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juin 11, 2006 à 5:51 #213330
En réponse à : Un Maroc Laïc ..
Iznassen
MembreAZERF ET LE MYTHE DE « LA JUSTICE COUTUMIÈRE BERBÈRE »
RÉFLEXIONS SUR LE DROIT AU MAROC
Mustapha El Qadéry, RabatAmara n umagrad ad ira ad issagw, dat yan usemaqqel f umezruy n mamenk ad tusnmalant tghawsiwin izdin d uzerf d tsertit n Merrok, isragen yiwin ayelligh ur testi tenbâdt tanamurt xs yan wanaw n uzerf, llid tkusa gh umezruy nnes d taysiwin, ad yeg azerf anamur unsîb llig teffagh daw uzaglu n Fransa d Sbanya, trar f usga azerf mu ttinin làurf sul ilan g kran tsgiwin d kran igran izdin d tudert tamettit n kigan d imezdaghen n tmazirt.
À travers une étude socio-historique de l’organisation de la justice et de l’espace politique de l’Empire chérifien à l’époque coloniale, M. Qadéry tente de comprendre les raisons de l’imposition d’une norme juridique particulière par l’État marocain indépendant. Considéré par ce dernier comme national et légitime, ce droit a été imposé au détriment de l’azerf, le droit coutumier. L’azerf est cependant encore en usage dans certaines régions et couvre plusieurs domaines de l’activité sociale et professionnelle.
By means of a socio-historical study of the organisation of the judicial system and the politics of the Cherifian Empire during colonial times, M. Qadery tries to understand the reasons for imposing a particular judicial norm by an independent Moroccan state. The imposition of these laws, considered by Morocco to be national and legitimate, was at the detriment of azerf, the traditional law system. Azerf is, however, still in use in certain regions and covers various fields of social and professional activity.
Le système juridique offre une matière de réflexion aussi importante que le législatif et l’exécutif pour l’étude d’un système politique. L’organisation du juridique peut offrir une image sur le développement politique d’un État et clarifier la nature des relations et des rapports des acteurs politiques et de l’État avec la société, et plus précisément de l’État avec les citoyens et les acteurs du développement économique.
Ce n’est pas un hasard si la justice constitue aujourd’hui un chantier parmi d’autres pour la consolidation de l’État de Droit au Maroc. Elle en est le principal instrument. La nature de ses lois, leur intégrité, leur application et leurs concordances avec les normes internationales en matière de justice civile et économique constituent des critères déterminants retenus par les investisseurs étrangers ou les organismes internationaux pour établir leurs avis sur les systèmes étatiques et leurs potentialités de développement.
L’intérêt de cette esquisse qui reprend des éléments d’une réflexion entamée lors de ma recherche doctorale (1995), est de m’interroger sur la notion du Droit et de ce que l’État indépendant au Maroc avait retenu comme droit national et légitime. Le droit n’est pas uniquement un ensemble de théories et de règles absolues, il est le miroir dans lequel se réfléchit la vie d’un peuple. Il est déterminé, en principe, par les faits sociaux de ce peuple. Aujourd’hui encore, le droit marocain (celui appelé berbère) demeure une source inépuisable pour la constitution et la consolidation de l’État de Droit et de la modernisation des constructions juridiques, qui doivent, bien-sûr, prendre en compte les mutations sociales et culturelles en cours, relèvent M. Tozy & M. Mahdi (1990). Quand le fait social se modifie ou disparaît, la règle juridique tombe en désuétude, disait G. Surdon en 1929, ancien enseignant du « droit musulman » et du « droit coutumier berbère » à l’Institut des hautes études marocaines.
L’angle par lequel je m’interroge sur le droit au Maroc est azerf ou ce qui est connu sous le terme « droit berbère », résumé à l’époque coloniale de la zone française dans l’expression « justice berbère. » Cette terminologie en vigueur durant la période coloniale a été disqualifiée de facto au lendemain de l’indépendance, sans débat et sans s’interroger sur cette « invention » coloniale qui a discrédité pour très longtemps les institutions et les modes d’organisations sociales au sein des États post-coloniaux nord-africains. Avant de procéder à l’examen sommaire de cette approche, une mention particulière est consacrée d’abord aux trois espaces juridiques que le Maroc a hérités de la période du protectorat. Un territoire sous tutelle de l’autorité française au «sud», l’autre au nord sous tutelle espagnole et un autre à Tanger sous protectorat « international. » À noter que deux autres espaces juridiques seront intégrés à la « justice nationale » marocaine, l’un en 1969 après le départ de l’Espagne de la ville d’Ifni et du territoire des Aït Baâmran, l’autre en 1975 après le départ de la même Espagne du Sahara occidental. Chacun des deux espaces était régi par des lois propres, et ne dépendaient pas, à l’époque du protectorat, du système en vigueur dans la zone dite khalifale au nord du pays.
1. Les trois espaces juridiques sous le protectorat
Les territoires qui ont eu l’indépendance sous l’égide du sultan Ben Youssef, devenu le roi Mohammed V en 1956, avec une nouvelle légitimité, sont au nombre de trois. La zone française de l’empire chérifien dont la capitale est Rabat, à la tête de laquelle se trouve le sultan et le résident général de France ; la zone espagnole de l’empire chérifien à la tête de laquelle se trouve un khalifa (adjoint) du sultan et le Commissaire espagnol, résidant à Tétouan ; enfin la zone internationale de Tanger où le sultan de Rabat était représenté par un naïb (délégué) accrédité auprès des puissances internationales qui cogéraient l’espace municipal de la ville. Chacune des trois zones disposait de son Bulletin officiel et de ses propres lois selon l’organisation retenue par les puissances protectrices en accord avec le Sultan à Rabat, son khalifa à Tétouan ou son naïb à Tanger.
La déclaration de l’indépendance du Maroc faisait suite aux accords d’Aix-les-Bains et la déclaration de La Celle Saint-Cloud, confirmés par la signature du traité de l’indépendance par le premier président du Conseil du gouvernement du Maroc, Mbarek Bekkaï, à Paris et à Madrid. Cette signature mettait un terme au traité du protectorat du 30 mars 1912, établi entre le Sultan et le gouvernement français. Pour rappel, la France avait procédé, après la signature de ce traité, à la conclusion d’accords sur la zone Nord de « l’empire chérifien » avec l’Espagne (traité du 27 novembre 1912) et « la zone internationale » de Tanger avec les autres puissances européennes en fonction du traité d’Algésiras de 1906 et d’autres traités bilatéraux entre la France d’une part et l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie d’autre part.
2. La justice dans la zone française de l’empire chérifien
Le XXe siècle marocain n’a pas encore fait l’objet de recherches sérieuses qui pourraient nous offrir de la matière brute, c’est-à-dire l’inventaire des dispositifs des politiques coloniales dans les trois zones, voire les cinq zones qui constituent le Royaume du Maroc d’aujourd’hui. Quelques recherches ont eu lieu, par des Français ou des Marocains qui ont cherché surtout à « répondre » à la recherche de la période coloniale ou à «défendre» les idées « nationalistes » sur le Maroc, son passé et son devenir « arabistes » (vision nationaliste) ou « arabo-islamistes » (vision salafiste d’essence wahabite). On est encore loin d’une recherche scientifique «nationale» capable de relever le défi sans le halo passionnel qui continue à marquer sa production à forte connotation idéologique ou partisane, et qui s’inscrit dans un suivisme sans bornes de « l’Occident » ou de « l’Orient » sans prendre le soin de s’interroger sur «soi» et l’histoire de «soi» avant de choisir son « camp »… scientifique.
Le domaine judiciaire et l’organisation de ce domaine «sensible» n’ont pas fait l’objet, à ma connaissance, d’inventaire pour comprendre le système d’organisation durant la période de protectorat. Tout ce qui porte sur la justice est résumé dans le débat sur «la justice berbère» en opposition à la chariaâ (loi dite musulmane). Ainsi, les idées dominantes sur le dahir dit « berbère » vu et perçu, comme un dahir qui a visé « la séparation » des « Berbères » et des « Arabes » (catégories inventées par la colonisation), la soustraction des « Berbères » à la justice du Sultan ou encore le dahir de l’évangélisation des « Berbères », sont les seules connues et diffusées à propos de la justice durant cette période. À part ceci, rien et absolument rien sur les étapes de la mise en place de la modernisation de la justice par la France, conformément au traité de protectorat, par lequel le sultan avait délégué au gouvernement la République française l’unification et la modernisation de «l’empire chérifien», par l’intermédiaire du commissaire résident général de France au Maroc qui possédait les pleins pouvoirs dans le domaine.
