une bombe), un rôdeur qui s’arrête et change de trajet continuellement au lieu de marcher régulièrement dans une direction précise, ou encore une personne dans un hall qui semblerait attendre à l’écart.

    On peut imaginer les conséquences des alertes déclenchées par ce type de logiciel. Tous ceux qui ont un comportement un tant soit peu différent du « troupeau » risqueront d’être abattus par des policiers ayant l’ordre de tirer directement à la tête pour éviter tout risque d’attentat, comme ce fut le cas à Londres en Juillet 2005 (lorsque des policiers anti-terroristes à Londres avaient exécuté de 6 balles dans la tête un innocent identifié à tort comme terroriste potentiel).

    On peut aussi imaginer les utilisations qui seront faites de ce logiciel dans les entreprises, pour épier et analyser les moindres faits et gestes des salariés.

    Les puces RFID

    Les puces RFID sont incorporées par les multinationales dans certains de leurs produits pour en assurer la traçabilité. La puce permet ensuite de localiser le produit pendant sa distribution, mais aussi après son achat.

    La puce RFID étant identifiée au moment du passage à la caisse du supermarché, elle peut être associée à la carte de crédit ou au chèque de l’acheteur, et donc à son identité. Chaque produit acheté devient ensuite un « mouchard électronique » qui permet de localiser son utilisateur.

    Par ailleurs sur certaines versions de la RFID, les dessins formés par les circuits de la puce sont assez étranges, avec une sorte de croix gammée, ou un quadruple « Tau » (un symbole franc-maçon que l’on retrouve dans l’excellent film « Equilibrium »).

    La puce a déjà été utilisée notamment par Gilette, pour « tracer » ses rasoirs jetables. Elle est fabriquée par une société américaine dénommée… Matrics, ainsi que par les sociétés japonaises NEC et Hitachi. Elle a été inventée par Gemplus, une société française rachetée par des investisseurs américains.

    Les puces RFID mesurent un peu moins de 1 millimètre. Malgré cette miniaturisation, elles intègrent une mémoire de 1 kbit et une antenne qui émet dans la bande de fréquence des 2,5 GHz.

    Les implants – les puces « Digital Angel » et « Verichip »

    Fabriquée par la société américaine Applied Digital Solutions, la puce « Digital Angel » permet l’identification et la localisation par satellite des individus. Il s’agit d’une puce électronique de la taille d’un grain de riz et qui est implantée sous la peau. Elle est aussi capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur (température du corps, rythme cardiaque, etc).

    Une autre version de la puce appelée « Veripay » a été présentée en Novembre 2003 au salon ID World à Paris. Elle permet d’y inscrire des données personnelles en vue de servir de carte d’identité ou de carte de crédit.

    Déjà, une troisième version de la puce, Verichip, est implantée sur le bétail pour en assurer la « traçabilité ». Bientôt le bétail humain lui aussi sera parfaitement « traçable », dès qu’un nouveau « 11 Septembre » fournira le prétexte pour rendre la puce obligatoire, au nom de la « sécurité ».

    De multiples moyens sont actuellement utilisées pour préparer l’opinion publique à accepter la puce, et pour réduire la répulsion instinctive à l’intrusion d’objets matériels dans le corps. D’où les efforts des médias et de l’industrie culturelle pour populariser les piercings, les implants en silicone, ou encore les anneaux gastriques (comme solution à l’obésité).

    Pour rendre la puce désirable et « tendance », une discothèque de Barcelone dirigée par un américain propose déjà à ses clients de se faire implanter pour 100 euros afin de pouvoir payer les consommations au bar sans argent (voir l’article à ce sujet dans les « Brèves nouvelles des Maitres du Monde »). Mais la méthode la plus largement utilisée est de populariser la puce grâce à des prétextes médicaux. Des hôpitaux américains encouragent déjà les patients à se faire greffer une puce contenant leurs données médicales personnelles (groupe sanguin, traitements déjà en cours, etc), dans le but d’éviter les risques d’erreur dans l’identification et le traitement des malades. Les implants seront aussi proposés pour une surveillance médicale à distance avec envoi automatique d’une alerte au médecin en cas de problème.

    Cette puce est la prochaine étape pour un contrôle absolu des individus par les « Maîtres du Monde ». A terme, les implants électroniques permettront de contrôler directement les esprits en modifiant le fonctionnement du cerveau, et donc, l’humeur, les émotions, les pensées et le comportement.

    Internet

    Il n’y a pas plus transparent que le réseau internet. Avec les logiciels adéquats, n’importe qui peut pister les informations consultées par un internaute. L’utilisateur d’internet est par ailleurs facilement identifiable grâce aux données personnelles stoquées par le navigateur et le système. Les données sur notre identité sont « interrogeables à distance », ainsi que le contenu du fameux fichier « magic cookie ». Ce fichier garde la trace de certains sites visités qui y inscrivent des informations afin d’identifier les utilisateurs et mémoriser leur profil.

    De plus, depuis les attentats du 11 Septembre 2001, la plupart des pays occidentaux ont adopté des lois qui autorisent la surveillance de l’ensemble des communications sur Internet: les mails, mais aussi les sites visités, les pages consultées, le temps passé sur chaque site, ou encore les participations à des forums. Les informations mémorisées sont extrêmement détaillées, beaucoup plus que ne le nécéssiterait la lutte contre d’éventuels terroristes. Par contre, les informations recueillies correspondent exactement à ce qui serait nécéssaire pour établir le « profil » de chaque citoyen.

    Microsoft et Intel

    La palme du Big Brother électronique revient incontestablement à Microsoft, avec son système Windows et son navigateur Internet Explorer, qui renferment un numéro d’identification de l’utilisateur, le GUID (Globally Unique Identifier). Ce numéro d’identification est ensuite inscrit dans tous les documents créés avec les applications de Microsoft Office. Il peut être consulté à distance par Internet grâce à des commandes spéciales prévues par Microsoft.

    Le système Windows et Internet Explorer intègrent d’autres commandes spéciales qui permettent de sonder le contenu du disque dur de l’utilisateur, à son insu, durant ses connexions à Internet. Microsoft a reconnu l’existence de ces commandes spéciales et du GUID.

    Selon un rapport réalisé en 1999 pour le ministère français de la Défense, il existerait des liens entre Microsoft et les services de renseignements américains, et des membres de la NSA travailleraient dans des équipes de Microsoft. Ce rapport parlait aussi de la présence de programmes espions (« back-doors ») dans les logiciels de Microsoft.

    De son coté, Intel a également placé un numéro d’identification consultable à distance dans les puces Pentium III et Xeon.

    La solution pour protéger votre vie privée et vos données: utilisez un Macintosh (ou le système Linux), et surfez sur le Net avec un autre navigateur qu’Internet Explorer (par exemple Firefox).

    Le « système de veille totale »

    Les attentats du 11 Septenbre 2001 ont été le prétexte à une vaste opération de rédution des libertés publiques. En Novembre 2002, un nouveau pas a été franchi par George W. Bush, au nom de la « sécurité intérieure ». L’administration Bush va établir un système de surveillance baptisé « Total Awareness Information System », qui va légaliser ce qui se pratique déjà illégalement depuis quelques années.

