Résultats de la recherche sur 'Soirée de Gala'

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14 réponses de 1 à 14 (sur un total de 14)
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  • DR IDRISSI MY AHMED
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    EPITAPHE AU LION DE MOGADOR,
    ODE A SI TAÏEB SEDDIKI ET CONSORTS.

    Je voudrais offrir au Lion de la scène, le génie qui est parti dormir, sans jamais mourir, ces quelques sentences et ces petits mots.Une élégie, un cantique sans rimes.

    Si les arts, l’écriture et la peinture, ont de toujours des commanditaires, des amateurs de parmi les mécènes, les rois et les hommes de culture, occis par la facilité locale et la bien pensante indigène, le cinéma périclite et le théâtre se meurt ! Notre ignorance, notre pauvreté en la matière, sont de leurs ressorts, comme sur les desks de nos régisseurs. Ils s’y affairent et ahanent et on sent leurs efforts.
    Mais pitié pour les instits marcheurs, les docteurs qui se sont rangés, les malades et les mourants qui restent dehors, malgré l’invasion des mercantis et des marchandeurs. Le socialisme pousse des siens vers l’extrême opposé et l’extérieur.Martyrs de leur évolution contrite, ils gèrent contre soi et les leurs les affaires. Et s’ils cèdent aux impérialismes divers et ce depuis l’été, le pays a besoin, pour ses engagements, de le faire ! Est-ce pour cela, Si Taieb que les saisons nous tournent en ridicule ? Et qu’on arrose et qu’on chauffe en hiver ? Une impasse, une punition, malgré nos prières surérogatoires et de bon cœur ?Certes pas messieurs.

    Le Purgatoire manque d’imagination et d’eau. Non point, on se démène ! On se déchaîne on invente, on crée. Onpulvérise nos raccords ! On a le vent en poupe et le radieux soleil est apprivoisé. Le Maroc avance, en train TGV ou en TNR. Vers la sécheresse, tu ne le vois pas ? Non, l’espoir est de mise et les pluies viendront sauver l’année. Si tout est devenu sec, on ne sort plus, le soir pour voir, quoi que ce soit, depuis longtemps. Les télé nous ont assagis et sédentarisés. On se terre. Question de mode ou de flousses ! Le théâtre est at home ! Plus de théâtre, c’est dépassé ou quoi, a Si le Maâlem? Plus de planches de salut. On manque de pièces nouvelles et on est à la diète, sans Mercie. Et pire, chacun est agrafé enkysté, muet ou bavard, à son phone en solitaire, enchaîné. Dès lors le théâtre, tu peux l’emporter !
    Mais si on cherche de parmi les causes de ces replis, j’en retiens une. On est ivre des pièces dépassées, de vos pièces de théâtres, ressassées ! Devenues comme le vin ancien, des labels d’icônes ? Des étiquettes qu’il faut préserver ! On nous les remplace par des délices qui déchantent, incongrus pour les fêtes. Indigestes,rasoirs, surpassés, des motifs de vomitos et des délits assommants surconsommés.Des délits d’ivresse, as-tu dit Seddiki ?

    Bourrés de bourrages ! De sommeil s’entend, toi qui crinière aux vents, sur le vertex impérial, blanchie, tu irasdécouvrir, ce que cache le sous-sol des planches. Là médusé tu verras, comme augures et pythies, des prophétesses et des déesses. Bonnes à faire jaser sur tes scènes ! Mais qui jouera leurs rôles, sans toi pour les diriger, pardi ? En les instruisant, en les amusant, en nous faisant rire et réfléchir ! Parfois, de plaisirs jouir et taper…des mains. La bande débandée, s’est éclatée ! Kana aboukouma li Saliha. Wa kanateoummoukouma Saliha !

    C’est de toi Taïeb ou de madame Student ces mots ? ‘’J’aime les gemmes et en tant que femme, les camées’’. Ça va mieux, sans le dire. Camées, elles n’ont pas besoin de cadeaux. Elles deviennent utilitaires en silence. Taisez-vous les femmes ! Pas d’insinuations inutiles. On ne va pas l’incinérer. On l’encense, le manitou, on prie sur son âme éternelle et on l’enterre, selon le modus operandi.