Aucune recherche ne s’est intéressée non plus à la notion de chraâ (juridiction musulmane), son contenu, les agents chargés de son application et les domaines d’application des champs juridiques concernés par la dite chariaâ musulmane. Pendant « la protestation » contre le dahir dit « berbère », le mot d’ordre était celui de l’intégration des Berbères à la chariaâ du Sultan. Or, la chariaâ dont parlait « les nationalistes » n’était appliquée que dans le domaine du « statut personnel » chez les catégories citadines du sillage du Makhzen (qui ne possédaient pas de terre à faire hériter), le reste des lois qui concerne « les indigènes » était régi par des codes mis en place par la puissance protectrice, et les agents chargés d’appliquer la loi sont les caïds, les pachas et les tribunaux chérifiens présidés par des notabilités marocaines. Il s’avère donc que le dahir dit « berbère » n’avait pas pour objet principal la réglementation du « statut personnel », mais la réforme de la coutume pénale et du statut foncier des terres des tribus. En ce sens, le dahir visait en premier lieu à dessaisir les tribus de leurs terres en faveur des colons et de leurs collaborateurs marocains. Et, de ce fait, ni le discours « nationaliste », ni le discours « savant » post-colonial n’ont relevé la nature de ce dahir et ses véritables motivations. Et en second lieu, ce dahir entendait la « répression des crimes » commis en territoire « berbère », quelle que soit la condition de son auteur (article 6), selon le code pénal français en vigueur dans les autres régions du Maroc, et ce, dans l’objectif d’appliquer la peine de mort en territoire dit « berbère » dont la majeure partie était encore à la date de la promulgation du dahir en « dissidence ». Quelles étaient les tribus cataloguées comme « berbères » et selon quels critères ? Pourquoi des tribus « berbères » ont été exclues des circulaires vizirielles qui désignaient les tribus dites « berbères » ? Pourquoi les tribus qui dépendaient du « domaine » du Glaoui n’étaient-elles pas concernées par cette loi ?
On peut avancer pour le moment que le débat sur le droit, et une éventuelle anthropologie de ce droit et les « sociétés » qui l’ont créé, ne peut avoir lieu sans une compréhension totale du système juridique durant la période coloniale. Comment était-il organisé ? Selon quelles lois et procédures ? Qui rendait la justice et au nom de qui ? Quelle est la place du Caïd (puissant tribal sans formation juridique) et celle du Pacha (puissant citadin sans formation juridique) dans la juridiction de l’empire chérifien ? Quelle est la place des tribunaux chérifiens, les tribunaux de coutume, les jmaâs judiciaires et le Haut tribunal chérifien dans le système juridique dans la zone française ? Comment a eu lieu l’évolution dans le temps et dans l’espace, l’organisation de la justice qui a suivi la pax française imposée après une longue conquête militaire sanglante dont « les Berbères » furent les principales victimes ? Les Caïds et Pachas nommés par le Sultan en ville et en tribu appliquaient-ils la chariaâ musulmane ? Selon quels procédés et procédures ?
Et la justice en territoire de protectorat espagnole, comment fonctionnait-elle ? Avait-elle son « dahir berbère » ? Comment a fait l’Espagne dans l’organisation de sa «justice» de ses « Berbères » et comment l’avait-elle organisée et selon quelles lois ? Et Tanger ? Comment s’y déroulait-elle ? Quel était le statut des « indigènes », des « Berbères » dans le dispositif judiciaire international de Tanger ? Quelle était la place de la chariaâ dans ces territoires ? Et quels sont les combats des «nationalistes» dans ses régions dans le domaine juridique ?
On ne sait rien de ces dispositifs en langue française et en langue arabe, ce qui les rendent indisponibles puisque la langue espagnole n’avait pas acquis le même statut que les langues française et arabe au Maroc post-colonial. On pourrait supposer que le Maroc indépendant avait choisi de généraliser « le modèle arabo-français » sans se soucier du « modèle espagnol » et sa possible « richesse » linguistique et judiciaire. Pourquoi cette élimination de « l’héritage espagnol » par le Maroc post-colonial ? Quant à l’héritage « berbère », il fut simplement éliminé.
Sans un inventaire complet de l’ensemble de l’organisation judiciaire durant la période coloniale et ses trois zones, ainsi que celui des sous zones qui le constituait (justice rabbinique, justice berbère, justice de chraâ, justice française, justice des caïds et pachas, justice des jmaâs judiciaires, justice chérifienne, justice consulaire, justice mixte, …), sans un inventaire des dahirs, circulaires et textes qui ont fait offices de lois par lesquels les puissances protectrices avaient organisé leurs espaces respectifs de domination, on ne peut pas étudier le droit au Maroc, ses origines et les limites des différentes réformes qu’il a subies durant la période post-coloniale. Comment peut-on comprendre et étudier la «justice berbère» dans la zone de protectorat française en l’absence d’études sur l’ensemble du système judiciaire dans la zone française de l’empire chérifien ? Il serait illusoire de débattre sur la « justice berbère » sans comprendre le système français au Maroc dans son ensemble et les politiques qui ont régi la philosophie des bâtisseurs du Maroc moderne, « pacifié » et « unifié » sous l’égide du Sultan au nom duquel la France avait mené de bout en bout son entreprise « d’intégration » et « d’unification ».
3. La « réforme » de la justice au lendemain de l’indépendance
La « justice berbère » était perçue par l’ensemble des observateurs (de l’époque et d’aujourd’hui) sous l’angle du « dahir berbère », dahir qui n’a jamais existé, considéré comme une pure invention des « nationalistes » (M. Mounib, 2002). Ils en ont même fait le dahir de « la discorde » et de « la naissance » du mouvement politique marocain qui s’inspire de l’arabisme et du salafisme. Ce dahir, dit « berbère », est celui du 16 mai 1930 (17 hija 1348), intitulé exactement, « dahir réglant le fonctionnement de la justice dans les tribus de coutume berbère non pourvues des mahkamas pour l’application du chraâ ». Il fut l’unique dahir mentionné comme tel dans la réforme engagée par l’État indépendant. Le dahir n° 1-56-014 du 6 chaabane 1375 (19 mars 1956) supprimant tout contrôle général ou spécial de l’administration de la justice chérifienne précise dans son article 3 que toutes les dispositions contraires au présent dahir et notamment celles des dahirs des 7 kaada 1338 (24 juillet 1920) et 17 hija 1348 (16 mai 1930) sont abrogés. Le dahir du 24 juillet 1920 est celui portant sur la direction des affaires chérifiennes dont dépendait l’ensemble de la justice durant la période du Protectorat en zone française, et le dahir du 16 mai 1930 est le fameux dahir dit «berbère» portant sur la création de tribunaux dans les régions régies par la justice dite coutumière dans la zone française de l’empire chérifien. Il est curieux de constater que ce dahir de 1930 est le seul mentionné comme dahir à abroger, alors qu’il fut modifié par dahir du 8 avril 1934 (le dahir de 1956 ne mentionne pas cette modification) et nous pousse à l’interrogation suivante : Pourquoi le dahir de 1956 mentionne-t-il uniquement ce dahir de 1930 ? Cette omission de la modification subie par dahir du 8 avril 1934 signifierait-elle la reconnaissance de sa validité ?