    Le système aura pour fonction d’explorer toutes les bases de données de la planète pour réunir toutes les informations sur la vie privée de l’ensemble des citoyens américains, et probablement aussi des citoyens de tous les pays du monde. Plus rien de ce que nous ferons et lirons ne sera ignoré par ce super Big Brother: email, fax, communication téléphoniques, comptes bancaires, soins médicaux, achats de billets d’avion, abonnements à des journaux ou magazines, consultations de sites web…

    Le futur porte-monnaie électronique

    Le porte-monnaie électronique, actuellement en phase de test, est appelé à remplacer totalement l’argent liquide. Sous forme de carte à puce, ce porte-monnaie mémorisera également des données sur notre identité. Outre le fait d’être un nouveau mouchard électronique de nos déplacements et nos achats, le porte monnaie électronique combiné avec la disparition de l’argent liquide rendra les individus totalement dépendants des moyens de paiement électroniques.

    Dès lors, une future dictature mondiale n’aura qu’à « débrancher » un individu gênant dans les systèmes informatiques, et celui-ci n’aura plus la possibilité d’acheter de quoi se nourrir ou se déplacer.

    Pour les implants , vous pensez que ca reste une chose ou que ca fait partie du corps de l’individu ?
    paske une fois implanté…

    #239726

    En réponse à : MARJANE ! ouvre toi !

    ficam
    Membre

    @soulaf wrote:

    il va pas tenir avec les produits moins cher de trabando ,en plus qui va se déplacer jusqu’à la sortie d’oujda(isly) pour acheter des trucs surement plus cher que le hanoute qui te fait le crédit renouvelable ahhh!

    c’est pas nécessairement une règle à tenir
    Ils ont bien étudié la situation de l’oriental avant d’investir dans un tel projet.
    D’ailleurs Marjane et les autres surfaces possède une méthodologie de marketing bien spécifique; tu pourras trouvers des promotions énormes (ce qui attire les clients), le positionnement des produits: un cher à coté d’un autre type moins ainsi de suite.
    Autre chose, durant ma dernière visite à Oujda g remarqué une augmentation visible dansles produits à tous les niveaux même ceux de la contrebande donc y’aura pas un critère pour se baser et dire que les trucs à marjane vont etre plus chers.
    Le seul point que je peux partager avec toi c’est le local, c vrai qu il est loin mais ça n empéche que ceux qui sont motorisé peuvent y arriver et je pense fortement que y aura des lignes de bus qui arriveront à Marjane.
    rien à craindre

    #239621
    observateur
    Membre

    La Boîte à Merveilles de Séfrioui:la dimension ethnographique
    (1)
    08/12/2007

    Oujda City : La Boîte à Merveilles de Séfrioui:la dimension ethnographique
    بقلم : tayeb zaid

    La Boîte à Merveilles est une œuvre riche en personnages surtout de sexe féminin. Aussi nombreux soient-ils, ils demeurent tous proches les uns des autres par les liens qui les unissent, liens de voisinage ou d’amitié, de rivalités ou de compassions, de circonstances ou d’échanges. Leur vie est régie par les événements quotidiens où se côtoient le réel et le recours aux forces occultes, où les faits semblent, pour le lecteur moderne, des faits sans conséquences et sans profondeurs, des faits d’un jour, d’un moment, sans lendemain et par conséquent éphémères. Mais détrompons-nous, ce sont des faits de société, de civilisation, d’époque. Un parcours de La Boîte à Merveilles laisse entrevoir les dessous de la société marocaine de 1920.

    I- Croyances, pratiques magiques, voyances et pèlerinages.

    A- la voyante Lalla Kanza.

    Le roman s’ouvre par une soirée de transes animée par des gnaouas où se mêlent les sons des crotales et des gambris et les odeurs de benjoins et d’encens dans une atmosphère de fraternité entre le djinn et l’homme, le temps d’une nuit. Tout est dédié au djinn pour chercher son soutien en satisfaisant ses exigences et ses caprices. Les fumées en nuages légers et crémeux montent vers les ténèbres de la nuit, domaine du Malin en attente de parfums nocturnes, les danses des femmes dans des contorsions où les corps sans os se tordent à se rompre, les couleurs vives des vêtements choisis au goût du prince de la nuit, et les youyou des femmes, langage sans code et sans cordes : tout cela pour sceller un pacte d’alliance avec les forces obscures de la nuit, une fois par mois, à Dar Chouafa où les locataires sont les acteurs, les témoins ou les spectateurs du rituel. La Chouafa , femme respectée par crainte, tire sa notoriété et son autorité du rite mensuel pendant lequel elle danse avec le djinn qui le lendemain devient son serviteur et son maître. Les couleurs qu’elle porte lui sont dictées par les djinns qui la hantent et la servent et chacun d’eux a sa propre couleur : « Il lui fallait un nombre important de coudées de satinette noire pour calmer l’humeur du grand génie bienfaisant, le roi Bel Lahmer. Depuis quelque temps, elle sentait aussi un mal sournois, dû à l’action de Lalla Mira. Pour faire cesser le mal, une robe d’un jaune de flamme s’avérait nécessaire. Il y avait bien Sidi Moussa à satisfaire, sa couleur était le bleu roi, mais la robe de l’année dernière pouvait encore servir. » ( page 106)

    B- Le voyant Sidi El Arrafi

    Autant il est plus simple dans ses pratiques autant la Chouafa est plus exigeante et plus spectaculaire. Il ressemble à un sage, ou à un derviche des temps anciens. Il parle par paraboles comme eux mais avec beaucoup de mystique et de mystère. Son langage est obscur mais validé par des références d’ordre théologique. Il est sincère et honnête dans ses propos et déclare dès le début que malgré le nom de ‘’voyant’’ qu’il porte ou que les gens lui font porter, il n’a rien d’une personne qui sache dévoiler l’avenir car cela relève des affaires de Dieu : « Ne vous attendez pas à ce que je vous dévoile l’avenir. L’avenir appartient à Dieu, l’omnipotent » La sincérité de l’aveugle est loin de semer le doute dans les cœurs des deux femmes, au contraire, elle les rassérène car elles connaissent bien la Chouafa pour être une prétentieuse et’’ une sorcière’’. Les deux Lalla sortent de chez l’aveugle soulagées et légères du fardeau : toutes deux ont le sentiment qu’elles vont bientôt le déposer pour se reposer.

    Les paroles du voyant aveugle sont sans équivoque. « La blessure semble profonde, pourtant la guérison est proche » ( page208) dit-il à Lalla Aïcha. Quant à Lalla Zoubida, il lui confie sur le ton de la solennité : « O ma sœur……..Souviens-toi que lorsque quelqu’un fait des vœux pour un absent, l’ange gardien lui répond : Que Dieu te rende la pareille » (page 210)

    C – Les pèlerinages des sanctuaires

    Le pèlerinage à des lieux saints ou censés l’être est une activité presque exclusivement féminine. La femme a toujours été considérée comme un être faible et fragile. Cette croyance, véhiculée de génération en génération à travers les âges a fini par être admise comme une vérité intrinsèque à la nature de la femme. Elle s’installe en elle et prend habitat de son corps, de sa pensée. La femme elle-même tient cet état comme un fait et s’y plie en s’y résignant.

