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15 réponses de 286 à 300 (sur un total de 354)
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  • #215372

    En réponse à : 3washer mabrouka

    Anonymous
    Membre

    @emy wrote:

    😕 iwa hiya personne ne veut de mes plats 😥 😥 😥

    oui, vous êtes a rabat et c’est très loin de marrakech !!! 🙁

    #215129

    En réponse à : investir a oujda

    fadi
    Membre

    Bonsoir tout le monde !! 🙂
    Toujours dans le même sujet : le Maroc a choisi le tourisme comme secteur prioritaire et a mi en place toutes les mesures pour que ce secteur se développe et prospère au sein de notre royaume..
    Pour une fois notre région n’est pas à mise à l’abri de ce plan ambitieux ..
    Un flux touristique de masse est prévu dans la région – Oujda en particulier – d’ici très peu de temps, et la question qui se pose à ce niveau, arrive-t-on à satisfaire le besoin de ces touristes en matière de logement, restauration et loisirs ??
    Avec un seul et modeste hôtel 4 étoile et un autre ibis 3 étoile, aucun restaurant haut de gamme, aucun espace loisirs digne de ce nom, je ne pense pas qu’Oujda arrivera a relever le défit ..
    Dans tout les guide de tourisme qui existe, l’oriental est quasi absent : 2 pages pour l’oriental (dans les meilleurs des cas ) contre une quarantaine de page pour Marrakech seule !!
    Que faut il faire alors ??
    La réponse c’est d’innover, il faut prendre l’initiative, pourquoi c’est toujours l’autre pourquoi pas moi?
    Pourquoi pas un aquapark ??
    Pourquoi pas des Riads à la Médina d’Oujda ??
    Pourquoi pas des complexes artisanale à la place historique du Saint Abdel-Wahhab ?
    Ce n’est pas les idées qui manquent chers compatriotes, il faut juste avoir un peu d’ambition et beaucoup de volonté pour y arriver ..
    Voila c’est tout pour aujourd’hui, je souhaite bonne chance pour les jeunes promoteurs qui compte investir à l’oriental .. à demain les amis 😉

    #215226

    En réponse à : profitant de ce genereux mois

    marlyn
    Membre

    et oui, ça me manque : l’ambiance, les fiestalol ca manque graaaaave
    chaud devant, marrakech: j’arriiiiiiiive 😛

    #215225

    En réponse à : profitant de ce genereux mois

    fadi
    Membre

    Merci pour les conseils M Abd

    @ Marlyn: Makane Walou F8ad Sa3a ..
    J’attend ton retour à Marrakech pour voir est ce k’il y a de bons plans :mrgreen:

    #215303

    En réponse à : discotheque fi oujda?

    fadi
    Membre

    Hé Mehdi !! Mrlyn c’est un super pote à moi, on est dans la méme école à Marrakech 8)
    T8ellana Fi8 ..

    #214805

    En réponse à : jm trop Berkane!!!

    demhao
    Membre

    originaire de berkane ( études à oujda) , je vis depuis plus de 40 ans à l’intérieur du maroc, et qu’est ce que j’entends ( à casa-rabat-marrakech-fes meknes…. ) ? QUE DES NOUKATES SUR LAWJADA ET LABRAKNA !! pourquoi cette lutte ? J’AIME ma région (OUJDA BERKANE FIGUIG TAFOGHALT et tous les BENI YAZNASSEN ). Soyez gentils et cesser de vous chamailler !
    Malgré tout, je vous aime TOUTES ET TOUS !

    #214803

    En réponse à : jm trop Berkane!!!

    Nomad_Atlas
    Membre

    Bonjour les Berkanis
    Les Oujdis sont trop timides et pensez que les Oujdis ne sont que des râleurs.Si ils s´éloignent 200 kms de leur maison,ils reviennent jamais et je peux aussi dire qu ils sont « Makboutin ».