Après le transfert de la capitale de Fès à Rabat, loin des « Berbères », les services du protectorat de la zone française avaient mis en place un Bulletin officiel, en français et en arabe, afin d’y publier dahirs, circulaires et autres textes de lois qui les rendaient légaux par leur publication, selon la conception nouvelle de la légalité et de la légitimité. Un Code des obligations et des Contrats avait vu le jour, et fut promulgué par dahir du 12 août 1913. L’article 475 de ce dahir précise que la coutume et l’usage ne sauraient prévaloir contre la loi lorsqu’elle est formelle. Comment comprendre le sens de la coutume et de la loi d’après ce texte ? Il est clair que la loi est celle proposée par la puissance protectrice, quant à la coutume, c’est la loi des «indigènes» qui n’a aucune place dans les buts à vocation coloniale de la «modernisation» de l’empire chérifien. En Algérie voisine, nous rapporte J. Berque (1955), les magistrats français considéraient comme un corps de coutumes, l’ensemble des droits locaux, d’origine islamique ou non, par opposition au code civil. Cette tendance française de la conception de la coutume est fortement tributaire à la théorie romano-canonique de la coutume, qui donne à celle-ci un sens strict et précis, en parfaite opposition avec la conception anglaise et la place centrale qu’elle accorde à la coutume et à sa conception dans son propre système juridique. Que pourrait peser la coutume «indigène» face à la loi allogène dont les porteurs étaient convaincus de l’humanisme de l’esprit de la mission civilisatrice qui les animaient ?
La réforme du système héritée de la période coloniale fut entamée avec le dahir du 19 mars 1956, supprimant tout contrôle général ou spécial de l’administration de la justice chérifienne. Il fut suivi par une série de dahirs visant la mise en place de nouveaux tribunaux de l’État indépendant dans les trois zones héritées, et plus tard les dahirs relatifs aux textes de lois qui font office de code. Pour l’organisation des tribunaux, on peut citer les huit premiers dahirs publiés en la matière :
Dahir relatif à l’organisation et au fonctionnement des juridictions de droit commun (4 avril 1956)
Dahir portant création de tribunaux régionaux et déterminant leur composition, leur siège et leur ressort (18 avril 1956),
Dahir portant création de tribunaux de juges délégués et déterminant leur composition, leur siège et leur ressort (18 avril 1956),
Dahir portant création de vingt-quatre tribunaux de juges délégués et déterminant leur composition, leur siège et leur ressort (10 juillet 1956),
Dahir portant création de tribunaux de juges délégués dans le ressort des anciens tribunaux coutumiers (25 août 1956),
Dahir portant création de tribunaux de cadis dans les anciennes tribus dites « de coutume » (25 août 1956),
Dahir portant création de vingt tribunaux de cadis dans les anciennes tribus, dites de « coutumes », et déterminant leur composition et leurs ressorts (25 août 1956),
Dahir portant création de vingt tribunaux de juges délégués et déterminant leur composition, leur siège et leur ressort (25 août 1956).
D’autres textes suivront plus tard, et entre 1956 et 1958, période du bouclage du dispositif juridique et judiciaire, les textes et dispositifs ont été menés par une commission composée de juges des ex-tribunaux chérifiens de la zone française, de Allal Al Fassi, Mokhtar As Soussi et Mustapha Bel Arbi Al Alaoui (trois éminentes personnalités de tendance salafiste), ainsi que le prince Hassan comme président honoraire de la commission au titre de ses compétences dans le droit français. Les textes adoptés étaient un amalgame entre la loi française et la loi makhzen disait un observateur américain de l’époque, I. W. Zartman (1964). Ce dispositif connaîtra son apogée avec « la marocanisation » de la profession et «l’arabisation» des textes français en 1965, ce qui a entraîné le champ juridique marocain dans un nouveau labyrinthe et qui soulève ainsi une nouvelle problématique.L’État national indépendant n’avait fait qu’intégrer les différentes zones héritées de la période coloniale à l’héritage jacobin français. « L’unification » et l’intégration des différents espaces juridiques au sein du même espace « national », au lendemain de l’indépendance ou de 1975, ne se passa pas sans heurts entre l’État et « les citoyens » des régions concernées. Ceci n’est pas spécifique au Maroc ou à la nature de son « régime ». L’Algérie voisine, « socialiste » « populaire » et « révolutionnaire », n’a pas échappé à la règle de reconduction pure et simple des lois « coloniales » au lendemain de l’indépendance. L’Algérie avait changé de législateur sans changer de législation, disait E. Chalabi (1992)
4. Azerf ou la loi positive marocaine et le faux débat
L’ensemble des éléments soulevés ci-dessus a contribué à fausser le débat sur azerf et la loi d’origine marocaine que la majorité des recherches ont réduit au statut de coutume selon la terminologie française et le sens de la coutume en droit français. Comment aborder ce sujet réduit à sa version la plus caricaturale dans laquelle la terminologie juridique française de l’époque coloniale l’avait confiné ? « Les nationalistes » et les chercheurs qui ont repris leurs visions dans le champ savant ont contribué à « disqualifier » la loi positive marocaine et ont opposé systématiquement la notion de chrâa à azerf sans se poser la question sur la nature du chraâ et ses domaines d’application au Maroc avant et pendant l’intervention coloniale.
La recherche marocaine reste encore pauvre dans ce domaine. Et il lui a suffi que la recherche de la période coloniale s’intéresse aux lois dites «coutumières», à des fins politiques de domination et non de valorisation, pour disqualifier celle-ci et l’expulser du domaine de l’enseignement universitaire et du cursus de formation des magistrats et professionnels de la justice aujourd’hui, par crainte pourrait-on supposer, que ces curiosités seraient une pure invention coloniale ou encore susciter l’intérêt à ce qui peut semer la discorde au sein de la nation marocaine « arabe ». Pourtant, et jusqu’à nos jours, de nombreux domaines continuent à être régis par «la coutume» et les litiges qui surviennent dans les champs de son application ne trouvent chez les magistrats que dédain, et rarement de la compréhension voire de l’application pour résoudre des conflits dont aucun texte «officiel» ne peut trouver issue.
Que savons-nous sur azerf (loi), ikchouden (tables de la loi), orf (coutume), kanoun, taâqqitt (écrit), tayssa et amsissa ? Pourquoi oppose-t-on systématiquement la chariâa à azerf alors que celui-ci est basé sur taguallit (serment) ? Comment se sont comportés les jurisconsultes durant les différentes périodes de l’histoire nord-africaine avec l’ensemble de ses dispositifs ? Comment se sont comportés les différents États qui se sont succédés au Maroc et en Afrique du Nord et subsaharienne avant et après l’Islam ? Que disent les Nawazil des Fouqahas à propos des litiges qui leur sont soumis et comment se déterminaient-ils ? Qu’est-ce qu’un Cadi, un Adel, un Mufti, un Faqih, un Agwrram, un Charif, un Amzzarfu, un Anflous, un Amzrag, un Amghar, un Ou Ljmaât ou un Anhcham dans l’histoire du Maroc ? Qu’est-ce que signifie la soumission ou non à l’autorité directe ou indirecte à l’autorité d’un État dans le domaine judiciaire ? Les tribus ou les villes soumises aux différents Sultans, Émirs ou encore Beys ou Deys qui se sont succédés au long de l’histoire musulmane des quatre derniers siècles en Afrique du Nord, ignoraient-elles azerf dans leur fonctionnement quand elles avaient à leur tête un représentant des autorités en question ?
La place que la France coloniale avait réservée à la coutume ne doit pas masquer la richesse de ce patrimoine juridique, culturel et historique dont l’étude doit être développée. Nous en avons la preuve à travers L. Mezzine (1987) qui a étudié le XVIIe et le XVIIIe siècles dans l’actuel sud-est marocain. Son étude avait utilisé, entre autres, le texte d’une taâqqitt où est consignée 401 articles régissant le fonctionnement d’un qsar qui dépendait de la tribu des Aït Atta, au XVIIe siècle. Si ce texte constitue le bonheur de l’historien soucieux de comprendre le passé des Hommes dans leur relation avec leur temps et leur espace, il constitue également une source d’une grande importance pour le juriste ou l’anthropologue soucieux de comprendre la philosophie de droit sur laquelle a reposé cette production juridique, d’une société locale donnée, dans sa relation avec les autres composantes de son appartenance tribale et territoriale, ses ressources économiques et ses enjeux «stratégiques». Cette taâqqitt constitue un maillon dans la chaîne de transmission des textes relatifs aux lois, que les Français avaient trouvés en fonctionnement lors de leur arrivée, et dont certains historiens (Al Baydaq) ont mentionné le fonctionnement à l’époque de l’empire almoravide (IXe – Xe siècles).