    La femme va donc chercher ce qui lui manque là où il est : les Saints qui servent d’intermédiaires entre elle et Dieu. Elle y cherche secours et force. Elle y cherche protection et soutien. Elle y cherche libération et réconfort et guérison du mal physique ou du mal moral dont le mauvais œil est la cause. « Lalla zoubida, dit Lalla Aïcha, c’est Dieu qui m’envoie pour te secourir, t’indiquer la voie de la guérison, je vous aime, toi et ton fils,…. » (page 22) Lalla Zoubida ne peut pas refuser « Ma mère promit de visiter Sidi Boughaleb et de m’emmener cet après-midi même »(page 22). Arrivées devant le catafalque « chacune lui exposait ses petites misères, frappait du plat de la main le bois du catafalque, gémissait, suppliait, vitupérait contre ses ennemis. »(page 26)

    Le voyant aveugle n’a-t-il pas recommandé à Lalla Zoubida de visiter les sanctuaires des Saints, les patrons de la ville ? « Les Saints de Dieu qui veillent sur cette ville t’accordent leur protection. Visite leurs sanctuaires »(page 210) Lalla Zoubida ne se le fait pas répéter deux fois surtout à un moment difficile de sa vie. Elle dresse un calendrier hebdomadaire des visites des Saints « Chaque Santon a son jour de visite particulier : le lundi pour Sidi Ahmed ben Yahïa, le mardi pour Sidi Ali Diab, le mercredi pour Sidi Ali Boughaleb… » (page 214-215)

    II- Les fêtes religieuses : la Achoura

    La Achoura est vécue comme une fête aussi bien par les grands que par les petits Et chacun la célèbre à se façon. Les enfants se font acheter des habits neufs à l’occasion et des instruments de musique. « …ma mère me passa, à même la peau, ma chemise neuve, craquante d’apprêt. Je mis mon gilet rouge aux dessins compliqués et bien en relief. Ma sacoche en bandoulière, je complétai cet ensemble très élégant par la djellaba blanche qui dormait au fond du coffre de ma mère… » (page 142). Les enfants font usage de leurs instruments de musique dans l’allégresse et la joie du tintamarre qu’ils produisent : « Je m’assis, mis mon tambour par terre sur ses bords, je réussis à coincer ma trompette entre mes genoux. Mes mains manièrent le bâtonnet avec vigueur. Je soufflai de toutes mes forces dans la trompette » (page 139). Les femmes montent sur les terrasses pour faire parler leurs bendirs et derboukas « Le soir, des bouquets de femmes richement vêtues ornaient toutes les terrasses. Des tambourins résonnaient, les chants fusaient de partout. » (page 150).

    L’aspect religieux de la Achoura se manifeste dans la mise à neuf du Msid : Il est passé à la chaux, lavé à grande eau et éclairée de mille feux. Le sol est recouvert de nattes neuves. Chacun y a apporté sa contribution en fonction des moyens de la famille, mais à la mosquée, rien n’est refusé. L’embellissement du Msid pour le jour de la Achoura cède la place pour La Achoura elle-même que les apprentis fkihs célèbrent avec leur maître « Ce matin, les objets les plus ordinaires, les êtres les plus déshérités mêlaient leurs voix aux nôtres, éprouvaient la même ferveur,s’abandonnaient à la même extase, clamaient avec la même gravité que nous,la grandeur et la miséricorde de Dieu, créateur de toutes choses vivantes ….Les parents de certains élèves psalmodiaient avec nous….il célébraient la Achoura au Msid comme au temps de leur enfance » (page 144)

    III- Les menues activités quotidiennes

    Dar Chouafa est un espace clos que doivent partager avec équité les locataires qui sont au nombre de quatre familles : au rez-de-chaussée, la Chouafa ; au premier étage, Rahma, son mari et leur fille Zineb ; au second étage, Fatma Bziouya et son mari d’un côté, de l’autre Lalla Zoubida, son mari et leur fils Sidi Mohammed. Comme il n’y a qu’une porte d’entrée principale, une seule cour, un seul puits et une seule terrasse, chaque famille doit les utiliser à tour de rôle, un jour de la semaine. Cela n’empêche pas les disputes car certaines d’entre elles veulent utiliser l’espace à leur profit un autre jour que le leur, ce qui déclenche des disputes violentes « …Rahma eut l’idée néfaste de faire sa lessive un lundi. Il était établi que ce jour-là appartenait exclusivement à ma mère. »( page 14) S’ensuit une dispute verbale des plus violentes où chaque femme donne libre cours à son registre, mais en cela Lalla Zoubida est une championne « Je sais qui tu es, une mendiante d’entre les mendiantes, une domestique d’entre les domestiques, une va-nu- pieds, crottée et pouilleuse, une lécheuse de plats qui ne mange jamais à sa faim … » (page16).

    Le lecteur ne peut ne pas remarquer le code de l’utilisation par les hommes de la porte d’entrée. L’utilisateur de la porte commune doit annoncer son passage pour donner aux femmes le temps de rentrer dans leurs chambres afin de ne pas être vues par les hommes, fussent-ils les locataires eux-mêmes comme Maâlem Abdeslam, Driss le fabricant de charrues ou Allal le mari de Fatma Bziouya. « – N’y a-t-il personne, puis-je passer ?….-Passe, Maâlem Abdeselam… » (page 246).

    La cour est propriété commune et tout un chacun peut l’utiliser surtout pendant les circonstances exceptionnelles imprévues : fêtes, mariages, circoncisions, ou simple réception d’invités le temps d’un déjeuner comme ce fut le cas du repas offert aux aveugles « Le jeudi suivant, Rahma pour remercier Dieu de lui avoir rendu sa fille, organisa un repas pour les pauvres. Toutes les femmes de la maison lui prêtèrent leur concours. Lalla Kanza, la Chouafa, aidée de Fatouma la plus dévouée et la plus fidèle de ses disciples, lavèrent le rez-de-chaussée à grande eau, étendirent par terre des tapis usés » (page 50-51). Toutefois la Chouafa, elle, l’utilise de manière régulière « …elle s’offrait, une fois par mois, une séance de musique et de danses nègres » (page 4)

    IV- La femme au foyer

    Le rôle de la femme est de s’occuper de l’intérieur de chez-elle, souvent composé d’une seule chambre ou deux d’une maison commune comme Dar Chouafa ou celle où habitent Lalla Aïcha ou encore Sidi El Arrafi. Les femmes passent le plus long de leur temps à cuisiner ou à attendre leurs maris absents pendant la journée de la maison et se trouvant dans leurs ateliers ; à papoter sur les terrasses des choses qui relèvent de l’univers des femmes ; à faire la lessive ou le ménage. Les rares fois où il leur arrive de quitter leurs chambres c’est pour aller à la kissariat, au bain ou pour rendre visite à une amie comme cela arrive à Lalla Zoubida. Mais elles sont souvent accompagnées par leurs maris ou de l’un de leurs enfants.

    Le mari absent pour un certain temps, toute la vie de la famille se trouve affectée et bouleversée par ce vide laissé comme si tout a été réglé d’avance, par un commun accord , sur un acte notarié pour que tout gravite autour de l’homme. Pourtant, les femmes jouissaient de leur liberté, et le lecteur n’a aucunement le sentiment qu’elles manquaient de quelque droit : le droit d’abord de dire et le droit de faire ensuite. Au contraire, les hommes sont souvent absents de leurs maisons laissant les femmes libres de leurs mouvements, de leurs déplacements ;Lalla Zoubida règne en maîtresse dans sa maison : il lui arrivait de tenir tête à son mari : l’achat de la lampe à pétrole, la refus de porter les bracelets d’or, les scènes de la dispute avec Rahma et l’impuissance du mari à la faire taire…

    V- Les hommes et leurs activités

    L’histoire se passe à Fès aux environs de 1920. Fès c’est aussi le berceau de l’artisanat et des petits métiers. Si le roman consacre une grande place à l’artisanat marocain, il n’accorde que peu d’espace à la présence masculine. La scène du salon de coiffure est sans aucun doute l’unique scène purement masculine et qui s’étale sur une dizaine de lignes.

    Babouchiers, tisserands, fourniers, jardiniers, moissonneurs saisonniers, coiffeurs, dellals ou courtiers, chouafas, voyants, masseuses, marieuses, conteurs, pour ne citer que ceux-là et j’en passe. Mais deux métiers méritent que l’on s’attarde un peu sur eux : celui de tisserand et de coiffeur.