    Les gens ont découvert le monde entier et voyagé partout,les oujdis sont restés pour « Tbarguig » et ils attendent bach les Berkanis « y´hargouhoum l´Europe ou une immigrée pour mariage.

    C est trop loin de dire que les Oujdis se portent comme les européens. Mnin jat houm? . Ils d abords qu ils atteignent le niveau des autres marocains ( Casa,rabat,marrakech,Agadir..) ,puis chercher un autre niveau.
    Je suis Berkani, je suis agent touristique a Marrakech et je vis a München en allemagne.C est trop dur de dire que les oujdis sont européens. Khashoum 125 ans bash ikounou Bashar,bhal 3ibadllah.
    wassalam.

    #201566
    slimane
    Membre

    Le scandale Soumère
    La justice marocaine a-t-elle cédé aux pressions dans l’affaire Soumère ? A-t-elle fait preuve d’une coupable indulgence à l’égard du directeur du théâtre Mogador à Paris et résident Marrakchi depuis 30 ans ? Les dirigeants de l’association « Touche pas à mon enfant » le pensent. Après analyse des éléments du dossier, on comprend la position de cette association qui fait un effort formidable pour protéger les enfants de Marrakech contre les prédateurs sexuels. Le témoignage du mineur qui accable Soumère a été ignoré par le juge. Les circonstances de l’arrestation affaiblissent la défense de l’accusé. Celle-ci, comme le montre notre enquête, recèle des contradictions rédhibitoires. En l’occurrence, l’instruction semble avoir effectué son travail correctement. Les acteurs de la société civile qui militent contre le phénomène de la pédophilie à Marrakech reconnaissent que la police est de plus en plus efficace et diligente dans son travail. C’est pour cela que les manquements de la justice dans cette affaire sont une tragédie. Ils risquent de décourager une dynamique positive où le travail de la société civile rencontre l’efficience des pouvoirs publics. Si le verdict exhale une odeur de mansuétude coupable, il est aussi problématique car il retient le chef d’accusation d’homosexualité. C’est un avis sans doute minoritaire au sein de notre société, mais il faut absolument le défendre. L’homosexualité ne doit pas être criminalisée. Les relations sexuelles entre adultes consentants ne regardent pas la société. Et bien sûr, on ne le répétera jamais assez, l’homosexualité n’est pas la pédophilie. Enfin, il est intolérable qu’un individu influent puisse, dans ce genre d’affaire en particulier, échapper à la loi. S’il est hors de question de condamner M. Soumère, notre enquête permet de mettre le doigt sur une justice dysfonctionnelle. Hélas, ses dysfonctionnements suggèrent le pire dans cette affaire.
    Il y a deux mois, l’annonce de l’arrestation du directeur du théâtre parisien Mogador a fait l’effet d’une bombe. Les associations de défense de droits des enfants ont salué le travail de la police marrakchie. D’autant que l’année en cours a connu une recrudescence des arrestations au sein des touristes pédophiles. Rien que pour 2006, un Belge, trois Allemands et un Hollandais ont été traduits en justice pour pédophilie. Et si d’habitude, la justice était clémente dans ce genre d’affaires, les dernières condamnations, nettement plus lourdes, suggéraient un changement d’attitude de la part des tribunaux. Les médias ont multiplié ces derniers mois les reportages dédiés au tourisme sexuel : M6, France 2 mais également 2M qui a même réservé une émission de son « Grand angle » au phénomène.