Le droit catalogué comme coutumier continue à fonctionner aujourd’hui en ce début du XXIe siècle, droit qui continue à pallier l’absence de droit étatique. Ce droit est en vigueur en ville comme à la campagne et continue à fonctionner malgré son expulsion par les autres droits « reconnus » (M. Tozy & M. Mahdi, 1990). On peut même citer des domaines où il fonctionne encore : l’agriculture, l’élevage, les corporations des métiers, certains domaines immobiliers, le commerce… Cette expulsion progressive qui a duré tout au long du XXe siècle a réussi l’institutionnalisation d’un ensemble de droits hiérarchisés selon les besoins des décideurs. Est-ce une raison pour ne pas chercher à comprendre comment le droit marocain a assuré la pérennité des structures sociales et le maintien de l’ordre au sein des groupements qui composent le tissu territorial, social et culturel marocain et nord-africain ? L’étude de ce droit, ses textes et nawazil y afférentes nous offrent non seulement, un élément indispensable dans l’étude et la compréhension de l’histoire du Maroc jusqu’à la conquête coloniale (L. Mezzine, 1987 ; A. Sidqi Azaykou, 2002), mais aussi les éléments d’un débat sur la re-territorialisation de l’espace national dans le contexte de l’évolution mondiale vers le régional et l’extra-national.
Références :
J. Berque, Structures sociales du Haut Atlas, Paris, PUF, 1955.
E. Chalabi, « Droit, État et pouvoir de l’Algérie coloniale à l’Algérie indépendante », in NAQD, n°3, Alger, 1992.
M. El Qadéry, L’Etat-national et les Berbères au Maroc. Mythe colonial et négation nationale, Thèse de Doctorat, Montpellier III, 1995.
L. Mezzine, Le Tafilalt. Contribution à l’histoire du Maroc aux XVIIe et XVIIIe siècles, Publication de la Faculté des lettres et des sciences humaines, Rabat, Série thèses 13, 1987.
Mohmmad Mounib, Adhahir ‘al barbari’ akbar oukdouba siassiya fi al maghrib al mou’aâssir, Rabat, Dar Bou Regreg, 2002.
A. Sidqi Azayku, «Fatawa baâdh oulama al janoub bi khoussoussi nidham ‘inflass’ bi al atlas al kabir al gharbi fi awaïl al qarn sabiâa âachar», in Histoire du Maroc ou les interprétations possibles, Rabat, Centre Tarik Ibn Zyad, 2002.
G. Surdon, Psychologies marocaines vues à travers le droit, Conférence donnée le 21 juin 1929, au cours préparatoire au service des Affaires indigènes, Publication de la Résidence générale de France au Maroc, Direction générale des Affaires indigènes, 1929, Rabat.
M. Tozy & M. Mahdi, «Aspects du droit communautaire dans l’Atlas marocain», in Droit et Société, Revue internationale du droit et de sociologie juridique, n°15, 1990, Genève.
I. W. Zartman, Destiny of a Dynasty: The Search of Institutions in Morocco’s Developing Society, University of South Carolina Press, 1964.juin 11, 2006 à 4:56 #213691En réponse à : 3333333333333333333333333
al-mansi
MembreMrs fadi & Sfinks,
je vous donne moi-même une réponse à ma question :
les musulmans ne veulent pas de la laïcité ce n’est pas par confusion avec l’atheisme mais par les raisons suivantes :
1- adopter la laïcité revient à rejeter l’application de l’Islam à l’echelle de l’état, et le rejet des consignes coraniques est considéré aux yeux de tous les musulmans comme une apostasie…ردة عن الإسلام….donc, peu importe les mots utilisés (athés, mécréant, laïque, libéral, …) le résultat est le même : tu n’es plus musulman.2- la laïcité n’est pas une libérté ni personnelle ni étatique, mais au contraire, appliquer la laïcité ne passe que par imposer le rejet de la religion (islamique dans notre cas) et imposer des lois conçues par des humains et qui sont parfois bons, parfois mauvais.
à titre d’exemple juste pour illustrer, si ton frère est tué volontairement par un agresseur, la loi islamique te laisse le choix entre pardonner et accepter une rançon ou de tuer cet agresseur (dans un but dissuasif pour les autres criminels)…mais la plupart des lois laïques actuelles t’imposent de calmer ta caloère et admettre que l’agresseur sera jugé 20ans de prisons au pire des cas.
je garde pour moi laquelle des sanctions est la bonne, et je répéte que cet exemple a un seul but : démontrer par A + B que la laïcité ne fait que remplacer les lois imposées par les religions par d’autres lois imposées par des hommes.enfin, je vous invite à lire et lire et encore lire si vous êtes vraiment intéréssés par la recherche du savoir et de la Vérité. ne récitez pas ce qu’on vous dicte. moi perso, j’ai lu un peu de tout : marxisme , chrétianisme, et pleins d’autres philosophies tout en passant par le franc-maçonisme et le descartisme où votre foi est volatilisée si vous n’en êtes pas convaincus , et bien sûr j’ai lu l’Islam avec ses plusieurs branches et courants, je vous dis ça pour vous dire que c’est un racourcis que je vous donne ou si vous voulez une conclusion à vérifier par vos efforts de chercheurs : Il n’y a pas d’autre Salut en dehors de l’Islam.
un dernier conseil, et je ne suis pas habilité à vous donner des conseils, si vous n’êtes pas musulmans par conviction vraiment ça ne vaut même pas le coup de se dire musulman.
à suivre.
juin 3, 2006 à 12:19 #201486Sujet: ELGUERROUJ tire sa révérence
dans le forum SportIznassen
MembreHicham el-Guerrouj tire sa révérence (Marianne 26/05/2006)
La star du demi-fond marocain, idole de tout un peuple, met un terme à sa carrière, riche en records et en titres internationaux.
« Salut l’artiste ! ». C’est ce que l’on a coutume de dire lorsqu’un immense champion, qui a fait rêver des millions de fans, quitte la compétition. Hicham el-Guerrouj est de ceux-là. Après dix années d’une carrière bien remplie, l’athlète marocain, âgé de 32 ans, spécialiste du 1500, puis du 5000 mètres, vient d’annoncer sa retraite sportive.
« Je n’ai aucune envie ou raison de poursuivre la compétition. Je (l’)abandonne pour consacrer plus de temps à ma famille et me concentrer sur mes affaires », a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse à Casablanca. Et c’est tout un peuple qui s’est levé, d’un seul homme, pour rendre hommage au « TGV » d’Ifrane, dont la silhouette longiligne et les foulées pleines de grâce font désormais partie de la légende de l’athlétisme. Et quelle légende !
L’homme aux quatre titres de champion du monde, entre 1997 et 2000, n’avait-il pas réinventé le 1500 mètres : un sprint lancé dès la moitié de la course, qui laissait la plupart du temps ses adversaires sur place. Et puis, il y a les records : celui qui avait aligné la bagatelle de 50 victoires d’affilée en 98 courses, était descendu 33 fois en dessous des 3’30 sur le 1500 ! Avec en prime le record du monde de la spécialité en 3’26’. Un chrono de rêve qui reste encore un sommet inaccessible pour bien des spécialistes du demi-fond. Sans oublier sa carrière olympique, qui, de malchance en malédictions, s’acheva en apothéose aux derniers Jeux d’Athènes, avec deux médailles d’or, sur le 1500 et le 5000 m.
Et le concert de louanges qui entoure cette comète de la piste n’est pas que de circonstance. En plus d’être un énorme champion et un monstre de modestie, le natif de Berkane dans le Rif oriental avait du cœur, lui qui avait fondé une association, « Beni Snassen », pour promouvoir le sport, l’éducation et la culture dans sa région natale. Il s’était également opposé fermement aux actes terroristes qui avaient ensanglanté Casablanca (en mai 2003), en apparaissant à la télévision, vêtu d’une tenue traditionnelle, pour rappeler au monde que les amalgames sur l’islam n’avaient pas lieu d’être.
Hicham El Guerrouj avait commencé à briller dans les stades en mettant un terme au règne de son rival algérien, le grand Noureddine Morceli. Mais personne n’a réussi à l’enterrer, lui, sur la piste. On cherche en vain qui, aujourd’hui, aura les reins (et les jambes) assez solides pour lui succéder.