    Maâlem Abdeslam est tisserand de djellabas pour hommes. Comme les djellabas ne se portent que pendant l’hiver, il a l’idée de se convertir dans la confection des haïks pour femmes : en effet, les femmes ne peuvent sortir de chez-elles sans s’être enveloppées dans leurs haïks. Maâlem Abdeslam suit donc la tendance et comme la tendance est plutôt féminine, il opte pour le vêtement de la femme, obéissant ainsi au principe de l’offre et de la demande.

    Si abderrahman est, lui, coiffeur, mais il exerce d’autres activités parallèles au métier de coiffeur. Il pratique la saignée « Si Abderrahman retira les ventouses, alla les vider derrière un rideau. Sur la nuque du client paraissaient deux boursouflures sanguinolentes » (page 136) ; et la médecine traditionnelle « Demande aux gens de ta maison de faire frire dans du beurre un oignon blanc finement haché. Mélange à cet oignon frit deux cuillérées de miel, de l’anis et des grains de sésame… » ( page131) ; il circoncit les petits garçons « Je n’aimais pas Si Abderrahman. Je savais qu’il serait chargé de me circoncire. Je redoutais ce jour » (page 129), on fait appel à ses services pendant les fêtes « Il vint, selon l’usage, accompagné de ses deux apprentis, placer les invités et faire le service pendant le repas » (page 129) ; c’est un homme à donner des conseils « …mon père eut recours à ses soins et fait grand cas de ses avis et recommandations » (page 129)

    Le salon de coiffure est un lieu de rencontre où l’on ne vient pas seulement pour se faire raser, mais également pour s’informer ou faire circuler une nouvelle. La nouvelle du moment gravite autour d’un éventuel remariage de Moulay Larbi attendu que sa femme est stérile « Ce qui m’étonne, c’est qu’il n’a point d’enfants. Peut-être a-t-il une femme trop âgée ? »( page 132)

    VI- L’auteur témoin de son temps

    L’auteur, a-t-on toujours dit, est le témoin de son époque. Les faits qu’il relate sont de nature à nous renseigner sur son temps. Ils ont donc une valeur documentaire. Un exemple frappant ne peut passer inaperçu pour l’œil attentif du lecteur : Il s’agit de la lampe à pétrole, de son introduction dans les foyers à une époque où les gens s’éclaireraient à la chandelle. Cette invention fait son apparition avec l’entrée de l’occupant français : elle est perçue à l’époque comme un signe de modernité « O ! Merveille ! Au centre du mur, une lampe à pétrole était accrochée. Une flamme blanche et paisible dansait imperceptiblement dans un verre en forme de clarinette. Une glace, placée derrière, intensifiait la lumière ; nous étions, ma mère et moi, complètement éblouis »(page 42)Ce passage me rappelle un autre qui lui est similaire sur trois points : il parle d’une lampe à pétrole ; il est tiré d’une autobiographie ; il est situé presque à la même époque « …mon père considérait cette lampe comme le dernier mot de la technique, il est vrai qu’elle donnait une vive lumière, en même temps qu’une violente odeur moderne »( La Gloire de mon Père- Marcel Pagnol- Pages 68,69, Editions de Fallois).

    Les lecteurs de l’époque moderne, surtout les jeunes d’entre eux, sont sans doute insensibles à la richesse ethnographique de la Boîte à Merveilles. Traditions, mœurs, pratiques situées entre le religieux et le profane, entre l’obscur et le rationnel, entre l’archaïque et le moderne constituent le quotidien du Marocain de l’époque que raconte l’œuvre de Séfrioui. Le lecteur est redevable à cet auteur de lui avoir fait revivre cette époque , racontée dans un langage plus proche de l’arabe dialectale que du français.

    -Les numéros des pages renvoient à l’édition ’’Librairie des Ecoles- Casablanca’’

    #239575
    oujdi12
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    Des implants neuronaux sont déjà capables de réagir à la pensée pour commander des machines directement avec le cerveau. Une première étape vers la surveillance électronique des pensées et leur contrôle…

    Une puce d’un demi centimètre implantée dans le cerveau a permis a un patient tétraplégique de consulter des mails et de jouer à des jeux vidéo en commandant l’ordinateur par sa pensée.

    En juin 2004, des chirurgiens ont greffé un implant électronique de 100 électrodes dans le cortex moteur d’un jeune homme tétraplégique. L’appareil, appelé « BrainGate », a été mis au point par la société Cyberkinetics, dans le Massachusetts. Capable de capter les signaux de 100 neurones, avec chaque électrode connectée à un neurone, cet implant est le plus sophistiqué jamais testé sur des sujets humains. Le « BrainGate » a permis au patient de contrôler l’ordinateur et la télévision par son esprit, même dans les moments où il faisait autre chose en même temps. Il pouvait par exemple contrôler la télévision tout en parlant ou en remuant sa tête. Les chercheurs ont maintenant l’intention de greffer cet implant dans le cerveau de 4 autres patients.

    Des équipes concurrentes travaillent actuellement à des technologies pour enregistrer l’activité du cerveau sans contact avec les neurones. La société américaine Neural Signals a déposé un brevet sur une vis crânienne électriquement conductrice qui reste à l’extérieur du cerveau, pénétrant uniquement dans le crâne. D’autres chercheurs développent des technologies non-invasives, en utilisant des techniques d’électroencéphalogramme capables de lire les pensées.

    Mais les créateurs de BrainGate font valoir que de telles techniques ne donnent qu’une image générale de l’activité du cerveau, alors que l’implant permet d’analyser des signaux plus nombreux et plus spécifiques.

    Comme on le voit, c’est encore une fois les applications médicales qui sont mises en avant pour préparer le « public » à accepter la future intrusion des machines dans le cerveau, dans le but de supprimer le dernier espace de liberté: nos pensées et nos rêves. Avec la connexion neurone-microproceseur, il sera un jour possible à un gouvernement (ou à une multinationale) de surveiller à tout moment les pensées de la population. Pire encore, des implants pourraient être utilisés pour diriger les pensées, influencer l’état psycho-émotionnel, ou encore pour diffuser des messages publicitaires ou de la propagande directement à l’intérieur du cerveau.

    Il reste heureusement un répit avant que les implants ne permettent la réalisation de ces projets. Selon Stephen Roberts, un ingénieur de l’université d’Oxford en Angleterre qui a travaillé sur les interfaces homme-ordinateur, ce domaine de recherche attend encore la découverte majeure qui le fera réellement progresser. « Nous avons à réaliser quelque chose qui fonctionne efficacement et sans nécessiter un long entraînement du patient. Beaucoup des appareils actuels fonctionnent bien sur un petit groupe de patients, mais il y a un un long chemin avant de les rendre utilisables par l’ensemble de la population ». Mais à terme, tel est bien le but.

    source: magazine « Nature »

    #239574
    oujdi12
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    (suite)

    Une liberté sous surveillance électronique

    Notre liberté est en permanence sous haute surveillance électronique. Les technologies informatiques ont permis d’augmenter ce que les spécialistes appellent notre « traçabilité ». Nos activités, nos conversations, nos goûts et nos centres d’intérêts laissent des traces dans les multiples systèmes informatiques qui gèrent notre vie quotidienne. Toutes ces données sont collectées, centralisées et mémorisées par des organisations publiques ou privées qui peuvent connaitre à tout moment le « profil » de chaque individu.

    Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, voici les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée…

    Les fichiers

    Les fichiers des administrations et des sociétés privés rassemblent de nombreuses données personnelles sur des millions de citoyens ou de consommateurs. Ces données sont inoffensives tant qu’elles sont éparses, réparties dans de multiples systèmes informatiques. Mais en utilisant des techniques familières aux pirates informatiques, des « organisations » qui s’en donnent les moyens peuvent facilement pénétrer ces systèmes, afin de collecter et centraliser toutes ces informations.