    Gros poisson
    L’affaire Jack-Henri Soumère est donc arrivée dans ce contexte bien particulier. L’homme, qui possède une ville au cœur de Gueliz et fréquente la ville ocre depuis 32 ans, est non seulement riche mais également très influent. Il possède un carnet d’adresses impressionnant dans lequel on trouve des artistes, des producteurs, des hommes d’affaires et des politiciens (maires, conseillers régionaux…). A 60 ans, Soumère est directeur de trois théâtres français, dont le célèbre Mogador à Paris avec à son palmarès des centaines de spectacles et près d’un million et demi de spectateurs par an. Il a produit plusieurs artistes dont Nicoletta et la célèbre Dalida. En 2003, il a été élevé au grade de Chevalier dans l’Ordre national de la légion d’honneur. Soumère présentait donc le portrait type du gros poisson attrapé par la police judiciaire de Marrakech au terme d’une filature de plusieurs jours. Et c’est dans la soirée du 24 avril dernier, alors qu’il venait de recevoir un jeune homme et un adolescent, que les policiers vont opérer leur descente. Selon le procès verbal de la police, la perquisition a été décidée suite à des informations faisant état de jeunes hommes et d’adolescents qui fréquentaient le domicile de Soumère. En cette soirée du 24 avril, Jack-Henri Soumère va les recevoir vêtu uniquement d’une « foukiya » (robe d’intérieur marocaine). La moisson sera, elle, de taille : un godemiché noir en plastique, un morceau de hachisch, de la crème et des huiles, des préservatifs, des photos et des images pornographiques dans l’ordinateur et les portables de Soumère. Mais Soumère n’a pas été pris en flagrant délit d’acte sexuel. Les déclarations de l’adulte et du jeune mineur sont accablantes. L’adulte, qui s’avèrera être un rabatteur, va avouer qu’il avait ramené le mineur pour avoir une relation sexuelle avec le sexagénaire et que c’est bien Soumère qui lui avait demandé de le faire. L’adolescent dira aux policiers qu’il avait connu Soumère grâce à Internet, sur le site gay cyberman.com. Ce dernier lui a appris qu’il travaillait dans les arts dramatiques. Le mineur a également déclaré qu’il avait déjà rendu visite à Soumère chez lui deux jours auparavant et que le rabatteur en question lui avait proposé d’avoir une relation sexuelle avec le Français pour 300 à 400 Dhs. Concernant la soirée du 24 avril, il avouera être venu pour des relations sexuelles et que Soumère lui avait demandé de l’accompagner dans sa chambre à coucher. Il expliquera qu’au moment où la police est arrivée, il était en train de « prendre le temps de se décrisper, pour se préparer à passer à l’action ».

    Homo ou pédophile ?
    Pour sa part, Soumère nie en bloc les accusations d’incitation d’un mineur à la prostitution. Il avouera son homosexualité mais persistera à dire que le mineur est venu chez lui parce qu’il cherchait du travail. Il soutiendra même que l’enfant lui a présenté sa carte d’identité nationale qui indiquait l’âge de 21 ans ! Peine perdue : le juge d’instruction l’inculpe « d’homosexualité, incitation à la prostitution d’un mineur de moins de 18 ans, détention et consommation de résine de cannabis, aménagement d’une résidence pour la prostitution et détention d’objets et d’images pornographiques ». Il est placé en garde à vue. Il passera 22 jours de détention avant d’être remis en liberté, pour des raisons de santé, avec l’obligation de rester sur le territoire marocain. Il commence alors à multiplier les actions pour promouvoir sa cause. Tout d’abord il envoie un e-mail à ses amis français se plaignant d’être l’objet d’un coup monté. « Je vous assure être innocent. Seule l’homosexualité est un délit passible d’un an de prison (mon chef d’inculpation) », écrit-il dans le courrier alors qu’il était également inculpé d’incitation d’un mineur de moins de 18 ans à la prostitution. Il multiplie les entretiens avec « Le Parisien », il parle de machination, de coup monté sans pour autant argumenter ses allégations. Il dit avoir vu les papiers du mineur alors qu’un jeune de 16 ans ne possède pas de CIN. Il soutient enfin qu’il est poursuivi pour son homosexualité. Ce qui lui a permis de mettre en place un comité de soutien qui affichait sur sa page d’accueil un nombre impressionnant de personnalités françaises acquises à sa cause. Le comité reprenait la rengaine de Soumère alors que le procès était encore en cours : le crime de Soumère est d’être homo, un délit dans un pays comme le Maroc. La deuxième chaîne lui offre également une tribune, dans son J.T. A une semaine du verdict, Soumère, plein d’émotions, clamera son innocence sur 2M, sans parler, cette fois, de son homosexualité.
    Au tribunal, le procès va durer plus de quatre heures. Soumère est défendu de bâtonnier des avocats de Marrakech. Le mineur est convoqué pour témoigner. Mais, curieusement, le juge décide de ne pas prendre son témoignage en considération. « Les protocoles liés aux droits des enfants et qui sont ratifiés par le Maroc insistent sur l’importance du témoignage des mineurs, surtout dans les dossiers de l’exploitation sexuelle. L’inculpation se base essentiellement sur les propos de l’adolescent. Ecarter le témoignage du mineur veut tout simplement dire qu’il n’y a plus d’accusation », tranche maître Errachidi, membre de l’AMDH et avocat de « Touche pas à mon enfant ».