Le 25/05/2006 à 7 h 00 – par Skander Houidi
© Copyright Marianne
P.S. Pour les curieux, le nom de famille » ELGUERROUJ » dérive de Tamazight. En effet, on dit :
Agerruj ( lire Aguerrouj), et au féminin, on dit : Tagerrujt ( lire thaguerroujth). Ce mot signifie « le trésor » et par extension les boîtiers où on cache les bijoux.
mai 20, 2006 à 12:45 #213434En réponse à : Cap Radio la nouvelle radio destinée au Rif et à l’Oriental
Iznassen
MembreUn des patrons de cette nouvelle radio qui émettra sur la bande FM est Ali Lazrak, un marocain originaire du Hoceima.

Ci-dessous un article publié par le journal « Maroc-Hebdo » sur ce personnage.
Ali Lazrak, député d’origine marocaine aux Pays-Bas
Un Rifain imbattable
Ali Lazrak est déterminé à tenir la dragée haute à ses ex-amis politiques, les Socialistes, auxquels il reproche leurs positions sur l’intégration des Néerlandais issus de l’immigration.
Ali Lazrak ne jette pas l’éponge. Pris à partie par certains médias hollandais et exclu, mercredi 4 février courant, du groupe parlementaire de sa formation, le Parti socialiste néerlandais (PSN), ce député d’origine marocaine fait preuve, jusqu’ici, d’une grande force de caractère.
Non seulement, il a catégoriquement refusé de céder son siège à ses anciens camarades politiques, mais il a décidé de créer son propre groupe parlementaire, qui portera le nom de son unique membre.
«Le règlement intérieur du Parlement néerlandais permet à tout député exclu ou démissionnaire du groupe parlementaire de son parti de créer, s’il le veut, son propre groupe parlementaire », indique, dans un arabe impeccable, Ali Lazrak, joint par téléphone par MHI. Altier et fier, à l’image d’un Rifain pur jus, Ali Lazrak, natif d’Al Houceima en 1948, est déterminé à tenir la dragée haute à ses ex-amis politiques avec lesquels la rupture est désormais consommée. «Mon exclusion des rangs du parti n’est pas encore annoncée, mais elle est attendue, logique et inévitable », affirme-t-il.Réserves
À la question de savoir comment les choses en sont arrivées là, le parlementaire avance deux séries de raisons : «Je trouve totalement absurde la caution apportée par le Parti au principe de dispatcher les gens de couleur, avec un pourcentage donné, sur les quartiers habités par les Hollandais de souche».
Cette politique, motivée par le souci de favoriser l’intégration des immigrés, était, selon lui, possible, au début des années 1980, quand le nombre des étrangers étaient très limité, mais, aujourd’hui, elle serait irrationnelle, dans la mesure où les gens issus de l’immigration représentent entre 40 et 45% des habitants des principales agglomérations urbaines néerlandaises.
Ali Lazrak formule également de sérieuses réserves sur d’autres aspects de la politique d’intégration prônée par ses anciens compagnons. Par exemple, il trouve décalée la position de ceux qui tentent de rendre obligatoire l’endogamie en Hollande. « Il y en a certains qui, sous le prétexte de favoriser l’intégration des immigrés, veulent s’opposer au mariage avec des étrangers ou des étrangères et, par là, contrarier le droit au regroupement familial en vigueur dans tous les pays de l’Union européenne», s’indigne le député.
Mais, au-delà de ces questions, qui touchent le cœur du débat politique aux Pays-Bas, la mésentente entre M. Lazrak et ses anciens amis politiques portent sur un autre chapitre plus personnel.
Le parlementaire d’origine marocaine a toujours refusé «d’obtempérer» aux règlements de son parti, qui l’obligeaient à verser la totalité de ses indemnités mensuelles (5 mille euros) à la trésorerie du PSN, qui se charge elle-même de payer un salaire de 2000 euros à chacun des neuf parlementaires de cette formation politique. Le chef du «groupe parlementaire Lazrak» entend désormais consacrer le plus clair de son temps à la promotion de sa propre vision de la problématique de l’intégration aux Pays-Bas. Il est sûr qu’il finira par l’emporter.Mésentente
L’optimisme à tous crins de ce Rifain investi exclusivement dans le débat interne néerlandais, s’explique probablement par son endurance et sa détermination peu communes. Quand il était arrivé en 1971 à Rotterdam, Ali Lazrak n’avait rien qui le prédestinait à être une figure de proue de la politique aux Pays-Bas.
Arrivé à ce pays dans le cadre d’accords bilatéraux maroco-hollandais sur la main d’œuvre, ce bachelier, issu d’une famille modeste, était un simple ouvrier. Il a travaillé dans une usine de fabrication de voitures avant de devenir serveur dans une chaîne des restaurants. Ce dernier boulot, révèle-il, lui permettra d’apprendre, voire de maîtriser, le néerlandais.
Il devient plus tard un assistant social en charge des communautés d’origine étrangère à Rotterdam. En 1979, il se marie avec une Hollandaise de souche, qui lui donne trois enfants. Il devient journaliste en 1983. Il s’occupera, pendant seize ans, de l’édition arabe et rifaine de la radio hollandaise. Devenu rédacteur en chef au sein de cette boîte, mais surtout une figure connue et reconnue au sein de la communauté marocaine aux Pays-Bas, l’ancien ouvrier commence à être tenté par la politique. Ainsi, il intègre en 1996 le Parti travailliste, une petite formation de gauche, avant de jeter son dévolu, deux ans plus tard, par le PSN.
Son ascension politique sera depuis lors fulgurante. Premier et unique Marocain à siéger dans le Parlement hollandais, Ali Lazrak, contrairement à d’autres d’immigrés issus du Royaume, garde une bonne distance avec les affaires de son pays d’origine. Il se définit volontiers et d’abord comme un Néerlandais. «Ce qui me préoccupe en tant qu’homme d’action, ce sont les problèmes des Pays-Bas», dit-il, en toute clarté.Source : mroc-hebdo
mai 16, 2006 à 4:40 #213108En réponse à : لجنة تفعيل و متابعة ميثاق الجمعيات الأمازيغية بالريف من أجل
Iznassen
Membre@Alaa-eddine wrote:
Je n’ai pas pu suivre le sujet car je suis trop occupé ces derniers temps . . .
je ne consulte pas souvent le forum, envoi moi en mp les poste que tu trouve offensant .en meme temps j’aimerais te dire que celui qui seme le vent récolte la tempête !!!
je te rappel aussi que l’envoi de plusieurs posts qui traitent du meme sujet n’est pas toléré , ni la discrimination, ni la prefference raciale, ni …ni …. ni …
Je ferme l’oeil sur beaucoup de choses M Iznassen, et je souhaite que ce debat menera à une entente enfin de compte . . . ➡
Je m’attendais à cette réponse vu votre impartialité par rapport à ce sujet. Un de vos posts indiquait bien votre postion et de quel côté vous vous positionnez.
La dernière fois j’ai quité ce forum parce qu’il n’y avait pas de modération; et malheureusement les insultes continuent toujours au lieu d’un débat d’idées; mais ça m’étonnerai que vous avez changé depuis.
Personnellement, je n’insulterai personne et je ne réponderai pas aux insultes pour bien frustrer leurs auteurs.
Je ne comprend pas pourquoi tu vous dites :
« celui qui sème le vent récolte la tempête «
Si donner des informations sur les Amazighs et communiquer sur leurs activités gênent tant et dérangent les esprits alors dans ce cas j’y peux rien
Et pour ceux qui le mot « amazigh » est difficile à lire ils n’ont qu’à zapper les interventions. On dirait qu’on est dans un commissariat pour subir des interrogatoires !
mai 11, 2006 à 1:07 #212442En réponse à : tribu ouled sidi Ali
Anonymous
MembreJ’ai eu la possibilité de me connecter la première fois à Oujdacity le 25 Avril dernier et je me suis trouvé devant un site sympathique créé et dirigé par des personnes qui ont fourni un effort exceptionnel et on ne peut que les féléciter. J’ai bien apprécié leur mot dans « qui sommes nous » et dont ils insistent sur le fait de faire connaître la région de l’Oriental, une région qui nous est chère et qui veut chercher et garder son idendité. Je pense qu’en cherchant, on trouveras certainemant des personnes sympathiques qui, bien qu’en se taisant, ont beaucoup à dire et et à nous apprendre.
En dévisageant la page d’acceuil, je me suis trouvé dans les interventions dans les forums (moi qui ne trouve pas beaucoup de temps à consacrer aux forums) une question sur « La Tribu Ouled Sidi Ali », à qui j’appartiens et j’ai répondu à une des questions de Mr Laïd qui est peut-être de la même tribu afin qu’il puisse bien se reconnaître er connaître les origines de la tribu be Ouled Sidi Ali.