    Nous célébrons un mort. Prier sur un homme. Et un millier de gens, de parents et de fans, respectueux, te conduisent là où tu sais. Le cadeau, l’offrande est en elles. Pas de trivialité. Il a été un père admirable, un artiste, un lettré, un homme plein de sens, admirable, aimé et respecté ! Nous ne mentons pas à faire ton élégie.

    Dieu, le Créateur, n’a pas besoin de se rassurer sur nos crédos. Dieu n’a pas besoin de se révéler à nous. Il est en Ses créatures, dédié et dédicacé. A Lui l’âme et le miracle des corps et de la vie. Face à notre intelligence et notre conscience, face à nos sens restreints et rabougris, il y a la vie dont nous ignorons les repères. Et face à nous, de tous les côtés, il y a tout cet univers qu’Il a fait. Un cosmos,sans limites,qui nous défie d’en connaître les origines. Surtout celles du Concepteur, Celui qui les a faits.

    Mais, est-il resté dans ses plafonds, ces portes et ces lits qu’il a façonnés, le menuisier ? Je parle de My Othmane Oudghiri, le maître de Si Taïeb Laalej ! Le scénariste reste-t-il, comme l’auteur sur ses planches et dans les théâtres et les décorsqu’il a montés ou sur lesquels il a agi ?

    Dis-moi si Taïeb Seddiki, toi qui vient de partir dans le Barzakh, tu m’entends de là ? Je ne parle pas du corps, offert à la terre comme l’ultime acte de ta dernière scène. Le clou planté sur la porte de la maison cédée, selon l’anecdote asinienne est un pari. Uncorps cloué, non pas sur une croix de bois, mais sur une porte intergalactique, la Terre.Et puis, si l’homme peut habiter dans les maisons qu’il fabrique, la Déité, Elle, n’y est pas consignée ! Si mon père ou mes ancêtres, sont en moi un peu, comme ces gènes ataviques et irrédentistes, qu’a-t-il l’objet de lié et de physique avec son illustre créateur ? La signature en bas du tableau !Est-elle le tableau ou le corps et l’espace de l’âme, l’habitacle, de celui qui l’a peint ?

    Ou,que reste-t-ilchez certains humains,comme vestigesde leurs ancêtres ? Colons, impérialistes ou tyrans, martyrisant les peuples, opposant les pays et déchirant, ostensiblement et sans voiles,de nos jours mêmes, de prestigieuses nations ? Des bêtesimmondes et c’est péjoratif pour celles-ci, comme qualifiants injurieux et argument ! Des humanoïdes, civilisés ou pas, démocrates ou fascistes, gênants de par leurs tendances abominables et criminelles ? Dites-moi les Taïeb-s, que dis-je là ?
    Nos contemporains méritaient que vous en fassiez, les caricatures charitables ! Des tragédies, à leurs mesures, de pirates, de monstres et de corsaires ! Des comédies pour les maudire, les médire ou les corriger simplement ! Les apocryphes inassouvis, les tyrans aux fausses tendances, religieuses ou démocratiques, fallacieuses et faussaires, les entités bestiales sanguinaires, aux mœurs antédiluviennes fossiles ? De qui tirent-ils les gènes ou pire encore les ficelles et les armements ? Du hasard, le destin de Dieu, (hacha li Allah), de Satan ou des richissimes illuminatis ? Sont-ce les E.T. ? De qui tirent-ils les essences enfin, pour causer aux hommes, tant de guerres et de crimes anti humanitaires ? De là où vous êtes les Taïeb-s, faites-nous en le théâtre, pour les cribler là sur scène et dénoncer ces horribles Machiavels ! Voire de les corriger en rigolant : ‘’castigatridendo mores’’, c’est dépassé comme sentence, je crois !

    Seddiki va se réveiller de son lit et me crier. Tu rêves Docteur ! Ces indélicats sont à jamais incorrigibles. Je te l’affirmerais le jour de la Résurrection et lors du Jugement Dernier.

    Sommes-nous, avec eux en premier, les maudits de nos gènes et de nos héritages ? Enfermes dans la malédiction, fanatique et raciste, de nos égotistes entités? Plus près de nous. Il y a quelques observations. Voire en plus pacifistes messages. Comme ces chromosomes qui logent chez Nour et qui actionnent Adam, mes deux petits ! Je ne pense pas qu’on livre à nos bambins toutes les haines, en héritage ! Mais les médias et les politiques, les programmes scolaires les édifient et les cultivent, s’ils ne les dopent et les formatent, avec extase extrémiste et abus de langage !