    Le show Soumère
    Plus encore, l’AMDH et l’association « Touche pas à mon enfant » se sont vu interdire le droit de se constituer partie civile, à cause du refus affiché par les parents de l’enfant. Soumère répétera devant la Cour les mêmes propos qu’il a tenus à la presse. « Oui, je suis homosexuel. Non, je ne suis pas un pédophile. Je n’aime pas les enfants. J’ai toujours fait la guerre contre ça », lance-t-il au juge. Il reviendra sur la théorie du complot en disant qu’il ne sait pas qui est derrière cette affaire, « mais cette histoire n’est pas normale ». Il niera même consommer du cannabis, même si la police en a trouvé dans sa maison. Idem pour le matériel pornographique. « Soumère a été ménagé par la Cour. On ne lui posait pas de questions gênantes. On n’essayait pas de le confondre. Le comble, c’est qu’à la sortie du tribunal, il est venu nous dire qu’il allait créer une association pour lutter contre la pédophilie et collaborer avec notre ONG ! », s’exclame un membre de l’association « Touche pas à mon enfant ». Le tribunal a rendu son verdict : quatre mois de prison avec sursis et 5000 Dhs d’amende pour les charges d’homosexualité et de détention de cannabis. La Cour l’a disculpé de la charge d’incitation d’un mineur à la prostitution. « Je suis atterré par cette décision juridique. Nous nous sommes portés partie civile parce que nous pensons que c’est un cas d’abus sur un mineur, pas parce qu’il est homosexuel. Enfin, la Cour a snobé la Convention de l’Onu sur les droits de l’enfant, contre la prostitution et la pornographie. Quel est donc le message qu’on veut passer aux pédocriminels ? », se révolte Mme Anouar, présidente de « Touche pas à mon enfant ». Contacté par téléphone, le mineur qui a peur de parler à la presse nous a toutefois répété que Soumère lui a effectivement proposé de pratiquer un acte sexuel pour de l’argent… Des propos que le juge n’a pas pris en compte. Mustapha Dahali, le rabatteur, a pour sa part été condamné à quatre mois de prison ferme et 5.000 dirhams d’amende ! Le lendemain du procès, Soumère est rentré en France. Il publie immédiatement sur son site (http://www.soumere.com) un message de remerciements aux membres du comité de soutien tout en leur annonçant qu’il allait prendre quelques jours de repos pour retrouver ses forces. Marrakech, la ville ocre qui catalyse l’espoir de 2010 et ses 10 millions de touristes, elle, a peur pour ses enfants devant une justice à géométrie variable…

    #212241

    En réponse à : filles d’oujda ya 7esraaaaaa

    dawy
    Membre

    Salut,OUJDI PUR.