    De nombreuses sociétés fondées ces dernières années (principalement aux Etats-Unis) sont spécialisées dans la collecte d’informations individuelles, officiellement à des fins commerciales. Mais ces fichiers privés commencent à rassembler des millions de profils individuels très précis de consommateurs répartis dans l’ensemble des pays occidentaux. Les informations de ces fichiers sont vendues à quiconque souhaite les acheter.

    La carte de crédit associée au code-barre

    Les dépenses effectuées avec une carte de crédit permettent de retracer nos déplacements, mais aussi de connaitre très précisément les produits achetés par une personne.

    Pour optimiser la gestion des stocks et la comptabilité, les systèmes informatiques des magasins mémorisent de façon conjointe les numéros de carte et les codes-barre des produits achetés. Si par exemple le produit est un livre, le code barre permet de savoir QUEL livre, et ainsi de connaitre le profil culturel ou politique de l’acheteur.

    L’association du code-barre et du numéro de carte de crédit signifie l’association automatique de produits identifiés avec des consommateurs identifiés.

    Les téléphones portables

    Tout le monde sait qu’avec un récepteur de type scanner (dont l’usage est illégal mais dont la vente est autorisée), il est très facile pour n’importe qui de réaliser des écoutes téléphoniques sur les portables.

    Ce que l’on sait moins, c’est que le portable permet de localiser à tout moment son propriétaire, même hors-communication, en position de veille.

    Car pour recevoir un appel, il est techniquement indispensable que les systèmes de l’opérateur puissent localiser l’abonné, pour déterminer la cellule locale qui lui transmettra l’appel. Les téléphones portables émettent donc en permanance un signal pour indiquer leur présence aux cellules les plus proches.

    Le téléphone portable est donc un véritable collier électronique. Un collier volontaire, et payé par celui qui le porte.

    Le réseau Echelon

    Le réseau Echelon est un système automatisé d’écoute des communications, quel que soit leur support: téléphone, fax, eMail, satellites.

    Le réseau Echelon a été mis en place depuis 20 ans et dans le plus grand secret par 5 pays anglo-saxons: les Etats Unis, la Grande Bretagne, le Canada, l’Australie, et la Nouvelle Zelande. Le réseau Echelon est principalement gérée par la NSA, l’agence de renseignement électronique américaine.

    L’idée géniale d’Echelon est d’utiliser les technologies de reconnaissance vocale pour repérer automatiquement des mots-clés dans les conversations écoutées. Les mots-clés à repérer sont choisis par les officiers d’Echelon en fonction de l’actualité et des objectifs du moment.

    La technique d’écoute étant automatisée, un très grand nombre de communications dans le monde peuvent être enregistrées et traitées chaque jour. Seules les communications contenant les mots-clé sont sélectionnées pour une écoute humaine.

    Echelon peut ainsi analyser 2 millions de conversations par minute. Chaque jour, Echelon intercepte 4,3 milliards de communications, soit presque la moitié des 10 milliards de communications échangées quotidiennement dans le monde.

    L’existence de ce réseau n’a été révélée par les médias qu’en 1998, à l’occasion d’un rapport du Parlement Européen, qui reprochait à Echellon de violer « le caractère privé des communications de non-Américains, dont des gouvernements, des sociétés et des citoyens européens ».

    La vidéosurveillance

    Toujours sous le prétexte de la sécurité, les caméras de surveillance se multiplient dans la plupart des villes. Rien qu’en Grande-Bretagne, on compte plus de 4 millions de caméras de surveillance, installées dans les rues, les gares, le métro, devant les édifices publics ou les immeubles. A ces caméras s’ajoutent les appareils photo des radars automatiques sur les routes. Techniquement, rien n’empêche qu’ils soient utilisés pour une identification systématique de tous les véhicules.

    L’identification des individus dans une foule est désormais possible en raccordant les caméras à des logiciels de reconnaissance des visages. Ces logiciels sont capables d’identifier simultanément de multiples visages dans une foule en les comparant avec des visages dont l’image est stockée dans une base de données. Ainsi, le processus de surveillance peut être entièrement automatisé, et donc systématisé.

    Dans un premier temps, l’image des caméras sera comparée avec les visages des personnes fichées par la police: terroristes, criminels, malfaiteurs, mais aussi militants politiques ou syndicaux, journalistes, etc. Avec la généralisation des cartes d’identité biométriques, le visage de chaque personne sera enregistré numériquement dans une base de données. Dans un futur proche, le visage de chaque citoyen pourra être identifié par les caméras de surveillance et il sera possible de suivre entièrement le déplacement d’une personne donnée dans une ville (l’ordinateur passant automatiquement d’une caméra à l’autre afin de la garder toujours présente sur l’écran).

    Une fonction encore plus dangereuse est actuellement intégrée dans les logiciels d’analyse des images. Aux Etats-Unis et en Europe, des centres de recherche travaillent à la mise au point de logiciels qui permettent d’identifier des « comportement suspects » d’individus dans une foule, et de transmettre automatiquement une alerte avec localisation aux policiers. Le logiciel permet de distinguer des personnes qui convergent et se rassemblent en un lieu, une personne qui dépose un objet à terre (qui peut donc potentiellement être une bombe), un rôdeur qui s’arrête et change de trajet continuellement au lieu de marcher régulièrement dans une direction précise, ou encore une personne dans un hall qui semblerait attendre à l’écart.

    On peut imaginer les conséquences des alertes déclenchées par ce type de logiciel. Tous ceux qui ont un comportement un tant soit peu différent du « troupeau » risqueront d’être abattus par des policiers ayant l’ordre de tirer directement à la tête pour éviter tout risque d’attentat, comme ce fut le cas à Londres en Juillet 2005 (lorsque des policiers anti-terroristes à Londres avaient exécuté de 6 balles dans la tête un innocent identifié à tort comme terroriste potentiel).

    On peut aussi imaginer les utilisations qui seront faites de ce logiciel dans les entreprises, pour épier et analyser les moindres faits et gestes des salariés.

    Les puces RFID

    Les puces RFID sont incorporées par les multinationales dans certains de leurs produits pour en assurer la traçabilité. La puce permet ensuite de localiser le produit pendant sa distribution, mais aussi après son achat.

    La puce RFID étant identifiée au moment du passage à la caisse du supermarché, elle peut être associée à la carte de crédit ou au chèque de l’acheteur, et donc à son identité. Chaque produit acheté devient ensuite un « mouchard électronique » qui permet de localiser son utilisateur.

    Par ailleurs sur certaines versions de la RFID, les dessins formés par les circuits de la puce sont assez étranges, avec une sorte de croix gammée, ou un quadruple « Tau » (un symbole franc-maçon que l’on retrouve dans l’excellent film « Equilibrium »).

    La puce a déjà été utilisée notamment par Gilette, pour « tracer » ses rasoirs jetables. Elle est fabriquée par une société américaine dénommée… Matrics, ainsi que par les sociétés japonaises NEC et Hitachi. Elle a été inventée par Gemplus, une société française rachetée par des investisseurs américains.

    Les puces RFID mesurent un peu moins de 1 millimètre. Malgré cette miniaturisation, elles intègrent une mémoire de 1 kbit et une antenne qui émet dans la bande de fréquence des 2,5 GHz.