    Dieu, donc n’est pas à l’intérieur de Son œuvre. Nous ne sommes pas en son sein ni une partie de sa chair, pour les plus chrétiens d’entre nous. Ce serait alors, une part périssable de Dieu et ça ne saurait être un critère solvable ni honorable de Sa déité ! Dieu ne peut pas être confondu avec la multiplicité de Son œuvre. Aussi belle soit-elle ! Une œuvre qui défie tous les hasards, de par ses calculs, leurs nombres et leurs complexités.

    Dieu ne peut être confondu avec son œuvre qui tombe en jachère, qui périclite et qui meurt. Fussent-elles aussi fantastiques et admirables, ses œuvres ! Je cite en vrac, ses créatures, la vie, ou ces astres,cet univers incommensurable et ces étoiles. Ces galaxies, qui nous déconcertent et nous défient. Puis cet espace-temps incommensurable ! Mais, elles sont Son œuvre, pas Lui ni le chez-lui, même s’il en perce les recoins subatomiques, les plus infimes des corps, des vibrations, des ondes ou les masses colossales les plus éloignées.

    Si Taïeb, ne condamnons pas notre quasi futile virtualité ! Je dirais notre punctiforme instantanéité ! Et ne confondons pas le théâtre, la scène, les décors, avec ceux qui les montent ou celui qui les écrit !

    Les Taïeb-s, qu’en savez-vous maintenant que vous êtes de l’autre côté du jeu et des chants, loin des livres, ivres de jeux de mots et des planches où vous vous manifestiezet où vous festoyiez ! Seddiki, tu aurais dit, toi, manifestoyiez*! Parce que pour toi, il me semble que la vie était une large planète, un théâtre universel, ou les jeux de mots faisaient fureur et donnaient un sens à la joie et la vie. Et, tel un seigneur,dans ou sur son domaine, tu te confondais corps et âme, en bagouts inclassables, en plaisirs inextinguibles et inlassables; avec ton admirable et passionnante vie.
    Tu as bien vécu, vous avez bien vécus, messieurs et longtemps brillé. Mais jamais assez pour toi, Laalej ni toi Seddiki, ni pour nous enfin. Car l’amour et la dignité, Lallala Dignité, sans arrogance, mais avec fierté, le respect et l’admiration, à vous nous liaient. Et, vous deux, certesvous lesaviez !

    Il suffit au lierre d’être vert et de s’attacher là où il peut s’agripper. Tu demeureras aussi vert que brillant. Les bambous se souviennent du Wali qui s’en était moqué de leur verdeur, en recevant, il y a dix ans, leurs odes. Les a-t-il lus, mes chants ? Nos élites quand elles reçoivent des félicitations, nos illustres ministres pour leurs postes, les walis, les conseillers, les chefs de Parti, parlementaires ou simples quidams, que ne prennent-ils le temps poli de répondre aux vœux qu’on leurs et aux compliments qu’on leur fait ! Oui, c’est un plus,la politesse, comme dimension. Une concitoyenneté rassurante, une courtoisie de grande classe. Si elle rassure des fois, ou émeut les épistoliers du dimanche, elle apporte un plus de prestige à ceux qui les signent. Comme Fidali, quand il féconde sa peinture par son sigle ou El Assal, qui émarge ses beaux tableaux !

    Taïeb, qu’avons-nous de mieux ou plus que les bêtes que nous écrasons par inadvertance, ou que nous mangeons goulument ? La supériorité de la race ou du langage ? L’identité des conquistadores du Nord ? Le poids, la taille, l’intelligence, la conscience, la cultureoù tu t’activais, ou une partie de l’esprit de Dieu ? Puisque tous les Nobels comme les richards et les leaders, comme les malfrats et les dealers,et lesdits moins que rien, succomberont tous, sans exception !