    Mynoosha a oublié de nous dire qui l’a mandaté pour representer la beauté oujdie en france.
    Est-elle serieuse en croyant incarner la vraie oujdya dans toute sa splendeur?.
    Une belle fille n’a pas besoin de s’éxhiber sur un podium fut-il parisien.

    Sa beauté lui suffit.

    Un petit conseil ,d’ami,chère mynoosha change de neggafa à defaut de plastiticien.

    Quant à la quincaillerie que tu portes(ta photo sur le blog), le dernier des guarrabas de marrakech pourrait te conseiller.

    A l’avenir ne represente plus OUJDA cette ville que tu pretends aimer.

    Amicalemet.

    #210975
    slimane
    Membre

    vraiment la reputation de la femme marocaine n’est pas a la hauteur.Avant c’etait les petrodollar du golf qui nous critiquent ,mais aujourd’hui tout le monde considere le maroc comme une destination préfére du commerce sexuelle de tout les genre,et a bas prix.
    certains disent que la pauvrete a un role principale dans l’evolution rapide de ce phenomene au maroc,mais que dire sur les filles immigres qui sont nee en europe qui prostituent avec les europpens, et surtout les libanais et les syriens,est ce qu’ils ont besoin de l’argent?
    le malheur que c’est un phenomene soutenue par les responsables politique du pays.comment expliquer 4 mois de prison avec sursus pour le pedophile francais a marrakech.c’est scandaleux quand tu trouve ceux qui doivent defendre les interret strategiques du pays ,participent dans strategie qui vendent le pays aux etrangers( exemple de fadesa a saidia,villes de marrakech agadir -essaouira … est vendu au francais et les juifs). laka allah ya maghreb .que dieux protege le maroc, puisque notre pays est dirige par les malfaiteurs qui ne connaissent que leurs interret particuliers.meme l’opposant d’hier avec si laalou, vient de faire des affaires scandaleux leur de son gouvernance.donc sur qui en doit compter pour sauver le pays.laka allah ya maghribouna laka allah.

    #201543
    slimane
    Membre

    meme alkaradawi s’embarque a cote de ceux qui insultent les marocains, en considernat le maroc pays des homosexulles et lesbiennes le plus connue dans le monde arabe.L’ors de de son emission sur al jazeera ,ce cheikh n’hesite pas a insulter inderectement le journaliste marocain abdessamed nasser en lui disant que peut etre ce phenomene(homsexualite) est plus criante chez vous au maroc ,qu’autres pays arabe.
    Ce cheikh n’ose meme pas a siter les pays du golfe ou se phenomene est fleurissant et pose un immense probleme a cote de la pedophilie.Peut etre le petrodollar joue un role principale a ce point.
    toujours je pose meme quéstions: pourquoi prcisement le maroc?est ce ces phenomenes n’existent pas dans d’autres pays arabes?ou bien le probleme est chez nous ,qui ne defendent pas bien leur pays et leur reputation?
    Voila ,et selon certains medias le pedophile francais inculpé a marrakech, vient de s’xprimer sur 2m,contrairement a tout les methodes, pour declarer son innocence, et influencer la decision judiciaire.
    est ce vrai que nos responsables defendent ces malfaiteurs a fin d’acceuillire plus de touristes dans l’avenir ,surtout 2010 et realise le chiffre sacré 10 millions de touristes.
    meme les homosexuelle du maroc se bougent et preparent leurs congres a tetouan cet ete,soutenue par leurs collegues a l’etranger, mais soutenue par qui au niveau du pouvoir marocain.

    #201519

    Sujet: Pas de bise pour Abdelkader

    dans le forum Débats
    Iznassen
    Membre

    MAROC – 11 juin 2006 – par PAR FOUAD LAROUI
    Il est toujours fascinant d’entendre les Marocains de Hollande raconter leurs tribulations dans leur pays d’origine. Je ne parle pas ici de la première génération qui est née et a grandi dans les montagnes du Rif ou dans les plaines du Souss. Ceux-là n’ont généralement aucun motif d’étonnement. Ils ont tout vu, ont tout subi, ont survécu. Non, je parle ici de la seconde génération, celle qui est allée dans des écoles portant le nom de Rembrandt et qui a grandi dans un plat pays traversé de rivières et de canaux. Cette deuxième génération a un rapport compliqué avec l’Empire chérifien.