Je ne voulais donner beacoup à son nom de famille qui date de 1940 dit-il mais qu’à mon avis ne doit susciter autant de rejet; les noms de famille sony ce qu’ils sont et il y a bien des gens qui portent des noms de Bouchnafa, Bououdina, Bousnina et autres que cela puisse pour autant les affecter.Mr Laid n’a malheuresement essayé de demander la suite sur la Tribu de Ouled Sidi Ali et ce qui a fait l’objet de ma 2ème intervention du 27 Avril en précisant les fils de Sidi Ali Bouchnafa.
Il y a l’intervention de Mr Mokhtar qui est très interessante dans la mesure qu’elle a ajouté comme ont dit dans le moulin mais pas sa réponse mais je reviendrais sur la question plus tard.
Je dis cela car je voudrais parler auparavant de l’intervention en Arabe de la personne qui n’a pas mentionné son nom et qui a bien compris à quoi je voudrais en venir.
J’ai du rencontré Mr Elhoussine KADDOURI, Directeur du Journal Oujdacity, personne aimable et sympathique, à qui j’ai longtemps parlé du but de mon intervention et on a discuté autour d’une tasse de café dans une ambiance cordiale.
Pour finir avec la question de la tribu de Ouled Sidi Ali, du mois en ce qui me concerne et en fonction des informations qui sont en ma possession, je communique ici les déscendants des 3 fils de Sidi Ali Bouchnafa et qui sont réstés dans la Région de L’Oriental :
* de Nasser déscendent les fils de Ghziel : Ouled Ghziel qui se divisent en Jbabra, Elhomr, Ouled Said Belhaj, Ouled Kaddour, Ouled Messaoud, Laghtayate, Ouled Benyaagoub et Ouled Moussa.
* de Belkacem descendent Ouled Amer qui sont Douinate, Lahmaimate, Chlafa, Ouled Dadou et Lakhranga.
* de Jaafar descendent Ouled Bourass qui sont Touama, Arogaa, Ngagza, Chrietat, Laouafa, Ouled Benyahya et Lamchichat.
A bientôt
avril 21, 2006 à 7:13 #211561En réponse à : Saidia & FADESA
Oujdino
MembreSalut les amis ,je vous invite vivement de lire ces extrait d’un article important sur fadesa, si vous voulez lire la totalité,voila le lien : lien de l’article
Voila les extraits de article :
Saïdia sera la 19 ème plage à disparaître au Maroc
2005 Najib Bachiri, Président de l’association Homme & Environnement à Berkane, nous dévoile dans cet entretien les problèmes environnementaux dont souffre la région de l’Oriental. Parmi les menaces imminentes, le projet Méditerrania-Saïdia retient toute l’attention de cette association. Selon lui Fadesa, avec son projet, menace le site écologique de l’embouchure de la Moulouya. Détour.Finances News hebdo : Une association de lutte pour la sauvegarde de l’environnement à Berkane. Qu’est-ce qui motive la création d’une telle association ?Najib Bachiri : L’association a été créée en 1993. La première raison de son existence était la situation catastrophique de l’état environnemental de la région.
N. B. : Ces dernières années, nous avons rencontré un très grand problème …… Je m’explique : vous avez une grande compagnie espagnole, Fadesa, qui s’est installée dans la région et dont le gouvernement marocain chante le mérite, jour et nuit, en disant qu’elle va réaliser un grand projet avec des opportunités d’emploi considérables ; que la région va se développer ; que le tourisme sera rayonnant au niveau de la région et j’en passe……Nous avons des réserves à émettre quant aux réelles motivations de cette compagnie………..Et quand nous voyons qu’une grande société vient détruire toute notre richesse, cela nous fait mal et nous ne pouvons pas rester les mains croisées….Ce projet de Fadesa provoque le courroux de tout le monde. Dans cet esprit, les Verts en Espagne ont envoyé des lettres à leur premier ministre et leur ministre de l’Environnement. Ils ont même fait parvenir au Roi Juan Carlos qui était en visite au Maroc, une lettre relatant les conséquences d’un projet comme Méditerrania-Saïdia. Ces deux lettres parlaient des problèmes écologiques qu’engendrera ce projet et de son impact négatif sur l’environnement de ce site qui est universel et non juste marocain. Donc, tous les écolos du bassin méditerranéen se sentent concernés par le devenir de ce site que Fadesa est entrain de détruire aujourd’hui……..pour Fadesa, l’Etat a fait des concessions. Trop même ! Cette grande société devait procéder à une étude d’impact avant de se lancer dans ce projet. Pourtant, quand nous avons demandé à avoir cette étude d’impact pour analyser les conséquences du projet sur l’environnement local, on nous a répondu qu’elle a été effectuée sans pour autant nous la faire parvenir. Moi, je ne demande qu’à voir pour y croire ! Vous savez, ce projet va affecter l’embouchure de la Moulouya, un parc de 2.700 Ha, qui est l’unique site écologique de toute la méditerranée. Les deux tiers des espèces d’oiseaux existants au Maroc y vivent. Il y a aussi d’autres espèces qui sont menacées comme les chalcides qui n’existent que dans 4 sites dans le monde dont l’embouchure de la Moulouya. Maintenant, malheureusement, l’habitat de ces reptiles se trouve au milieu du projet Méditérrania-Saïdia. La tortue grecque, par exemple, une espèce rare et en voie de disparition, se trouve sur ce site aussi. Nous avons exhorté les autorités à protéger ces espèces. Nous pensons que c’est pour cette raison qu’aucune étude d’impact n’a été faite au préalable. Or, la biodiversité est une garantie de vie pour toute l’humanité. Si seulement Fadesa se rendait compte de ce que lui apportait la variante écologique en termes d’image de marque et de préservation de son entourage ! Déjà, près du village de Sogatour, le niveau de l’eau augmente et on perd chaque année 10 mètres de sable. Avec les changements climatiques et le projet de Fadesa, ce problème s’accentuera. Selon nos estimations, dans 10 ans, voire moins, toute la partie de la plage qui appartient à ce village touristique de Sogatour disparaîtra. Le Maroc est vraiment connu pour la dégradation des plages, d’ailleurs 18 plages ont disparu. Celle de Saïdia sera peut-être la 19 ème…. Par ailleurs Saïdia ne compte que 5.000 habitants en hiver contre 250.000 à 300.000 visiteurs durant la saison estivale. Fadesa veut créer 3 terrains de golf 18 trous pour ces visiteurs. De qui se moque-t-on là ? Combien en possède une ville comme Casablanca, ou Rabat, pour que Saïdia en accueille trois d’un seul coup ? Les besoins en irrigation sont énormes et dépassent de loin les ressources de la région. Je vous laisse imaginer les conséquences sur les réserves hydriques de la région »
avril 17, 2006 à 8:55 #207543En réponse à : est ce la plage de saidia devient de plus en plus privée
dahlia
Membrebienvenue monsieur saidi.
tout d’abord je te salue pour la transparensce de ton message.