    Les implants – les puces « Digital Angel » et « Verichip »

    Fabriquée par la société américaine Applied Digital Solutions, la puce « Digital Angel » permet l’identification et la localisation par satellite des individus. Il s’agit d’une puce électronique de la taille d’un grain de riz et qui est implantée sous la peau. Elle est aussi capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur (température du corps, rythme cardiaque, etc).

    Une autre version de la puce appelée « Veripay » a été présentée en Novembre 2003 au salon ID World à Paris. Elle permet d’y inscrire des données personnelles en vue de servir de carte d’identité ou de carte de crédit.

    Déjà, une troisième version de la puce, Verichip, est implantée sur le bétail pour en assurer la « traçabilité ». Bientôt le bétail humain lui aussi sera parfaitement « traçable », dès qu’un nouveau « 11 Septembre » fournira le prétexte pour rendre la puce obligatoire, au nom de la « sécurité ».

    De multiples moyens sont actuellement utilisées pour préparer l’opinion publique à accepter la puce, et pour réduire la répulsion instinctive à l’intrusion d’objets matériels dans le corps. D’où les efforts des médias et de l’industrie culturelle pour populariser les piercings, les implants en silicone, ou encore les anneaux gastriques (comme solution à l’obésité).

    Pour rendre la puce désirable et « tendance », une discothèque de Barcelone dirigée par un américain propose déjà à ses clients de se faire implanter pour 100 euros afin de pouvoir payer les consommations au bar sans argent (voir l’article à ce sujet dans les « Brèves nouvelles des Maitres du Monde »). Mais la méthode la plus largement utilisée est de populariser la puce grâce à des prétextes médicaux. Des hôpitaux américains encouragent déjà les patients à se faire greffer une puce contenant leurs données médicales personnelles (groupe sanguin, traitements déjà en cours, etc), dans le but d’éviter les risques d’erreur dans l’identification et le traitement des malades. Les implants seront aussi proposés pour une surveillance médicale à distance avec envoi automatique d’une alerte au médecin en cas de problème.

    Cette puce est la prochaine étape pour un contrôle absolu des individus par les « Maîtres du Monde ». A terme, les implants électroniques permettront de contrôler directement les esprits en modifiant le fonctionnement du cerveau, et donc, l’humeur, les émotions, les pensées et le comportement.

    Internet

    Il n’y a pas plus transparent que le réseau internet. Avec les logiciels adéquats, n’importe qui peut pister les informations consultées par un internaute. L’utilisateur d’internet est par ailleurs facilement identifiable grâce aux données personnelles stoquées par le navigateur et le système. Les données sur notre identité sont « interrogeables à distance », ainsi que le contenu du fameux fichier « magic cookie ». Ce fichier garde la trace de certains sites visités qui y inscrivent des informations afin d’identifier les utilisateurs et mémoriser leur profil.

    De plus, depuis les attentats du 11 Septembre 2001, la plupart des pays occidentaux ont adopté des lois qui autorisent la surveillance de l’ensemble des communications sur Internet: les mails, mais aussi les sites visités, les pages consultées, le temps passé sur chaque site, ou encore les participations à des forums. Les informations mémorisées sont extrêmement détaillées, beaucoup plus que ne le nécéssiterait la lutte contre d’éventuels terroristes. Par contre, les informations recueillies correspondent exactement à ce qui serait nécéssaire pour établir le « profil » de chaque citoyen.

    Microsoft et Intel

    La palme du Big Brother électronique revient incontestablement à Microsoft, avec son système Windows et son navigateur Internet Explorer, qui renferment un numéro d’identification de l’utilisateur, le GUID (Globally Unique Identifier). Ce numéro d’identification est ensuite inscrit dans tous les documents créés avec les applications de Microsoft Office. Il peut être consulté à distance par Internet grâce à des commandes spéciales prévues par Microsoft.

    Le système Windows et Internet Explorer intègrent d’autres commandes spéciales qui permettent de sonder le contenu du disque dur de l’utilisateur, à son insu, durant ses connexions à Internet. Microsoft a reconnu l’existence de ces commandes spéciales et du GUID.

    Selon un rapport réalisé en 1999 pour le ministère français de la Défense, il existerait des liens entre Microsoft et les services de renseignements américains, et des membres de la NSA travailleraient dans des équipes de Microsoft. Ce rapport parlait aussi de la présence de programmes espions (« back-doors ») dans les logiciels de Microsoft.

    De son coté, Intel a également placé un numéro d’identification consultable à distance dans les puces Pentium III et Xeon.

    La solution pour protéger votre vie privée et vos données: utilisez un Macintosh (ou le système Linux), et surfez sur le Net avec un autre navigateur qu’Internet Explorer (par exemple Firefox).

    Le « système de veille totale »

    Les attentats du 11 Septenbre 2001 ont été le prétexte à une vaste opération de rédution des libertés publiques. En Novembre 2002, un nouveau pas a été franchi par George W. Bush, au nom de la « sécurité intérieure ». L’administration Bush va établir un système de surveillance baptisé « Total Awareness Information System », qui va légaliser ce qui se pratique déjà illégalement depuis quelques années.

    Le système aura pour fonction d’explorer toutes les bases de données de la planète pour réunir toutes les informations sur la vie privée de l’ensemble des citoyens américains, et probablement aussi des citoyens de tous les pays du monde. Plus rien de ce que nous ferons et lirons ne sera ignoré par ce super Big Brother: email, fax, communication téléphoniques, comptes bancaires, soins médicaux, achats de billets d’avion, abonnements à des journaux ou magazines, consultations de sites web…

    Le futur porte-monnaie électronique

    Le porte-monnaie électronique, actuellement en phase de test, est appelé à remplacer totalement l’argent liquide. Sous forme de carte à puce, ce porte-monnaie mémorisera également des données sur notre identité. Outre le fait d’être un nouveau mouchard électronique de nos déplacements et nos achats, le porte monnaie électronique combiné avec la disparition de l’argent liquide rendra les individus totalement dépendants des moyens de paiement électroniques.

    Dès lors, une future dictature mondiale n’aura qu’à « débrancher » un individu gênant dans les systèmes informatiques, et celui-ci n’aura plus la possibilité d’acheter de quoi se nourrir ou se déplacer.

    #203262
    observateur
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    La Boîte à Merveilles est une œuvre riche en personnages surtout de sexe féminin. Aussi nombreux soient-ils, ils demeurent tous proches les uns des autres par les liens qui les unissent, liens de voisinage ou d’amitié, de rivalités ou de compassions, de circonstances ou d’échanges. Leur vie est régie par les événements quotidiens où se côtoient le réel et le recours aux forces occultes, où les faits semblent, pour le lecteur moderne, des faits sans conséquences et sans profondeurs, des faits d’un jour, d’un moment, sans lendemain et par conséquent éphémères. Mais détrompons-nous, ce sont des faits de société, de civilisation, d’époque. Un parcours de La Boîte à Merveilles laisse entrevoir les dessous de la société marocaine de 1920.

    I- Croyances, pratiques magiques, voyances et pèlerinages.

    A- la voyante Lalla Kanza.