    Par exemple, j’ai dîné hier avec mon ami Abelkader Benali. Abdelkader est un écrivain renommé aux Pays-Bas où il a obtenu les plus grands prix littéraires. Inutile de préciser qu’il écrit en néerlandais. Et comment pourrait-il en être autrement ? Ce jeune homme de 31 ans est né dans un petit village du Rif, un hameau plus qu’un village, et il est venu en Hollande encore bébé, dans les bagages de ses parents. Avec ceux-ci, il parle un mélange de tarifit et de néerlandais de base. Avec le reste du monde il communique soit en néerlandais, une langue qu’il maîtrise à la perfection, soit en anglais.

    Abdelkader revient de Casablanca, où il a participé au Salon du livre. Il me raconte ses pérégrinations dans le pays de ses ancêtres. Tout d’abord, il faut que je vous le décrive : Abdelkader est, du point de vue physique, un Marocain à 100 %. À 110 pour cent. Plus Marocain que lui, tu meurs. S’il mettait une djellaba, on lui confierait sans problème les clefs de la mosquée.

    Et le voilà à l’aéroport de Casablanca aux prises avec la force publique. Celle-ci est bien sûr d’une correction infinie : c’est pas grave, mon frère, si tu ne parles pas l’arabe, la langue de ton pays, c’est aberrant mais c’est pas grave, on peut parler en français. Les problèmes commencent quand les pandores et les gabelous s’aperçoivent que le jeune homme marocain à 120 % qui leur fait face ne parle pas non plus la langue de Lyautey. Le makhzen subodore qu’on se paie sa tête. La crise menace. Mais finalement, comme on est au Maroc, tout finit par s’arranger.

    Abdelkader me raconte, en dévorant sa choucroute, qu’il y a deux choses qui l’ont profondément étonné. La première, c’est que les Français et les francisants l’appelaient par son nom et les arabisants par son prénom. Soit c’était « monsieur Benali », soit c’était Abdelkader ou bien Si Abdelkader. Ça ne le dérange pas, il trouve même extrêmement sympathique que des gens qui ne le connaissaient ni d’Ève ni d’Adam l’appellent par son prénom. Mais ce qui l’a fait tiquer, c’est qu’on s’est parfois trompé sur son prénom.

    – Tu comprends, me dit-il, que des gens m’appellent Abdelkader, pourquoi pas, mais il m’est arrivé deux fois, dans les ruelles de Salé et dans la vieille ville de Marrakech, qu’on m’appelle Mohammed. C’est étrange.

    J’ai dû expliquer à Abdelkader qu’il n’y a là rien d’étrange, qu’il est tout à fait usuel d’interpeller quelqu’un dont on ignore le nom de cette façon-là. L’idée est que personne ne peut s’offusquer qu’on lui attribue le prénom du Prophète. Abdelkader m’écoute avec attention. Puis il me dit quelle est la deuxième chose qui l’a étonné, lors de son séjour à Casablanca : les bises.

    Il faut savoir qu’en Hollande les gens ne se font jamais la bise. On ne se serre même pas la main. On se dit « Hi » à bonne distance. Et voilà notre Abdelkader assailli de poutous par des gens qu’il ne connaît que très vaguement. Bonjour, smac-smac ! Bienvenue à Casa, smac-smac ! Tu te souviens de moi, on s’est croisés il y a deux ans ? Smac-smac ! Abdelkader veut bien qu’on l’appelle par son prénom, et même qu’on l’appelle Mohammed, mais qu’on l’embrasse à tout bout de champ, non, ça, ça lui semble étrange.