De ma part je te rejoins sur plusieurs points précités mais je m’abstine d’emettre n’importe quel jugement définitif pour le moment.j’attendrais encore 2 ou 3 ans pour le faire .je considère saidia comme un moteur ,une locomotive pour le developpement de notre région.de nouveaux horizons peuvent se creér si nous savons bien en profiter.l’oreintal est si grand ,wlad et bnate chark sont si nombreux ,et la région attend beaucoup de ces derniers pour la faire renaitre.le balnéaire est une offre touristique qui a besoin d’etre complété par une offre culturelle de poids.(priorité )
il ne faudrait surtout pas se contenter de conter l’histoire glorieuse ,mais de mettre en valeur tout un patrimoine a commencer par le naturel,culinaire …….et finir par des choses qui nous paraissent peut etre secondaires et sans importance….
nous avons les potentialités ,mais il nous manque le produit ,
donc pourquoi ne pas profiter de cet eventuel afflux pour offrir le mieux de nous meme ??? vous me direz comment et je n’hésiterai pas a vous citer kelk exemples par la suite….
comme je l’ai deja dit avant ,un touriste « le vrai » est la pour découvrir un autre mode de vie ,une autre ambiance,un environnement particulier …etc…
ne croyez pas qu’il resterait renfermé dans sa villa ou dans l’hotel de la station balnéaire pendant tout son séjour ….une fois a saidia il irait à la découverte de l’autre oriental, du vrai,il irait voir ce que l’autre maroc oriental pourrait lui offrir ,autre que le luxe ou il est….ce que ses habitants lui offriait…ce que ses habitants savent faire….« et 39lo 3liha » ri 3ribbane dialna li ma3éndhome chrole ou li radi itkhél3o li radi ibkawe m3émrine saidia » comme quoi elle est enfin devenu le paradis recherché ou il y a liberté , »nachate « ,et que soi- disant c’est l’ouverture des esprits et de la région orientale…..
a ce moment la vous verrez dire ces gens : « l’oriental s’est désenclavé »
pour eux juste parcequ’ils ont accès a plus de moyens de « falass » tout près de chez eux ……mais je dirai comme meme aux autres qui débattent sur ce forum :pourquoi etre pessimiste ?
des régions isolés rurales du moyen et grand atlas ont réussi à sortir de leur enclavement grace à des touristes comme meme !!!!!!!!
ces derniers se sont rapproché de la réalité de l’arrière pays pour venir à l’aide du milieu rural ,construire des écoles ,des dispensaires,vetir des enfants ,…etc….y a pas mal d’expériences réussies ….comme quoi il y a toujours le bon et le mauvais coté des choses et les intelligents qui ont de l’amour pour cette bonne partie du maroc ,sauront bien s’y prendre dans cette affaire.oujdi pur a parlé de cactus ,je dirai que c’ets une bonne chose et qu’avec un peu de sport cérébral il pourrait developper son idèe ,et hop voila une offre bien prometteuse 😉 (à moins que tu ne l’aies deja developpé 😉 )
et encore !!!!!
je peux vous dire que notre région avec ses potentialités,avec ces gens de coeur ,dispersés dans les montagnes et dans les douars isolès (ba9iya fihome niya ) ,pourrait concurrencer des grandes structures tel que les hotel classés si les outils et les moyens sont bien mis en place…..et si nous qui sommes la, pensont le meilleur pour developper ,notre région.
bien à vous.
un sujet sans fin 😀
avril 15, 2006 à 9:31 #212159En réponse à : filles d’oujda ya 7esraaaaaa
al-mansi
Membre@nediha_gawriya wrote:
slt tt le monde, honnetmen chui decu de ma derniere visite a oujda car j appri kune bande d’adolscente a oujda en mi sur internet un skyblog (un site perso) ou ya des foto vraiment 👿 on dirai des streap tisseuse pardon pour le mo mai c le mot exact et moi ki n’arrete pa de dire a casablanca ke les oujdiyat makanch b7alhom tu parle 😕 😕 dommage
vraiment dommagewa 3la slama ki 3aqt men lgalba….ya cheb lhendi nta3na….
mais je pense que moi aussi rani maglouba 3liya lgouffa….je vais quasiment pas aux cafés (jai pas le temps pr ça) …et là j’entend que les cafés sont pratiquements pleins où il y a des fumeuses de clopes…
cé le numerique + la fascination par l’occident + zalte + qallate tarbiya
ana ba3da mouhal naddiha wajdiya (yamkan boussniya)
jvien de trouver un site (skyblog) des oujdiyates (streapteaseuse)…je pense que ce sont zmagriyate et ça m’étonne pas
avril 12, 2006 à 9:58 #201369Sujet: filles d’oujda ya 7esraaaaaa
dans le forum Oujdanediha_gawriya
Participantslt tt le monde, honnetmen chui decu de ma derniere visite a oujda car j appri kune bande d’adolscente a oujda en mi sur internet un skyblog (un site perso) ou ya des foto vraiment 👿 on dirai des streap tisseuse pardon pour le mo mai c le mot exact et moi ki n’arrete pa de dire a casablanca ke les oujdiyat makanch b7alhom tu parle 😕 😕 dommage
vraiment dommagemars 19, 2006 à 12:27 #211696En réponse à : Racisme: Gouvernement => Oriental
al-mansi
Membreakhi FLO,
ton analyse est 100% bonne, et c’est exactement ce que j’ai dit et répétés dans plusieurs messages ici.
juste une remarque, STP dans le futur essai d’éviter les mots vulguères, il y a d’autres mot que tu peux utiliser…. les perdants dans cette histoire sont « nas dyal charq »
un dernier détail, c’est faux de dire que la raison pour laquelle l’orient marocain n’est pas developpé c’est parceque proche de la frontière, sinon on dis quoi pour nador et houcima? et pourqoi tanger est developpée alors que c’est proche d’un pays « ennemi » qui colonise jusque là des territoires marocains…?
mars 17, 2006 à 3:02 #211691En réponse à : Racisme: Gouvernement => Oriental
dahlia
Membrecoucou mco91 😉
moi chui pas d’accord parceque en parlant tourisme on parle du national et de l’international 🙂
va à casa et demande leur s’ils connaissent oujda ,la majorité réponderait oui on entend parler c’ets tout on connait des oujdis ici c’est tout ,on entend parler de la belle perle bleu de saidia c’est tout ,Et c’est derniers temps ,tout le monde connait oujda à traver Béni Drar 😆
qui à ton avis a fait la notoriètè de Bni drar ??? hormis la contrebande ,moi je dirai que ce sont ses gens ,ses gens qui travaillent et pour qui rien n’est impossible…..ils ont peut etre été oubliè par le temps pendant des annèes mais ils n’ont pas perdu espoir ,ils s’aventurent pour vivre et faire vivre leurs petites familles et allez voir ce qu’ils réalisent comme bénéficie 😆
bon j’ai dérivé un peu du sujet mais je voulais justement dire que si t’as pas trouvé de photos d’oujda ,c’ets pas la faute du ministère ou du moins nous pouvons réparer cette faute.faute d’une insuffisance promotionnelle de la région 😕 nous pourrions la faire nous ❗ ….qu’en penses tu ??? nous avons le droit de participer 😉 il te suffirait de prendre un appareil photo lors d’une ballade à oujda et régions ,prendre des photos (la tache est plus facile avec le numèrique ,avec meme des séquences vidèo ) puis les envoyer au ministère ,comme propositions 😆 mais n’attends pas de contrepartie mister scottlies 😉 fais le volontairement 😀
d’ailleurs j’ai une multitude de photos sur la région et que je j’essairai de partager avec vous pourquoi ne pas les proposer au ministère du tourisme ,ca ne prenderai que le temps d’une succession de clics ,et d’un petit mot comme ca ils sauront que nous suivons bien ce qu’ils font 🙂
daba je dois filer, on discutera plus tard 😉
mars 8, 2006 à 4:26 #211282En réponse à : le meilleur moteur workflow open source en java [b]urgent[/b
Alaa-eddine
ParticipantJ’ai personnelement travailler sur deux moteurs de workflow en J2EE un pour un projet universitaire et un autre pour une application interne de l’entreprise ou j’ai effectuer mon stage l’an dernier …
j’ai donc étudié pas mal d’outils du genre (dont celui de jboss jbpm) pour conclure que :
– d’un coté il y’a pleins de moteur immature : manque de fonctionnalités ..etc
– les outils au point se ressomblent presque tous : peut etre un peut trop complets .c’est pour cette raison d’ailleur que l’entreprise ou j’ai travaillé avais décider de développer un moteur de workflow qui répondait exactement à ses besoins .
donc en fonction du temps et des contraintes, si tu vas passer plus de temps à prendre en main un outil existant et à l’adapter plutot qu’a en développer qui répond plus à tes besoins, autant prendre la deuxième option …
et si tu veux étudier une liste des outils existants voici un lien qui pourrais t’aider : liste de moteurs de Workflow
Bon courrage 😉
mars 4, 2006 à 7:20 #211026En réponse à : Réalités Orientales …
amr
Membreecoute dahlia ,il faut que je te precise des choses : d’abord je me suis former , j’ai fais des etudes et j’ai galeré pendant 8ans avant de trouver mon chemin maintenant tout va trés bien pour moi (alhamdou lilah) et méme mieux que je ne l’esperer . j ‘ai l’impression que tu n’a pas encore connu les galeres de la vie et que tu es dans un monde idealiste et bien profite de l’experience des autres et fait nous profiter de tes experiences personnelles et non pas des comptes de feé que tu lis dans les livres ( ne prend pas mal ce que je dis ) blanche neige, cendrillon, et ali baba n’existent pas vraiment.