    Le roman s’ouvre par une soirée de transes animée par des gnaouas où se mêlent les sons des crotales et des gambris et les odeurs de benjoins et d’encens dans une atmosphère de fraternité entre le djinn et l’homme, le temps d’une nuit. Tout est dédié au djinn pour chercher son soutien en satisfaisant ses exigences et ses caprices. Les fumées en nuages légers et crémeux montent vers les ténèbres de la nuit, domaine du Malin en attente de parfums nocturnes, les danses des femmes dans des contorsions où les corps sans os se tordent à se rompre, les couleurs vives des vêtements choisis au goût du prince de la nuit, et les youyou des femmes, langage sans code et sans cordes : tout cela pour sceller un pacte d’alliance avec les forces obscures de la nuit, une fois par mois, à Dar Chouafa où les locataires sont les acteurs, les témoins ou les spectateurs du rituel. La Chouafa , femme respectée par crainte, tire sa notoriété et son autorité du rite mensuel pendant lequel elle danse avec le djinn qui le lendemain devient son serviteur et son maître. Les couleurs qu’elle porte lui sont dictées par les djinns qui la hantent et la servent et chacun d’eux a sa propre couleur : « Il lui fallait un nombre important de coudées de satinette noire pour calmer l’humeur du grand génie bienfaisant, le roi Bel Lahmer. Depuis quelque temps, elle sentait aussi un mal sournois, dû à l’action de Lalla Mira. Pour faire cesser le mal, une robe d’un jaune de flamme s’avérait nécessaire. Il y avait bien Sidi Moussa à satisfaire, sa couleur était le bleu roi, mais la robe de l’année dernière pouvait encore servir. » ( page 106)

    B- Le voyant Sidi El Arrafi

    Autant il est plus simple dans ses pratiques autant la Chouafa est plus exigeante et plus spectaculaire. Il ressemble à un sage, ou à un derviche des temps anciens. Il parle par paraboles comme eux mais avec beaucoup de mystique et de mystère. Son langage est obscur mais validé par des références d’ordre théologique. Il est sincère et honnête dans ses propos et déclare dès le début que malgré le nom de ‘’voyant’’ qu’il porte ou que les gens lui font porter, il n’a rien d’une personne qui sache dévoiler l’avenir car cela relève des affaires de Dieu : « Ne vous attendez pas à ce que je vous dévoile l’avenir. L’avenir appartient à Dieu, l’omnipotent » La sincérité de l’aveugle est loin de semer le doute dans les cœurs des deux femmes, au contraire, elle les rassérène car elles connaissent bien la Chouafa pour être une prétentieuse et’’ une sorcière’’. Les deux Lalla sortent de chez l’aveugle soulagées et légères du fardeau : toutes deux ont le sentiment qu’elles vont bientôt le déposer pour se reposer.

    Les paroles du voyant aveugle sont sans équivoque. « La blessure semble profonde, pourtant la guérison est proche » ( page208) dit-il à Lalla Aïcha. Quant à Lalla Zoubida, il lui confie sur le ton de la solennité : « O ma sœur……..Souviens-toi que lorsque quelqu’un fait des vœux pour un absent, l’ange gardien lui répond : Que Dieu te rende la pareille » (page 210)

    C – Les pèlerinages des sanctuaires

    Le pèlerinage à des lieux saints ou censés l’être est une activité presque exclusivement féminine. La femme a toujours été considérée comme un être faible et fragile. Cette croyance, véhiculée de génération en génération à travers les âges a fini par être admise comme une vérité intrinsèque à la nature de la femme. Elle s’installe en elle et prend habitat de son corps, de sa pensée. La femme elle-même tient cet état comme un fait et s’y plie en s’y résignant.

    La femme va donc chercher ce qui lui manque là où il est : les Saints qui servent d’intermédiaires entre elle et Dieu. Elle y cherche secours et force. Elle y cherche protection et soutien. Elle y cherche libération et réconfort et guérison du mal physique ou du mal moral dont le mauvais œil est la cause. « Lalla zoubida, dit Lalla Aïcha, c’est Dieu qui m’envoie pour te secourir, t’indiquer la voie de la guérison, je vous aime, toi et ton fils,…. » (page 22) Lalla Zoubida ne peut pas refuser « Ma mère promit de visiter Sidi Boughaleb et de m’emmener cet après-midi même »(page 22). Arrivées devant le catafalque « chacune lui exposait ses petites misères, frappait du plat de la main le bois du catafalque, gémissait, suppliait, vitupérait contre ses ennemis. »(page 26)

    Le voyant aveugle n’a-t-il pas recommandé à Lalla Zoubida de visiter les sanctuaires des Saints, les patrons de la ville ? « Les Saints de Dieu qui veillent sur cette ville t’accordent leur protection. Visite leurs sanctuaires »(page 210) Lalla Zoubida ne se le fait pas répéter deux fois surtout à un moment difficile de sa vie. Elle dresse un calendrier hebdomadaire des visites des Saints « Chaque Santon a son jour de visite particulier : le lundi pour Sidi Ahmed ben Yahïa, le mardi pour Sidi Ali Diab, le mercredi pour Sidi Ali Boughaleb… » (page 214-215)

    II- Les fêtes religieuses : la Achoura

    La Achoura est vécue comme une fête aussi bien par les grands que par les petits Et chacun la célèbre à se façon. Les enfants se font acheter des habits neufs à l’occasion et des instruments de musique. « …ma mère me passa, à même la peau, ma chemise neuve, craquante d’apprêt. Je mis mon gilet rouge aux dessins compliqués et bien en relief. Ma sacoche en bandoulière, je complétai cet ensemble très élégant par la djellaba blanche qui dormait au fond du coffre de ma mère… » (page 142). Les enfants font usage de leurs instruments de musique dans l’allégresse et la joie du tintamarre qu’ils produisent : « Je m’assis, mis mon tambour par terre sur ses bords, je réussis à coincer ma trompette entre mes genoux. Mes mains manièrent le bâtonnet avec vigueur. Je soufflai de toutes mes forces dans la trompette » (page 139). Les femmes montent sur les terrasses pour faire parler leurs bendirs et derboukas « Le soir, des bouquets de femmes richement vêtues ornaient toutes les terrasses. Des tambourins résonnaient, les chants fusaient de partout. » (page 150).

    L’aspect religieux de la Achoura se manifeste dans la mise à neuf du Msid : Il est passé à la chaux, lavé à grande eau et éclairée de mille feux. Le sol est recouvert de nattes neuves. Chacun y a apporté sa contribution en fonction des moyens de la famille, mais à la mosquée, rien n’est refusé. L’embellissement du Msid pour le jour de la Achoura cède la place pour La Achoura elle-même que les apprentis fkihs célèbrent avec leur maître « Ce matin, les objets les plus ordinaires, les êtres les plus déshérités mêlaient leurs voix aux nôtres, éprouvaient la même ferveur,s’abandonnaient à la même extase, clamaient avec la même gravité que nous,la grandeur et la miséricorde de Dieu, créateur de toutes choses vivantes ….Les parents de certains élèves psalmodiaient avec nous….il célébraient la Achoura au Msid comme au temps de leur enfance » (page 144)

    III- Les menues activités quotidiennes

    Dar Chouafa est un espace clos que doivent partager avec équité les locataires qui sont au nombre de quatre familles : au rez-de-chaussée, la Chouafa ; au premier étage, Rahma, son mari et leur fille Zineb ; au second étage, Fatma Bziouya et son mari d’un côté, de l’autre Lalla Zoubida, son mari et leur fils Sidi Mohammed. Comme il n’y a qu’une porte d’entrée principale, une seule cour, un seul puits et une seule terrasse, chaque famille doit les utiliser à tour de rôle, un jour de la semaine. Cela n’empêche pas les disputes car certaines d’entre elles veulent utiliser l’espace à leur profit un autre jour que le leur, ce qui déclenche des disputes violentes « …Rahma eut l’idée néfaste de faire sa lessive un lundi. Il était établi que ce jour-là appartenait exclusivement à ma mère. »( page 14) S’ensuit une dispute verbale des plus violentes où chaque femme donne libre cours à son registre, mais en cela Lalla Zoubida est une championne « Je sais qui tu es, une mendiante d’entre les mendiantes, une domestique d’entre les domestiques, une va-nu- pieds, crottée et pouilleuse, une lécheuse de plats qui ne mange jamais à sa faim … » (page16).