    Parallèlement Taïeb !La tortue amputée, comme les oiseaux hôtes de ces arbres, adore de me voir arroser le jardin. Par ces mots, je verse ces vers sur le tien. Elle s’arrête, par pudeur ou de peur, sinon par respect, quand il me vient de la rencontrer. Un moment après, je priais, en pensant à ton âme Seddiki. Comme à mes douleurs et mes peines, à mon fils éloigné et à mes patients malades,aussi. J’ai lancé des vœux de repos, verséstels ces mots que j’avais écrits sur Al Bayane, à la suite de la perte de ton frère, que tu appelais tendrement et par respect, Azizi. Et, enm’adressant à Dieu, pour nous exaucer, voilà que le rare crapaud, que je n’ai jamais vu au jardin, se met à coasser. Je n’ai pas dit croasser, je laisse ça à la noire victime des renards ! Qu’a-t-il dit en m’entendant ? Etait-ce un dialogue impromptu, une chicane ou une prière conjointe ? On n’en sait rien !

    Les troncs bruissent en se frottant les branches. Sans le vent, cet autre ne saurait se gratter au mur de clôture, pour sentir qu’il existe et ainsi chasser les parasites qui lui collent aux feuilles. Par-delà le terrain vague, verdi et fleuri, en ce printemps sec qui défie les gouvernants, mon regard croise un chanteur de cuicuis. Il est attaché, en oblique sur l’une des branches de cet autre bosquet. Et son chant agace le nouveau chien du nouvel avocat, qui ne comprend rien aux litanies ! Faute de le comprendre et de lui répondre dans la langue qu’il sait, l’écho face au Bar-Lev, lui tient compagnie et amplifie sa voix. Mon regard se fixe sur les hauteurs de cette rangée d’immeubles envahissant des voisins qui me cachent le bon Dieu, le fleuve et le port, en perçant les nuées. Tel est mon monologue !

    Les échelles des toitures, ces antennes hideuses, reliefs des années de plomb, commencent à céder leurs hauteurs à ces oreilles perfides qui écoutent lessatellites. Ces émissions culturelles et d’information ou de détente défient le temps ! Au contraire des plus noires et polluantes, ces fumées toxiques et pathogènes, des 5 cheminées de cet Onee de Kénitra. Ou comme ces panneaux publicitaires horribles par endroits, ces pénaux hideux, qui nous défient et polluent l’esthétique de la cité de Lyautey. Et c’est grâce à cette radiotélévision, que j’ai suivi ton enterrement et la soirée qui t’a été dédiée, en hommages, il ya longtemps ! Et puis en cet instant ta pièce, le kaftan d’amour. Salut l’artiste !

    Ces émissions de télévision, envahissantes, fanatiques ou vicieuses, nous apportent des valeurs,parfois douteuses ou intrépides, qui nous sortent de nos cultures poudreuses en nous mettant aux pas, au rythme des pays avancés. Elles stimulent nos productions, c’est un fait ! Des idées déconcertantes qu’on sait mal intégrer, nuisibles qu’elles sont parfois. Car ces perfides services satellitaires, n’est-ce pas, nous déstabilisent en défiant nos gouvernants pacifistes et nos avancées rassurantes.

    A côté des fadaises locales et des berceuses importées, des pubs envahissantes et invétérées, nous assomment. Face aux inerties indigènes et indigentes, la multiplicité des stations défie l’entendement. Les idées interdites, les films obscènes, s’ils libèrent certains dérangent la majorité morale des gens réguliers et des bien-pensants que nous paraissons être. Ou devoir être, entre schizophrènes, on s’est compris ! Et là, je me demande les Taïeb-s, où sont vos successeurs ? Les génies catapultés, ne font que chanter pour nous distraire…De quoi au juste ?

    Commencent alors la chicane des forums injurieux ou complaisants, rehaussant les interdits et jactant sur leurs précipitations. Prévenance ! Cette prophylaxie ressemble à un interdit et devient un excitant. A ce stade ils ne font qu’enticher la masse des interdits, qui gagnent en célébrités et en auras, sans mériter normalement autant. A titres préventifs, bien des vaccins sont en ce moment conspués ! Demain, dans un siècle, le Ministre les interdira.
    Face à ces défis et à ces manques, je me répète. Et, si je prie Dieu pour le repos de vos âmes, je demande à vous les Taïeb-s, Seddiki et Laalej, où sont donc vos successeurs?Ternis ou enterrés ou qu’on ne les ait pas fabriqués ?

    Recevez ce panégyrique, forgé de demandes insistantes aux Responsables,afin d’honorer vos successeurs et pour relever le deal de l’éducation, de l’enseignement et de la culture. La charge qu’ils ont de réveiller la culture dans ce bled, est honorable et primordiale. Elle est à la hauteur de votre génie et au respect indu à ceux des instituteurs et des professeurs qu’il faut encourager et ménager, au lieu de malmener pour un dernier mot ou un vulgaire pactole.