    De temps en temps, Abdelkader visite le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie. Si jamais vous le croisez, clignez de l’œil, serrez-lui la main, susurrez Hi mais ne l’embrassez pas. Sa marocanité, en voie de dilution dans l’européanité septentrionale, ne va pas jusque-là…

    Souce : jeuneafrique.com

    #213704

    En réponse à : 3333333333333333333333333

    fadi
    Membre

    @hafid wrote:

    الاخ فادي انت تعيش في مراكش , .مراكش التي كانت عاصمة المرابطين ,الدولة التي كان عمادها الاسلام كانت قوية اقتصاديا وعسكريا وسياسيا.اما انت يا فادي اليوم تعيش في مراكش العلمانية التي يباع فيها الخمر جهرا.. واصبحت قبلة للسياحة الجنسية ,ولهذا تاثرت افكارك يا اخ فادي .

    M Hafid
    Tu as raison de dire ke Marakech est une ville laique, mais ça aurait plus juste de dire ke toute les villes marocaines sont des villes laiques ..
    Méme Oujda est une ville laique: Il y en a des bars, « des » boites, bref on peut vivre sa vie en pleine liberté à Oujda comme à Marrakech ..

    Je ne nie pas l’influence de cette ville sur mon style de vie – je dit bien style de vie – parcontre mes pensées n’ont pas du tout changé !!

    #201508

    Sujet: Les enfants de la misere

    dans le forum Débats
    ahmed
    Membre

    Marrakech : les enfants de la misère envahissent les rues
    LE MONDE | 10.06.06 | 15h00 • Mis à jour le 10.06.06 | 15h00
    MARRAKECH ENVOYÉE SPÉCIALE

    lle a trois mois et boit son biberon toute seule, couchée dans son lit à barreau. On a coincé le flacon entre les pattes d’un ours en peluche posé sur sa poitrine. Comment faire autrement ? Il n’y a dans cet orphelinat, cet après-midi-là, que trois assistantes maternelles pour 72 nourrissons. Les jeunes femmes travaillent dix-huit heures par jour et, malgré leur fatigue, se montrent efficaces et patientes.

    Mouna est l’une des rares petites filles recueillies par cette crèche de la Ligue marocaine pour la protection de l’enfance, à Marrakech. On compte en moyenne dans l’établissement une fille pour neuf garçons. On n’abandonne pas une petite fille, au Maroc. C’est une denrée précieuse. Une fille, c’est utile et c’est docile. On pourra toujours la faire travailler comme « petite bonne ».

    Les garçons, eux, sont légion. Amine, quatre mois, a été retrouvé en pleine rue, enfermé dans un sac plastique, au bord de l’asphyxie. Fouad, six ans, a été « oublié » par sa mère, il y a six mois, sur la place Jemma El Fna, au milieu des touristes et des charmeurs de serpents. Quant à Soukaïna, deux ans, elle a été vendue à deux reprises par sa mère, pour 500 dirhams (50 euros).

    Au Maroc, les enfants de la misère ne se comptent plus. Le pouvoir est conscient du problème. Il a décrété le 12 juin « journée nationale de lutte contre le travail des enfants ». Mais par quel bout aborder un dossier aussi vaste ? Enfants non scolarisés. Enfants « sniffeurs » de colle. Enfants exploités sexuellement…

    Combien sont-ils à travailler, entre sept et quinze ans ? Il est difficile de le savoir, 90 % des petits marocains entrent dans le cycle primaire, mais plus de la moitié abandonnent l’école avant le secondaire. Environ 600 000 jeunes de moins de 18 ans sont hors du système scolaire (sur une population de 30 millions). Les uns atterrissent dans la rue ou dans des ateliers d’artisanat, les autres dans des familles bourgeoises, comme petites domestiques.