    Le lecteur ne peut ne pas remarquer le code de l’utilisation par les hommes de la porte d’entrée. L’utilisateur de la porte commune doit annoncer son passage pour donner aux femmes le temps de rentrer dans leurs chambres afin de ne pas être vues par les hommes, fussent-ils les locataires eux-mêmes comme Maâlem Abdeslam, Driss le fabricant de charrues ou Allal le mari de Fatma Bziouya. « – N’y a-t-il personne, puis-je passer ?….-Passe, Maâlem Abdeselam… » (page 246).

    La cour est propriété commune et tout un chacun peut l’utiliser surtout pendant les circonstances exceptionnelles imprévues : fêtes, mariages, circoncisions, ou simple réception d’invités le temps d’un déjeuner comme ce fut le cas du repas offert aux aveugles « Le jeudi suivant, Rahma pour remercier Dieu de lui avoir rendu sa fille, organisa un repas pour les pauvres. Toutes les femmes de la maison lui prêtèrent leur concours. Lalla Kanza, la Chouafa, aidée de Fatouma la plus dévouée et la plus fidèle de ses disciples, lavèrent le rez-de-chaussée à grande eau, étendirent par terre des tapis usés » (page 50-51). Toutefois la Chouafa, elle, l’utilise de manière régulière « …elle s’offrait, une fois par mois, une séance de musique et de danses nègres » (page 4)

    IV- La femme au foyer

    Le rôle de la femme est de s’occuper de l’intérieur de chez-elle, souvent composé d’une seule chambre ou deux d’une maison commune comme Dar Chouafa ou celle où habitent Lalla Aïcha ou encore Sidi El Arrafi. Les femmes passent le plus long de leur temps à cuisiner ou à attendre leurs maris absents pendant la journée de la maison et se trouvant dans leurs ateliers ; à papoter sur les terrasses des choses qui relèvent de l’univers des femmes ; à faire la lessive ou le ménage. Les rares fois où il leur arrive de quitter leurs chambres c’est pour aller à la kissariat, au bain ou pour rendre visite à une amie comme cela arrive à Lalla Zoubida. Mais elles sont souvent accompagnées par leurs maris ou de l’un de leurs enfants.

    Le mari absent pour un certain temps, toute la vie de la famille se trouve affectée et bouleversée par ce vide laissé comme si tout a été réglé d’avance, par un commun accord , sur un acte notarié pour que tout gravite autour de l’homme. Pourtant, les femmes jouissaient de leur liberté, et le lecteur n’a aucunement le sentiment qu’elles manquaient de quelque droit : le droit d’abord de dire et le droit de faire ensuite. Au contraire, les hommes sont souvent absents de leurs maisons laissant les femmes libres de leurs mouvements, de leurs déplacements ;Lalla Zoubida règne en maîtresse dans sa maison : il lui arrivait de tenir tête à son mari : l’achat de la lampe à pétrole, la refus de porter les bracelets d’or, les scènes de la dispute avec Rahma et l’impuissance du mari à la faire taire…

    V- Les hommes et leurs activités

    L’histoire se passe à Fès aux environs de 1920. Fès c’est aussi le berceau de l’artisanat et des petits métiers. Si le roman consacre une grande place à l’artisanat marocain, il n’accorde que peu d’espace à la présence masculine. La scène du salon de coiffure est sans aucun doute l’unique scène purement masculine et qui s’étale sur une dizaine de lignes.

    Babouchiers, tisserands, fourniers, jardiniers, moissonneurs saisonniers, coiffeurs, dellals ou courtiers, chouafas, voyants, masseuses, marieuses, conteurs, pour ne citer que ceux-là et j’en passe. Mais deux métiers méritent que l’on s’attarde un peu sur eux : celui de tisserand et de coiffeur.

    Maâlem Abdeslam est tisserand de djellabas pour hommes. Comme les djellabas ne se portent que pendant l’hiver, il a l’idée de se convertir dans la confection des haïks pour femmes : en effet, les femmes ne peuvent sortir de chez-elles sans s’être enveloppées dans leurs haïks. Maâlem Abdeslam suit donc la tendance et comme la tendance est plutôt féminine, il opte pour le vêtement de la femme, obéissant ainsi au principe de l’offre et de la demande.

    Si abderrahman est, lui, coiffeur, mais il exerce d’autres activités parallèles au métier de coiffeur. Il pratique la saignée « Si Abderrahman retira les ventouses, alla les vider derrière un rideau. Sur la nuque du client paraissaient deux boursouflures sanguinolentes » (page 136) ; et la médecine traditionnelle « Demande aux gens de ta maison de faire frire dans du beurre un oignon blanc finement haché. Mélange à cet oignon frit deux cuillérées de miel, de l’anis et des grains de sésame… » ( page131) ; il circoncit les petits garçons « Je n’aimais pas Si Abderrahman. Je savais qu’il serait chargé de me circoncire. Je redoutais ce jour » (page 129), on fait appel à ses services pendant les fêtes « Il vint, selon l’usage, accompagné de ses deux apprentis, placer les invités et faire le service pendant le repas » (page 129) ; c’est un homme à donner des conseils « …mon père eut recours à ses soins et fait grand cas de ses avis et recommandations » (page 129)

    Le salon de coiffure est un lieu de rencontre où l’on ne vient pas seulement pour se faire raser, mais également pour s’informer ou faire circuler une nouvelle. La nouvelle du moment gravite autour d’un éventuel remariage de Moulay Larbi attendu que sa femme est stérile « Ce qui m’étonne, c’est qu’il n’a point d’enfants. Peut-être a-t-il une femme trop âgée ? »( page 132)

    VI- L’auteur témoin de son temps

    L’auteur, a-t-on toujours dit, est le témoin de son époque. Les faits qu’il relate sont de nature à nous renseigner sur son temps. Ils ont donc une valeur documentaire. Un exemple frappant ne peut passer inaperçu pour l’œil attentif du lecteur : Il s’agit de la lampe à pétrole, de son introduction dans les foyers à une époque où les gens s’éclaireraient à la chandelle. Cette invention fait son apparition avec l’entrée de l’occupant français : elle est perçue à l’époque comme un signe de modernité « O ! Merveille ! Au centre du mur, une lampe à pétrole était accrochée. Une flamme blanche et paisible dansait imperceptiblement dans un verre en forme de clarinette. Une glace, placée derrière, intensifiait la lumière ; nous étions, ma mère et moi, complètement éblouis »(page 42)Ce passage me rappelle un autre qui lui est similaire sur trois points : il parle d’une lampe à pétrole ; il est tiré d’une autobiographie ; il est situé presque à la même époque « …mon père considérait cette lampe comme le dernier mot de la technique, il est vrai qu’elle donnait une vive lumière, en même temps qu’une violente odeur moderne »( La Gloire de mon Père- Marcel Pagnol- Pages 68,69, Editions de Fallois).

    Les lecteurs de l’époque moderne, surtout les jeunes d’entre eux, sont sans doute insensibles à la richesse ethnographique de la Boîte à Merveilles. Traditions, mœurs, pratiques situées entre le religieux et le profane, entre l’obscur et le rationnel, entre l’archaïque et le moderne constituent le quotidien du Marocain de l’époque que raconte l’œuvre de Séfrioui. Le lecteur est redevable à cet auteur de lui avoir fait revivre cette époque , racontée dans un langage plus proche de l’arabe dialectale que du français.

    -Les numéros des pages renvoient à l’édition ’’Librairie des Ecoles- Casablanca’’

    envoyé par le proffesseur Taib ZAID

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