    Je pense que pareilles conclusions et sermon eussent pu être inscrits dans vos testaments ou sur vos pierres tombales, pour une meilleure succession. Une succession qui n’enlèvera rien à votre génie et qui tombe à point nommé, comme une épitaphe !

    Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 07 février 2016

    #274937

    En réponse à : Les personnalités d’Oujda

    mourad.oujdi
    Membre

    safi!
    c’est tout ce que vous avez, pauvre oujda!!
    vous pouvez pas citer des personnalités qui ont marqué oujda depuis 994 jusqu’à 1950
    alors courage!
    vous connaissez bien ce qu’on cite dans les livres « attarajom » biensur !??

    pour al magana, voilà un extrait d’un livre de Mr Abderrahmane ZENATI:

    « ….Abdallah Al Magana n’était pas seulement ce qu’à Oujda en entend par un « Goual »… Il était aussi musicien, une sorte de «cheikh », avec son « Galal » et sa « Gasba», instrument de musique en roseau typiquement algérienne… Il était aussi un conteur populaire très charmant, débordant d’imagination et un véritable mémorialiste ambulant.

    Bedonnant, bouffi, tantôt il portait un costume à l’européen, tantôt il déambulait dans une large gandoura ocre et une rezza jaune d’or… Abdallah Al Magana était très populaire auprès de la population locale. Pour vivre, il passait son temps dans la journée dans la halka et la soirée dans les bars à raconter des histoires rocambolesques aux Oujdis qui adorent les narrations.

    C’est connu, l’Oujdi passe sa vie dans les terrasses des cafés à parler de football, à écouter et à répéter les potins qu’il avait entendus. Chaque Oujdi, en fait, collabore, avec une habileté de romancier à l’histoire de la vie des autres. Les Oujdis continuent de se perdre leur temps dans les cafés, matin et soir. Le plus souvent ils restent assis à la terrasse regardant avidement les passants, ragotant sur les défauts et les qualités de chacun.

    Beaucoup passent encore leur vie à raconter leurs rêves avec verve, les considérants comme un bon ou mauvais présage… pour se mettre au courant des plus récents commérages, ils s’absentent de leur boutique ou leur bureau… Tous ceux qui ont vécu à Oujda, comprennent ce que je veux dire.

    Vivant conformément aux coutumes locales, Abdallah Al Magana reflétait traditions et tempérament propre à la région.

    il passait le plus claire de son temps dans une alternance de palabre et de léthargie avec un intérêt savoureux fondé sur la médisance, les dénigrements des ragots et de la calomnie.

    Commentateur inné, son discours était basé autour des départs et de retour des émigrés, des commentaires provocants sur les juifs et les relations entre marocains et algériens.

    Rien ne pouvait échapper à la curiosité dévorante de cet artiste. Il se décrivait lui-même comme un pure Oujdi, un vrai «fouinard » qui savait tout sur sa ville et sur ses concitoyens. Il connaissait les riches et les pauvres, les humbles et les arrogants, les honnêtes et les escrocs. Il était plein de sève et d’imagination. Ce qu’il ne savait pas sur la vie des autres, il pouvait aisément l’inventer et en nourrir ses interlocuteurs.

    Il m’avait raconté la saga de tous ces noms connus à Oujda : Sebti et l’histoire de sa richesse et de sont palais qui reste l’un des meilleurs édifices touristique de la ville. Le secret de la réussite financière des Scali, des Alj, des Ben Omar et des Moumni… la légende des Osman, dont l’un fut premier ministre du gouvernement marocain… l’histoire des Boulouiz, des Zouhir, des Boukarabila et des Hjirra… les exploits de Bekkay Lahbil, qui fut lui aussi premier ministre…Il me parla du Caïds El Mansouri, des Zaki… Il savait tout sur les pères de la révolution algérienne : Haddam, et Abrous, ces hommes dont les historiens algériens ne citent jamais le nom. Et dire que c’est eux qui ont « fabriqué » et l’indépendance de l’Algérie et Bouteflika lui-même… Abdallah Al Magana connaissait presque tous les juifs d’Oujda, leur passé… il m’avait appris des tas de faits sur Touboul, Aherfi, Benchetrite, Marciano, Benadiba, Aziza. Bref, il m’avait parlé de tous le monde : les Bel Hadj, les Houat, les Faraji, les Jabri, les Houar, les Dendane et les Ben Taj, les Bel Houcine, les Beramdane, les Khalloufi, les Ben Mimoun, les Oulads Lacaisse, les Ben Azzi et autre Boufous… Aucune personne n’avait de secret pour lui. Il en connaissait tous les tenants et les aboutissants, l’histoire de chacun et de la crasse qui s’y remuait.