ensuite tu dit : AUTOFORME TOI ( je ne comprend pas la signification de ce mot ) , tu dit aussi SSENTEHA c desolant d’employer ce mot parceque en ai senser étre bien eduquer pour ne pas se comporter comme dans la jungle . tu dit aussi : N’ATTEND PAS QU’ON TE TROUVE DU TRAVAIL? et bien je n’ai jamais rien demander a personne . tous ce que je voudrai ,et je pense que tu sera d’accord avec moi ‘ c que ce debat apporte des choses a tous et pas des mots qui n’ont pas de signification . une derniere chose tu a dit que des jeunes prefere nettoyer les WC en europe plutot que netoyer les rues de leur pays : tu sais je ne suis pas avec l’ideé de quitter en plus méme pour netoyer les rues de ntre ville il n’ya pas assez de place et je comprend les jeunes qui veulent chercher a partitr en europe chose que tu ne semble pas comprendre ou alors propose leur des solutions!!!! je te signal qu’un nettoyeur de WC en europe touche deux fois le salaire d’un cadre au maroc ( n’est pas malheureux) en tous cas je serai le premier a partirfévrier 25, 2006 à 7:18 #208248En réponse à : vive les berkanais
dahlia
MembreBon je ne vais pas vous contredire monsieur al mansi.vous parlez bel et bien d’une réalité qui existe …malheureusement.
avant de parler ,j’aimerais bien que vous ayez une petite idée sur la manière avec laquelle je procède pour analyser.
il faut faire la distinction entre les gens qui ont eu une vie sociale normale (satisfaction de besoins fondamentaux ,au minimum ) et ceux qui sont toujours dans l’obscurité ,faute d’inégalités sociales evidemment (pauvreté et exclusion qui engendrent prostitution et d’autres phénomènes sociaux plus grave….).Je ne vais certainement pas parler de ces derniers ,nous devrons pas leur en vouloir ,ils sont victimes,ils ont été oubliés et cela date de bien longtemps.De plus je ne peux résumer tout ce qui me vient à la tete maintenant (causes ,conséquenses ,solutions..etc) en quelques lignes.c’est un ensemble de débats social qui se poursuit jusqu’a nos jours et qui impliquent bon nombre de personnes (citoyens ,médias,responsables,sociètè civile….etc).
J e ne nierai pas ensuite que le système éducatif ,est censé etre le premier a transmettre des valeurs humaines saines ,et qu’il se dégrade ,malheureusement ,année après année….c’est sur et trop claiiiiiiiiiiiiiir meme.(tu n’as qu’a assister a un cours au sein d’un etablissement public et tu verras.)
Bref je ne vais pas debattre sur le système politique ,marocain que nous sommes et faut l’avouer nous n’arretons pas à en vouloir aux autres ,nous faisons que parler et parler et parler…et en fin de compte nous jettons la pierre sur le système politique .vous savez toutes les etapes franchit pour arriver a ce dernier jugement ( sur le système politique) ont été aboli alors que si nous étions un peu plus intelligents nous preterons plus attention a ces etapes la,et chacun de nous concentrerait ses effort sur le plus simple élément qui pourrait vraiment donner fruit et influencer les décisions.
Je reviens alors à ce que vous aviez dit « les gens ont perdu confiance au système educatif » vous aviez totu à fait raison ,mais san que vous le veuillez vous avez repondu a cette problèmatique 🙂 vous dites juste après « ils ont dans leurs tetes que ca n’amènerait peut etre à rien de faire des études »
pourquoi alors aller a la fac tout en pensant que cela n’amènerait a rien ? Pour avoir un diplome? a quoi servirait si tu vas dès le depart avec lidée que cela ne mènerait à rien ? et c’est bien la le grand problème les étudiants sont démotivés parcequ’il ne tentent pas la chance d’etre meilleur ,ils ne font pas d’effort. ils arrivent a la fac pour soi disant faire des etudes .avec l’ancien système l’etudiant ne venait que le jour des examens ,au cours de l’année ,c’est « tfélya et n3ass ,copinage …etc.. « les copier -coller pour les mémoires de fin d’etudes…etc ,et à la fin de l’année c’est des « ma feuille n’a pas été corrigé ,on avait pas assez de temps pour les préparations…..etc…et pour mieux cerner ce sujet je vous invite a lire le bouquin de Abderrahim Harouchi apprendre à apprendre
les jeunes aujourd’hui sont exposés à un plus grand choix je ne dis pas opportunités de travail non c’est pas ca .le travail est un choix parmi d’autres (émigration ,d’autres professions qui mènent vite au profit au dépend des autres « annassb »,vol ,prostitution ,…etc )….,ils n’ont pas le temps de faire fonctionner leur matière grise ,ils gens veulent la chose la plus facile .
et ne me dites pas qu’un pays comme les etats unis ou un autre pays developpé s’est retrouvé développé du jour au lendemain 🙄 il y a eu prise de conscience générale ,bien sur avec l’appui des parti prenantes (système politique) mais il y a eu aussi application effective qui a impliqué tout le monde ,les gens se sont entraidés ,les valeurs humaines ont joué un role important ,et les etats ont bien compris que c’était le point de départ de tout developpement.
depuis qu’il est sur terre , l’Homme modifie son milieu de vie et sa qualité de vie,donc tout repose sur lui et le problème c’est son pouvoir de modifier tout en restant dans le cadre d’un groupe (socièté) et bien sur toutu en respectant les lois et réglement ,encore plus pour nous ,qui avons une religion ,une religion qui régit tout…nous avons de la chance mais nous l’ignorons.tu vois ou est le problème?Il n ya plus de blocage (pour ne pas dire « pas » ) ,nous ne faisons plus partie du maroc inutile ,nous sommes en pleine phase de mutation ,nous nn’avons toujours rien réalisé de surprenant mais les efforts se déploient ,il faut juste y croire ,il faut avoir la conviction ,et la volonté aussi.
Pour notre ami amr je le repeste pour sa franchise et sa transparence ,il a dit qu’il a fait ses etudes comme un « boeuf » ,donc il reconnait que quand il a été a la fac il ne voulait que le diplome et que ca n’a pas marché avec les concours et tout ca ,et je peux vous dire que cela existe encore et que c’est a cause du système educatif ,mais si on a la volonté ,si on est conscients ,si on a vraiment cet esprit de combativité avec soi ,si on aime notre pays ,si on veut changer les choses ,faut commencer par soi .et les choses changeront .tout le monde frapperait a nos portes…
faut faire des efforts personnels ,nous sommes dans un pays en voie de developpement ,n’attendons pas grand choses comme meme soyons logique et réalistes,mais aidons le à sortir de ce gouffre.chacun pour soi d’abord (et dik sa3a s’il y a rien qui se fait on parlerait de système politique 🙂 ) mais je suis sure qu’avec un peu de volonté ,de prise en conscience nous y parviendront nous avons des stratégies nationales qui nous encadrent et nous pouvons très bien oeuvrer pour accèlerer leur réalisation.aussi ne faut il pas oublier que nous commettons une faute c’ets de ne prendre pour exemple que les personnes qui ont échoué (pour moi ,qui ont choisi l’échec) et que nous négligeons certes ceux qui ont réussi ,bien qu’ils ne sont pas nombreux ,il y en a ,les hommes et femmes de foi RéALISENT….et réussissent.. 🙄
la première catégorie de personnes sur laquelle je me suis refusée de me prononcé (pauvres ,exclus ,prostitués …) a besoin de nous (des personnes simples comme moi comme vous ), ils ont perdu confiance dans tout ce qui est système comme vous avez dit mais soyez sur que s’ils percoivent des exemples de personnes qui ont réussi ,il s’y metteront aussi et heureusement que pour cela nous avons la sociètè civile qui joue un role très important dans notre pays.
j’ai été trop longue exusez moi 😕 et je pouvais l’etre plus 🙂 ➡ mais franchement ce n’est pas voulu ,les mots et penseés insistent à sortir..mais le sujet est bien vaste et complexe.
bien a vous… 💡
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