    A Marrakech, – première destination touristique du Maroc – on parle davantage du problème des enfants dans la rue que des enfants des rues. Ici, à l’inverse de Casablanca, les jeunes en situation précaire disposent, la plupart du temps, d’un semblant de famille – une mère célibataire et analphabète le plus souvent – et d’un toit. Mais, à l’exode rural, au chômage, à l’éclatement familial en augmentation vertigineuse, s’ajoutent les problèmes liés au tourisme. La mendicité est le premier d’entre eux, bien plus que la pédérastie, dénoncée par les médias.

    En ce début de matinée, les touristes sont rares sur la place Jemma El Fna. Les enfants-mendiants aussi. Ils n’arriveront que vers 14 heures, après avoir dormi. Tandis que leurs mères dessineront des arabesques au henné sur la paume des passantes, ils vendront des Kleenex, des sacs plastiques, ou se contenteront de tendre la main. Quand ils iront se coucher, vers minuit, ils auront récolté quelque 200 dirhams, soit 6 000 dirhams mensuels, alors que le smic est à 2 000 dirhams.

    « C’est dur, dans ces conditions, de convaincre les mères d’envoyer leurs enfants à l’école. Elles me disent toutes : « mais avec quoi vais-je les nourrir s’ils cessent de me rapporter de l’argent ? L’urgence, ce n’est pas de mettre mon fils à l’école, c’est de me trouver un travail ! » », raconte Karima M’kika, jeune fondatrice et directrice d’Al Karam, association qui se consacre aux enfants en détresse.

    Pour comprendre le problème des enfants au travail, il faut « dépasser les clichés que l’on a en Occident », souligne Fouad Chafiqi, universitaire spécialiste des sciences de l’éducation et consultant de l’Unicef. Beaucoup de ruraux voient « comme une bénédiction », explique-t-il, le fait que leurs fils et filles soient engagés comme apprentis ou « petites bonnes » peu après leur arrivée à Marrakech. De leur côté, les employeurs ne sont pas loin de penser qu’ils « font le bien » en sauvant ces enfants du vagabondage.

    Au fin fond de la médina, du côté du souk des tanneurs, Khalid, jeune éducateur de rue employé par Al Karam, semble découragé. « La sensibilisation et l’éducation ne suffisent pas. La vraie solution est économique. Il faudrait des programmes de réinsertion sociale », soupire-t-il. Khalid s’inquiète d’un phénomène en plein essor : « les parents fugueurs ». De plus en plus de mères viennent lui dire : « Je n’en peux plus. Débrouillez-vous avec mes enfants, moi, je renonce ! » Et elles partent pour une autre ville.

    Soumis aux pressions internationales pour réduire les dépenses publiques, le pouvoir marocain semble hésiter sur la conduite à tenir. On lui reproche souvent de privilégier les apparences. Les initiatives, il est vrai, ne manquent pas : coup d’envoi, en juin 2005, d’un ambitieux programme, « Le Maroc digne de ses enfants » ; préparation d’une loi réglementant le travail domestique ; signature, le 6 mai, d’un accord de partenariat entre l’Unicef et la willaya de Marrakech, etc.

    Sur le terrain, se plaignent de ne pas obtenir de budget dès qu’elles s’écartent du « spectaculaire ». « Un « généreux donateur » est venu proposé un centre exclusivement consacré aux enfants abusés sexuellement !, raconte, d’un air las, la responsable d’une association d’aide à l’enfance. Nous manquons d’éducateurs et de travailleurs sociaux. Personne ne veut prendre en charge leurs salaires. Or nos urgences sont là, dans l’invisible. »

    Florence Beaugé
    Article paru dans l’édition du 11.06.06

    #212977
    fadi
    Membre

    Salut tout le monde :mrgreen:
    C’est un plaisir de vous retrouver encore une fois !!
    Concernant le film Marock: 4 semaines de succés à Marrakech .. Imaginez !!
    Le premier film marocain a battre le record de 2 semaines ..

15 réponses de 286 à 300 (sur un total de 354)
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