    Raconter des histoires extravagantes et pleines de péripéties extraordinaires et invraisemblables était son fond de commerce, son moyen de vivre…

    Les Oujdis éprouvent beaucoup de tendresse pour lui. Il était présent à toutes les fêtes et réjouissances de la région. Il était pour les gens de l’Oriental un symbole de la culture… l’un des derniers mythes d’une certaine époque.

    Abdallah Al Magana, sans passer par une école, avait un esprit cultivé, raffiné, et en même temps d’une simplicité et d’une innocence presque puérile. C’était, dirais-je, un Oujdi dans le sens le plus noble du mot. Un des hommes les plus dignes de respect, un des hommes que j’ai toujours admiré et respecté.. ».

    #205622
    fadi
    Membre

    Je souhaite joyeux anniversaire à khubzOthai93 au nom de tout les membres de la Zawya !!

    Une soirée Gala sera organisé au siège de la Zawya ce soir à l’occasion

    Ps: Ne vous inquiètez pas .. il n’y aura pas que du Khoubz Watay .. Une dose de Malwiza serait la bienvenue pour calmer nos esprits :mrgreen:

    #237764

    En réponse à : Namima Party :D

    nass
    Membre

    salut tout le monde.;
    j’invite tous les oujdinautes a une soirée gala, sur namima party, a l’occasion du 1er jour du printemps..
    et ce a partir de 22h….
    tenue de soirée obligatoire..papillons pour les hommes et talons aiguilles pour les femmes…

    et venez le ventre plein..!!ne comptez pas sur nous pour vous gaver..!! 👿 😈

    #203688
    fadi
    Membre

    Allez !! On va tous dire Mabrouuuuuuuuuk le nouveau Badge pour Ayman 😀

    @ Ayman: Alors on te doit un ti Kdo pour le nouveau Badge .. Une soirée Gala chez toi sera la bienvenue :mrgreen:

    #233225

    En réponse à : Etes-vous amoureux(se)?

    samir.m
    Membre

    @kitty wrote:

    bonjour,

    moi je suis tombé amoureuse d’un garçon à oujda en 2005 lors d’un mariage à gala
    il me faisait des signes mais moi je ne faisait pas attention à lui
    ensuite je ne l’ai plus vu
    un an apres je l’ai rencontré à un autre mariage ,il me regardait mais il ne ma toujours rien demandé et je ne l’ai plus vu
    cette année par surprise je le rencontre dans un autre mariage dans la salle bensaila vers la frontiere ;il me regardait pendant toute la soirée
    mais il ne fait toujours pas le premier pas

    vous en pensez quoi vous

    salam

    il y’a 2 point q’uil ne faut pas oublier le premier est le fait que le mec peut etre tres timide et n’ose pas a un point de te repousser et crois moi j’en sais quelque chose!!!
    sinon t’a des mecs comme chez les filles que l »orsque on s’interesse a eux ils ont une espece de montée d’adrenaline qui pousse le plaisir a son etat le plus pur et preferent rester a ce stade de peur de gacher le tout par une rencontre ceci aussi est une eventualité sinon laisse les choses venir .
    amicalement.

    #235435

    En réponse à : Enfin un Silver parmis Vous :D

    fadi
    Membre

    Merci Baygo .. Merci Voujdav .. Merci Ned Gaw 😉

    Vous auriez du venir un peu tot .. Maintenant vous avez raté la soirée Gala !!

    B9at Ghi Chi Bakbouka Bayta Ila Taklou8a Nsakhen8a Lkhouti :mrgreen:

    #235411

    En réponse à : Enfin un Silver parmis Vous :D

    manara
    Membre

    @fadi wrote:

    Votre attention SVP ..

    J’ai l’honneur de vous annoncer moi .. Fadi Abou L3awad 7assanine ( Merci pour le nom Trabando :mrgreen: ) modérateur du forum éléctronique de l’oriental :mrgreen: que le membre Fadi le Bogoss de la clique oujdinaute 8) occupera dorénavant le poste du Silver .. Une soirée Gala est prévue ce soir pour féter l’événement tout près du siège de Karane TV .. Fin de Citation !! 😉

    iwa mabrouk ya si silver man 😆
    we kayin chi gatou fi 8ad lgala
    wella ghi l8adra 😆 😆
    khassna nbakhrouk we nrakbouk foug l3awd
    rak silver 😆

    #203149
    fadi
    Membre

    Votre attention SVP ..

    J’ai l’honneur de vous annoncer moi .. Fadi Abou L3awad 7assanine ( Merci pour le nom Trabando :mrgreen: ) modérateur du forum éléctronique de l’oriental :mrgreen: que le membre Fadi le Bogoss de la clique oujdinaute 8) occupera dorénavant le poste du Silver .. Une soirée Gala est prévue ce soir pour féter l’événement tout près du siège de Karane TV .. Fin de Citation !! 😉

    #233202

    En réponse à : Etes-vous amoureux(se)?

    kitty
    Membre

    bonjour,

    moi je suis tombé amoureuse d’un garçon à oujda en 2005 lors d’un mariage à gala
    il me faisait des signes mais moi je ne faisait pas attention à lui
    ensuite je ne l’ai plus vu
    un an apres je l’ai rencontré à un autre mariage ,il me regardait mais il ne ma toujours rien demandé et je ne l’ai plus vu
    cette année par surprise je le rencontre dans un autre mariage dans la salle bensaila vers la frontiere ;il me regardait pendant toute la soirée
    mais il ne fait toujours pas le premier pas

    vous en pensez quoi vous

    #231892

    En réponse à : Film : Oujdacity Bus

    saidi
    Membre

    bonjour ayman merci d’avoir compris et bien interprété ce que je voulaid dire.

    en résumé: Je te propose un autre rôle:

    1. Je consacre un après midi et une soirée dans un abri à saidia : mon emploi du temps est le suivant: du 10 juillet au 3 aout. repas et nuitée non comprise (je rigoles) vous êtes les bienvenus en toute simplicité, (ce n’est pas une soirée de gala) pourvu qu’on puisse se rencontrer échanger quelques blagues.

    2. Pour le bus qui va partir d’Oujda, je te propose les agremats, c’est plus facile car il yaura des gens qui viendront d’oujda, de jerada de figuig de taourir de berkane d’ahfir etc.. sauf si quelqu’un est capable d’organiser un rassemblement de tous à oujda et prendre le bus. Il suffit que les internautes interessés donnent leur n° de phone à ayman en privé pour lui dire si oui ou non cette date leur convient, et à ayman de se debrouiller pour soit le bus soit l’agrema, puisque il m e semble avoir compris que lui, le chanceux, est déjà sur place depuis pas mal de temps. je suis à votre écoute en attendant de vous voir inch allah.

    #223081

    En réponse à : FORUM ENSAO 2007

    Ensaoiste
    Membre

    😀 😀 !nn cété juste une soirée musicale w ghi b 20dh lagha 3la meskine! mais aussi il y aura un diner gala au club isly le vendredi inchallah … 50dh pour les ensaoiste b7ali é 100dh pour les autres… 7ogra yak? 😀 😀

    #202465

    Sujet: Soirée de Gala

    dans le forum Oujda
    farouq
    Membre

    Les étudiants de la première année de l’Ecole Française des Affaires, organisent le 17 mars une soirée de Gala à NAKHIL à partir de 20h , elle sera animée par des chanteurs de la région de l’oriental (Rai, chaibi, arfa, dakka, rap, DJ). Venez nous joindre pour découvrir plus de surprises.
    Billet: -100DH
    -150dh sur la place de NAKHIL

    #223051

    En réponse à : FORUM ENSAO 2007

    Ensaoiste
    Membre

    oui c vré k’un forum sera organisé à l’Ensao pendant la 2éme semaine de mars 2007. La comité d’organisation a prevu des differentes activités : sociales, sportives, soirée de gala…etc vous pouvez avoir une documentation complete sur ce forum dans le site officiel de l’école

    http://www.ensa.ump.ma

14 réponses de 1 à 14 (sur un total de 14)
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